« 14 juillet : fête de notre liberté  et de notre citoyenneté partagée »

COMMUNIQUE DE PRESSE
« 14 juillet : fête de notre liberté
et de notre citoyenneté partagée. »

 

Le 14 juillet, célébration d’unité nationale, mais aussi fête de notre liberté et de notre citoyenneté partagée, nous appelle à revisiter la tradition à laquelle il nous faut donner tout son sens et sa portée pour faire vivre, ici et maintenant, la République comme bien commun.
Pour nous fils et filles de la Réunion et de la République, c’est une ardente obligation de faire de nos diversités le creuset d’une unité réunionnaise où chaque identité particulière se partage avec celle des autres. Cette aspiration au partage et à la solidarité est un idéal que l’on ne peut jamais atteindre complètement mais qui marque le chemin à suivre, la voie de la raison et de l’avenir de notre Île.
Il nous faut pour cela faire face, avec lucidité et détermination, aux risques de radicalisation identitaires ou intégristes qui, à l’heure du numérique, se propagent à grande vitesse, dans un monde chaotique où les mutations rapides laissent perdurer inégalités et injustices, avec notamment une exclusion insupportable pour nombre de nos jeunes concitoyens.
Dans ce contexte, les valeurs de la coopération, du civisme et de l’engagement citoyen sont plus que jamais d’actualité pour soutenir notre cohésion sociale. Les politiques publiques, comme les initiatives de la société civile doivent s’en inspirer.
Il nous faut en particulier redonner tous les moyens nécessaires à l’action d’Education populaire à la Réunion.
Dans cet esprit, la Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion présentera pour la rentrée un certain nombre de propositions d’actions éducatives :
– « LDH en résidence » pour des animations éducatives en partenariats avec les établissements scolaires ;
– Concours de plaidoiries ;
– Journées de formations pour les bénévoles engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes ;
– Concours « Ecrits pour la Fraternité » qui aura cette année pour thème la liberté ;
– Célébration du 30ème anniversaire de la CIDE, avec notamment une journée éducative sur les droits de l’enfant au Centre jacques Tessier ;
– Cycle de conférences à plusieurs voix sur le thème « identités et universalisme » visant à former les responsables et bénévoles associatifs sur les questions des dérives identitaires, communautaristes, intégristes ou sectaires.
Fait à Saint-Denis, le 13 juillet 2019

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
20 rue Lislet Geoffroy – Parking m. bricolage ZI Chaudron – 97490 Ste-Clotilde – TEL : 0692 69 01 71 – 0262 30 15 66
Courriel : saintdenis-reunion@ldh-france.org –

Site : http://site.ldh-france.org/saintdenis-reunion/
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Lutte contre la haine sur Internet : Avis de la CNCDH

#CNCDH
L’avis relatif à la proposition de loi visant la lutte contre la haine sur Internet est disponible sur le site de la #CNCDH https://bit.ly/2JseHKe 11 juil.

Voir ci-dessous la lettre collective signée par diverses associations dont la LDH

 La CNCDH s’inquiète pour le libertés fondamentales et  appelle à revoir entièrement la proposition de loi pour une lutte plus efficace

 

LETTRE OUVERTE COLLECTIVE APPELANT À GARANTIR NOS LIBERTÉS PUBLIQUES DANS LA PROPOSITION DE LOI VISANT À LUTTER CONTRE LA HAINE SUR INTERNET

Lettre ouverte de plusieurs organisations, dont la LDH

À l’attention de : Madame la Garde des sceaux, ministre de la Justice Nicole Belloubet, Monsieur le secrétaire d’Etat chargé du Numérique Cédric O, Madame la députée Laetitia Avia, Madame la députée Fabienne Colboc, Mesdames et Messieurs les députés, Mesdames et Messieurs les sénateurs, Monsieur le Défenseur des droits Jacques Toubon, Monsieur le président de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme Jean-Marie Delarue

Objet : Lettre ouverte collective appelant à garantir nos libertés publiques dans la proposition de loi visant à lutter contre la haine sur Internet

Madame la Garde des sceaux, Monsieur le secrétaire d’Etat, Mesdames les rapporteures, Mesdames et Messieurs les députés, Mesdames et Messieurs les sénateurs, Monsieur le Défenseur des droits, Monsieur le président,

La propagation des contenus haineux a des conséquences particulièrement nocives pour notre démocratie et pour les citoyens. Il est plus que jamais nécessaire de lutter contre ce phénomène. La proposition de loi visant à lutter contre la haine sur Internet actuellement en examen à l’Assemblée nationale entend ainsi traiter un pan de la problématique en renforçant la responsabilité des opérateurs de plateformes dans la modération des contenus en ligne. Cette exigence est légitime et nécessaire. Toutefois, ce texte soulève des inquiétudes quant à ses conséquences sur nos droits et libertés, et notamment les libertés d’expression et d’information ou d’accès à la justice. Depuis l’enregistrement officiel du texte de loi le 20 mars 2019 et ses évolutions, plusieurs de nos organisations ont alerté sur ces risques. Alors que le texte sera très prochainement débattu en séance au Parlement, nous, associations de la défense des droits et de la liberté d’information, instances représentatives de la société civile du numérique et professionnels du droit, initions cette démarche collective pour appeler à une révision profonde de ce texte, et en particulier son article Ier.

L’urgence est d’autant plus grande que d’autres textes en matière de régulation du numérique ou de lutte contre les contenus illicites sont en débat ou lui succéderont dans les prochains mois aux niveaux français et européen. Nous devons impérativement penser la cohérence de ces textes afin d’assurer une régulation efficace des plateformes. Celle-ci ne peut reposer que sur une approche systémique, c’est-à-dire veiller aux systèmes eux-mêmes, plutôt qu’aux contenus. Comme le recommande la MISSION « RÉGULATION DES RÉSEAUX SOCIAUX » dans son rapport paru en mai dernier, il convient de mettre en œuvre une régulation visant à renforcer les obligations de transparence et de diligence de ces acteurs. À ce jour, deux points figurant dans la version actuelle de la loi bousculent l’équilibre fragile entre la dignité humaine et la liberté d’expression, au détriment de cette dernière.

  1. Le manque de définition des contenus visés par la loi

La définition des contenus de haine en ligne est complexe, elle fait encore l’objet de discussions juridiques et académiques. Eu égard au périmètre et à la nature de l’intervention qu’il induit, l’objet de ce texte doit être précisé et doit reposer sur des définitions claires, en particulier en ce qui concerne le caractère « manifestement » illicite d’une « incitation à la haine » ou d’une « injure discriminatoire » à raison de « la race, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap ». Lors du dernier examen de la commission des lois au sein de l’Assemblée nationale, ce périmètre a été étendu au-delà des seules infractions de haine manifeste qui étaient auparavant visées par le texte. Désormais le texte vise toute une série d’infractions qui doivent aussi être retirées sous 24h. Cela est particulièrement inquiétant par exemple puisqu’il peut être utilisé pour faire retirer des contenus « à caractère violent », ce qui est encore plus complexe à caractériser que le discours de haine, et ce sans la décision d’un juge.

  1. La préservation de nos libertés fondamentales par le renforcement de la place du juge judiciaire

Si la position et le comportement des grands acteurs du numérique posent la question de la préservation de notre souveraineté, il est contradictoire de fragiliser cette dernière en donnant aux plateformes des prérogatives propres au domaine du droit et de la justice. Seule la décision de justice, issue du pouvoir de l’Etat institué démocratiquement, est acceptable quand il s’agit de censurer un propos, acte « particulièrement radical » comme le qualifie le Conseil d’Etat dans son avis. La protection de nos droits fondamentaux repose sur l’équilibre des pouvoirs démocratiques.

En matière de régulation des contenus en ligne, comme ailleurs, le rôle de la justice doit être préservé. Le juge doit être au cœur tant de la procédure de qualification des contenus que de la décision de leur retrait ou blocage. L’appréciation du caractère illicite des contenus haineux ne peut être confiée aux seuls opérateurs de plateformes, au risque d’induire une privatisation des fonctions judiciaires et de mettre à mal les garde-fous démocratiques pour nos citoyens. Nous mettons en garde contre le contournement des pouvoirs des autorités judiciaires au profit des autorités administratives indépendantes. Nous préconisons de conforter la place du juge judiciaire, gardien des libertés fondamentales, à tous les niveaux de la lutte contre les contenus illicites et de renforcer les moyens d’action de la justice. Les opérateurs de plateformes doivent avoir la possibilité d’interroger le juge en cas de doute sur le caractère « manifestement illicite » d’un contenu.

Citoyens, associations, professionnels du droit, nous estimons qu’il est essentiel de protéger notre espace public en ligne et la qualité de notre débat démocratique face à des contenus et des stratégies d’acteurs qui participent volontairement ou non à les affaiblir. Mais cet enjeu ne doit pas se faire au détriment de nos droits et libertés. C’est au nom de la défense de ces priorités que nous appelons, collectivement, à redéfinir l’équilibre entre le rôle dévolu au juge et la responsabilité des acteurs privés qui n’est pas atteint par le texte en l’état. Espérant que ces recommandations seront entendues, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre haute considération.

Paris, le 2 juillet

Signataires : Nicolas Chagny, président de l’Internet society France ; Christiane Féral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux ; Henri Isaac, président de Renaissance numérique ; Jacques-François Marchandise, délégué général de la Fing ; Julie Owono, directrice exécutive de l’Internet sans frontières ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme ; Salwa Toko, présidente du Conseil national du numérique

Amnistie partielle pour 220 millions d’immigrants illégaux blancs aux États-Unis / Les Amérindiens

Publié le 20 juin 2019

Migrants et Indiens d’Amérique : la satire au service du bon sens

« Un Conseil de chefs amérindiens a offert une amnistie partielle à environ 220 millions d’immigrants blancs illégaux vivant aux États-Unis. »

Ici et là, on entend que les immigrants devraient retourner d’où ils viennent. Un raisonnement simple… mais qui est loin d’être si évident que ça. Après tout, qui est immigrant ? Celui qui est arrivé après les autres ? Dans ce cas l’immense majorité des Américains devraient se considérer comme immigrants. Le site satirique The Daily Currant s’est amusé à imaginer ce qui se passerait si les peuples autochtones (les Indiens d’Amérique) se penchaient aujourd’hui sur la question de l’immigration. Résultat : drôle mais, surtout, très bien vu !

Voici l’article en question : « Un Conseil de chefs amérindiens a offert une amnistie partielle à environ 220 millions d’immigrants blancs illégaux vivant aux États-Unis. Le problème « blanc » est au coeur de nombreux débats dans la communauté amérindienne depuis des siècles, et les chefs de la communauté ont décidé que le moment était venu de le traiter correctement.

Lors d’une réunion du Conseil des Peuples Amérindiens à Albuquerque, Nouveau Mexique, les chefs amérindiens ont examiné plusieurs propositions sur l’avenir de l’importante population européenne non autorisée sur ce continent. Les anciens ont finalement décidé de prolonger la durée de la citoyenneté pour les personnes sans antécédents criminels.

« Nous sommes prêts à offrir aux Blancs la possibilité de rester sur ce continent légalement et de demander la citoyenneté », explique le chef Wamsutta du peuple Wampanoag.

« En retour, ils devront payer tous les impôts impayés et rendre les terres volées de nos ancêtres. »

« Cependant, toute personne blanche avec un casier judiciaire, sera renvoyée dans les 90 prochains jours dans sa patrie ancestrale. Rush Limbaugh ira en Allemagne, Justin Bieber partira pour le Canada. »

L’immigration blanche illégale augmente rapidement depuis ces 400 dernières années en provenance des pays européens (France, Espagne, et Angleterre). Ces clandestins ont ravi la terre et colonisé les zones occupées par les indigènes.

Certains défenseurs blancs affirment que les immigrés sont une bénédiction, en faisant valoir qu’ils prennent tous les emplois de bureau ingrats dont les autochtones ne veulent même pas.

« Quel autochtone voudrait d’un salaire pépère et d’un coin bureau comme comptable, ou un excès de pouvoir en tant que sénateur ou la fortune de l’un des 500 PDG ? »

D’autres ne sont pas si indulgents. « Pourquoi ne pouvons-nous pas simplement renvoyer tous les Blancs en Europe ? » demande Ité Omácau du peuple Lakota. « Ils ne font que ponctionner notre économie de toute façon. Ils sont venus ici pour voler nos ressources parce qu’ils sont trop paresseux pour développer les leurs… Je n’arrive pas à croire qu’ils devront simplement payer une amende. Ils devraient faire la queue comme tout le monde – derrière les Mexicains. »

Dans la même veine satirique, on pourrait imaginer la même chose chez nous, en remontant bien plus loin : Les Gaulois statuant sur le sort des Romains venus d’Italie ou sur les Francs venus de Germanie. Eh oui, la plupart des civilisations se sont construites sur la base de vagues migratoires successives. Et on voudrait geler tout ça ?

Publié le 20 juin 2016

Grève mondiale pour le climat

[Environnement]
?? 77 organisations, dont la #LDH appellent à rejoindre la grève mondiale pour le climat prévue ce 24 mai 2019.

Les rapports du GIEC et de l’IPBES sont clairs. Nous sommes dans une crise écologique majeure : Dérèglement climatique, destruction de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles… Tout indique que nos modèles sociaux-économiques sont à l’origine de la 6ème extinction de masse. Pour éviter des catastrophes écologiques et sociales, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer drastiquement et rapidement.

Pourtant, face à cette urgence, nous constatons l’insuffisance des actions entreprises par nos dirigeants politiques et économiques. Depuis maintenant plusieurs mois, la jeunesse, consciente des dangers qu’elle encourt pour son avenir, se mobilise massivement partout dans le monde : ​Youth For Climate, et ​Fridays For Future à l’international, sont devenus le symbole du passage à l’action d’une génération déjà pleinement consciente des changements à effectuer dans notre modèle sociétal.

Le 15 mars dernier, 200 000 jeunes en France et 1,8 million dans le monde étaient dans la rue pour porter nos revendications. Le lendemain, 350 000 personnes se sont à nouveau mobilisées pour la Marche du Siècle en plus des 2 millions de soutiens exprimés par les citoyens. Ce n’était qu’un début. Le vendredi 24 mai prochain, de nombreux collectifs, associations, ONG, partis et syndicats se joindront à eux pour une deuxième journée de grève internationale.

Cet appel à la grève est intergénérationnel et dépasse toute frontière : collégien.ne.s, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, travailleur.euse.s, chômeur.euse.s, entrepreneur.euses.s, retraité.e.s et parents doivent lutter ensemble pour préserver leur droit à un futur vivable. Nous demandons que nos dirigeants prennent des mesures concrètes et à la hauteur des enjeux. Ces mesures doivent être compatibles avec une limitation du réchauffement climatique en-dessous de la barre des +1,5°C.
A deux jours des élections européennes, nous voulons aussi adresser un message : nous ne pouvons plus nous permettre de délaisser l’écologie, elle doit être au cœur de toute décision. À cette occasion, les jeunes de Francfort, Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg s’uniront pour faire entendre leur voix devant les grandes institutions européennes. Le monde entier va se mobiliser pour montrer sa détermination à construire un avenir possible.
Nous n’avons plus assez de temps pour nous satisfaire des petits pas, des promesses non actées et des combats séparés. Il est maintenant nécessaire de faire front commun pour obtenir des mesures à la hauteur des enjeux actuels et futurs.
Respect existence or expect resistance. (Respectez l’existence ou attendez-vous à de la résistance.)
Contact presse:
Sandy Olivar-Calvo (Paris) : 06 62 73 80 23
Martial Breton (Paris) : 06 73 16 18 73
Koupaïa Rault (France) : 06 26 17 12 48
Mathis Grossnickel (France) : 07 82 09 87 88
Signataires :
350.org
Action non violente Cop21 (ANVCOP21)
Alternatiba
Amis de la terre
Association des étudiants en médecine d’Angers (ADEMA)
Astérya
Attac
AYYA
Bio consom’acteurs
BIZI!
Boycott Citoyen
CCFD-Terre Solidaire
CEMEA
Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID)
Citoyen.ne.s pour le Climat (CPLC)
Citoyens Lobbyistes d’Intérêts Communs (CLIC)
CliMates
Cnajep
Collectif des Associations Citoyennes
Coopérative Politique Ecologie Sociale
Coopérative EELV
Cop Trotter By EME
Décroissance 2019
Désobéissance Écolo Paris
Écocampus ENS
Éco’llectif
Ecologie au Quotidien Rhône Alpes
Enseignants pour la planète
Etudiants et Développement
Fédération des associations générales étudiantes
FIDL, le syndicat lycéen
Fondation ELYX
Gauche Démocratiques et Sociale
Génération Ecologie
Génération•s le mouvement
Grands Parents pour le Climat
Greenpeace France
GreenSAT
Gret
ll Est Encore Temps
Ingénieurs sans frontières France
Jeunes Écologistes
Jeunes européens
Jeunes Génération.s (Organisation de jeunesse de Génération.s)
La P’tite Rustine
Le mouvement
Le tri sera top
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Little Citizen for Climate
LUPA – Les Universitaires Planteurs d’Alternatives
MAG Jeunes LGBT
MNL – Mouvement National Lycéen
Mouvement Utopia
Notre affaire à tous
Nouvelle Donne Campus
Nous voulons des coquelicots
Objectif21
One Voice
On est prêt
On the Green Road
Osons les jours heureux
Parents For Future France
Parti communiste Français
Poly’RSE (Collectif DDRS du réseau Polytech)

POUR L’INTEROPÉRABILITÉ DES GRANDES PLATEFORMES EN LIGNE

Lettre commune dont la LDH est signataire. (21 mai 2019)

La lettre commune reste ouverte à signature par des associations et entreprises (les individus sont vivement encouragés à se l’approprier et à la diffuser autour d’eux). Pour signer, écrivez-nous à CONTACT@LAQUADRATURE.NET avec « Signature lettre interopérabilité » en objet, puis en précisant le nom de votre organisation dans le mail.

Nous, défenseurs d’un Internet neutre, libre et ouvert, appelons le législateur à agir pour que les grandes plateformes deviennent interopérables avec les autres services Internet. L’interopérabilité garantit à tout le monde de ne pas se trouver captif d’une plateforme : de pouvoir librement la quitter, sans perdre ses liens sociaux, et de continuer à communiquer avec ses contacts. L’interopérabilité permet à quiconque de lire depuis un service A les contenus diffusés par ses contacts sur un service B, et d’y répondre comme s’il y était. L’interopérabilité est garantie lorsqu’elle repose sur des standards ouverts.

Des services comme Facebook, Twitter et Youtube tiennent leur pouvoir du nombre élevé d’utilisateurs et d’utilisatrices qu’ils ont rendu captives : ce grand nombre incite d’autres personnes
à rejoindre leur service, et leur captivité permet de leur imposer une surveillance constante à des fins publicitaires. Aujourd’hui, nombreux sont celles et ceux qui souhaiteraient y échapper mais sont contraints d’y rester sous peine de perdre le contact avec leurs relations. Pourtant, en dehors de ces plateformes, des services interopérables réunissent déjà des millions de personnes (Mastodon, Diaspora, PeerTube…), notamment via le protocole d’interopérabilité ActivityPub publié par le W3C en 2018. Ces réseaux décentralisés, basés sur des logiciels libres, sont co-hébergés par une multitude d’acteurs distribuant largement les coûts entre eux, ce qui contribue à l’émergence de modèles économiques bien plus respectueux des libertés que celui de la publicité ciblée.

Migrer vers ces services permettrait aussi d’échapper à l’environnement toxique entretenu sur Facebook, Youtube ou Twitter. Ces géants favorisent la diffusion des contenus qui maintiennent au mieux notre attention, souvent les plus anxiogènes ou caricaturaux. À l’opposé de la voie prise par les récentes lois de censure, il ne faut pas espérer que ces plateformes freinent la diffusion de propos haineux, trompeurs ou dangereux, car leur modèle économique, au contraire, renforce cette diffusion.

Il est urgent de permettre à toute personne d’échapper à la surveillance et à la toxicité de ces grandes plateformes en rejoignant des services libres, décentralisés et à taille humaine sans conséquences nocives sur ses liens sociaux. La loi doit imposer cette interopérabilité.

Premiers signataires : 42l, AFUL, Alsace Réseau Neutre, April, Aquilenet, Assodev-Marsnet, Bee Home, CECIL, Creis-Terminal Devloprog, Domaine public, FACil, FDN, Framasoft, Franciliens.net, Globenet, Hadoly, Hoga, Iloth, Illyse, La Quadrature du Net, La mère Zaclys, Labomedia, Landinux, Ligue des Droits de l’Homme, LinuQ, Lorraine Data Network, Midway’s Network, MiNET, Mycélium, Nubo scrl-fs, Observatoire des Libertés et du Numérique, Parinux, PauLLA, Picasoft, Projet Internet et Citoyenneté, Revlibre, Ritimo, Rhizome, Sud-Ouest.org, Stolon, Syndicat ASSO–Solidaires, Syndicat des Avocats de France, T.A.C.T.I.C. asbl, Tetaneutral, Yunohost

Le 21 mai 2019

Les enjeux de la protection de l’environnement dans notre Île

14 AVRIL 2019 : LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME A LA REUNION SOUTIENT ET PARTAGE L’ENGAGEMENT POUR LES DROITS ENVIRONNEMENTAUX DES CITOYENS ET DEMANDE LA CREATION D’INSTANCES SPECIALES DE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

LA LDH à la Réunion estime légitime et nécessaire l’engagement de tous ceux qui souhaitent protéger le littoral de notre Île. D’une manière générale, elle soutient et partage l’engagement pour la défense des droits environnementaux des citoyens qui sont inséparables des autres droits.

La protection de l’environnement, sur le littoral comme dans l’ensemble de l’Île, est en effet un enjeu majeur qui appelle la responsabilité citoyenne et le respect de l’Etat de droit.

A ce titre, la Ligue s’inquiète du manque d’informations données aux Réunionnais. Il est donc nécessaire que les citoyens exercent leur vigilance, et organisent les solidarités utiles au-delà de tous clivages politiques traditionnels, dans un esprit de responsabilité, ainsi que dans le respect des personnes et des biens, dans le cadre de l’Etat de droit.

A cet égard, il y a lieu de rappeler que l’exécution des décisions de justice doit recevoir le concours des autorités publiques, sous réserve de l’épuisement des recours légalement formés. Il convient également de souligner que le soutien de l’activité touristique et de l’emploi doit désormais s’inscrire dans une perspective de développement durable et solidaire du territoire.

Concernant les derniers événements qui se sont produits à l’Ermitage sous le regard des forces de l’ordre, il va de soi que des violences matérielles ou des propos racistes, provenant de minorités prétendant agir pour un camp ou un autre, ne sauraient se justifier.

La Ligue considère cependant que ces événements ne peuvent servir de prétexte pour diviser les réunionnais et détourner l’attention des questions qui se trouvent posées sur la protection du littoral et sur les illégalités relevées.

Lorsque l’urgence l’exige, comme c’est le cas pour les constructions faites sur le domaine public maritime à l’Ermitage, la Ligue demande la création, à l’initiative des autorités publiques, de toute instance de concertation spéciale permettant l’information et la participation citoyenne directe. Un dialogue organisé entre les parties concernées et les autorités civiles est aujourd’hui indispensable.

D’une manière générale, face aux divers enjeux de la protection de l’environnement dans notre Île, la Ligue estime nécessaire de développer une démocratie plus participative et une mobilisation citoyenne accrue. De la même manière que dans la tradition réunionnaise, chaque famille s’occupe de sa « cour », nous devrons apprendre à prendre soin collectivement de notre « Île-Jardin ».

Fait à Saint-Denis, le 14/04/2018
Le secrétariat de la LDH à la Réunion
Communiqué de presse

 Brigitte BARDOT :  « des gènes de sauvages, etc… » 

NE PAS S’HABITUER AU RACISME !
UNE RÉPONSE COORDONNÉE DE L’ENSEMBLE DES ACTEURS A LA RÉUNION (ETAT, COLLECTIVITÉS ET ASSOCIATIONS) DEMEURE PLUS QUE JAMAIS ACTUALITÉ

21 mars 2019 : Plainte de la LDH adressée au parquet du TGI de Saint Denis concernant les écrits de Brigitte Bardot dans sa lettre ouverte au préfet de La Réunion en date du 18 mars, et qui a circulé publiquement à partir du 19 mars.

NE PAS S’HABITUER AU RACISME !
UNE RÉPONSE COORDONNÉE DE L’ENSEMBLE DES ACTEURS A LA RÉUNION (ETAT, COLLECTIVITÉS ET ASSOCIATIONS) DEMEURE PLUS QUE JAMAIS ACTUALITÉ

8 avril 2019. La lettre raciste et provocatrice reçue par un député de la Réunion, et faisant référence à la récente intervention délictuelle de Mme Brigitte BARDOT incriminant les réunionnais, de même que différents propos visant un nouveau membre du gouvernement en raison de son origine, sont autant de signes qui montrent la persistance d’un racisme ordinaire et parfois violent, qui se banalise.
Indépendamment des poursuites judiciaires encourues par les auteurs de tels actes, la Ligue des Droits de l’Homme appelle depuis plusieurs années, à un effort éducatif et notamment d’éducation populaire dans notre Île. Alors que l’ensemble des forces vives (cf. Récent avis du CESER de la Réunion) se sont prononcées pour un soutien accru à l’Education populaire, une réponse coordonnée de l’ensemble des acteurs (Etat, collectivités et Associations) demeure plus que jamais d’actualité.

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
97 avenue de Lattre de Tassigny – 97490 Ste-Clotilde – Tél. : 0692 69 01 71
Courriel : saintdenis-reunion@ldh-france.org

 

Alerte : traite à Madagascar !

Enquête sur traite d’humaines entre la Chine et Madagascar

La police des enquêtes spécialisées a arrêté huit personnes, dont deux couples, à Ambohibary Moramanga, lors d’un mariage entre des migrantes malgaches et des chinois. Ils ont été emmené à Antananarivo pour y être interrogé pour traite humaine.

Deux chinois et trois femmes malgaches sont restés en garde à vue, car la police pense qu’ils sont les cerveaux de ce trafic, qui rapporte beaucoup.
Une femme coûte environ 84 millions d’ariary (20 100 €), pour faciliter les démarches, ils se marient civilement avec les femmes. Chaque recruteuse perçoit 500 00 ariary par fille et la fiancée touche 2 millions d’ariary.

« Lorsque tout est prêt, elles organisent la rencontre entre les filles et les chinois venus exprès à Madagascar. La principale actrice de ces activités criminelles est activement recherchée par la SES depuis deux ans pour la même raison« , a expliqué le service communication du ministère de la sécurité publique.

D’ailleurs, « les prospects chinois viennent se marier avec elles à Madagascar en corrompant des agents de la commune afin de couronner leur mariage. Toute cette étape dans le but d’amener les migrantes à l’étranger qui leur serviront ensuite d’esclaves, parfois sexuelles« , a indiqué le service.

Centenaire de l’armistice : à l’école Henri Dunan de St Denis #LaRéunion

Centenaire de l’armistice. .à l’école Henri Dunan de St Denis..974.des chants proposés par chaque classe.. des chants magnifiques orchestrés sous la houlette d‘un enseignant virtuose musicien…un monument aux morts symbole de la Grande Guerre dans chaque village de France…ici dans la cour…confectionné par les CM2…une allocution d « Ericka Bareigh députée et d »Isnelle Goulgnar de la Ligue des Droits de l’Homme en présence de Brigitte Adame élue du secteur
Un grand moment de souvenir citoyen…autour des valeurs de CONSTRUCTION de la Paix…émotion garantie pour élèves parents invités voisins réunis pour la Marseillaise reprise en choeur avec coeur.?

La Réunion qui envoya alors presque 5000 soldats sur les champs de bataille…