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Semaine de lutte contre le racisme : contre le « commun » ?

SITE LDH RACISME ET ANTISÉMITISME : https://www.ldh-france.org/sujet/racisme-antisemitisme/

Dans notre imaginaire collectif, le racisme est associé à des termes plutôt antipathiques : la violence, le rejet voire la peur de l’autre. Il est également l’objet d’un consensus déclaratif : peu de gens se présentent comme ouvertement racistes. Pourtant, en y regardant de plus près, l’accord sur une vision négative du racisme qui conduirait à son rejet, ne « colle » pas avec ce que l’on peut observer au quotidien : les actes racistes sont le lot de nombreuses victimes (le racisme est donc parfois promu) et les accusations de racisme sont légion (le consensus n’est donc pas véritable).
C’est le premier constat qui justifie la semaine contre le racisme ; le second est illustré par la récente polémique concernant l’organisation, par une association étudiante, de rencontres réservées à certaines catégories de personnes.

Cette étrange situation a donné lieu à de nombreuses études, discussions, polémiques dont on peut retenir au moins les idées suivantes :
1/ avant d’être un concept le racisme est une émotion et c’est pourquoi la lutte contre le racisme est d’abord une lutte contre soi-même.
2/ le racisme comporte une lourde dimension sociale et s’exprime dans un contexte de dominations multiples (économiques, culturelles…). Il comporte également une dimension morale qui touche de près à la question du « commun ».

Il est d’usage d’opposer aux racistes leurs projets : s’en prendre aux individus qu’ils rejettent, fracturer la société, nuire à l’avènement d’une visée commune aux hommes quelles que soient leurs différences (origine, culture…). Cette façon de lutter par la promotion du « commun » est à prendre avec précaution : si l’on pousse trop loin sa recherche, il apparaît alors le risque d’une société « idéale » où ne subsisteraient que des semblables.
Cette situation induirait un risque pour l’un des objectifs essentiels des sociétés démocratiques qui consiste à mettre en place les conditions d’une coexistence entre des personnes différentes (dans leurs modes de pensée, leurs modes de vie, leurs cultures et couleurs de peau).
Vivre dans de telles sociétés c’est donc toujours être amené à prendre en compte des points de vue sur le monde qui ne nous sont pas familiers ou qui ne nous conviennent pas a priori. Avoir le « commun » comme projet ultime reviendrait donc à abandonner ce que l’on est pourtant censé aspirer ! Il y a fort à craindre en effet que l’idée selon laquelle le vivre ensemble ne puisse s’appuyer que sur des points communs conduise à un alignement des opinions : le « commun » pourrait bien ne produire que des lieux communs.

C’est cette vigilance à ne pas encourager une vision naïve du collectif qui fonde l’opposition (morale) au racisme portée par La ligue des Droits de l’Homme. Prétendre combattre le racisme par la promotion du « commun » peut en effet contribuer aux discriminations qu’elles sont censées combattre : ceux qui ne voient dans les caractéristiques individuelles de chacun qu’un danger pour la société, en arrivent inévitablement à transformer les droits (par exemple le droit des minorités) en privilèges. Une position anti-raciste respectueuse de l’esprit démocratique et polarisée par le droit à la différence au sein d’un collectif est difficile à promouvoir.
Se méfier du « commun » revient en effet à s’attaquer à un tabou, c’est-à-dire à un interdit moral qui nous empêche d’affronter les problèmes au lieu de chercher à les résoudre.
Pour la Ligue des Droits de l’Homme, il faut pourtant mener ce difficile combat.

Vincent LORIUS

LAÏCITÉ : EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES, UN LIVRE BIEN UTILE

NOUVEAU LIVRE GRAND PUBLIC AU FORMAT DE POCHE
 paru en octobre 2020

 EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES SUR LA LAÏCITÉ

Si tout le monde est à peu près d’accord sur les grands principes de laïcité, il en va autrement avec son application sur le terrain.
Cet ouvrage donne des réponses claires à 95 idées fausses qui suscitent nombre de crispations, de tensions et de confusion.

La laïcité qu’est-ce que c’est ? Comment s’applique-t-elle ?
Qu’est-ce qui est autorisé et interdit ?
Qui est soumis à la neutralité et quand ?
A-t-on le droit de manifester ses convictions dans l’espace public ? Dans l’entreprise ?
D’ailleurs d’où vient la laïcité ? Est-ce une exception française ?

L’auteur Nicolas Cadène est le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité.
L’ouvrage a été réalisé en partenariat avec la Ligue des droits de l’Homme, Solidarité Laïque et la Ligue de l’enseignement.

Disponible en librairie – Éditeur : les Éditions de l’Atelier

LA LAÏCITÉ, LES DROITS, LES LIBERTÉS VOUS TIENNENT A CŒUR

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8 MARS 2021 : JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

DROITS DES FEMMES sur le site LDH > https://www.ldh-france.org/sujet/droits-des-femmes/

8 mars 2021 : une action sur les réseaux sociaux

Le 8 mars prochain, comme chaque année, aura lieu
la « Journée internationale des droits des femmes », qui célèbre la lutte
pour le maintien et le développement des droits des femmes dans tous les pays. Malheureusement, cette journée est souvent récupérée, sous le nom
de « Journée de la Femme », pour mettre en place
des opérations marketing sexistes. Le 8 mars prochain, on va donc probablement de nouveau offrir aux femmes des crèmes pour le visage ou des fleurs…
            Pourtant, même en temps de crise sanitaire, il faut poursuivre le combat pour les droits des femmes, dans le monde et en France : pendant le confinement de 2020, les forces de l’ordre ont effectué, pour différends familiaux,  44 % d’interventions en plus qu’en 2019 ; 80% des emplois au SMIC sont encore aujourd’hui occupés par des femmes et 82% des personnes à temps partiel
sont des femmes ; 57% des bénéficiaires du RSA sont des femmes ; le salaire
des femmes en France est de 25,7% à celui des hommes pour un travail égal ; etc.
            Pour le 8 mars 2021, et en dépit de la crise sanitaire, le Collectif du 8 mars* a donc décidé de mener une action dans le cadre de cette journée, via internet.
Il n’y aura donc pas d’action « en présentiel » sur Mâcon, mais les membres
du Collectif vous demandent de bien vouloir partager sur vos réseaux sociaux
(à la place de votre photo de profil WhatsApp, Signal LinkedIn, Facebook ou
dans votre signature d’email), dès le 1er mars et jusqu’au 15 inclus, un carré violet, – le violet étant une couleur capitale dans les mouvements féministes -, avec les symboles femme/homme mélangés :

Et pour que vos correspondant.e.s comprennent l’action, vous pouvez écrire sous le carré le textequi explique le thème de la Journée choisi au niveau international cette année :

« Participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique, élimination de la violence, réalisation de l’égalité des sexes et autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles ».

Pour participer à cette action et récupérer le logo pour le diffuser à votre tour sur vos réseaux, vous pouvez contacter les Femmes Solidaires Mâcon à : femmes-solidaires-macon10@orange.fr.

*Le Collectif du 8 mars est composé de : les Femmes Solidaires Mâcon (FSM), le Centre d’Information sur les droits des Femmes et des Familles (CDIFF), l’Association de défense des Malades, invalides et handicapés (A.M.i71), L’UL CGT et la CGT Retraités, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’association Loisirs Solidarité des Retraités (LSR), et le Secours Populaire Français.

Contre la loi de Sécurité Globale, le combat continue

Cette loi passera au Sénat mi-mars puis reviendra à l’assemblée nationale pour y être votée.
L’article 24  sur la « liberté de filmer les policiers » sera réécrit par le parlement en mars 2021.

Le gouvernement a pris les devants et recyclé les principaux points de cet article dans l’article 18 de la loi « confortant le respect des principes de la République », anciennement « sur le séparatisme ».

Mais, c’est la totalité de la loi liberticide « Sécurité Globale » qu’il faut retoquer.

Pour exprimer notre volonté, rassemblons-nous

Samedi 30 janvier Place St Pierre à partir de 14h.

Cette manifestation sera festive avec beaucoup de musique et quelques prises de parole expliquant les motifs de notre combat.

Soyons nombreuses-eux pour dire non à l’affaiblissement de nos libertés.
Et, n’oublions pas de rester pacifiques.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui feront, avec nous, voir et entendre leur détermination.

Le Projet de loi intégral est consultable à l’adresse suivante :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3452_proposition-loi#

Toujours contre la loi de sécurité globale –

Cette loi est toujours en discussion devant nos représentants parlementaires.
Ce n’est pas que l’article 24 limitant le droit de filmer les policiers que nous voulons faire supprimer, c’est toute la loi qui doit être retoquée.

Contre cette loi, rassemblons-nous à nouveau Samedi 16 janvier à 15h, esplanade Lamartine à Mâcon, afin d’exprimer notre opposition.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui participeront à cette manifestation et feront entendre leur opposition inconditionnelle.

Soyons nombreux et pacifiques

Une violence Policière à Mâcon

Les faits résumés, tels qu’ils nous ont été rapportés par les plaignants ainsi que par les témoins de la scène :

Le 23 novembre 2020, deux personnes en civil, sans brassard, pénètrent dans une épicerie exotique du centre-ville de Mâcon pour vérifier, semble-t-il, le respect des mesures sanitaires. A leur demande, la commerçante se rend dans son arrière-boutique accompagnée de l’un d’eux, pour rechercher les documents administratifs qui lui sont demandés.
Un client pénétrant alors dans le magasin surprend l’autre personne en train de fouiller dans le tiroir-caisse et dans le sac à main de la commerçante pour compter l’argent qui s’y trouve. Celle-ci se présente alors comme policière et demande à vérifier l’attestation de déplacement du monsieur.

Celui-ci avoue ne pas l’avoir sur lui mais dans sa voiture et se propose d’aller la chercher. Les policiers semblent alors décidés à l’interpeller. S’ensuit une bousculade entre ce monsieur et les deux policiers, dans le magasin, puis à l’extérieur. C’est alors que des passants interviennent, croyant à une bagarre, voire à une agression envers ce jeune homme. Sur ces entre-faits, le client s’enfuit, poursuivi par un policier.

C’est alors que la policière se tourne vers la commerçante, l’attrapant violemment par les cheveux et la tirant ainsi à l’intérieur du magasin où elle lui plaque la tête sur un caisson frigorifique. Les témoins de la scène, croyant toujours à une agression puisqu’ils n’ont constaté aucune résistance de la part de la commerçante, appellent pour l’un, la police nationale et l’autre la police municipale située à deux pas.

Une fois les services de police sur place, les témoins s’en vont. La commerçante est interpellée, et restera 30 heures en garde à vue.

Alertés par des témoins, la LDH de Mâcon s’est rapprochée de l’avocat commis d’office qui nous affirme : « une enquête à charge a été menée contre ma cliente, elle fait face à une accusation de rébellion bien qu’aucune résistance n’ait été constatée et on relève l’absence d’audition de certains témoins ».

La commerçante est poursuivie par la police et comparaitra au tribunal au printemps. De son côté, elle porte plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et faux en écriture publique et sollicite l’ouverture d’une enquête confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale.

Un article du JSL paru ce mercredi 13 janvier complète et confirme nos informations, à savoir que la commerçante est poursuivie pour rébellion en réunion par les deux policiers dont l’identité est maintenant connue : il s’agirait des deux hauts gradés de la police nationale, à savoir la commissaire-divisionnaire directrice départementale de la sécurité publique et d’un commandant.
Cependant, l’article de presse nous apprend également que, selon le procureur, la première victime serait la directrice départementale de la sécurité publique et qu’il n’envisage pas de suite particulière à la plainte de la commerçante.

Et après :
La jeune femme attend l’audience du 26 avril.
La Ligue des droits de l’Homme de Mâcon soutient sa plainte et a sollicité l’avis du service juridique national de la LdH pour voir quelle portée donner à cette affaire.
Elle demande qu’une enquête de l’IGPN soit diligentée afin de faire toute la lumière sur ces faits de violences policières.

Beaucoup de questions se posent et parmi celles-ci :
Qu’est-ce qui explique la présence de deux hauts gradés de la police dans le contrôle d’une modeste épicerie du centre-ville de Mâcon ?

A SUIVRE sur ce site

Le Journal de Saône et Loire a publié, en date du 13 janvier, un long article sur une page complète pour relater cette affaire :
https://www.lejsl.com/faits-divers-justice/2021/01/12/une-commercante-porte-plainte-pour-violences-policieres?fbclid=IwAR3JRb7xbqfXmWN1j-pgMm46KLn_cyakqPnMe1bcVH4l065csoAIWQT9mi0

Contre la loi de sécurité globale

la LdH refuse de cautionner cette loi liberticide.

Rassemblons nous tous Samedi 5 décembre à 15h, esplanade Lamartine à Mâcon, pour montrer notre profond désaccord sur l’ensemble des articles de cette proposition de loi.

Ci-dessous le document cosigné par de multiples associations et partis politiques qui participeront à cette manifestation et feront entendre leur opposition inconditionnelle.

Soyons nombreux et pacifiques

ÉCRITS POUR LA FRATERNITÉ 2019/2020 – Récompense des élèves du Collège Bréart

Chaque année, la Ligue des Droits de l’Homme organise un concours destiné aux élèves et intitulé « Écrits pour la Fraternité ».
Le thème de l’année 2019/2020 était la liberté autour de la phrase du philosophe grec Thucydide
« Il faut choisir : se reposer ou être libre ».
Pendant trois mois (Janvier – Mars 2020), dix élèves du Collège Bréart ont imaginé et créé des œuvres pour illustrer cette citation. Leurs efforts ont été récompensés puisqu’ils ont été « primés » par le jury.
Le 1er octobre dernier , ils ont rencontré Monsieur Nouyrigat, président de la section de Mâcon de la Ligue des Droits de l’Homme.

Les élèves primés montrant les photos de leurs œuvres accompagnés par
Bernard Nouyrigat, président de la LdH et Vincent Lorius, principal du collège Bréart

MARCHE DES SOLIDARITÉS A MÂCON LES 5 et 6 OCTOBRE 2020

Nous avons le plaisir d’accueillir, ce lundi 5 octobre, la Marche Nationale des Solidarités avec les sans-papiers, marche soutenue par de très nombreuses Associations dont la Ligue des droits de l’Homme.

Les revendications sont l’Égalité des droits, la Régularisation des sans-papiers, la Fermeture des Centres de Rétention Administrative et le Logement pour tous.tes.

Les points de départ sont disséminés dans toute la France (Marseille, Lyon, Rennes, Montpellier, Lille, Toulouse, Grenoble, Rouen, St Étienne, Metz, Limoges, Strasbourg). Ces départs ont lieu de façon à ce que cette marche converge vers l’Élysée le 17 octobre.

À Mâcon, nous recevrons lundi 5 octobre la branche sud-est de la Marche soit ceux partis de Marseille et Montpellier le 19 septembre, de Grenoble le 29 septembre…

Nous organiserons leur arrivée sur un mode festif et nous leur offrirons le logement, les repas et le réconfort.

La réception des marcheurs aura lieu en début d’après-midi en gare de Mâcon puis un rassemblement avec collation Esplanade Lamartine, sous le kiosque, vers 15h30.
À 17h, différentes associations mettront en avant les revendications des marcheurs et sa convergence avec nos propres luttes.
À 18h, une animation à l’Église Notre Dame de la Paix sera organisée avec la projection d’images de la marche précédente ainsi que des migrants du camp Monnier.

Si vous voulez participer à cette manifestation, nous vous proposons de nous retrouver Esplanade Lamartine vers 16h où vous pourrez dialoguer avec les marcheurs.

LA LDH MÂCON A VOTRE RENCONTRE LES 5 ET 6 SEPTEMBRE DANS LE CADRE DE 1.2.3 Mâcon

Vous nous trouverez au SPOT STAND 105

Nous serions heureux, à cette occasion, de vous rencontrer après cette longue période de confinement et déconfinement.

Nous en profiterons pour :

présenter nos actions,

évoquer la participation de collégiens de Bréart au concours des Écrits pour la Fraternité 2019-2020 sur le thème « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » et montrer les 3 œuvres réalisées,

lancer le concours 2020-2021 des Écrits pour la Fraternité avec le thème :
« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »
(Antoine de Saint-Exupéry),

signaler les étapes mâconnaises de 2 marches :
les 15 et 16 septembre, Jaï Jagat – pour la justice et la paix – parcours Guérande à Genève
o mi-octobre, la Marche des Solidarités de Marseille à Paris,

discuter du Ciné-Débat que nous allons vous présenter dans les tous prochains jours.

A très bientôt donc