La Police aux frontières (Paf) traque obstinément ceux qui viennent en aide aux migrants. A Perpignan, cette sinistre besogne a été couronnée par des poursuites pénales engagées par le procureur de la République à l’encontre d’un dangereux activiste des droits de l’Homme. Lire la suite
A la une
Monsieur le président, accordez l’asile à Julian Assange
Monsieur le Président de la République,
Julian Assange vous a adressé le 3 juillet dernier une demande d’asile en France. Julian Assange n’a pas choisi la France par hasard. Cette demande procède certes de raisons familiales, mais surtout du rapport historique particulier qu’entretient notre pays avec les droits de l’homme. Sa demande est une marque de confiance pour notre pays, qui pose des questions fondamentales que l’on ne peut évacuer de façon expéditive. Nous sommes donc interpellés de la réponse négative apportée par vos services moins de 24 heures après l’expression de la demande de Julian Assange. La question est trop grave pour en rester à un classement sans suite, d’autant que ceci arrive après les difficultés rencontrées par Edward Snowden et reflète une problématique qui se reposera à l’avenir. Lire la suite
Soutenir les droits du peuple palestinien
Le peuple palestinien est victime d’un double déni : celui que lui infligent les autorités israéliennes par leur occupation, et celui que lui inflige la communauté internationale par son refus de reconnaître son droit à l’indépendance. Lire la suite
Réintégrons les fusillés pour l’exemple, mutins, engagés étrangers et soldats coloniaux dans la mémoire nationale
La dénonciation des injustices commises par les tribunaux militaires durant la Première Guerre mondiale a été l’un des grands combats de la Ligue des droits de l’Homme, dans le prolongement de l’affaire Dreyfus. Il a permis d’obtenir jusqu’en 1935 la réhabilitation d’un certain nombre de fusillés pour l’exemple. Nous déplorons qu’en 2014 le centenaire officiel de ce conflit n’ait pas été l’occasion d’un acte fort vis-à-vis de tous ceux non encore réhabilités, qui ont été victimes d’ordres arbitraires et injustes. Lire la suite
Relever tous les défis lancés à la démocratie
Les attentats terroristes de janvier 2015 ciblaient la République, la démocratie, la liberté et la fraternité. Leur ambition était de substituer à ces valeurs celles d’un état de guerre, d’une vérité révélée, du mépris de l’autre. Lire la suite
La Ligue des Droits de L’Homme contre la Liberté surveillée
La Ligue des Droits de l’Homme s’oppose au plan de vidéo-surveillance de la municipalité de Niort. Elle invite les Niortais à participer à un apéro-débat le 29 juin à partir de 19h sur le parvis des halles du marché en parallèle du Conseil Municipal. Lire la suite
Vidéo-surveillance : le Maire de Niort accepte certes la contradiction publique, mais pas le débat
La Ligue des Droits de l’Homme a participé à la réunion publique organisée par le Maire de Niort le 22 juin à l’Hôtel de ville sur le thème : « La Liberté pour chacun et la Sécurité pour tous… discutons-en ensemble ». De la « Liberté pour chacun » il n’en a pas été question dans les propos du Maire comme l’a regretté un des participants, et pour ce qui est de « la sécurité pour tous » il en fut question en des termes très idéologiques et électoralistes quoiqu’il s’en défende.
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Leçon d’autodéfense intellectuelle contre les idées d’extrême droite
Comprendre, c’est combattre. La Ligue des droits de l’homme de Niort-Deux-Sèvres organise une réunion de travail ouverte à toute personne intéressée pour décortiquer les valeurs de l’extrême droite, ses éléments de langage et ses mensonges :
Salle polyvalente de la Maison des Associations de Niort (RDC)
12 rue Joseph Cugnot
Les droits de l’homme en Europe centrale et orientale en juin 2015
Le sort des accords de Minsk sur le cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine reste incertain ; dans ce contexte, le sort des défenseurs des droits est plus que jamais précaire. Notre Lettre revient sur quelques trajectoires des dissidents politiques ukrainiens. L’un d’entre eux est Aleksandr Koltchenko, militant antifasciste de Crimée, kidnappé et emprisonné par la Russie pour qui la Ligue des droits de l’Homme, aux côtés d’autres organisations, a manifesté le 11 avril en appelant pour sa libération. Active aussi en soutien à la société civile russe, la LDH a également participé au rassemblement du 19 avril en solidarité avec toutes celles et tous ceux qui luttent, souvent au prix de leur propre liberté, et parfois de leur vie, pour les droits de l’Homme en Russie.
Le dossier central est, quant à lui, consacré à la situation de l’enfance et de la jeunesse au regard des droits. Nous présentons l’évolution du travail forcé dans l’industrie du coton en Ouzbékistan, sur la justice des mineurs en Russie ainsi qu’à celle au Kirghizstan.
Bonne lecture pour la solidarité.
Entre les salariés et les employeurs, le gouvernement a choisi son camp
Le projet de loi dit « loi Macron » sera donc adopté sans nouveau débat. Ce mépris du processus démocratique parlementaire illustre bien ce que la procédure adoptée peut révéler du fond. Sous prétexte de réduire le chômage, le gouvernement a fait sien cet oxymoron selon lequel, pour embaucher, il faudrait licencier facilement. De plus, il impose à sa majorité une restriction des droits des salariés ainsi qu’une forme d’impunité des employeurs. Lire la suite
Pourquoi nous vidéo-surveiller alors que nous n’avons rien à nous reprocher ?
A l’attention du Maire de Niort :
Monsieur le Maire, pourquoi avez-vous donc décidé de nous vidéo-surveiller alors que nous n’avons rien à nous reprocher ?
Informons-nous et interrogeons-nous tant qu’il est encore temps. Venez débattre avec nous le 29 juin à partir de 19h sur le parvis de la place du Marché.
Le projet municipal de vidéo-surveillance du centre ville de Niort est depuis plusieurs mois l’objet de nombreuses interrogations et d’une opposition grandissante.
Est-il justifié de porter atteinte à la vie privée des personnes en mettant sous surveillance leurs allées et venues, dans une ville où le taux de délinquance est l’un des plus faibles de France ?
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Châtellerault Libertés : les actualités de juin 2015
Le 11 janvier 2015, à Châtellerault, comme ailleurs en France, les citoyens se sont rassemblés pour dire leur confiance dans la République.
Or le gouvernement, sourd au sentiment général, soumet au Parlement qui les vote des projets de lois dans le droit fil des lois liberticides de l’ère Sarkozy. Un immense champ sécuritaire vient d’être instauré avec la loi sur le renseignement, dite encore « anti-terroriste », lourde de conséquences pour les libertés privées et publiques. Et dans un autre registre, la réforme du droit d’asile, et bientôt celle de l’entrée et du séjour des migrants, traduisent de la part des autorités une suspicion généralisée à l’égard des personnes étrangères et une volonté délibérée de les insécuriser. Lire la suite
Pour une réponse humaine à la question des réfugiés
Des associations membres de la CFDA interpellent le ministre de l’Intérieur suite aux expulsions de La Chapelle
Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l’Intérieur
Copies à :
Monsieur le ministre de l’Intérieur,
Monsieur le Directeur général de l’OFII,
Monsieur le Directeur général de l’OFPRA,
Madame la Maire de Paris.
Après avoir transité par Calais ou les rivages de la Méditerranée, au péril de leur vie, des personnes migrantes demandent la protection de la France. A la rue, cachées dans un jardin du 18e arrondissement ou sur le quai d’Austerlitz, aux abords de la cité de la mode, elles sont nombreuses à dormir dehors depuis plusieurs semaines à Paris. Elles viennent dans leur grande majorité de la Corne de l’Afrique, notamment du Soudan et d’Érythrée.
Nos associations peuvent témoigner de la détresse de ces nouveaux arrivants. En même temps que nous les informons de leurs droits, nous sommes bien obligés, à notre grande honte, de les avertir que ces droits ont de grandes chances d’être bafoués.
Leur présence dans la rue fait apparaître au grand jour la défaillance systémique des pouvoirs publics, incapables de fournir un accueil décent aux demandeurs d’asile comme aux personnes précaires en général et qui choisissent de recourir à la répression face à une situation humanitaire qu’ils ont laissée dégénérer.
La priorité, aujourd’hui, est que ces personnes puissent accéder à un hébergement stable. Toutes sont confrontées au manque de place en centre d’accueil pour demandeurs d’asile, à la saturation du dispositif d’hébergement de droit commun. Certaines n’auraient, nous dit-on, pas le droit d’être hébergées ? Faux : le droit à l’hébergement est un principe inconditionnel.
Ces personnes doivent avoir un lieu pour se laver, se nourrir, mais aussi se retrouver, être accompagnées et prendre le temps de réfléchir à leur avenir et aux démarches qu’elles souhaitent entreprendre en France.
A cet égard, celles qui souhaitent demander l’asile doivent pouvoir le faire rapidement et dans des conditions conformes à la loi. En Ile-de-France comme ailleurs, déposer une demande de protection est un véritable parcours du combattant. Les organismes de domiciliation sont saturés et la préfecture de police fait courir des délais de plusieurs mois avant de permettre le dépôt d’une demande d’asile. Les traitements éclairs exceptionnels par l’OFPRA de quelques demandes d’asile, qui ont ces derniers jours fait la une des médias, ne font que mettre en lumière, par contraste, l’arbitraire qui règne en la matière et l’absence de volonté politique d’accorder l’asile à toutes celles et ceux qui y ont droit.
Il faut enfin et surtout, que cessent les violences policières. Les évacuations pour quelques heures, avec destruction des effets personnels, comme nous en avons été les témoins ces derniers jours, sont inadmissibles car à la fois inhumaines et purement gratuites. Ce type de politique ne fait qu’aggraver la misère et attiser la défiance envers les pouvoirs publics. Le placement en rétention est évidemment intolérable quand il vise à expulser des personnes vers des pays où les violations des droits de l’homme sont généralisées ; mais il est tout aussi inacceptable lorsqu’on sait par avance que ces personnes ne pourront pas être expulsées et que l’enfermement est une mesure purement vexatoire.
Les personnes concernées et les associations qui les soutiennent ne demandent qu’une chose : qu’on applique le droit ! Le contexte de violences internationales nécessite la mise en place de dispositifs d’accueil et de protection pérennes. Ces solutions doivent répondre aux urgences d’aujourd’hui et aux préoccupations futures.
Ainsi nous demandons :
•La cessation immédiate des violences et du harcèlement policiers (violences, intimidations, menaces, destruction des biens matériels) à l’encontre des personnes étrangères sans hébergement.
•L’arrêt des interpellations et du recours à la rétention, la libération des personnes enfermées et l’abrogation des décisions d’éloignement.
•Une réponse immédiate, humaine et conséquente des pouvoirs publics, par la mise en place d’un dispositif pérenne, pour assurer durablement la dignité et la sécurité de toutes ces personnes, et la garantie effective, transparente et égale de leurs droits :
◦à l’hébergement et à la santé,
◦à décider librement de leur sort,
◦à accéder à la demande d’asile.
Le 12 juin 2015
Signataires : ACAT France, ATMF, Centre Primo Levi, La Cimade, Comede, Dom’Asile, Elena, Fasti, GAS, GISTI, JRS, LdH, MRAP, Secours Catholique
Vidéo surveillance à La Rochelle ? Pour un débat public
Le quotidien Sud Ouest du 13 juin, sous la plume d’Eric Chauveau, confirme la volonté de la Municipalité de La Rochelle de mettre en place un système de vidéo surveillance (rebaptisé « vidéo protection » depuis la loi LOPPSI 2 du 14 mars 2011), dans l’hyper-centre de la ville.
L’ancien Maire de la cité avait par un courrier à notre section de la Ligue des droits de l’Homme, en date du 3 mars 2010, répondu à notre interpellation et « rappelé très explicitement, en l’absence d’évaluations sérieuses et impartiales, mes [ses] réserves quant à l’efficacité réelle de la vidéo surveillance sur l’espace public ».
En France, il n’existe à l’heure actuelle aucun rapport d’expertise indépendant et fiable. Un rapport adopté le 30 juin 2011 par la Cour des comptes sur « l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique » met l’accent sur « l’absence d’étude d’impact » en France « contrairement au Royaume-Uni » (p. 146). Et d’ajouter : « De manière générale, l’utilisation de la vidéosurveillance est beaucoup moins efficace dans l’espace urbain que dans les transports publics (métro,bus, tramways) » (p. 149). Le Ministère de l’intérieur, début 2014, a lancé un appel d’offre pour « une étude indépendante de l’efficacité de la vidéo protection de la voie publique », le prestataire choisi devait mener une étude durant 16 mois.
La Grande-Bretagne, pays le plus anciennement (1990) et le plus massivement engagé dans la vidéosurveillance, vient d’abandonner ce système pour la voie publique en 2015. Des rapports d’expertise réguliers ont montré que ce système coûtait cher et ne servait pas à grand-chose.
A La Rochelle, la délinquance dans l’hyper centre s’est-elle aggravée au point de revenir sur la position du Maire de La Rochelle de 2010 ? Si besoin était, n’y a-t-il pas d’autres moyens plus efficaces de combattre la délinquance, dans une situation de crise sociale aggravée : par la présence humaine de travailleurs sociaux, de policiers de proximité ?
Pour la LDH, soucieuse du respect des libertés individuelles, la prise d’images sur la voie publique constitue une grave atteinte à ces libertés et contrevient aux textes fondamentaux tels que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (10-12-1948 – Art. 12), la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales (4-11-1950 -Art.8) qui stipule : « Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, […] », ou encore la Charte Européenne des Droits fondamentaux (7-12-2000 – Chap.II, art.7) qui dispose que « toute personne a droit au respect de la vie privée et familiale,[…] ».
Ces questions méritent un débat public et contradictoire, avant toute décision du Conseil municipal de La Rochelle, alors que la mairie vient de recevoir une étude de faisabilité technique et financière faite par la société Spallian et s’apprête à se prononcer lors du Conseil municipal du 29 juin prochain à 18h. Et nous souhaitons savoir où en est l’étude indépendante lancée par le Ministère de l’intérieur début 2014 et qui devait être rendue publique avant cet été 2015.
LDH La Rochelle-Aunis 17 juin 2015
Rassembler pour un avenir solidaire
Dans une société secouée par les crises et travaillée par les doutes, les deux années qui nous séparent d’échéances majeures s’annoncent difficiles et décisives. Les défenseurs des droits, de la démocratie et de la citoyenneté ne veulent ni ne peuvent céder à la peur et au découragement; d’autant moins que des alternatives sont possibles. Mais contribuer à leur émergence suppose d’affronter les périls présents avec lucidité. Lire la suite
Censure au cinéma : la culture aux mains des intégristes ?
Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création : le Conseil d’Etat donne encore une fois raison à une association d’extrême-droite. Lire la suite
Les discriminations en France – rapport de la LDH
La France a ratifié le 28 juillet 1971 la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. La surveillance de l’application de la Convention est assurée par le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (Cerd). Il se compose de 18 experts indépendants qui vont contrôler le rapport de chaque Etat. En outre, le Comité peut recevoir, sous forme de « rapport alternatif », des informations écrites précises de la part des ONG. La LDH a donc présenté à Genève un rapport. Lire la suite
Criminaliser les militants ?
Communiqué LDH – 9 juin 2015
La LDH apprend avec stupéfaction l’arrestation de Pierre Stambul, co-président de l’Union juive française pour la paix (UJFP). Cette arrestation a eu lieu dans des conditions de grande violence, comme si les forces de l’ordre s’attendaient à arrêter un terroriste. Aucune justification n’a été apportée à cette démesure et à cette arrestation. La LDH est particulièrement inquiète de cette volonté de criminaliser un militant que rien ne permet de suspecter. Le ministère de l’Intérieur et le parquet doivent, sans délai, fournir toutes explications utiles. La LDH s’attachera à ce que, s’il y a lieu, toutes les conséquences soient tirées de telles pratiques.
La LDH en congrès au Mans
Lors de son 88e congrès, qui s’est tenu du 23 au 25 mai au Mans, la Ligue des Droits de l’Homme a élu un nouveau bureau. C’est une femme, Françoise Dumont, qui prend la présidence de l’association, à la suite de Pierre Tartakowsky. Lire la suite
4 juin, l’anniversaire de Tian’anmen
Le 4 juin 1989, le mouvement d’étudiants, d’intellectuels et d’ouvriers chinois était réprimé dans le sang sur la place Tian’anmen à Pékin. En juin 2015, des étudiants chinois expatriés à l’étranger, au contact de survivants, demandent la fin de la censure sur cet événement. Lire la suite