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Bienvenue à la section réunionnaise de la LDH

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
97 avenue de Lattre de Tassigny  – 97490 Ste-Clotilde  
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Bureau 2019- 2020

– Dominique RIVIERE, Président,
– Adrien BARET, Vice-Président,
– Isnelle GOULJAR, Vice-Présidente,
– Jean-François RIVOLO, Vice-Président,
– Reine-Claude GRONDIN, Secrétaire,
– Jacques PENITOT, Trésorier,
– Virginie HOAREAU, membre du bureau chargée de l’éducation populaire,
– Christiane SUDNIKOWICZ, membre du bureau chargée du droits des femmes et de l’environnement,
– Jean FAUCONNET, membre du bureau chargé de la commission spéciale de réflexion sur la rénovation de la LDH.

La ligue est organisée en groupes de travail spécialisés auxquels les membres et sympathisants sont invités à participer.

Lieux de réflexion et de proposition, les groupes de travail thématiques permettent de préparer les décisions du Comité central et diffuser informations et analyses en direction des sections, des fédérations et des comités régionaux – notamment à travers la revue Hommes & Libertés. Ces groupes de travail organisent également des réunions d’information, des débats et des sessions de formations.

Vous souhaitez participer, rejoindre un ou deux groupes de travail ?

  • DÉMOCRATIE ÉCONOMIQUE, TRAVAIL ET DROITS DE L’HOMME
  • DISCRIMINATIONS, RACISME, ANTISÉMITISME
  • ENVIRONNEMENT
  • IMMIGRÉS
  • LUTTE CONTRE LES EXTRÊMES DROITES
  • JEUNESSE ET DROITS DE L’ENFANT
  • JUSTICE-POLICE
  • LAÏCITÉ
  • LIBERTÉS ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
  • LOGEMENT
  • MAGHREB / MOYEN-ORIENT
  • MÉMOIRES, HISTOIRE, ARCHIVES
  • PRISONS
  • ROMS
  • SANTÉ, BIOÉTHIQUE

IMPORTANT : vous ne pouvez pas vous inscrire à plus de deux groupes de travail. Être inscrit à un groupe de travail signifie s’investir sur le sujet et dans la mesure du possible participer aux réunions.

TÉLÉCHARGER LE BULLETIN D’INSCRIPTION AUX GROUPES DE TRAVAIL DE LA LDH

En finir avec la surpopulation carcérale

OIP : #DécroissanceCarcérale Pour la 1re fois depuis près de 20ans, il y a moins de prisonniers que de places de #prison : plus de 1000 personnalités appellent E. Macron à saisir cette occasion historique. La France ne doit pas renouer avec l’inflation carcérale
https://oip.org/…/en-finir-avec-la-surpopulation-carcerale…/

« Pour la première fois depuis près de vingt ans, il y a en France moins de prisonniers que de places de prison » : c’est pour cette raison qu’une quarantaine d’associations et organisations professionnelles de la justice, mais aussi des personnalités publiques telles qu’Anne Sinclair, Philippe Claudel, Annie Ernaux, Bruno Solo ou Olivier Py, des hommes et des femmes politiques de tous bords (de la France insoumise aux Républicains en passant par la République en marche), des avocats (Henri Leclerc, Éric Dupond-Moretti, notamment) et leurs représentants (Conseil national des barreaux, Conférence des bâtonniers) rejoignent des centaines d’universitaires, avocats, magistrats, personnels de l’administration pénitentiaire, travailleurs sociaux, soignants pour signer une lettre ouverte adressée au président de la République mercredi 3 juin.

Alors que la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme l’engageant à mettre un terme à la surpopulation carcérale est définitive depuis ce 30 mai, ils sont près de mille à s’exprimer pour la première fois d’une seule et même voix pour adresser un appel à Emmanuel Macron : la France ne doit pas renouer avec l’inflation carcérale.

George FLOYD : Racisme et violences policières

EN MÉMOIRE ET PROTESTATION
POUR LE MEURTRE DE GEORGE FLOYD
CONTRE LE RACISME ET LES VIOLENCES POLICIÈRES
RASSEMBLEMENT AU JARDIN DE L’ETAT
CE JOUR 2 JUIN 2020 A 19H00

LDH à la Réunion SIGNEZ LA PÉTITION POUR UNE POLICE SANS RACISME !
La Ligue des droits de l’Homme (LDH) a déposé plainte auprès du procureur de la République de Bobigny, seul territorialement compétent pour ouvrir une enquête préliminaire ou une instruction concernant les graves faits qui se sont déroulés dans la nuit du 26 au 27 avril à l’Île-Saint-Denis.
La plainte vise l’infraction de violences volontaires aggravées par le caractère raciste, la réunion et le fait que ces faits soient commis par des personnes dépositaires de l’autorité publique. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont en effet révélé qu’un grand nombre de policiers, dont un commissaire, ont proféré des insultes à caractère raciste à l’encontre d’une personne qui venait d’être repêchée de la Seine. Les rires et les moqueries suivis de cris de la victime dans le fourgon policier laissant penser à des violences à caractère raciste, ne sauraient rester impunis.
Il est de la responsabilité du gouvernement d’agir rigoureusement contre ces comportements violents et ces propos racistes proférés par des forces de police.
Paris, le 27 avril 2020
https://pourunepolicesansracisme.wesign.it/fr

MALTRAITANCES sur Personnes âgées

Pour une enquête immédiate sur les maltraitances qui pourraient avoir été commises dans les maisons d’accueil et pensions irrégulières pour personnes âgées.

A l’occasion de la crise de Covid 19, des révélations de la presse ont fait état de la situation irrégulière de différents lieux et pensions accueillant des personnes âgées, faisant ressortir que cette situation était de longtemps connue et plus ou moins tolérée par les autorités, du fait d’une insuffisance de l’investissement public pour des établissements agréés.
Mais à travers divers témoignages mis à jour à cette occasion, ont aussi été dénoncés des faits de malveillance graves visant des personnes âgées vulnérables et dépendantes dans notre Île (privation de nourriture et de soins, séquestration dans les chambres, ligotage sur des sièges, brimades diverses, etc…).
Dans ces circonstances, l’audit que l’ARS et le Département ont annoncé sur les maisons d’accueil illicites à la Réunion, ne saurait à l’évidence suffire. Il viserait en effet seulement, selon les explications des autorités, à permettre la régularisation d’un certain nombre d’établissements et leur mise en conformité sociale et sanitaire.
Cependant, au vu du caractère délictueux des faits de maltraitance supposés ou visés, tels que révélés par la presse et divers témoignages, une enquête pénale complète apparaît indispensable. Dans ces conditions, la Ligue des droits de l’Homme à la Réunion a adressé ce jour un courrier à Monsieur le Procureur de la République, afin de demander que soit diligentée ou élargie, dans les meilleurs délais, une telle enquête, avec le cas échéant, un appel public à témoins.
Parallèlement, la Ligue informe les autorités civiles, dont les maires, de cette démarche en les appelant à solliciter de même une enquête pénale. La Ligue appelle les familles de personnes âgées ayant constaté des maltraitances à témoigner et se déclare disponible pour recueillir de tels témoignages.

Fait à Saint-Denis, le 26/05/2020

APPEL A TEMOINS
SUR MALTRAITANCES SUR PERSONNES AGEES en pension d’hébergement
Personnels soignants, visiteurs des familles, si votre attention a été alerte ou si vous avez fait des signalements, merci de prendre contact avec la Ligue (Votre anonymat sur votre demande sera sauvegardé) :
0692 69 01 71
saintdenis-reunion@ldh-france.org

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
97 avenue de Lattre de Tassigny – 97490 Ste-Clotilde – TEL : 0692 69 01 71
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Site : http://www.ldh-france.org/section/saintdenis-reunion/
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STOPCOVID : ATTENTION DANGER !

Géolocalisation, traçabilité et drones face au Covid-19 : Jacques Toubon donne l’alerte 1 avr. 2020

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/73457-geolocalisation-tracabilite-drones-face-covid-jacques-toublon-alerte?fbclid=IwAR1X05zbZEAX33f2AaDLBLl5ncxgkgBtclhRPi1gGrzrQDEv-NepQF8E_d8

Le défenseur des Droits, Jacques TOUBON

Nouvelle Lettre ouverte concernant le Vote sur la mise en œuvre de l’application StopCovid
Lettre ouverte aux député-es de Malik Salemkour, président de la LDH

Mesdames les députées, Messieurs les députés,
Le 24 avril, nous vous avions exposé les raisons de s’opposer à la mise en œuvre de l’application de suivi de contacts StopCovid, destinée à lutter contre la pandémie de Covid-19 et présentée comme une application de déconfinement.
Après des discours contradictoires du gouvernement, les débats et le vote ont finalement été reportés au mercredi 27 mai.
Qu’avons-nous appris de nouveau sur cette application qui aurait pu vous convaincre de voter favorablement ? Rien !
Le secrétaire d’Etat au numérique sera entendu ce mardi 26 mai par la Commission des lois et vous serez amenés à débattre et voter, dans des conditions de fonctionnement toujours dégradées, dès le lendemain.
Les informations communiquées par le gouvernement, notamment sur un site dédié (https://www.economie.gouv.fr/stopcovid), ne permettent toujours pas de considérer que cette application ne représente pas un danger pour la vie privée et les libertés.
En effet cette application serait destinée à « contribuer au travail des médecins et de l’Assurance maladie, pour alerter au plus vite les personnes ayant été en contact avec les personnes malades de la Covid-19, et ainsi casser la chaîne de transmission ».

La question de l’anonymat reste posée

L’application StopCovid serait installée volontairement sur les smartphones à partir des « magasins » GooglePlay ou de l’AppleStore, et un serveur central sécurisé générera des pseudonymes stockés sur les smartphones qui enregistreront, toujours grâce au Bluetooth, les pseudonymes des smartphones à proximité desquels (au moins un mètre) ils seront restés au moins quinze minutes.
Lorsqu’une personne aura été testée positive, elle pourra alerter les personnes qu’elle a croisées, en partageant son pseudonyme et ceux des personnes croisées qui se trouvent dans son application avec la base de données centrale. Or le propre d’un pseudonyme est qu’il n’est qu’une technique permettant de cacher l’identité au plus grand nombre mais qu’il reste toujours un moyen de retrouver l’identité en question.
Une donnée totalement anonyme n’est plus une donnée à caractère personnel, or le fait que le gouvernement demande l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) confirme bien qu’il s’agit de données personnelles. Par ailleurs tous les utilisateurs ont pu constater que lorsqu’ils installent une application à partir de ces « magasins » gérés par Google ou Apple ils « offrent » de gré ou de force des données personnelles à ces entreprises, ce qui n’est pas anodin pour cette application.
L’utilisation de données personnelles doit respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD) et notamment un consentement libre spécifique et éclairé de la personne concernée. Le gouvernement considère que l’utilisation de l’application étant basée sur le volontariat, celui-ci vaudrait consentement, or il ne donne aucune garantie sur les suites données aux déclarations de contamination : devra-t-on avoir installé l’application pour accéder aux tests, masques ? Sera-t-elle obligatoire pour accéder à son entreprise, lieux publics, etc. ? Déjà certains suggèrent d’offrir aux porteurs de l’application « 50 km ajoutés aux 100 autorisés » à ce jour…
Si l’accès à ces bénéfices ou « bonus » dépendait de l’installation de l’application, cela constituerait une discrimination vis à vis d’une grande partie de la population et, par ailleurs, le consentement ne serait plus libre.

Les problèmes liés au Bluetooth demeurent

En plus de risque de piratage, cette technologie n’est pas fiable quant à la mesure des distances. De plus elle est « aveugle » aux barrières protectrices que représentent un mur, une vitre séparant deux personnes porteuses d’un smartphone, ce qui risque de générer de fausses alertes, et elle ne fonctionne pas lorsque ce dernier est en mode veille.
La question de l’efficacité reste posée dans la mesure où, pour que l’objectif de StopCovid soit atteint, il faudrait qu’au moins 60% de la population utilise l’application et que tout le monde dispose d’un smartphone (or seulement 77 % des Français en avaient un en 2019) et, même si le gouvernement étudie encore à ce jour les possibilités de rendre StopCovid accessible au plus grand nombre grâce à des solutions alternatives au smartphone, il est fort peu probable que 60% de la population utilise StopCovid…
Un mois après l’annonce d’un débat et d’un vote, il apparaît qu’aucune garantie et amélioration notable n’aient été apportées.

C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas céder aux pressions et à nouveau de refuser de voter ce projet qui, contrairement à une augmentation significative des moyens pour la recherche scientifique et les systèmes de santé publique, n’apportera rien à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et porte au contraire de graves dangers pour notre vie privée et nos libertés.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames les députées, Messieurs les députés, l’expression de nos salutations les meilleures.

Malik Salemkour, président de la LDH

Paris, le 25 mai 2020Ligue des droits de l’Homme25 mai, 20:50 · 

#StopCovid | 🚨 Demandons aux député-es de pas céder aux pressions et à nouveau de refuser de voter ce projet qui, contrairement à une augmentation significative des moyens pour la recherche scientifique et les systèmes de santé publique, n’apportera rien à la lutte contre l’épidémie de #Covid19 et porte au contraire de graves dangers pour notre vie privée et nos libertés.
Aidez-nous à les interpeller !
➤ https://www.ldh-france.org/nouvelle-lettre-ouverte-concerna…

RETOUR À L’ÉCOLE :

04.05.2020
RETOUR À L’ÉCOLE : N’OUBLIONS PAS LES ENFANTS LES PLUS VULNÉRABLES !
Communiqué commun et LETTRE OUVERTE COMMUNE à l’attention du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse pour demander à ce que les mesures de renforcement de la continuité éducative soient étayées et élargies à tous les enfants en situation de précarité

A partir du 11 mai prochain, certains élèves reprendront le chemin de l’école. Pour ceux qui ont été privés de continuité scolaire durant le confinement, faute d’accès au numérique ou d’accompagnement suffisant, les problématiques sont multiples. A l’urgence sanitaire est venue s’ajouter, pour de nombreuses familles, une urgence éducative.

La récente volonté exprimée par le gouvernement de concentrer les efforts pour lutter contre les inégalités et favoriser la continuité éducative des enfants les plus vulnérables constitue un premier pas salué par nos organisations. Cependant, alors que ces mesures sont destinées aux élèves des quartiers prioritaires de la politique de la ville et des « cités éducatives », nos organisations constatent qu’au-delà des territoires ciblés, les enfants et les jeunes en situation de grande précarité vivant en bidonvilles, squats, hôtels sociaux, hébergement d’urgence et d’insertion, aires d’accueil de gens du voyage, structures de la protection de l’enfance, sont exposés à des difficultés et des risques accrus de décrochage alors même que leur relation à l’école est essentielle.

Dans leur lettre adressée au gouvernement, nos associations dressent un état des lieux des principaux obstacles rencontrés par les enfants et les familles qu’elles accompagnent : entre 70 % et 80 % d’entre elles ne disposent ni d’un ordinateur, ni d’une tablette, ce qui rend quasiment impossible l’accès à l’enseignement à distance mis en place actuellement, qui repose entièrement sur la communication numérique. L’accès à l’électricité, à une connexion internet ou à un espace personnel est lui aussi compromis. Les adultes, souvent allophones et dépassés par les programmes scolaires qu’ils maîtrisent mal, sont souvent désarmés et peinent à accompagner et aider efficacement leurs enfants dans leur scolarité et l’appui aux devoirs. De nombreux parents rencontrent également des difficultés dans l’utilisation du numérique. Malheureusement pour beaucoup de ces familles, et ce malgré l’engagement des professeurs et associations, le maintien du lien se révèle très difficile, voire impossible.

Fortes de ces constats, nos associations demandent des mesures concrètes pour une meilleure prise en compte de tous les enfants et jeunes et de leurs besoins afin que le droit à l’éducation soit effectif pour toutes et tous. Parmi elles :

s’assurer que les mesures, destinées aux quartiers prioritaires, à la protection de l’enfance et à certains centres d’hébergement, bénéficient effectivement à l’ensemble des enfants et jeunes en grande précarité (bidonvilles, aires d’accueil de gens du voyage, squats, accueils sociaux, foyers, etc.), afin que tous puissent accéder aux outils informatiques ;
ils doivent aussi bénéficier de l’accompagnement scolaire prévu pendant l’été 2020 et pendant l’année 2020-2021 pour rattraper le retard, tout en s’assurant que ces mesures ne soient vécues ni comme une punition, ni comme un facteur de stigmatisation ;
au vu de l’impact différentiel du confinement sur la scolarité des enfants en fonction de leur milieu social et de leurs conditions de vie, il est impératif que la période actuelle soit uniquement considérée comme une période de consolidation des acquis, et que celle-ci ne soit pas considérée comme ayant été « suivie » par les enfants et les jeunes ;
l’investissement de l’Etat dans l’égalité numérique doit permettre à tous les enfants et jeunes d’être équipés et avoir accès à une connexion, et à tous les enseignants d’être formés à l’accompagnement des élèves à distance ;
développée cette année par le gouvernement dans les squats et bidonvilles, la médiation scolaire doit être renforcée dans la durée et élargie à tous les enfants et jeunes qui en ont besoin, quel que soit leur lieu de vie. En effet, l’attention portée aux élèves les plus fragiles à l’occasion de cette période de crise ne doit pas faire oublier les enfants et jeunes en situation de précarité les plus éloignés de l’école, qui ne sont pas encore élèves.
Aujourd’hui plus que jamais, le défi du respect du droit à l’éducation pour chaque enfant et chaque jeune revêt une importance considérable pour tous les acteurs de l’éducation et du secteur social. Ensemble, nous appelons le gouvernement à s’engager pour que le droit à l’éducation soit effectif pour tous les enfants en métropole et en Outre-mer et pour faire de la devise républicaine une réalité pour tous et toutes.

TÉLÉCHARGER LA LETTRE OUVERTE
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Déconfinement progressif : Rentrée scolaire le 18 mai 2020

Après la stratégie gouvernementale, fixant un cadre politique de déconfinement suite à la situation sanitaire actuelle, la LDH à la Réunion, fidèle à son engagement dans le souci du respect des droits, notamment celui de l’éducation, s’interroge sur les mesures proposées pour la rentrée des classes le 18 mai dans l’île.

La reprise de l’école est un impératif pédagogique dans un souci d’égalité et de justice sociale, avec toutes les mesures de sécurité annoncées et respectueuses des règles communes.
Ce retour à la vie scolaire en mode volontariat, suscite le doute, auquel s’associe la LDH, chez les parents, enseignants et élèves, devant le manque de moyens cruciaux, favorables à la transmission de nouveaux savoirs et au bon fonctionnement de l’école.

Il est évident que les mesures exceptionnelles instaurées ont montré leurs limites.
L’usage du numérique a révélé les inégalités. Beaucoup d’enfants n’ont pas pu se connecter, malgré les efforts déployés par les enseignants.
Les jeunes les plus défavorisés et en difficulté, avaient disparu des radars pédagogiques Cette situation s’est amplifiée au fil des semaines.
Chacun sait qu’aucun écran ne peut remplacer la présence du maître auprès de ses élèves.
Cette situation pose réflexion, d’autant plus que « la carte météo COVID » proposée repose sur un constat : pas de vaccin, aucun remède.
Un déconfinement progressif pénalisant encore plus les enfants de familles défavorisées (cantine non assurée dans certaines communes, écoles insuffisamment équipées….) ne peut être la solution adaptée.

• Pour la réussite scolaire et l’égalité des chances de nos jeunes dans un contexte sanitaire satisfaisant,
• Pour une meilleure prise en compte de leurs besoins, dans le respect du droit à l’éducation,
La LDH demande :
– La mise en place d’un plan d’aide aux élèves démunis
– l’annulation de la suppression des 53 postes d’enseignants prévus à la rentrée scolaire 2020-2021
– Le port du masque grand public ou « pédiatrique » gratuit pour tous les élèves.
– Qu’aucun établissement ne devrait fonctionner sans que les règles communes soient respectées.
– Des tests obligatoires pour tous.

D’autant plus que le Conseil scientifique prévoit 3000 à 4000 nouveaux cas à partir du 11 mai (discours du Premier ministre).

Devant tant d’incertitudes, la LDH à la Réunion, dans un souci de solidarité avec la communauté éducative, et afin d’éviter un redémarrage de l’épidémie sur notre territoire, demande aux autorités locales de reporter la rentrée scolaire.

Saint-Denis, le 09/05/2020

La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
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Paris, le 4 mai 2020

ETAT D’URGENCE SANITAIRE

Démocratie, Libertés, Citoyenneté en question …

LA DÉMOCRATIE ET LES DROITS FONDAMENTAUX
NE SONT PAS CONFINES.
Notre île traverse la crise sanitaire liée au Covid 19 depuis déjà de longues semaines. Les mesures prises nationalement comme le confinement, la fermeture des établissements scolaires, la fermeture des activités commerciales non-essentielles sont autant de facteurs limitant la propagation du virus dans notre territoire.
La restriction des vols commerciaux et le contrôle sanitaire des passagers à l’arrivée, avec mise en quarantaine, permettent également de limiter l’importation de nouveaux cas. Cependant, la Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion s’étonne de la mise en place tardive de ces mesures qui prises plus tôt, auraient réduit notre exposition et les conséquences qui en découlent.
Le manque de moyens a par ailleurs été signalé par l’ensemble des acteurs de soins. Ceci constitue un sujet sérieux d’inquiétude tant pour eux que pour la population. Heureusement, la solidarité et l’esprit de responsabilité de la population réunionnaise ont tenté de pallier localement ces manques autant que possible.
Dans ce contexte anxiogène, nous appelons l’Agence Régionale de Santé à faire preuve d’un maximum de transparence par une communication claire et précise sur les moyens à disposition mais aussi sur les moyens et mesures à venir.
Selon l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la santé est un droit fondamental. La Réunion, département français d’Outre-mer, a droit à une traitement égalitaire tenant compte de ses spécificités sanitaires, notamment en raison du nombre élevé de personnes souffrant du diabète ou de cardiopathie.
Le Président de la République a annoncé lundi la mise en œuvre d’un déconfinement progressif à compter du 11 mai 2020. Dans ce contexte nous appelons les différentes autorités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter un redémarrage de l’épidémie sur notre territoire. Protéger la santé de nos concitoyens et limiter les conséquences d’une crise économique et sociale sont des enjeux majeurs pour la Réunion.
Nous appelons d’ores et déjà au développement d’une économie locale plus forte, à la consolidation indispensable de nos services publics, à la mise en œuvre d’un soutien social apporté aux plus démunis, aux femmes victimes de violence et à l’éducation des enfants des familles défavorisées.
C’est donc dans un souci de respect des droits de chacun que la Ligue des droits de l’Homme à La Réunion sera particulièrement vigilante sur la mise en œuvre des mesures à venir et sur leurs conséquences. Elle tient à rappeler, en toute indépendance, un certain nombre de principes :
– La démocratie ne saurait être confinée ni confisquée ; la pandémie n’est pas un blanc-seing donné aux autorités publiques et en particulier au pouvoir exécutif ;
– Les citoyens doivent, au titre de la protection sanitaire, se montrer disciplinés et solidaires, mais ils conservent leur droit d’expression, d’évaluation politique et de critique ;
– Les autorités publiques ont l’obligation de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, en s’attachant à répondre, dans le langage le plus simple, aux interrogations et critiques qui leurs sont adressées.
Les citoyens victimes d’une discrimination et d’une atteinte à leurs droits peuvent contacter la LDH à la Réunion au 06 92 69 01 71 ou par mail (saintdenis-reunion@ldh-france.org ou juridique@ldh-france.org).
A tous, bon courage ! Tienbo, larg pa. Rest’ la Kaz.
Saint-Denis 17/04/2016
La Ligue des Droits de l’Homme à la Réunion
97 avenue de Lattre de Tassigny – 97490 Ste-Clotilde – TEL : 0692 69 01 71
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LETTRE OUVERTE CONCERNANT LE VOTE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L’APPLICATION STOPCOVID adressée aux député-e-s ainsi qu’aux sénateurs et sénatrices

Mesdames les députées, Messieurs les députés // Mesdames les sénatrices, Messieurs les sénateurs,

En principe, le 28 avril à l’Assemblée nationale ou le 29 avril au Sénat, vous serez appelé à un débat suivi d’un vote sur l’éventuelle mise en œuvre de l’application de suivi de contacts StopCovid, destinée à lutter contre la pandémie Covid-19 et présentée comme une application de déconfinement.

Installée sur les smartphones, cette application serait capable d’alerter son propriétaire s’il a « croisé », dans les jours qui précèdent, une personne atteinte de la maladie afin qu’elle prenne les précautions d’usage pour d’arrêter la propagation de la maladie. Un service d’attribution de pseudonymes permettrait à StopCovid de ne pas révéler l’identité de la personne infectée croisée, et le Bluetooth ne permettrait pas la géolocalisation.

Annoncée comme conforme, notamment aux principes du Règlement général sur la protection des données (RGPD), elle respecterait la vie privée dans la mesure où l’anonymat des alertes serait garanti, et où l’utilisation du Bluetooth ne permettrait pas de géolocaliser les personnes, elle ne serait installée que sur la base du volontariat.

Présentée comme étant d’une grande simplicité, StopCovid comporte pourtant de nombreux paramètres qui posent problème, qu’ils soient d’ordre technologiques, médicaux, scientifiques ou éthiques.

Si le Bluetooth ne permet pas de géolocaliser les personnes, il ne permet pas non plus d’évaluer avec précision la distance entre celles-ci, ni même de détecter si elles étaient séparées par un plexiglas, une vitre ou un mur.

Comme il permet d’accéder aux données du téléphone, y compris contre la volonté de son propriétaire, son activation est généralement déconseillée et doit donc être volontaire mais il peut être désactivé par certaines fonctions du téléphone, comme la lecture de sa messagerie ou autre, ce qui rendra StopCovid inopérant.

Entre les deux principaux systèmes opérationnels sur les smartphones, (IoS pour les Iphones d’Apple et Android de Google pour la plupart des autres marques) les connexions Bluetooth passent mal, c’est pourquoi les deux entreprises proposent exceptionnellement un protocole de communication entre leurs deux systèmes, protocole dont on peut craindre qu’il permette aux deux « géants » d’avoir accès à quelques données du téléphone. C’est aussi la raison pour laquelle le secrétaire d’Etat au numérique a demandé à Apple de modifier cette désactivation du Bluetooth par défaut, allant ainsi à l’encontre des principes du RGPD alors qu’il devrait en être l’un des garants.

Par ailleurs quelles que soient les promesses d’anonymat, il n’est techniquement pas possible de le garantir, même si l’on nous affirme qu’un serveur central qui distribuerait des pseudonymes sera « honnête et sécurisé ».

Les connaissances sur les modes de transmission du virus sont encore incertaines, et comme le Bluetooth ne permet pas de mesurer la distance entre les personnes ni la durée du « contact », les alertes de l’application pourraient signaler de nombreux « faux positifs ». D’un autre côté, se déclarer atteint du Covid-19 (ou être déclaré par une autorité non encore définie) nécessite d’avoir été testé, or les tests manquent et sont pratiqués avec parcimonie. Par ailleurs, selon les projections mathématiques, il serait nécessaire pour que StopCovid soit efficace qu’au moins 60 % de la population l’installe, or même dans un Etat comme Singapour, pourtant donné en exemple, moins de 20 % de la population a installé l’application équivalente (et le confinement a dû être rétabli).

Le choix d’utiliser les smartphones est un facteur de discrimination qui mettra toute une partie de la population à l’écart. En effet seulement 44 % des « plus de 70 ans » possèdent un téléphone portable tandis qu’au moins 14 % des Français ne sont pas à l’aise avec les manipulations comme l’activation du Bluetooth ou l’installation d’une application, pourtant ce sont souvent les populations considérées comme les plus « à risques ».

Les problèmes techniques relevés pourraient, a contrario, mettre en danger les individus trop confiants dans l’application qui ne pourra pas signaler qu’un malade qu’ils n’ont jamais croisé a touché la poignée de porte de leur boutique préférée.

L’installation de StopCovid sur la base du volontariat traduirait le consentement des individus, mais le caractère libre et éclairé de celui-ci n’est pas avéré. En effet la pression sociale et patronale, l’éventuel refus d’accès à certains services, la stigmatisation des « réfractaires » risque d’obliger un grand nombre de personnes à l’installer.

Enfin la solution technologique que l’on vous propose de voter pour mettre fin à la pandémie porte en elle le risque d’une habituation à une surveillance généralisée, banalisée et pérenne. La fin de la pandémie étant tout à fait incertaine, la suppression de l’application, que l’on nous promet à la fin de la crise sanitaire, risque de ne jamais intervenir, d’autant plus qu’elle pourrait bien servir pour prévenir d’autres risques à venir.

Les risques d’atteinte au respect de la vie privée et au secret médical, les risques de surveillance généralisée au regard d’une efficacité tout à fait incertaine conduisent la Ligue des droits de l’Homme (LDH) à vous demander instamment de vous opposer au projet StopCovid.

Vous comprendrez que cette démarche soit rendue publique.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames les députées, Messieurs les députés // Mesdames les sénatrices, Messieurs les sénateurs, l’expression de nos salutations les meilleures.

Malik Salemkour, président de la LDH

Paris, le 24 avril 2020

DES MAUX EN MOTS : Droits des femmes, Egalité !

Magnifique après-midi ce 7 mars pour prendre ensemble COURAGE et continuer la lutte pour l’Egalité et les DROITS DES FEMMES, avec Pti Colibti, l’AFAR, Lilomots et la LDH à la Réunion, le Film les 30 COURAGEUSES de la REUNION de Jarmila BUSKOVA, les expressions des élèves et celles des conteurs et poètes. Le COURAGE de prendre la parole pour faire vivre les droits des femmes et faire s’envoler notre humanité à deux ailes. GÉNÉRATION ÉGALITÉ ! Merci à tous.

Injures raciales : Brigitte Bardot devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis en juillet prochain

Sur plainte de la LDH,

Madame Brigitte BARDOT comparaîtra

pour injures raciales !

Dans une lettre adressée au préfet de La Réunion en mars 2019, Brigitte Bardot avait dénoncé l’errance animale et s’en prenant violemment aux Réunionnais. Suite à ses propos, Brigitte Bardot sera convoquée devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis, en juillet, pour injures raciales.

Elle s’en prenait violemment aux Réunionnais et affirmait qu’ils ont des « des gènes de sauvages » et des « réminiscences de cannibalisme ». Brigitte Bardot décrivait La Réunion comme « l’île du diable ». Elle qualifiait les Réunionnais d' »autochtones » qui « ont gardé leurs gênes de sauvages ».

« J’ai honte, écrivait-elle, de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore, des risques que prennent les êtres humains qui tentent au péril de leurs vies de sauver des chiens, des chats pris pour cible par une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches ».

 

“CONTRE LA DÉRIVE AUTORITAIRE EN INDE “

12 MARS 2020 – TRIBUNE, DONT LA LDH EST SIGNATAIRE, “CONTRE LA DÉRIVE AUTORITAIRE EN INDE “, Tribune collective, dont la LDH est signataire.

https://www.ldh-france.org/12-mars-2020-tribune-dont-la-l…/…
Alors que l’Union Européenne et l’Inde souhaitent renforcer leurs relations bilatérales, en particulier sur le plan économique, sécuritaire et environnemental, des organisations de la société civile, font part de leurs vives inquiétudes face aux régressions démocratiques et aux violences en cours en Inde. Ils appellent le gouvernement Français à s’exprimer fermement contre ces dérives.

Cette tribune est le fruit d’un constat partagé et d’une préoccupation collective de nombreux acteurs de la société civile en France : mouvements sociaux, organisations de défense des droits humains, syndicats, organisations de solidarité internationale. Certaines de ces organisations sont néanmoins contraintes de demeurer anonymes et ne peuvent apposer leur signature car cette dernière risquerait de mettre en danger leurs partenaires indiens.

Alors que l’Union Européenne et l’Inde souhaitent renforcer leurs relations bilatérales1, en particulier sur le plan économique, sécuritaire et environnemental à travers la prochaine adoption de leur agenda conjoint de coopération 2020-2025, nous, organisations de la société civile, faisons part de nos vives inquiétudes face aux régressions démocratiques et aux violences en cours en Inde et appelons la France, « amie » et alliée « de confiance » 2 de l’Inde à s’exprimer fermement contre ces dérives.

La relation privilégiée et les liens forts entre l’Inde et l’Union Européenne, sont fondés, selon cette dernière, sur des valeurs communes, aux premiers rangs desquelles un « engagement mutuel en faveur de la démocratie, de l’état de droit et des droits humains »3. — Or, depuis l’accession au pouvoir du BJP, un parti nationaliste hindou, en 2014, la SITUATION DES DROITS HUMAINS INDIENNE NE CESSE DE SE DÉTÉRIORER.

En effet, la répression et la violence d’État subies par la société civile, les journalistes, les avocat·e·s ou les syndicalistes ne cesse de croître et se traduit de différentes façons : arrestations et intimidations de militant·e·s, « cas fabriqués » contre des leaders communautaires ou des défenseurs des droits, assassinats de journalistes, traque des ONG critiques, multiplication des accusations de « sédition » et imposition d’un langage et d’un récit stigmatisant, marquant la volonté d’isoler ces forces citoyennes du reste de la nation en les accusant d’être des « traîtres à la partie » ou autres « agents de l’étranger ».

En outre, les attaques contre les législations progressistes obtenues de haute lutte se multiplient, avec la dérégulation des lois de protection des travailleurs, de l’environnement et des communautés marginalisées et historiquement opprimées (dalits, adivasis, minorités religieuses, etc.).

L’Inde ne cesse de régresser dans tous les classements internationaux, quel que soit l’enjeu retenu : 140ème au Classement mondial de la liberté de la presse dev2019, 177ème selon l’Indice de Performance Environnementale de 2018, 129ème selon l’Indice de Développement Humain du PNUD de 2019, 141ème selon l’Indice Global sur la Paix (Global Peace Index) de 2019, etc.

La prise de contrôle des institutions publiques et des contre-pouvoirs (universités, justice, médias) ainsi que LES DÉRIVES AUTORITAIRES DU RÉGIME nous interpellent, en particulier au moment où DES PANS ENTIERS DE LA POPULATION INDIENNE, notamment les musulmans, sont mis au ban de la société et sont menacés. La presse française s’est d’ailleurs largement fait écho de cette situation critique, explosive, et du spectre ethno-nationaliste qui plane sur la « plus grande démocratie du monde »4.

« Suivre la situation de très près » ne suffit plus, arguer que ces questions relèvent de la politique intérieure et de la souveraineté nationale indiennes ne tient plus, se cacher derrière la Constitution indienne, qui n’est plus respectée, et des institutions démocratiques prétendument solides ne peut plus nous satisfaire. « Rappeler son attachement au respect des libertés individuelles, dont la liberté de conscience, ainsi que sa condamnation de tout discours de haine contre les minorités5 » est un devoir de la France qui doit mettre en adéquation ses paroles et ses actes. Les intérêts économiques et géopolitiques de la France ne sauraient justifier cette attitude consistant à vanter les mérites du Premier Ministre Narendra Modi et à s’afficher comme un allié privilégié du régime au niveau international.

Nous appelons ainsi le Président de la République Emmanuel Macron et le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à faire preuve de responsabilité et de cohérence en dénonçant publiquement les violations des droits, les violences contre les minorités marginalisées et les discriminations dangereuses qui détruisent progressivement les valeurs séculaires et démocratiques sur lesquelles l’Inde a été fondée.

Nous réitérons également notre solidarité avec les citoyens et citoyennes, les organisations de la société civile et les militant.es indien.nes qui prennent des risques importants pour défendre les droits humains, les libertés fondamentales et la Constitution indienne. Car ne l’oublions pas, ils et elles sont le véritable souffle démocratique de l’Inde.

Signataires :

Amnesty international France

ATTAC – Association pour la taxation des transactions financières et pour l’aide aux citoyens

CEDETIM – Centre d’Études et d’Initiatives de Solidarité Internationale

CFDT – Confédération française démocratique du travail

CGT – Confédération générale du travail

CRID

FIDH – Fédération internationale pour les droits humains

FSU – Fédération syndicale unitaire

LDH – Ligue des droits de l’Homme

RSF – Reporters Sans Frontières

SHERPA

SOLIDAIRES

SOS Africaines en danger

Survival International France

Paris, le 3 février 2020

1) Un sommet Union Européenne – Inde devait se tenir les 13 et 14 mars 2020 à Bruxelles, en présence du Premier Ministre Narendra Modi et des chefs d’Etat européens. CE SOMMET A ÉTÉ ANNULÉ ET REPOUSSÉ À UNE DATE ULTÉRIEURE JUSQU’À PRÉSENT INCONNUE.

2) HTTPS://WWW.DIPLOMATIE.GOUV.FR/…/IN…/RELATIONS-BILATERALES/

3) HTTPS://EEAS.EUROPA.EU/…/INDIA-SPEECH-BEHALF-HRVP-JOSEP-BOR… CITIZENSHIP-AMENDMENT-ACT_EN

4) Notamment. Articles de Laure Siegel dans Mediapart du 27 février 2020, « A DELHI, LES ULTRANATIONALISTES HINDOUS METTENT DES QUARTIERS MUSULMANS À FEU ET À SANG » et du 27 décembre 2019 « L’INDE S’ENFLAMME CONTRE DE NOUVELLES LOIS QUI LIMITENT L’ACCÈS À LA CITOYENNETÉ »

Reportage de Sébastien Farcis dans Libération du 6 février 2020, « INDE : DANS LES ÉCOLES HINDOUISTES DE LA HAINE DE L’AUTRE » et article du 27 février 2020 « A L’ORIGINE DES VIOLENCES, UN NATIONALISME HINDOU D’ETAT »

Editoriaux Le Monde « MENACES SUR LA LAÏCITÉ INDIENNE » du 17 décembre 2019 et « L’EXPLOSIVE MISE AU BAN DES MUSULMANS D’INDE » du 27 février 2020

Articles de Lina Sankari dans l’Humanité du 5 février 2020 « INDE. UNE ÉCOLE MILITAIRE POUR FASCISTES EN HERBE » et du 2 mars 2020 « INDE. À NEW DELHI, UN POGROM ANTI-MUSULMANS ».

5) HTTP://QUESTIONS.ASSEMBLEE-NATIONALE.FR/Q15/15-25296QE.HTM

« ÉCRITS POUR LA FRATERNITÉ », le concours

Information importante
concernant les échéances
du concours « Écrits pour la fraternité »

A l’attention des sections participant au concours des « Ecrits pour la fraternité »

Sur la plaquette de présentation du concours, l’envoi des œuvres aux sections est indiquée au 1er avril. Ce délai ne pouvant être respecté en raison de la situation actuelle liée au Covid-19, à savoir la fermeture de l’ensemble des établissements scolaires, les échéances sont reportées. Vous voudrez bien faire savoir aux établissements participants que la date du 1er avril ne peut être tenue et qu’ils prennent contact avec vous.

La date d’envoi au siège des œuvres que vous avez primées, initialement prévue le 24 avril, est donc reportée au lundi 18 mai. Vous pouvez bien sûr envoyer les œuvres dès que cela vous est possible.

Nous ferons preuve d’une certaine souplesse quant à vos envois si vous n’avez pas eu le temps nécessaire de sélectionner les meilleures œuvres et compte-tenu du nombre réduit qui devrait nous parvenir en raison de la situation.

Le jury se réunira le mercredi 3 juin et vous serez prévenus par téléphone et mail si vous avez des élèves lauréats. La remise des prix aura lieu le samedi 20 juin.

Tout ceci reste valable tant que d’autres facteurs liés à cette crise sanitaire ne sont pas connus.

Merci de votre compréhension.

Bien cordialement,

Le service communication

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