Sexualité, sexe et genre : un enjeu majeur pour les droits humains

Les questions relatives à la sexualité, au sexe et au genre occupent aujourd’hui une place centrale dans le débat public. Au-delà des polémiques médiatiques, elles touchent à des principes fondamentaux : l’égalité, la liberté et la dignité de toutes les personnes.

Depuis plusieurs décennies, les luttes féministes et les mobilisations des personnes LGBT+ ont permis des avancées importantes. Pourtant, ces acquis restent fragiles. En France comme ailleurs en Europe, les discriminations, les violences sexistes, homophobes et transphobes demeurent une réalité. Dans plusieurs pays, des forces conservatrices et d’extrême droite remettent en cause les politiques d’égalité et s’attaquent aux associations qui défendent les droits humains.

Les questions de genre sont souvent instrumentalisées pour alimenter les peurs et les divisions. Derrière les discours dénonçant une prétendue « idéologie du genre », ce sont fréquemment les principes mêmes d’égalité et de non-discrimination qui sont visés. Les droits des personnes LGBT+, comme les droits des femmes, ne constituent pourtant pas des droits particuliers : ils relèvent pleinement de l’universalité des droits humains.

Pour la Ligue des droits de l’Homme, chacun doit pouvoir vivre librement son orientation sexuelle, son identité de genre et sa vie affective sans craindre les discriminations, les violences ou les exclusions. Le respect de la diversité des parcours de vie est une condition essentielle de la démocratie.

Ces enjeux concernent également la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes. Malgré les progrès réalisés, les violences sexistes et sexuelles, les écarts de rémunération et les discriminations professionnelles montrent que l’égalité réelle reste à conquérir.

L’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle constitue à cet égard un outil indispensable. Elle permet de promouvoir le respect, le consentement, l’égalité et la prévention des violences. Elle contribue aussi à combattre les préjugés qui alimentent les discriminations.

Face à la montée des discours de haine et aux tentatives de désignation de boucs émissaires, la LDH réaffirme son attachement à l’universalité des droits. Défendre les droits des femmes et des personnes LGBT+, c’est défendre les droits de toutes et tous. Une démocratie se mesure à sa capacité à protéger les minorités, à garantir l’égalité devant la loi et à permettre à chacun de vivre librement dans le respect de sa dignité.

C’est pourquoi la lutte contre les discriminations liées au sexe, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre constitue aujourd’hui un enjeu démocratique majeur.

Châtellerault Libertés n°45 juin 2026

La LDH de Châtellerault aux Fiertés rurales : défendre l’égalité partout

Le samedi 25 juillet, la section de Châtellerault de la Ligue des droits Humains participera aux Fiertés rurales de Chenevelles, un événement devenu en quelques années un rendez-vous incontournable pour la visibilité des personnes LGBTQIA+ en milieu rural. Nées en 2021 dans ce village de la Vienne, les Fiertés rurales portent un message simple et essentiel : les droits, la liberté et la dignité doivent être garantis partout, dans les campagnes comme dans les grandes villes.

Notre présence au village associatif s’inscrit naturellement dans les combats que mène la LDH depuis sa création : lutter contre toutes les formes de discrimination, défendre l’égalité des droits et promouvoir une société où chacune et chacun peut vivre librement son identité, son orientation sexuelle et ses choix de vie. Nous proposerons sur le stand, des documentations gratuites sur nos droits identité de genre, en manifestations, en garde à vue, en contrôles et fouilles, et nous pourrons échanger en toute convivialité.

Dans un contexte où les discours de rejet et de stigmatisation connaissent parfois un regain inquiétant, il est plus que jamais nécessaire d’affirmer que les droits humains sont universels. Les personnes LGBTQIA+ vivant en milieu rural peuvent encore être confrontées à l’isolement, aux préjugés ou à l’invisibilisation. Les Fiertés rurales contribuent à rompre cet isolement en créant des espaces de rencontre, de solidarité et de visibilité.

Cette manifestation a également démontré que les territoires ruraux sont capables de porter des initiatives inclusives et ouvertes à toutes et tous. Elle rappelle que la diversité est une richesse et que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ne connaissent pas de frontières géographiques.

La LDH de Châtellerault est heureuse de partager ce moment festif, citoyen et revendicatif avec les organisateurs, les associations partenaires, les habitantes et habitants du territoire ainsi que les nombreux participants venus soutenir cette belle initiative.

Face aux discriminations, face aux tentatives de division, nous continuerons à défendre une société fondée sur le respect des droits de chacune et chacun. Parce que les droits humains ne s’arrêtent ni aux portes des villes ni aux limites des campagnes.

L’égalité des droits est une exigence partout, pour toutes et tous.

12 juin 2026 : tribune collective pacte sur la migration et normalisation de la détention lettre d’agent-es publics du droit d’asile, publiée dans Médiapart

Tribune collective dont la LDH est signataire

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Le Pacte européen sur la migration et l’asile, qui entre en vigueur ce 12 juin 2026, « entérine un tournant majeur, car il repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression ». Un ensemble d’agent-e-s publics du droit d’asile, dont la CGT de l’Ofpra et de la CNDA, s’oppose fermement à « cette politique qui organise l’exclusion, banalise la détention, menace les fondements mêmes de l’État de droit. »

En tant qu’agent-e-s publics du droit d’asile, nos points de préoccupation sont nombreux. Parmi lesquels l’élargissement du champ d’application des procédures accélérées pour les demandeuses et demandeurs d’asile, lesquelles empêchent, dès aujourd’hui, l’accès à des conditions d’accueil décentes.

Le Pacte renforce également les contrôles aux frontières extérieures, en introduisant un « filtrage » massif et en prévoyant une procédure de demande d’asile à la frontière obligatoire pour un grand nombre de personnes qui seront alors placées en zone d’attente ou rétention et donc privées de leur liberté, y compris des enfants. Ce filtrage est effectué par les forces de police aux frontières, comprenant des contrôles sanitaires, d’identité et de sécurité, ainsi que la collecte, y compris sous contrainte, des données biométriques. A la suite de ce « tri », elles et ils peuvent être orientés vers une procédure d’asile, une obligation de retour, ou se voir refuser l’entrée sur le territoire.  Celles et ceux qui auraient accès à la procédure d’asile peuvent être relocalisé dans un pays différent de celui d’entrée, sans tenir compte de leurs souhaits ni de leurs liens personnels, familiaux ou linguistiques. L’objectif est clair : empêcher l’entrée dans les États membres et accélérer les expulsions à tout prix !

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Lyhanna : oui à la justice, halte à la démagogie

Communiqué LDH

La LDH partage pleinement l’émotion du pays à la suite du meurtre de Lyhanna. Elle adresse ses condoléances à sa famille et ses proches. Les faits apparus depuis la disparition de Lyhanna interrogent, et nous attendons toutes et tous, comme sa famille, que toute la vérité soit faite et que justice soit faite.

Justice et vérité ne sont hélas pas les préoccupations prioritaires du gouvernement qui tente d’instrumentaliser le deuil et la colère. En effet, les déclarations successives des ministres de l’Intérieur, de la Justice ainsi que celle du président de la République se focalisent sur la responsabilité de la seule institution judiciaire, avec une rapidité qui interroge.

Des enquêtes administratives ont été ordonnées et une mission a été confiée à l’Inspection générale de la justice, en charge du contrôle du fonctionnement des juridictions. Si des dysfonctionnements ont eu lieu – et il y a tout lieu de le penser – ils doivent être mis à jour, identifiés et rectifiés pour ne plus advenir. Mais la rapidité des ministres et du président de la République à déclarer qu’un tel dysfonctionnement serait avéré est plus que suspecte. Outre qu’elle piétine l’indépendance de la justice [1], elle vise surtout à voiler les vraies responsabilités.

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Lutter contre les discriminations LGBTQI+ : un engagement essentiel de la LDH


Le 25 juillet 2026 à Chenevelles aura lieu la 5ème édition des Fiertés Rurales, la section LDH de Châtellerault la soutient pleinement. Elle se veut une marche des fiertés en milieu rural, ainsi qu’un événement inclusif, ouvert à toutes et à tous.

Dans un contexte où les actes et discours de haine visant les personnes LGBTQI+ demeurent une réalité, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) réaffirme son engagement en faveur de l’égalité des droits et de la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes et plus largement LGBTQI+ continuent de subir des violences, des discriminations et des atteintes à leurs droits dans de nombreux domaines de la vie quotidienne : à l’école, dans l’emploi, le logement, l’accès aux soins ou encore dans l’espace public. Ces situations portent atteinte à la dignité humaine et aux principes fondamentaux d’égalité qui fondent notre démocratie.

Depuis de nombreuses années, la LDH soutient les avancées permettant une reconnaissance pleine et entière des droits des personnes LGBTQI+. Elle agit aux côtés des associations, des syndicats et des collectifs citoyens pour faire progresser l’égalité, combattre les préjugés et défendre les victimes de discriminations.

La section LDH de Châtellerault peut recueillir et faire remonter les situations de discrimination observées sur notre territoire, participer à des actions de sensibilisation, organiser des débats publics, ou soutenir les initiatives associatives favorisant l’inclusion et le respect de toutes les personnes.

La lutte contre les discriminations LGBTQI+ ne concerne pas uniquement les personnes directement visées. Elle constitue un enjeu démocratique majeur. Lorsqu’une partie de la population voit ses droits remis en cause ou sa dignité contestée, c’est l’ensemble de la société qui est fragilisé.

À l’heure où des mouvements réactionnaires cherchent parfois à remettre en question des droits pourtant acquis de haute lutte, la vigilance reste indispensable. La LDH continuera à défendre une société fondée sur l’égalité, la liberté et la fraternité, où chacune et chacun peut vivre librement son orientation sexuelle, son identité de genre et ses choix de vie.

Parce que les droits humains sont universels, la lutte contre les discriminations LGBTQI+ est pleinement au cœur du combat de la Ligue des droits de l’Homme.

RÉSOLUTION « CONTRE LA LOI DU PLUS FORT, CHOISIR L’ÉTAT DE DROIT »

Résolution adoptée par le 93e congrès de la LDH, Rennes – 23, 24 et 25 mai 2026

PARTIE 1 – LA RÉSISTIBLE BASCULE VERS LES FASCISMES [1]

Les succès électoraux des extrêmes droites[2] ces dernières années et leur accession aux premiers rôles sur la scène mondiale constituent une menace existentielle pour les sociétés démocratiques.

Leur percée intervient alors qu’en France, comme dans de nombreux autres pays, beaucoup d’électeurs et d’électrices ne croient plus la démocratie[3] capable de répondre à leurs besoins. D’une part, des décennies de politiques néolibérales, menées par des gouvernements de gauche comme de droite, ont creusé les inégalités et développé les précarités. Pour un nombre croissant de personnes, elles ont fait reculer l’accès effectif à de multiples droits, économiques et sociaux, leur inspirant la conviction que la démocratie est impuissante à les aider. La corruption de certain-es élu-es, l’absence d’éthique dans l’exercice du pouvoir, renforcent cette défiance des électrices et des électeurs à l’égard des institutions démocratiques. Dans la période actuelle, la dérégulation menée par les institutions européennes remet en cause au pas de charge des protections sociales et environnementales essentielles. D’autre part, les gouvernements multiplient les choix autoritaires qui font reculer les libertés publiques. La résultante est claire. Ces politiques ouvrent la voie à l’illibéralisme et au fascisme, rendant possible la bascule d’un système politique à un autre, radicalement différent, caractérisé par la négation de règles communes pour la gestion des affaires publiques et par le triomphe de la loi du plus fort.

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« Les dirigeants européens qui refusent de parler de génocide à Gaza accordent une impunité à Israël »

« Je suis un universitaire spécialiste des génocides. Je sais quand j’en vois un » : ainsi s’exprimait Omer Bartov, historien de la Shoah, dans le « New York Times » en 2025. Il est l’invité de « Mediapart », alors que sort en France son dernier livre, « Israël, une course vers l’abîme » (Seuil).

Journée internationale pour la défense des droits et de lutte contre les discriminations LGBTI+.

Rassemblement de soutien 27 mai 12h devant le tribunal de Poitiers

Les Soulèvements de la terre et Bassines Nonmerci
Appellent à rassemblement pour le procès en appel de l’organisation de la manifestation de Sainte-Soline – Convergeons le 27 mai à Poitiers contre l’orchestration des brutalités policières et pour la défense de l’eau !

Après le procès en première instance à Niort en janvier 2024, quatre camarades devront comparaitre devant la cour d’appel de Poitiers ce mercredi 27 mai pour « organisation de manifestation illégale » dans le cadre de la mobilisation contre les mégabassines à Sainte-Soline de mars 2023 : Nicolas Girod et Benoît Jaunet (porte-paroles de la Confédération Paysanne), Benoît Feuillu (Soulèvements de la Terre) et Julien Le Guet (co-porte parole du collectif Bassines Non Merci).

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