SAVOIR RAISON GARDER

Devant une épidémie liée à l’apparition d’un nouveau virus créant un contexte d’incertitude, la grande majorité de nos concitoyens ont fait la preuve de leur responsabilité en acceptant un confinement général puis en appliquant des gestes de précaution.

A ce stade cependant, sous réserves du respect des précautions utiles, il est temps d’en terminer avec une surmédiatisation délibérément anxiogène, qui menace de provoquer des conséquences plus graves que celles de la propagation du virus.

Nous appelons donc l’ensemble des acteurs, citoyens et autorités publiques, à ne pas céder à une surenchère irrationnelle et à raison garder.

Les faits aujourd’hui admis doivent être clairement posés et diffusés :

– Le risque zéro n’existe pas ;

– La grande majorité des dépistés positifs ne présentent aucun signe de maladie ;

– La grande majorité des dépistés malades sont guéris rapidement ;

– La déscolarisation et la désocialisation, de même que la crise économique et sociale qui est devant nous, auront des conséquences humaines bien plus graves que celles occasionnées par le virus ;

Dans ces circonstances, toute nouvelle contrainte ou interdiction entravant la vie économique, sociale et culturelle, ainsi que nos libertés individuelles, et qui ne serait pas exactement « proportionnée » serait contraire à la légalité et aurait des conséquences plus néfastes que celles que l’on veut prévenir.

Nous appelons nos concitoyens, les organisations de la société civile et nos autorités publiques à consacrer l’essentiel de leurs efforts

– à la relance de nos activités en accélérant autant que possible les transitions nécessaires vers un nouveau modèle de développement,  

– et aux initiatives urgentes de solidarité qu’appelle la situation des plus démunis, des jeunes en situation de chômage, des personnes âgées et des malades chroniques (Notamment : Revalorisation du RSA et ouverture dès 18 ans ; Revalorisation des APL tenant compte des impayés).

En tant que citoyens, nous ne sommes ni des enfants, ni des sujets. C’est en faisant vivre nos droits et nos libertés dans la solidarité, et non en nous repliant sur nous-mêmes,  que nous serons en mesure de relever les défis qui nous sont actuellement posés.

Saint-Denis, le 01/09/2020

Le Bureau de la LDH à la Réunion

Pour la 2ème Loi Territoires Zéro Chômeurs de longue durée

Territoires zéro chômeur de longue duréeLa proposition de loi prévoyant l’extension et le prolongement de l’#expérimentation#TZCLD arrive à l’ Assemblée Nationale le 9 septembre . Demandons une mise en œuvre sans plus tarder à #LaRéunion. Tous mobilisés pour la 2ème loi pour poursuivre et étendre l’expérimentation!Le projet TZCLD est basé sur une expérimentation territoriale, un droit d’expérimenter inscrit dans la constitution française depuis 2003. La première loi, votée en février 2016, prévoit un expérimentation sur 10 territoires pendant 5 ans. Pour prolonger l’expérimentation au-delà de 5 ans sur les 10 premier territoires concernés et étendre la démarche à de nouveaux territoires, il est nécessaire que soit votée une 2ème loi d’expérimentation.Le dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée », créé par la loi du 29 février 2016 d’expérimentation territoriale visant à résorber le chômage de longue durée, a d’ores et déjà fait la preuve de son efficacité. Il s’inscrit dans le préambule de notre Constitution, qui dispose que « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi ».

Solidarité avec Mme OBONO

Communiqué de la LDH à la Réunion

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion dénonce l’ignominie de la « politique fiction » de « Valeurs Actuelles » sur la députée Danièle OBONO, présentée en esclave, collier de fer au cou, dans l’Afrique du XVIIIème siècle. Au prétexte de critiquer l’idéologie « décoloniale » et de liberté de la presse, il s’agit une nouvelle fois d’une expression nauséabonde d’une extrême droite décomplexée, avec cette représentation volontairement avilissante de la femme noire.Aussi bien, au-delà de toute possible différence d’opinions avec Mme OBONO, notre entière solidarité lui est acquise en cette circonstance.

Saint-Denis, le 01/09/2019

A Paris, la LDH appelle à un rassemblement, le 5 septembre 17H ! au Trocadéro EN SOUTIEN À DANIÈLE OBONO, CONTRE LE RACISME DÉCOMPLEXÉ DE VALEURS ACTUELLESUne députée noire portant les chaînes de l’esclavage au cou !C’est par cette image que Valeurs Actuelles a illustré son roman-fiction de cette semaine, intitulé « Danièle Obono au temps de l’esclavage ».Le « journal » d’extrême-droite, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de racisme, pousse ici sa nostalgie du colonialisme et de la mise en esclavage à son paroxysme, entre iconographie esclavagiste et révision de l’Histoire.Alors que cet essai-fiction a pour objet d’imaginer que « chaque semaine, un personnage emprunte les couloirs du temps », Valeurs Actuelles choisit, pour le premier personnage Noir de cette série, de le renvoyer en Afrique au temps de l’esclavage et de lui faire porter les chaînes.L’Afrique y est ici décrite selon les clichés européens les plus communs : elle réunit des femmes dont les lèvres sont écartelées et des hommes rétrogrades, au milieu de cafards grouillants et de tam-tam chantant.Des silhouettes d’Africains ornent la mise en page du roman, des femmes et des hommes nus autour d’un feu de bois, d’autres marchant les poings liés et Danièle Obono la chaîne autour du cou.Aussi, le récit fictif se vautre dans le révisionnisme et le négationnisme historique, puisqu’il exonère les Européens de toute responsabilité dans la traite transatlantique négrière.Plus encore, c’est finalement un chrétien Français qui sauvera Danièle Obono de sa condition, un comble pour qui sait que c’est au nom de la chrétienté que l’Europe mit en esclavage aussi bien les Noirs que les Indigènes, ce qui fût consacré en France en 1685 par le Code Noir de Colbert qui les relégua au statut de « biens meubles ».Alors qu’un Afro-Américain vient de recevoir sept balles dans le dos par un policier Blanc et qu’en France des dizaines de milliers de personnes se sont réunies à plusieurs reprises ces derniers mois contre le racisme, c’est ainsi que Valeurs Actuelles réagit aux mobilisations récentes des Black Lives Matter : en mettant les chaînes à une députée Noire à qui il compte faire payer ses positions courageuses sur le racisme en France et son soutien à ses victimes.Valeurs Actuelles, dont Geoffroy Lejeune, son rédacteur en chef, est recruté sur C8 à partir de septembre, insère par ailleurs ce roman-fiction dans un numéro consacré à « l’ensauvagement », thématique chère à l’extrême-droite et au gouvernement de Macron, pointant du doigt les Noirs et les Arabes de France en feignant d’oublier que ce sont avant tout les orientations ultra libérales du gouvernement ainsi que le racisme structurel et systémique qui ensauvagent la société dans son ensemble.En soutien à Danièle Obono, et pour lutter contre la banalisation du discours raciste et de ses promoteurs médiatiques*, nous appelons à un large rassemblement samedi 5 septembre, Trocadero, 17h !

Dossiers pédagogiques TAPORI

ATD Quart Monde France
Avis aux enseignants: le dossier pédagogique Tapori est arrivé ! Une palette d’outils à utiliser tout au long de l’année pour sensibiliser les 7-13 ans à la prochaine #JournéeMondialeDuRefusDeLaMisère dédiée à la justice sociale & environnementale (17 octobre)
https://atd-quartmonde.fr/…/2…/07/DossierPedagogique2020.pdf

#JournéeMondialedurefusdelaMisère
30 ans après la Convention internationale des droits de l’enfant, 3 millions d’enfants vivent encore sous le seuil de #pauvreté en France. Le #17octobre, engagez-vous pour faire respecter les droits des enfants ! La #LDH dit #StopPauvreté !

C’est la rentrée ! Participez

Voici les initiatives en cours de la Ligue auxquelles vous êtes invité.e.s à participer :

– Matinée d’accueil et de formation des nouveaux adhérents le 29/08, suivi d’un repas. Participation aux groupes de travail.

– Rencontre inter-associative avec nos partenaires sur inscription uniquement, le 29/08, 14-18H00.

Campagne  « Nos droits et libertés, parlons-en, faisons-les vivre ».

Action judiciaire contre Brigitte Bardot à la suite de ces propos racistes visant les Réunionnais, audience du 3/09 13H45, TGI de Saint-Denis.

– Actions éducatives en partenariat avec les Etablissements scolaires (courriel pour prochain rendez-vous avec Mme la Rectrice et à divers établissements correspondants).

– Concours pour la Fraternité en direction des établissements scolaires sur le thème : « Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » (proverbe africain cité par Saint-Exupéry dans Terres des Hommes)

– Actions citoyennes en vue d’organiser des rencontres populaires et des rencontres inter-associatives au niveau des communes (courriel adressé aux maires et rendez-vous en cours)

– Conférences publiques sur la transmission des stéréotypes racistes chez les enfants et sur la maltraitance des enfants, en cours de programmation pour Octobre.

– Journée des droits de l’enfant (20 novembre) : vraisemblablement à Saint-Louis cette année.

– Journée de la Laïcité (9 décembre) : vraisemblablement à Saint-Pierre cette année avec le concours d’établissements scolaires.

– « KOZENSEMB » : action nouvelle destinée à lutter contre les stéréotypes de genre, les discriminations et les violences faites aux femmes et LGTB+.

– Autres initiatives en partenariat : Journée mondiale du refus de la misère dédiée à la justice sociale & environnementale (17 octobre) ; journée pour l’élimination des violences faites aux femmes (25 novembre), 20 décembre.

Pour le bureau de la LDH à la Réunion

Dominique Rivière, président            Reine-Claude Grondin, secrétaire 

Écrits pour la Fraternité 2020-2021

NOUS N’HÉRITONS PAS DE LA TERRE DE NOS ANCÊTRES, NOUS L’EMPRUNTONS À NOS ENFANTS

MA PLANÈTE, MA VIE, MON AVENIR

L’espèce humaine fait partie intégrante de la vie sur la terre, elle est en relation avec la biodiversité de notre planète.

Lutter contre les atteintes à l’environnement, préserver l’air, l’eau, refuser l’exploitation des ressources naturelles, c’est aussi faire vivre les droits de l’Homme.

En effet, force est de constater que de nombreux droits fondamentaux sont menacés par le réchauffement climatique et les dérèglements environnementaux qui lui sont liés :

• l’accès à l’eau, qui a pourtant été reconnu comme un droit de l’Homme en 2010, est un vrai problème pour toute une partie de l’humanité. La consommation d’eau insalubre est une des premières causes de mortalité dans le monde ;

• le réchauffement climatique aggrave la pauvreté en détruisant les sols et en remettant en cause la possibilité de les cultiver. Cela met en danger la vie de millions de personnes dans le monde. Les populations les plus pauvres souffrent plus que d’autres des changements climatiques car elles n’ont pas les moyens matériels d’y faire face et de se protéger ;

• les déboisements massifs de la forêt amazonienne en Amérique du Sud, notamment au Brésil, sont non seulement dramatiques pour la planète, mais portent atteinte aux droits fondamentaux des peuples autochtones qui sont niés dans leurs traditions et leur culture. Ces populations subissent ainsi la violence, la pauvreté, la maladie et sont encore plus marginalisées ;

• la dégradation de l’environnement provoque des déplacements de populations dus à la sécheresse, aux inondations, à la montée des eaux, à la disparition de zones côtières et d’îles. Des millions de personnes sont concernées dans le monde : ce sont les déplacés environnementaux qui subissent les conséquences d’activités humaines liées à l’industrialisation,
aux transports aériens, à l’accaparement des terres au profit des multinationales et de certains Etats.

La liste est longue de tout ce qui concourt au dérèglement climatique ainsi qu’à la dégradation des terres et des océans. Ces problèmes environnementaux engendrent des violations directes ou indirectes des droits de l’Homme : droit à la vie, à la santé, à avoir un domicile… Ils constituent aussi une menace pour la survie des générations futures. Très concernée, au sein d’un mouvement important de la jeunesse pour le climat, la jeune Greta Thunberg invite les dirigeants du monde à « agir comme si la maison était en feu, car c’est le cas ».

C’est sur ce thème de la protection de l’environnement en lien avec les droits de l’Homme que nous vous invitons à participer au prochain concours des « Ecrits pour la fraternité ».

Nous sommes certains que les idées ne vous manqueront pas sur ce sujet et sur ce qu’il conviendrait de mettre en œuvre pour préserver notre planète et permettre à toute l’humanité un accès équitable à toutes ses richesses.
C’est notre avenir qui est en jeu ! Bon courage à toutes et à tous.

Françoise Dumont
Présidente d’honneur de la LDH
Présidente du jury

Vous trouverez ci-dessous tous les éléments pour prendre part à cette initiative :

RENCONTRE INTER-ASSOCIATIVE : le 29/08/2020 de 14H00 à 18H00, Château Morange, Saint-Denis

C’EST MAINTENU : avec port du masque et distanciation physique.
Inscriptions obligatoires, les places étant limitées : saintdenis-reunion@ldh-france.org
Pour présenter ses préoccupations et projets associatifs ; et échanger sur de possibles convergences ou coopérations au soutien de ces projets ;


Cher.e.s Correspondant.e.s,
La situation actuelle de la Réunion nous alerte en tant que responsables associatifs.

Les records d’abstention enregistrés lors des récents scrutins municipaux, les difficultés économiques et sociales à la suite de la crise Covid, l’aggravation des inégalités et du chômage notamment pour les plus démunis et les jeunes, l’accélération des mutations liées au changement climatique, à la globalisation et à la transition numérique : autant de traits, parmi d’autres, qui caractérisent cette situation et constituent des défis à relever.

Nous en tirons la conviction, après divers échanges, que cela pose une et première exigence : construire concrètement, au service de nos concitoyens, une plus grande solidarité entre les acteurs indépendants de la société civile et du milieu associatif en particulier.

C’est dans cet esprit de citoyenneté partagée que nous vous proposons d’organiser, le 29/08/2020, dans l’après-midi, de 14H00 à 18H00, à Château MORANGE Saint-Denis, une RENCONTRE INTER-ASSOCIATIVE qui aurait pour objet :

– D’une part, pour chaque association, de présenter ses préoccupations et projets ;
– D’autre part, d’échanger sur de possibles convergences ou coopérations au soutien de ces projets ;

Nous avons donc l’honneur de vous inviter à participer à cette rencontre et, pour sa bonne organisation, à nous faire part de votre réponse avant le 15/08/2020.

Bien solidairement.

Le bureau de la LDH à la Réunion

29/08/2020 : Réunion d’échange et de formation « Militer à la LDH »

La L D H, section de la Réunion, vous convie à une matinée d’échange et de formation le 29 août 2020 à partir de 9H30, suivie d’un repas. La réunion aura lieu à notre local 97 avenue De Lattre de Tassigny, 97490 Sainte-Clotilde.
La matinée débutera par un rappel de l’histoire, des missions, principes et modes d’action de la Ligue des Droits de l’Homme.
Il sera aussi question du fonctionnement de notre structure locale et de ses activités.
Afin de vous garantir le meilleur accueil, veuillez nous confirmer votre présence. Nous adresser pour cela un mél : saintdenis-reunion@ldh-france.org
Au plaisir de vous rencontrer.

Pour le bureau, Reine-Claude GRONDIN, Secrétaire

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
97 avenue de Lattre de Tassigny – 97490 Ste-Clotilde – TEL : 0692 69 01 71
Courriel : saintdenis-reunion@ldh-france.org – Site : http://site.ldh-france.org/saintdenis-reunion/
https://www.facebook.com/ldh.reunionhttps://twitter.com/LDHReunion

GISÈLE HALIMI : UN INLASSABLE COMBAT POUR LES DROITS ET L’ÉGALITÉ

Gisèle HALIMI = #DroitsdesFemmes

Gisèle Halimi nous a quittés après une vie de combats en faveur des droits des femmes et celles-ci viennent de perdre une défenseuse acharnée de leur cause. Le nom de Gisèle Halimi est à jamais associé au procès de Bobigny, moment clef dans l’histoire des femmes puisqu’il ouvrit la voie à la dépénalisation de l’avortement et à la loi Veil. Ce procès fut aussi celui du viol et, en cela, il résonne encore aujourd’hui comme une sorte de préambule au mouvement Me too, comme une première victoire contre le tabou des violences sexuelles et sexistes.
Viscéralement déterminée à lutter contre toutes les formes d’injustice, Gisèle Halimi n’eut pas peur de défendre celles et ceux qui, en Algérie, se battaient contre le colonialisme. Avocate de plusieurs membres du Front de libération nationale (FLN), elle dénonça, avec courage, les agissements d’une armée qui n’hésitait pas à employer la torture pour obtenir les aveux de femmes et d’hommes engagés dans la cause indépendantiste.
Parce qu’elle était pleinement convaincue qu’il appartenait aux femmes de conquérir, aux côtés des hommes, leur place dans l’espace public, Gisèle Halimi s’engagea également dans la vie politique, témoignant ainsi de sa volonté permanente d’être sur le terrain de l’action.
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) présente toutes ses condoléances à ses proches et salue avec beaucoup d’émotion la mémoire d’une femme qui, sous des formes différentes, ne cessa de lutter en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle restera, à ce titre, une figure marquante du féminisme de ces dernières décennies.
Paris, le 29 juillet 2020
Communiqué LDH