La Ligue des Droits de l'Homme à La Réunion

«En prison, les droits fondamentaux sont presque considérés comme un luxe»

Pour la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, il faut «sortir de la culture de l’enfermement» qui conduit à une surpopulation carcérale record et au non-respect des droits des personnes 

Les prisons françaises n’ont jamais été aussi peuplées. Au 1er avril, pas moins de 71 828 personnes étaient incarcérées, selon les dernières statistiques mensuelles publiées mardi dernier par le ministère de la Justice. Un nouveau record, alors que ces données sur la population écrouée et détenue ne seront dorénavant plus rendues publiques qu’une fois par trimestre (le prochain état des lieux sera communiqué en juillet). Le seuil des 70 000 détenus avait été franchi il y a un an : depuis, la population carcérale n’est jamais repassée en dessous.

Ainsi, la France figure parmi les huit pays européens rencontrant «de graves problèmes de surpopulation», selon une étude du Conseil de l’Europe publiée en avril. Elle est aussi le pays affichant le taux de densité carcérale le plus élevé du continent… derrière la Roumanie et la Macédoine. La semaine dernière, la revue scientifique américaine Nature publiait une étude remettant en question l’intérêt de la prison dans la prévention des violences, dont le Monde résumait ainsi les conclusions : «L’emprisonnement augmente la violence après la libération ou, dans le meilleur des cas, n’a aucun effet ni positif ni négatif». La contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL), Adeline Hazan, revient sur cette situation alarmante.

La densité carcérale s’établit en moyenne à 117%. Comment expliquer cette surpopulation chronique des prisons françaises ?

Il y a plusieurs facteurs. On note depuis quelques années, à la fois un alourdissement des peines et un recours à la détention provisoire extrêmement important. Environ 30% des personnes détenues en France n’ont pas encore été jugées, contre 20-25% il y a dix ans. On constate aussi une hausse, toujours plus grande, des affaires jugées en comparution immédiate. Or, cette procédure de jugement rapide est à l’origine de très nombreuses peines ferme, et courtes. Ce sont pourtant les plus désocialisantes, celles qui ne laissent pas le temps de préparer à la réinsertion. Tous ces facteurs cumulés amènent à ce seuil jamais atteint de 71 828 détenus pour 61 000 places. Dans les maisons d’arrêt, le taux de population grimpe en moyenne à 140%, avec des pics à 200% dans sept établissements. C’est énorme et très inquiétant.

L’inflation carcérale est donc le fruit d’une orientation de la politique pénale ?

Tout à fait. Annoncer la construction de 15 000 nouvelles places est une erreur : plus on construit, plus on remplit. En trente ans, le nombre de places a doublé et on n’a jamais eu autant de personnes en prison ! Alors que, globalement, le taux de délinquance reste stable.

La réforme de la justice, portée par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, promet justement de s’atteler à la surpopulation carcérale…

Je suis très perplexe quant aux effets de la loi du 23 mars 2019 [de réformes et de programmation, ndlr], qui promettait de diminuer la surpopulation carcérale. Certes, la suppression des peines de moins d’un mois est une bonne chose, mais elle reste marginale : cela va concerner 200-300 personnes par an. A l’inverse, le législateur a supprimé la possibilité d’aménager au moment du jugement les peines supérieures à un an. Cela me paraît une erreur. Beaucoup de ces peines sont actuellement aménagées afin d’être effectuées en milieu ouvert, par exemple sous forme de bracelet électronique, et il est intéressant qu’elles le restent. Surtout, cette loi n’a touché ni aux critères ni aux possibilités de renouvellement de la détention provisoire. Pourtant, certains critères comme le risque de renouvellement de l’infraction sont trop vagues : ils permettent un recours à la détention provisoire dans presque tous les cas.

La ministre Nicole Belloubet a annoncé que la mise en place d’une «régulation carcérale» allait être testée. Qu’en pensez-vous ?

La garde des Sceaux est la première à lancer cette expérimentation sur dix sites en situation de surpopulation. Cela fait des années que je défends un tel système, dont l’objectif est de faire en sorte qu’on respecte un seuil d’occupation de 100% : dès que l’on frôle cette limite, on examine, de façon individuelle, le fait de libérer certains détenus, sans danger pour la société ni pour eux-mêmes, avant d’en faire entrer d’autres. Je suis satisfaite de voir enfin cette proposition appliquée, même s’il aurait fallu avoir le courage politique, que n’ont pas eu le Président et le gouvernement, de l’inscrire dans la loi afin que cette pratique devienne obligatoire.

Au quotidien, quelles sont les conséquences directes de cette surpopulation pour les personnes détenues ?

Aujourd’hui, plus de 1 600 détenus sont contraints de dormir par terre sur des matelas, quand d’autres sont contraints de partager des cellules de 9m2, alors même qu’une loi pose le principe de l’encellulement individuel… depuis 1875 ! Mais celle-ci est reportée de décennie en décennie et la loi de mars 2019 l’a reportée une nouvelle fois à 2022. De fait, la prison ne joue plus aujourd’hui le rôle de réinsertion et de préparation à la sortie que la loi lui assigne. Quant aux droits fondamentaux, ils ne sont plus respectés. D’abord, le droit à la dignité : c’est indigne de faire vivre trois personnes dans une pièce de 9m2. Le droit à l’intégrité physique : cette densité carcérale occasionne des tensions et des violences entre détenus (mais aussi avec les surveillants) qui ne sont plus en sécurité. On déplore aussi une atteinte à l’accès aux soins : pour consulter un dentiste ou un kiné, il y a des mois d’attente…

En fait, tous les droits des détenus sont mis à mal en situation de surpopulation…

Oui. Car la surpopulation joue aussi sur le droit au maintien des liens familiaux par une réduction du nombre de parloirs, tout comme elle se répercute sur l’accès à l’air libre. Théoriquement, un détenu a le droit à deux heures de promenade par jour. Pour des raisons d’économie de mouvements et parce qu’on compte aussi de moins en moins de surveillants, celui-ci n’aura droit qu’à une seule promenade. Il y a aussi une forte demande sur la possibilité de travailler, mais seulement 20 à 25% des détenus sont concernés. Il faut rappeler que la France a été condamnée par la CEDH une trentaine de fois pour ses conditions carcérales, même si cela ne portait pas stricto sensu sur la surpopulation.

La chancellerie a décidé de ne plus publier mensuellement les statistiques de la population sous écrou. Elles seront désormais diffusées tous les trimestres. Qu’en pensez-vous ?

Je le regrette. Il est très important pour l’ensemble des praticiens de la justice et de l’administration pénitentiaire de pouvoir disposer au plus près des statistiques, dans un souci de transparence. Je trouve ce changement d’autant plus regrettable qu’il intervient au moment même où la loi de réforme de la justice, qui entend réguler cette surpopulation, entre en vigueur.

Dans votre dernier rapport publié en mars, vous dénonciez «une culture de l’enfermement» celui-ci devenant «la réponse à tous les maux de la société»…

Depuis une dizaine d’années, on enferme de plus en plus les personnes considérées comme «déviantes». Et cela ne touche pas que la prison, mais aussi l’immigration et l’hospitalisation psychiatrique. Aujourd’hui, les droits fondamentaux de la personne sont presque considérés comme un luxe que l’on ne peut plus se permettre. C’est ce que je dénonce. Nous avions pourtant abouti au début des années 2000 à une société où ces droits étaient considérés comme un socle sur lequel on ne peut transiger. S’il n’y a plus, dans les lieux d’enfermement, de proportionnalité et d’égalité entre les droits fondamentaux et les mesures de sécurité, si l’on pense pouvoir sacrifier les droits sur l’autel de la sécurité, alors on peut dire que nous ne sommes plus dans un état de droit.

En tant que contrôleure générale des lieux de privation et de liberté, que préconisez-vous pour résorber cette inflation carcérale ?

Nous devons sortir de cette culture de l’enfermement et cesser de penser que s’il n’y a pas d’incarcération, il n’y a pas de sanction. La peine de prison ferme doit rester, comme le dit la loi, le dernier recours. Il existe de nombreuses alternatives. C’est un long combat à mener.

Chloé Pilorget-Rezzouk

#LDH : Retour sur le congrès 2019 de la Ligue des droits de l’Homme

 

 

Par Malik Salemkour, président de la LDH
Du 8 au 10 juin, la Ligue des droits de l’Homme a tenu son 90e congrès national à Saint-Denis (93). Elle a ainsi réuni plus de 219 délégués, venus de l’hexagone et des territoires ultra-marins, représentants des sections, des fédérations et comités régionaux.
Pendant ces trois jours, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a traité des enjeux internationaux en donnant la parole aux présidents de la FIDH, l’AEDH et EuroMed Droits. Tous ont insisté sur l’ampleur des crises qui nous menacent. L’accent a ainsi été mis sur la nécessaire solidarité internationale, face à un recul sans précédent des espaces de liberté, sur l’importance de la défense des droits qui, plus que jamais, nous unit.
Cette année a aussi été marquée en France par une escalade autoritaire et des coups préoccupants portés aux libertés publiques et à l’égalité des droits. Dans ce contexte tendu, la LDH a rappelé solennellement l’engagement initié, avec plus de cinquante organisations, pour la défense des libertés publiques. Il est plus que jamais nécessaire d’entendre et d’écouter une France jusque-là silencieuse, qui voit aujourd’hui ses droits violemment réprimés. Les témoignages de Jérôme Rodrigues et Geneviève Legay, tout deux « gilets jaunes » et victimes de violences policières, en ont apporté la démonstration.
Le congrès a adopté deux résolutions, l’une sur la bioéthique et l’autre sur les droits des femmes. Chacun de ces textes servira de cadre et de points de repères à l’action de la LDH dans les années qui viennent. Les deux thèmes choisis pour leur pertinence au contexte social actuel répondent à la fois aux changements sociétaux profonds et à la nécessité d’un combat réaffirmé contre les inégalités nouvelles et celles qui perdurent. Agir pour l’égalité et promouvoir les droits des femmes dans une société mixte est un enjeu crucial, tout autant que de dénoncer les reculs réguliers quant à l’accès à des droits effectifs, dont les plus fondamentaux, éducation, soins… mais aussi la conquête de nouveaux droits.
Ont également été adoptés à une large majorité le rapport moral du président, le rapport d’activité du secrétaire général et le rapport financier du trésorier.
Enfin, les instances délibératives et exécutives de la LDH ont été renouvelées. Malik Salemkour a été réélu président. La tâche sera lourde. Elle appelle l’engagement de toutes celles et de tous ceux qui entendent vivre dans un monde où la solidarité, la liberté et l’égalité soient plus que jamais des valeurs d’avenir, un avenir à construire ensemble.
Paris, le 10 juin 2019
Télécharger le texte de la résolution »Conforter la perspective d’une bioéthique pour toutes et tous autour de cinq principes »
et le texte de la résolution « Au coeur des luttes pour l’égalité : les droits des femmes »

https://www.ldh-france.org/

Le tout numérique est-ce la liberté, l’égalité, la fraternité ?

Le Défenseur des droits dénonce la déshumanisation des services publics avec internet

5 juin 2019 Suivre le lien : https://www.francebleu.fr/infos/societe/le-defenseur-des-droits-denonce-la-deshumanisation-des-services-publics-avec-internet-1559675603?fbclid=IwAR0zQ7vAbQzuQOyFYRG2gzALlwyAPnpZOUjrtpoGEOoN2cuaD_IIu_1G_-Y

Il y a du monde à la Caisse d’Allocations Familiales du Nord, à Lille, ce matin-là. Yvonne sort du hall d’entrée les bras chargés de papiers. Pour elle, hors de question d’effectuer ses démarches en ligne : « Non, pas du tout ».

« Je sais utiliser un ordinateur mais je ne sais pas comment prendre un rendez-vous, remplir un dossier. »

Cette salariée de 58 ans a perdu son mari il y a peu, c’est lui qui réalisait ces démarches. Aujourd’hui, elle fait donc appel mais promet de s’y mettre bientôt.

Invité de France Bleu Nord ce mercredi matin, le Défenseur des droits, Jacques Toubonévoque plusieurs milliers de réclamations. Il reconnaît que « la dématérialisation peut être un progrès : simplification, économie d’énergie… » mais évoque aussi une part importante de la population qui rencontre des difficultés avec l’outil internet :

« Jusqu’à 30% des personnes, de tous âges et de toutes conditions ont des difficultés »

« À ce moment-là, il va se créer une inégalité dans l’accès aux droits« .

Remplir son dossier Pôle emploi ou demander une attestation à la Sécurité Sociale en ligne ne facilite pas vraiment la vie d’une frange de la population à écouter Geneviève, travailleur sociale :

« Ça complique la vie des gens en fait »

Geneviève est salariée d’une association qui accompagne des femmes seules avec leurs enfants en situation de grande précarité : elles ne maîtrisent pas assez les rouages administratifs, la langue française, le matériel. On n’est pas sûr de soi et on peut faire une mauvaise manipulation.

« Des droits peuvent être bloqués pendant un mois ou jusqu’à un an. On peut être privé de RSA ou d’allocations familiales »

Exclusion sociale et géographique

Qui sont ces Français pénalisés par la place de plus en plus grande occupée par Internet pour réaliser ses démarches administratives ? Il y a évidemment une exclusion géographique : ceux qui habitent dans des zones blanches : où on ne capte ni le portable ni internet. Il y a surtout l’exclusion sociale explique Jean-Jacques Fiems, qui anime le réseau des délégué du Défenseur des Droits dans la région Nord-Pas-de-Calais :

« Ça touche des populations déjà précarisées à qui on a coupé l’accès internet parce qu’elles ne payaient pas »

Exemple l’action du Défenseur des droits, c’est un Sénégalais qui voulait renouveler il y a quelques mois son titre de séjour et qui ne parvenait même pas à prendre rendez-vous parce que le site internet connaissait un bug : « Il faut qu’il s’inscrive deux ou trois mois à l’avance. Si pendant trois mois, vous n’arrivez pas à avoir de rendez-vous, ça veut dire que votre titre de séjour n’est plus valable. Dans le meilleur des cas, vous avez un récépissé, mais il n’est pas accepté par la Caf qui demande un titre en bonne et due forme et vous perdez vos prestations sociales. Ce qui peut avoir des conséquences tragiques ».

Le Défenseur des droits a donc appelé la préfecture du Nord qui a fixé un rendez-vous en deux jours seulement. L’an passé, 3.700 personnes ont fait appel au Défenseur des droits dans la région, en hausse de 12% en un an.

TOUSSAINT LOUVERTURE  à la Réunion

 

Les 7 et 8 juin 2019 à Saint André : inauguration d’une stèle TOUSSAINT LOUVERTURE au Jardin de la Mémoire à Saint-André et Colloque à l’initiative de Kartyé Lib – Mémoire & Patrimoine Océan Indien.
Je sers un autre maître…
Qui ne connait ni Blancs, ni Noirs, ni nations,
Qui s’indigne là-haut de ces distinctions…
Je suis de la couleur de ceux qu’on persécute.
Sans aimer, sans haïr les drapeaux différents,
Partout où l’homme souffre, il me voit dans ses rangs,
Plus une race humaine est vaincue et flétrie.
Plus elle m’est sacrée et devient ma patrie…
Lamartine, « Toussaint-Louverture »

Les 7 et 8 juin 2019, Jardin de la Mémoire et Médiathèque de Saint-André

Colloque international : « Toussaint Louverture Day » & « La condition des esclaves et le statut de prisonnier jusqu’au XIXème siècle » en présence de :
Maurice :
Jimmy HARMON, docteur en langues et anthropologie, Chercheur et membre du comité de l’esclavage ;
Stéphanie TAMBY, Doctorante en Sciences Humaines, Chercheuse au Centre for Research on Slavery and Indenture Université de Maurice.
Satyendra PEERTHUM, Historien et Responsable de Documentation et Part-Time Lecturer et écrivain, gère le site du patrimoine mondial Aapravasi Ghat

Afrique du Sud :
Kiru NAIDOO, Gandhi-Luthuli Documentation Centre
University of KwaZulu-Natal, South Africa

Bénin :
Monseigneur l’évêque Barthélémy ADOUKONOU, Docteur d’Etat en sociologie à l’université Paris V, N° 2 au dicastère de la culture au Vatican ;
Prince Serge GUEZO, Royaume d’Abomey
Eugénie DOSSA-QUENUM, Psychologie Interculturelle, Chercheure Indépendante en Sciences Politiques et Sociales.
Marie-Ange BILLOT, Association échanges sans frontières, Festival International de Films Itinérant Mémoire de l’Humanité

Brésil :
Silvia CAPANEMA, Historienne, spécialiste civilisation brésilienne,
Maria Jurema NASCIMENTO, association France-Bahia

Haïti :
Josué PIERRE, Docteur en sociologie, Université de la Sorbonne/Paris Descartes
Anne-Louise MESADIEU, Chargée des Affaires culturelles et manifestations patriotiques à l’Ambassade d’Haïti en France

Madagascar :
Gil Dany RANDRIAMASITIANA, Sociologue, université d’Antananarivo

Les Comores :
Ali Tabibou IBOUROI, MCF à l’Université des Comores, dirige le Service Universitaire de la formation Permanente (SUFOP)

France :
Philippe PICHOT, Expert auprès de l’Unesco sur les lieux de Mémoires liés à l’esclavage

La Réunion :
Prosper EVE, Professeur d’histoire moderne et président de l’AHIOI, Université de La Réunion
Céline RAMSAMY-GIANCONE et Didier HUITELEC, Docteur(e)s en Histoire contemporaine, Université de La Réunion, CRESOI,
Patrice PAYET, Maîtrise d’histoire en cours sur l’univers pénitentiaire à La Réunion
Guilmée TECHER, Psychanalyste, membre de l’école  » Le Pari de Lacan » et certifiée en Histoire,

CONTRE LA PEINE DE MORT

Arabie saoudite : arrêté depuis ses 13 ans, Murtaja Qureiris, majeur, risque désormais la peine capitale.

Après quatre ans de détention préventive, le plus jeune prisonnier politique d’Arabie saoudite risque la peine de mort. Issu d’une famille chiite, il a participé à 10 et 13 ans à des manifestations pour les droits de l’homme.

9 juin 2019

L’Arabie saoudite va-t-elle exécuter son plus jeune prisonnier politique, sans doute le plus jeune au monde ? C’est la crainte d’Amnesty international. Murtaja Qureiris a eu 18 ans vendredi et cette majorité ouvre en théorie la porte à la peine capitale, sanction requise contre lui en août dernier.

Les torts de ce garçon, détenu depuis 2014 ? Deux événements font de lui, aux yeux de la justice saoudienne, un opposant membre d’une organisation terroriste. À 10 ans, en 2011, il se trouvait parmi d’autres petits Saoudiens à bicyclette qui accompagnent une manifestation d’Arabes chiites. CNN a retrouvé des images de la scène, on le voit sur son vélo au centre d’un groupe de garçons. Un peu plus tard, il tourne le dos à son père, qui dans un mégaphone demande « des droits » pour le peuple chiite.

Puis à 13 ans, il assistait aux funérailles de son frère Ali Qureiris, tué en 2011 dans une manifestation au cours de laquelle des cocktails Molotov avaient été lancés sur un poste de police. Le père des deux garçons a été emprisonné lui aussi, pour s’être opposé au régime saoudien.

Arrêté en 2014 par la police des frontières alors que la famille se rendait à Bahreïn, l’adolescent de 13 ans aurait été placé à l’isolement pendant un mois dans un centre de détention pour mineurs dans la ville de Dammam, selon Amnesty International . Là, il aurait subi des coups, des brimades, de multiples tentatives d’intimidation. Les geôliers qui l’interrogeaient lui auraient également promis de le libérer s’il avouait les charges qui pesaient sur lui.

Selon CNN, il aurait au total passé quinze mois à l’isolement ces quatre dernières années. Sans jamais voir d’avocat avant sa première apparition devant un tribunal, spécialisé dans les dossiers de terrorisme, en août 2018. Depuis, alors que la peine de mort a été requise, il attend la suite de son procès, assure Amnesty. Qui appelle l’opinion à réagir.

Une marche blanche en hommage à Mamoudou Barry

A la suite du meurtre raciste de Mamoudou Barry et à l’heure où la toile s’enflamme et où la haine anti-arabe prolifère, SOS Racisme appelle tous les citoyens et citoyennes à se rassembler à Rouen ce vendredi mais également partout en France ce week-end !

Ensemble, disons OUI à solidarité et à l’humanisme et NON au racisme !

Le racisme tue encore aujourd’hui et nous nous devons de le dénoncer. Avec ces rassemblements, montrons aux racistes que nous sommes plus nombreux à vouloir le vivre-ensemble !

#touchepasamonpote

22 juillet 2019

Inde: des travailleuses des champs privées de leur utérus « pour améliorer leur rendement »

Une ONG du nom de Tathapi, une association indienne qui défend les droits des femmes, alerte l’opinion publique en Inde.

Dans le district de Beed (à l’est de Bombay), un nombre anormal de femmes a subi une hystérectomie, une ablation de l’utérus. L’objectif de cette opération serait d’empêcher ces travailleuses des champs, employées dans les plantations de canne à sucre, d’avoir leurs règles. Elles sont ainsi plus productives puisqu’elles peuvent travailler sans arrêt.

Dans cette région de l’Inde, 36% des femmes qui travaillent dans les champs ont subi une ablation de l’utérus. Un chiffre bien plus élevé que dans le reste du pays, note Tathapi, une association indienne qui défend les droits des femmes. « La moyenne en Inde s’établit à 3,2%« , rapporte le site internet du Courrier international qui relaye une enquête publiée par le média Firstpost le 16 juin dernier.

« Les employeurs des coupeuses de canne à sucre poussent souvent les femmes à procéder à l’opération pour qu’elles n’aient plus leurs règles, ce qui rendra leur vie plus simple et leur permettra, entre autres, de travailler sans interruption« , peut-on lire dans l’article de Firstpost.

Les opérations chirurgicales sont effectuées à la demande des employeurs par des cliniques privées. L’un de ces établissements ne compterait même pas de gynécologue dans ses équipes. « Certains témoignages de victimes indiquent que des médecins instrumentalisent la peur du cancer du col de l’utérus pour arriver à leurs fins« , écrit encore Courrier International. Pire : ce sont les femmes elles-mêmes qui payent les frais médicaux, entre 250 et 500 euros, alors que leur salaire tourne autour des 400 euros par saison.

22 ans au Pakistan.

  

Le blogueur pakistanais Bilal Khan sauvagement assassiné

Très populaire sur les réseaux sociaux du pays, où il s’exprimait notamment sur les questions religieuses, ce jeune citoyen-journaliste a été tué à l’arme blanche en banlieue d’Islamabad. Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités du Pakistan à faire toute la lumière sur ce meurtre.

C’est une effroyable embuscade qui lui a été tendue. Le blogueur Muhammad Bilal Khan, âgé de 22 ans, a été retrouvé mort hier soir, dimanche 16 juin, en banlieue  d’Islamabad. Un peu plus tôt, en fin de journée, il avait reçu un appel lui enjoignant de se rendre dans la zone dite G-9/4, selon les premiers éléments recueillis par la police. Là, plusieurs individus l’ont attaqué et traîné dans une zone boisée, où il a été achevé à la machette. Un coup de feu a été tiré. Dans leur rapport préliminaire, les policiers décrivent la scène comme ayant été mue par “une haine ou une colère profondes”.

S’exprimant notamment sur les questions religieuses, Bilal Khan était particulièrement actif sur les réseaux sociaux, drainant une vaste audience : son compte Twitter compte 16.000 abonnés, son compte Facebook plus de 22.000, et sa chaîne Youtube réunit plus de 48.000 abonnés. Dans une vidéo, son père affirme que son fils n’avait pas d’ennemi personnel : “Sa seule faute aura été de parler du Prophète et de ses compagnons.”

“Tous les éléments indiquent que Bilal Khan a été tué en raison de son activité de blogueur, s’inquiète Daniel Bastard, responsable du bureau Asie-Pacifique de RSF. Il est crucial qu’une enquête complète identifie au plus vite les auteurs et les commanditaires de ce meurtre. L’impunité qui entoure les exactions commises contre ceux qui diffusent leurs points de vue sur Internet ne peut plus durer, et toutes les pistes doivent être envisagées.”

En janvier 2017, cinq célèbres blogueurs avait été enlevés en quelques jours depuis différents points du Pakistan, pour être relâchés plusieurs semaines, voire plusieurs mois plus tard. L’un d’entre eux, Ahmed Waqass Goraya, aujourd’hui en exil, estime que ce sont les services de renseignement du pays qui ont agi ainsi pour intimider les voix dissidentes en ligne.

En chute de trois place, le Pakistan se situe à la 142e position sur 180 pays dans l’édition 2019 du Classement mondial de la liberté de la presse récemment publiée par RSF, autour de la thématique de la “mécanique de la peur” qui frappe aujourd’hui les journalistes.

Revenu universel d’activité: attention danger !

 

Emmanuel Macron a annoncé, le 13 septembre 2018, le lancement d’un plan de lutte contre la pauvreté, qui intégrera la mise en place d’un « revenu universel d’activité ». Les associations signataires de cette tribune veulent pointer les risques de ce projet et en appellent à de véritables mesures d’amélioration du système de protection sociale. 20 Juin 2019

Le revenu universel d’activité (RUA) vise à fusionner plusieurs minima sociaux, avec au minimum la prime d’activité et le Revenu de solidarité active (RSA). Il est également envisagé d’intégrer les aides personnalisées au logement (APL), ainsi que des allocations ciblant un public spécifique comme l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), entre autres.

Le RUA sera aussi conditionné à « l’obligation d’inscription dans un parcours d’insertion, qui empêche de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité. » Le risque est donc grand que ce « revenu » soit conditionné à une démarche d’insertion par l’emploi, alors que la plupart des aides actuelles sont liées à un niveau de vulnérabilité (AAH, ASI) ou de ressources (APL).

Ainsi, après avoir organisé le naufrage de l’assurance chômage, qui coupera les droits de centaines de milliers de personnes, les minima sociaux vont se retrouver une nouvelle fois sous tension. Même sans réforme, les budgets augmenteront donc de manière exponentielle par cet afflux de nouveaux allocataires potentiels, alors même que le RUA est pour l’instant prévu à budget constant.

Sortir de la pauvreté doit être un droit inconditionnel pour toutes et tous

Alors même que 5,6 millions de personnes sont actuellement au chômage total ou partiel, il n’existe que 524 000 offres d’emplois à pourvoir. Les discours culpabilisants sur la culture d’assistanat des chômeurs et, plus largement des allocataires des prestations sociales, reposent sur une vision erronée de la société prétextant qu’il suffirait de « traverser la rue » pour trouver un emploi.

L’emploi n’est pourtant pas systématiquement source d’insertion ou de réalisation personnelle. Il est aussi parfois facteur de souffrance, déclencheur de pathologies (surmenage, perte de sens, dépressions, maladies professionnelles…), mais également d’exploitation dans le cas des travailleurs·ses précaires (la France en compte entre un et deux millions, dont une majorité de femmes).

Placer sous condition le droit à la protection sociale est contraire aux principes de solidarité et de justice. Cela reviendrait à infliger une double peine aux publics concernés. Rien ne justifie de maintenir des personnes dans la pauvreté sous prétexte qu’elles n’accepteraient pas d’agir sous injonction (par du bénévolat forcé par exemple, tel qu’envisagé par le Premier Ministre).

Des lignes rouges à ne pas franchir

La concertation organisée par le gouvernement sur le projet de RUA a débuté le 3 juin dernier. L’hypothèse que la réforme se ferait à budget constant est une option sur la table, ce qui ferait de très nombreux perdants parmi les allocataires actuels.

Nous, associations signataires craignons qu’une telle réforme porte préjudice aux plus précaires. Un exemple à ne pas suivre est celui du crédit universel britannique qui, sous couvert de simplification, n’a fait qu’aggraver la précarité mais aussi renforcer le contrôle des plus vulnérables.

Nous appelons à un débat large et transparent, et préconisons d’ores et déjà d’exclure les mesures suivantes :

→ Le conditionnement du RUA à l’acceptation d’une des deux offres d’emploi jugées « raisonnables » par l’administration. Cela n’aboutirait qu’à un contrôle abusif des demandeurs·ses d’emploi et les obligerait à accepter un emploi à n’importe quel prix.

→ Le bénévolat forcé : il est impensable de conditionner des aides sociales à des heures de bénévolat. Cela reviendrait à conditionner la survie des bénéficiaires à du travail forcé.

→ La lutte contre la pauvreté avec des moyens constants : le gouvernement a annoncé vouloir simplifier le système de protection sociale, ce qui est entendable au vu de sa complexité actuelle. Mais pour lutter contre le non-recours aux aides sociales qui touche près de 30 % des allocataires potentiels, il est indispensable de mobiliser des moyens supplémentaires, sans quoi cela reviendra à partager le budget actuel, déjà insuffisant, entre un plus grand nombre de personnes.

→ Une fusion de l’ensemble des minima sociaux : alors qu’il faudrait tendre vers l’inconditionnalité des minima sociaux, certaines aides comme les APL ou l’AAH, en étant intégrées au RUA, risqueraient de devenir elles aussi conditionnées à une démarche d’insertion, alors qu’elles ont été conçues pour pallier un manque de ressources.

→ Le « tout numérique » : aujourd’hui, le conditionnement des prestations sociales va souvent de pair avec une lourdeur administrative et des démarches en ligne obligatoires. Le non-recours est en partie dû à ce problème de fracture numérique, puisque 20 % de personnes en France ne parviennent pas ou ont du mal à effectuer des démarches dématérialisées.

Égalité sociale, liberté individuelle et organisation collective

L’inconditionnalité d’un revenu socle devrait être au cœur du projet gouvernemental. Nous estimons que le projet du gouvernement devrait intégrer les principes suivants :

  • Automatisation du versement des aides sociales, pour lutter contre le non-recours et simplifier les démarches administratives.
  • Élargissement du RSA aux 18-25 ans, un public aujourd’hui particulièrement touché par la précarité.
  • Individualisation des prestations sociales – par opposition à la notion de « foyer fiscal »pour assurer une véritable autonomie des personnes et l’indépendance notamment vis-à-vis dude la conjoint·e.
  • Garantie qu’aucun allocataire actuel ne soit perdant à l’issue de cette réforme.

Notre système de protection sociale est aujourd’hui largement perfectible, mais les intentions affichées par le gouvernement avec le projet de RUA nous inquiètent profondément, en dépit de la concertation lancée récemment. Nous, associations signataires, appelons à un débat de fond sur ce projet. Il est urgent de promouvoir des mesures ambitieuses pour sortir l’ensemble de nos concitoyen·ne·s de la pauvreté.

Organisations signataires :

AequitaZ ; Assemblée des citoyens du monde ; Collectif Roosevelt Ile de France ; Emmaüs France ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) ; Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP).

Témoignages :

« Le regard sur les chômeurs n’a cessé de se durcir. On cherche à nous faire croire qu’il y a des bons et des mauvais chômeurs. Il y a ceux qui cherchent du boulot et ceux qu’il faut contrôler et sanctionner. Mais on ne cherche pas à comprendre l’impact que ça peut avoir quand ça fait deux ans que vous enchaînez les refus, que vous avez fait tout l’annuaire mais qu’il y a toujours quelqu’un qui finit par vous passer devant. Ce sont toujours les mêmes qui vont prendre une claque dans la gueule. On ne parle jamais de cette violence-là. » Marc Desplats, membre du Mouvement National des Chômeurs et Précaires

« J’ai travaillé pendant de nombreuses années dans une grande entreprises de télécommunications. J’ai vu comment la « gestion managériale» s’est transformée en industrie à broyer des salariés. On finit par devenir des robots, sanctionnés pour avoir eu le malheur de dire « bonjour » au téléphone parce que ça nous faisait perdre en compétitivité… Si le travail nous rend inhumain, il faudra finir par s’interroger sur le bien-fondé de notre système actuel qui l’encense sans poser la moindre question sur sa nature ou ses conditions… » André Barnouin, membre du Mouvement National des Chômeurs et Précaires

« On ne peut pas vivre des minima sociaux aujourd’hui. On peut à peine survivre. Mais ça n’intéresse personne. Depuis le temps qu’on demande à être reçus par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités donc aussi des Précaires… Mais on n’est jamais entendus, jamais à la table des négociations. Il faut se rendre à l’évidence, quand vous êtes chômeurs, précaires, vous finissez par être complètement invisible. Pourtant nous contribuons aussi à l’économie nationale par la TVA. Aujourd’hui, ce n’est pas d’un RUA dont nous avons besoin, mais d’un véritable revenu universel, individuel et inconditionnel. »Isabelle Maurer, membre du MNCP, RSA 68 et MFRB

« Le revenu universel d’activité n’aura d’universel que le nom. Il ne répond pas aux trois critères définissant un revenu de base : il ne sera pas universel puisqu’il ne ciblera que les personnes en recherche d’emploi. Il ne sera pas inconditionnel puisqu’il s’agira d’accepter une des deux offres d’emploi proposées jugées « raisonnables » par l’administration. Et il ne sera pas non plus individuel puisqu’il n’est pas prévu de revoir dans ce projet le modèle du foyer fiscal ». Nicole Teke, membre du Mouvement Français pour un Revenu de Base

 

12O ANS

Connaissez-vous l’histoire de la LDH ? Ses grandes figures ? Ses grands combats d’hier et d’aujourd’hui ? Ses forces, ses faiblesses ?
Ce numéro spécial d’H&L (80 pages) permet de comprendre que l’histoire de la LDH n’est pas close et s’écrit chaque jour sous des formes renouvelées.

Suivre le lien : https://www.ldh-france.org/hl-numero-183/?fbclid=IwAR3n9GtkMW8N3ffmksmSNn6adNvfXvuW7Fcbdp33-DC8HNTOsg9qfku_GR4

    

AU SOMMAIRE

120 ANS : 1898-2018

ÉDITORIAL
Une histoire utile pour agir au présent LIRE L’ARTICLE
Malik Salemkour

 

1898

La fondation de la LDH : le droit et la justice LIRE L’ARTICLE
Emmanuel Naquet

De quoi la Ligue des droits de l’Homme est-elle le nom ? LIRE L’ARTICLE
Emmanuel Naquet

Les deux élans fondateurs LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

Ludovic Trarieux LIRE L’ARTICLE
Madeleine Rebérioux

Francis de Pressensé LIRE L’ARTICLE
Rémi Fabre

 

1906-1909

L’engagement social de la LDH LIRE L’ARTICLE
Madeleine Rebérioux

L’affaire Durand LIRE L’ARTICLE
Marc Hédrich

Anatole France LIRE L’ARTICLE
Nicole Racine

 

1898-1940

Une association en politique LIRE L’ARTICLE
Emmanuel Naquet

Ferdinand Buisson LIRE L’ARTICLE

 

1914/18-2018

La réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » de la Grande Guerre LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

 

1904/1918-38/1933

Trois conflits qui déchirèrent la LDH LIRE L’ARTICLE
Madeleine Rebérioux

Léon Blum ligueur LIRE L’ARTICLE
Robert Verdier

 

1933-1939

Le rôle antifasciste de la LDH LIRE L’ARTICLE
Madeleine Rebérioux

Jean Zay, militant de la LDH à Orléans LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

1929-1936

Les procès de Moscou LIRE L’ARTICLE
Madeleine Rebérioux

L’antifascisme de la LDH odieusement calomnié LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

Victor Basch, le pourfendeur de Bastilles LIRE L’ARTICLE
Françoise Basch

Paul Langevin LIRE L’ARTICLE
Bernadette Bensaude-Vincent

Au cœur de la LDH LIRE L’ARTICLE
Dominique Guibert

Andrée Vienot, l’Européenne et l’anticolonialiste LIRE L’ARTICLE

René Cassin LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

L’aide juridique LIRE L’ARTICLE
Isabelle Denise

L’affaire Joliot-Curie LIRE L’ARTICLE

 

1898-2018

La défense des droits des femmes LIRE L’ARTICLE
Françoise Dumont

Séverine LIRE L’ARTICLE

 

1954-1962

La LDH et la guerre d’Algérie LIRE L’ARTICLE
Gilles Morin

Daniel Mayer, un président politique pour relancer la LDH LIRE L’ARTICLE
Martine Pradoux

 

1945-1998

Un engagement associatif entre morale et politique LIRE L’ARTICLE
Eric Agrikoliansky

Du Bulletin officiel de la Ligue des droits de l’Homme à Hommes & Libertés LIRE L’ARTICLE
Catherine Teule

 

1978-1983

Le comité « Droits et libertés dans l’institution militaire » LIRE L’ARTICLE
Bertrand Main et Bernard Wallon

Henri Noguères LIRE L’ARTICLE
Claude Pennetier

L’apport du Maitron. Mille sept cents notices pour les droits de l’Homme LIRE L’ARTICLE
Claude Pennetier

Le siège de la LDH LIRE L’ARTICLE

Les trois services du siège LIRE L’ARTICLE
Dominique Guibert

Robert Verdier : portrait d’un ligueur naturel LIRE L’ARTICLE
Daniel Junqua

Françoise Seligmann : un demi-siècle de combats pour les libertés LIRE L’ARTICLE
Entretien avec Gilles Manceron

La bonne mémoire de Drancy LIRE L’ARTICLE
Yves Jouffa

 

1940-1945

Les ligueurs pendant l’Occupation LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

Bertrand Main : un fonctionnaire engagé LIRE L’ARTICLE
Danièle Lochak

 

1998

Manifeste adopté à l’occasion du centenaire de la LDH LIRE L’ARTICLE

 

1940-2000

Paris-Moscou : récit d’une spoliation et d’une restitution LIRE L’ARTICLE
Sonia Combe

 

2000-2018

Histoire et archives de la LDH LIRE L’ARTICLE
Thomas Morel

Madeleine : celle qui n’avait qu’un prénom LIRE L’ARTICLE
Gilles Manceron

Henri Leclerc : une foi inextinguible dans l’humanité LIRE L’ARTICLE
Françoise Dumont

 

2004-2018

La LDH en campagnes LIRE L’ARTICLE
Pierre Tartakowsky

Une action forte et durable dans un monde global LIRE L’ARTICLE
Michel Tubiana

L’engagement dans le champ de la santé et de la bioéthique LIRE L’ARTICLE
Philippe Laville et Tatiana Gründler

Numérique, vie privée et libertés LIRE L’ARTICLE
Maryse Artiguelong