JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT: LES MINEURS ISOLES DE SAONE-ET-LOIRE (20 novembre 2019)

En cette journée Internationale des Droits de l’Enfant, la section LDH de Paray-le-Monial tient à attirer l’attention sur le sort réservé en Saône-et-Loire aux plus pauvres d’entre eux, à savoir les MNA, Mineurs non accompagnés que notre loi protège en leur donnant les mêmes droits qu’aux autres adolescents, en particulier le droit à l’abri et à l’éducation jusqu’à leur majorité. Agés de 14 à 18 ans, ils arrivent d’Afrique via la Méditerranée et l’Espagne après un processus d’exclusion souvent violent qui les a arrachés de leur famille, de leur quartier et de leur pays. La section LDH de Paray qui en aidé une quizaine en deux ans tient d’abord à saluer le travail d’associations (Asti, Secours Catholique, Cimade…), d’éducateurs de l ‘ASE et du dispositif Garantie Jeunes, de familles d’accueil, de la juge des enfants de Mâcon, d’avocats de Chalon/Saône et de Dijon, de maîtres d’apprentissage, d’enseignants aux divers CFA ainsi que d’associations d’aide à l’alphabétisation qui tous contribuent à l’insertion de ces jeunes.

Mais en même temps, elle tient à exprimer sa très vive réprobation face à un ensemble de pratiques d’exclusion mises en œuvre par le Conseil Départemental, l’ASE et la Police des Frontières dans le cadre d’une politique de refoulement visant plus particulièrement (mais pas seulement) les mineurs âgés de 17 à 18 ans . Cette politique comprend un ensemble de mesures coercitives qui se renforcent d’année en année:

-Le rejet de la mise à l’abri par la fermeture de l’ASE pendant les mois d’été qui place la Saône-et-Loire au rang de championne de France de l’exclusion des mineurs non accompagnés.

-Le transfert de mineurs reconnus dans des centres (Châlons-en-Champagne ou Strasbourg) où un seconde évaluation annule celle de Saône-et-Loire et les prive de leurs droits. Cet état de fait contraint les associations à les rapatrier en Saône-et-Loire afin de procéder à un recours devant la juge des enfants.

-Des évaluations à charge visant essentiellement, sur fond de préjugés, à détecter des fraudes et non l’âge réel du mineur, la mise en cause systématique des papiers d’état civil africains contribuant à disqualifier nombre d’entre eux contraints de faire un recours devant la juge des enfants. Dans un cas connu, c’est l’âge de 15 ans qui a été contesté pour alléguer un âge de 17 ans avec appel auprès du tribunal de Dijon et refus dans le même temps de financer un passeport qui trancherait la question. C’est à ce niveau que certaines associations et nous, LDH de Paray, intervenons en particulier pour leur procurer des cartes d’identité et des passeports auprès de leurs consulats et ambassades : A noter que dans les quatorze cas connus par nous, ces documents ont tous confirmé des actes de naissance faussement disqualifiés par l’ASE et la police des frontières.

-Les appels à répétition devant le tribunal de Dijon contre les recours validés par la juge des enfants (une dizaine en juillet) ainsi qu’une campagne d’intimidation de la juge dans un article du Figaro du 11 août 2019 : André Accary s’y livre à l’exercice peu glorieux d’inversion de la victimisation en présentant les jeunes comme des clandestins, les jugements comme des « aberrations » et lui-même comme victime …d’insomnies !!!!

-Trois gardes à vue de mineurs et une convocation de la présidente de la LDH Paray en 2018 par la police des Frontières dont aucune n’a débouché, en 2019, sur des condamnations.

La LDH Paray proteste donc contre des actions en justice faussées par l’absence de moyens de défense des MNA. Elle s’insurge contre le coût, pour les associations, de ces passeports qui prouvent la bonne foi des MNA et attestent les erreurs répétées dans les évaluations de l’ASE et les expertises de la police des frontières. (Ajoutons qu’une fois les MNA réintégrés à l’ASE, celle-ci profite sans vergogne de ces documents qu’elle n’a plus à financer…).

Elle s’insurge surtout contre la réduction des mineurs à leur situation de clandestins sans jamais prendre en compte le bilan économique extrêmement positif de parcours de vie parfois impressionnants : alphabétisation rapide, apprentissages réussis dans des métiers en tension (boulangerie, boucherie, bâtiment, cuisine…), CAP obtenus, intégration en progrès … qui font de cette migration de jeunes un atout et une chance pour notre pays.

Par contre, les discriminations et les mauvais traitements dont ils sont victimes à l’ASE prolongent, dans leur parcours, l’expérience d’exclusion que la plupart ont vécu dans leur pays, ils ne contribuent pas à leur insertion et donnent auprès de la communauté africaine une image d’arbitraire et d’islamophobie de nos institutions.

Dans cette confrontation, les associations relèvent le défi de l’accueil de ces jeunes migrants courageux, de la défense des intérêts nationaux et de la fraternité qui est au cœur de la devise républicaine.Notons que dans ce bras de fer pour faire prévaloir la justice, rien que la justice, elles ont besoin de soutiens et de moyens. N’hésitez pas, s’il vous plaît, à les contacter!

Germaine Lemétayer, Présidente de la section LDH de Paray-le-Monial

LA LDH PARAY A LA FETE DES ASSOCIATIONS (12-13 octobre 2019)

Stand de la LDH pParay

Nicole Plat, Trésorière et un visiteur

HALTE AU RACISME! (29 septembre 2019)

Au nom du respect élémentaire dû à chaque être humain quels que soient sa couleur de peau, sa religion, son sexe, sa nationalité, la section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’Homme condamne fermement les propos racistes tenus par des supporters parodiens contre des joueurs de Gueugnon…. Elle soutient évidemment les protestations formulées par les responsables sportifs, mais elle rappelle aussi que la loi de 2008 sanctionne de tels comportements. Encore faut-il qu’une procédure soit engagée, sans quoi, on prend le risque évident de récidive. Rappelons, par exemple, sur Facebook, les danses de singes filmées sur le Moulin Liron en août 2013 visant Christiane Taubira…Rappelons aussi les mauvais traitements infligés à des mineurs africains en 2017 et 2018 par le responsable du FJT. A Paray-le-Monial, il existe bel et bien un courant identitaire raciste qui nécessite une vigilance, une réactivité sans faille et des actes. Bon courage aux dirigeants sportifs!

lejsl.com

Sport local Football (Coupe de France) : Propos racistes lors de Paray-Gueugnon, le club parodien réagit et condamne

Samedi, la rencontre du 3e tour de Coupe de France entre Paray et Gueugnon a été marquée par certains comportements déplacés dans le public. Des propos à caractère raciste auraient en effet été tenus à l’encontre de plusieurs joueurs gueugnonnais. Le club parodien a tenu à communiquer et à condamner de tels agissements.

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  • Le 18/09/2019 à 11:30
  • mis à jour à 20:20
L'esprit festif de la Coupe de France a été quelque peu gâché samedi à Paray. Photo Jérôme DEBARREIX (CLP)L’esprit festif de

 

Propos condamnés avec fermeté

Par l’intermédiaire de ses présidents, Jean-Pierre Marroig, Philippe Fuyet, ainsi que via ses deux entraîneurs, Stéphane Descharmes et Matthieu Gaudin, le club a souhaité réaffirmer son engagement contre de tels comportements qu’il condamne fermement.

Le communiqué de l’USC Paray

Les présidents ainsi que les deux entraîneurs de l’équipe première souhaitent réagir au comportement de certaines personnes suite au match de coupe de France Paray-Gueugnon.

« Nous condamnons fortement les propos déplacés de certains spectateurs qui n’ont rien à faire sur un terrain de football. Nous nous engageons à combattre et à lutter fortement contre ces attitudes inadmissibles. Nous ne tolérerons plus et exclurons immédiatement du club ce genre de personne. En revanche, nous sommes déçus du comportement de certains dirigeants du FC Gueugnon qui n’ont fait qu’attiser les choses. Nous souhaitons tout de même aux joueurs et aux entraîneurs du FCG une belle saison. Un stade de football est, et doit rester un lieu de partage et de tolérance. »

Jean-Pierre MARROIG, Philippe FUYET, Stéphane DESCHARMES et Matthieu GAUDIN

Réaction de Stéphane Descharmes, co-entraîneur de Paray :

J’ai voulu éclaircir la chose et faire un communiqué d’excuse car on nous a collé une étiquette de club raciste et pour démontrer qu’on allait balayer devant notre porte. Ce sont des propos que des joueurs de Gueugnon que je cotoie m’ont rapporté. Il y avait pas mal de monde, ça a été assez houleux en fin de match, ça chambrait des deux côtés. Ce qui est dommageable c’est que tout le monde n’a retenu que ça alors qu’on a fait une bonne prestation. C’est un peu dommage que le foot n’en soit pas sorti grandi. Nous ne sommes pas un club raciste. En tant que responsable du club, c’est mon atteinte qu’on touche aussi. Je suis attaché à beaucoup de valeurs et le club aussi et ce ne sont absolument pas celles-là qu’on veut retranscrire. On essaiera de faire la lumière du mieux possible, même si ce sera très compliqué. Mais si j’apprends qu’il y a un joueur, un éducateur ou un dirigeant qui est concerné, j’ai dit au président qu’il serait immédiatement exclu du club.

Réaction de Richard Trivino, directeur sportif de Gueugnon :

Ce sont des incidents extra-sportifs. Certaines personnes ont tenu des propos racistes. C’est un problème de supporters. Je ne sais pas si les instances en ont pris connaissance, mais j’espère que Paray ne sera pas pénalisé pour quelques personnes un peu alcoolisées, car le club n’y est absolument pour rien.

Contactée par nos soins via Christian Renier, président de sa commission de discipline, la ligue régionale de football n’a pour le moment été sollicitée par aucune partie dans cette affaire. « Actuellement, je n’ai pas plus d’information que ça, je ne sais pas ce qu’il en est », déclare Christian Renier. « Personnellement, je ne sais pas du tout ce qui s’est passé. Les journées du weekend dernier n’ont pas encore été traitées. Elles devraient l’être cette semaine, la commission de discipline se réunissant jeudi. »

 

 

https://www.lejsl.com/sport-local/2019/09/18/football-(coupe-de-france)-propos-racistes-lors-de-paray-gueugnon-le-club-parodien-reagit-et-condamne?fbclid=IwAR2NWXqOdl-_UO3Utav_bGJaTVFkfKQIWkXxktDUwcKjKZoFs1vKfVhJF2Q

 

 

 

CONFERENCE SUR « LES EFFETS DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN SAONE-ET-LOIRE » (26 juin 2019)

Jérôme Escalier

 

… Belle rencontre, hier, au CCC, entre Patrice Notteghem et Jérôme Escalier…Ces deux pionniers de l’écologie du Charolais-Brionnais ont fait partager leur expérience de terrain et leurs convictions telle que l’effondrement de la biodiversité des oiseaux, des mammifères, des insectes… la financiarisation de l’agriculture avec la course aux subventions de la PAC…Ils ont tiré la sonnette d’alarme face à la rupture de l’éco-système, au recul de la vocation prioritairement nourricière de l’agriculture, aux nouveaux dangers pour la santé publique; Jérôme Escalier qui cultive sans engrais, sans pesticides et sans labours a insisté sur la nécessité de gérer les déchets (compost) et l’eau et de réintroduire l’arbre dans les haies et dans les cultures; Patrice Notteghem a fait appel à la citoyenneté pour consommer bio, signer la pétition « Nous voulons des coquelicots », s’engager pour soutenir la conversion écologique, respecter une éthique de l’environnement, aider les personnes, organismes et syndicats qui la promeuvent. Conquis, le public -pas très nombreux mais motivé- a largement participé aux échanges avant de terminer autour d’un buffet. La section LDH de Paray remercie Patrice Notteghem et Jérôme Escalier pour cette conférence à deux voix qui a démontré avec brio que l’écologie était bien, en Charolais-Brionnais aussi, l’affaire du siècle…https://nousvoulonsdescoquelicots.org/

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REUNION PUBLIQUE A PARAY-LE-MONIAL LE 26 JUIN 2019, 19H30, Au Centre de Culture et de Congrès

 

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REUNION PUBLIQUE A PARAY-LE-MONIAL
LE 26 JUIN 2019, 19H30, Au Centre de Culture et de Congrès

La section de la Ligue des Droits de l’Homme
vous invite à deux conférences-débat sur:

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
ET LA REDUCTION DE LA BIODIVERSITE
DANS LE CHAROLAIS-BRIONNAIS :
ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES INNOVANTES.

Avec:
– Patrice NOTTEGHEM, Ecologue, spécialiste du paysage
– Jérôme ESCALIER, Agriculteur bio et militant de la Confédération Paysanne

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Dijon | Tribunal administratif Crèche à la mairie de Paray : la justice donne tort à Jean-Marc Nesme (Article du JSL, 8/6/2019)

Le tribunal administratif de Dijon a rendu sa décision ce vendredi concernant les petites crèches de la mairie de Paray : pour lui, il s’agit bien de symboles religieux et donc d’une atteinte à la laïcité.

En 2016, c’est une crèche en feutrine, créée à Bethléem par des personnes handicapées qui avait été installée dans le hall de la mairie. Sur décision du tribunal administratif, elle avait été retirée… après Noël. Photo d’archives Le JSL

Symbole de paix ou atteinte à la laïcité

Le 28 mai dernier, le tribunal administratif de Dijon se penchait sur le fond. Lors de l’audience , l’avocat de la mairie avait argumenté sur la situation particulière de Paray-le-Monial, qui accueille près de 300 000 visiteurs et pèlerins chaque année, sur la promotion que la petite crèche apportait à une exposition sur les crèches du monde proposée en parallèle à Paray en 2016 et sur le fait que ces petites crèches constituaient un symbole de paix et non pas un signe religieux.

 En 2017, c’est une crèche en nacre offerte par le maire de Bethléem lors de la signature du pacte de jumelage qui était exposée. Photo d’archives Le JSL En 2017, c’est une crèche en nacre offerte par le maire de Bethléem lors de la signature du pacte de jumelage qui était exposée. Photo d’archives Le JSL

Les propos du maire retenus comme arguments contraires

Ce vendredi, le tribunal administratif de Dijon a rendu sa décision en suivant les conclusions du rapporteur public. Il a considéré que, tant les propos du maire rapportés par le Journal de Saône-et-Loire que l’éditorial publié dans le journal municipal et intitulé « Une crèche de Noël à l’hôtel de ville » et affirmant notamment que Noël est « avant tout une fête chrétienne avec la naissance de Jésus, fils de Dieu » ou que « la France est chrétienne », révélaient l’intention du maire d’inscrire la crèche dans l’iconographie religieuse et, par là, son caractère religieux.

Le tribunal a aussi retenu, s’agissant de l’année 2017, le fait que la représentation de la crèche (gravée sur une assiette ouvragée) était surmontée des deux premiers vers, en langue anglaise, d’un des plus célèbres cantiques de la religion catholique, de telle sorte que la crèche ne pouvait, dès lors, que renvoyer à l’iconographie chrétienne. Bien au-delà du simple aspect traditionnel des fêtes de fin d’année.

Application stricte de la jurisprudence

Le TA de Dijon a fait application directe de la jurisprudence et a considéré que ces deux crèches n’étaient pas conformes aux exigences du principe de neutralité des personnes publiques. Il a donc annulé les deux décisions du maire d’installer ces crèches, en 2016 et 2017. Une décision évidemment symbolique mais qui sonne comme un désaveu à Jean-Marc Nesme.

Du fait de la décision, les frais de justice seront à la charge de la commune.

 En décembre 2018, la mairie de Paray a de nouveau exposé une crèche… qui n’est pas directement concernée par la décision rendue ce vendredi. Photo archives JSL En décembre 2018, la mairie de Paray a de nouveau exposé une crèche… qui n’est pas directement concernée par la décision rendue ce vendredi. Photo archives JSL

À noter qu’en décembre 2018, la mairie de Paray avait, là encore, décidé d’exposer une crèche dans le hall de l’hôtel de ville. Dans l’attente d’une décision du TA sur le fond des affaires précédentes, qui vient donc de tomber.

 

INITIATIVE CITOYENNE EXEMPLAIRE CONTRE L’HOMOPHOBIE (17 mai 2019)

Le vendredi 10 mai, le cinéma de Digoin a projeté en avant-première ce court-métrage dont le thème concerne la découverte de leur homosexualité par deux jeunes lycéens. Centré sur les difficultés à assumer une identité sexuelle largement discriminée, le film met en scène dans un cadre scolaire, en l’occurrence le lycée de Digoin, la diversité des réactions des proches, parents et camarades de classe qui vont de la reconnaissance de l’égalité à l’homophobie la plus violente et la plus crasse. Traité à travers des comportements et un langage familiers aux adolescents, le film se présente comme une oeuvre propre à susciter la réflexion et les prises de conscience. La section de Paray de la Ligue des Droits de l’Homme qui était présente à la projection et qui est engagée elle-même contre l’homophobie de la Communauté de l’Emmanuel félicite chaleureusement le maire de Digoin, Monsieur Fabien Genet et les Intermachés qui ont co-produit ce film et souhaite à ce court-métrage tout le succès que mérite cette initiative citoyenne exemplaire.

 

COMMUNIQUE DU MAIRE DE PARAY-LE-MONIAL SUITE A L’ENQUETE D’UTILITE PUBLIQUE CONCERNANT LES PROJETS DE VENTE DE TERRAINS MUNICIPAUX (DONT UN JARDIN PUBLIC) (8 MAI 2019)

Suite au résultat de l’enquête d’utilité publique concernant la vente du jardin public et d’une partie du cours Jaurès à Paray-le-Monial, la section de la Ligue des Droits de l’Homme se réjouit d’avoir participé à la mobilisation des Parodiens… mais regrette qu’une partie du Cours Jean Jaurès risque d’être concédée…

ENOUETES PUBLIOUES

Lors de sa séance du 10 décembre 2018, le Conseil Municipal de Paray-le-Monial décide d’ouvrir une enquête publique aux fins de décider la vente ou le refus de céder une partie du
domaine public pour les projets suivants :
– Jardin de la Poste pour la construction d’une pharmacie
– Cours Jean Jaurès pour la construction au sud d’un restaurant et au nord de halles.
A l’issue de cette consultation publique, le Conseil Municipal prend connaissance des avis du
commissaire enquêteur sur les trois projets de cession précités.

JARDIN DE LA POSTE
Le commissaire enquêteur note : < Au total, l2l personnes se sont déplacées ; trois registres ont été nécessaires pour recueillir 143 inscriptions auxquelles il faut ajouter 98 courriers et
deux pétitions contre le projet qui ont recueilli 174 signatures, pour la pétition papier, et 172 pour celle lancée en ligne (soit 346 signatures). 758 expressions se sont donc manifestées à
cette occasion >.
Le commissaire enquêteur note que 5%o sont favorables à la cession et95o sont contre.
Il donne un avis défavorable.
Le Conseil Municipal, sans contester le bien fondé du projet d’une nouvelle pharmacie dont le transfert devrait se faire dans un autre lieu, prend acte de I’avis du commissaire enquêteur et
du résultat de I’enquête publique et refuse de céder une partie de I’espace public, à savoir le Jardin de la Poste.

MARCHE COUVERT – PIGNON SUD – RESTAURANT
L’enquête publique portait sur le projet d’un restaurant gastronomique et la cession d’un espace public pour en permettre la construction sur la partie sud du Cours Jean Jaurès.
Le Conseil Municipal prend acte de I’avis défavorable du commissaire enquêteur et se prononce contre la cession de l’espace projeté pour respecter I’architecture Baltard des années
1900 du Marché couvert et pour respecter le magasin < Ma Bonne Etoile >, locataire de la ville, situé dans l’angle et qui aurait demandé une indemnité à la ville, propriétaire du
bâtiment, à la suite d’une altération de sa visibilité et de sa fermeture.
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MARCHE COUVERT _ PIGNON NORD _ HALLES
L’enquête publique portait sur le projet de construction de halles et la cession d’un espace public pour en permettre la construction côté place de l’Europe.
Le Conseil Municipal prend acte de I’avis favorable avec réserves du commissaire enquêteur, sachant qu’un accord devra être trouvé avec le magasin d’optique, locataire de la ville
propriétaire du Marché couvert et situé au droit de sa façade nord, et sachant qu’un accord devra être donné par I’architecte des Bâtiments de France sur I’architecture des halles
projetées, quant à la qualité et le style de la future construction.

CONCLUSION
Il sera proposé lors de cette séance d’émettre

– un avis défavorable à la cession du Jardin de la Poste ;
– un avis défavorable à la cession de la partie sud du Cours Jean Jaurès pour le restaurant ;
– un avis favorable avec réserves à la cession de la partie nord du Cours Jean Jaurès
pour les halles

HALTE A LA GRANDE BRADERIE DES BIENS MUNICIPAUX DE PARAY-LE-MONIAL!

Le 25 février 2019, le maire de Paray le Monial a signé l’ouverture de deux enquêtes d’utilité publique en vue de l’aliénation du jardin public de la Poste situé le long de la berge de la Bourbince d’une part, du cours Jean Jaurès, lieu de passage piéton et de promenade d’autre part. Il s’agit dans les deux cas de répondre à la demande de commerçants (pharmacien, restaurateurs et autres) qui trouvent plus appropriés (et moins chers ?) des emplacements situés en zone publique au centre ville, alors qu’à Paray-le-Monial comme dans toutes les petites villes, des commerces sont régulièrement vacants et à louer.

L’aliénation du domaine public pose la question de la défense de la démocratie. En effet, depuis 1789, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme défend l’idée de « l’utilité publique » prioritaire sur les intérêts particuliers. De nos jours, c’est le Conseil Constitutionnel qui se porte garant de l’intérêt public face aux atteintes aux droits et libertés. (Cahiers du CC n°16, juin 2004) : « Il (l’intérêt public) est à la fois une cause d’illégalité de l’action administrative – l’acte administratif qui poursuit un but étranger à l’intérêt général ou qui poursuit un but d’intérêt général autre que celui exigé par la loi est annulé »

A Paray-le-Monial, l’aliénation d’un jardin public et d’une partie de zone piétonne s’inscrit dans la priorité donnée aux intérêts d’un pharmacien, d’un restaurateur gastronomique et autres commerçants. Cette pratique n’est pas nouvelle. Les Parodiens n’ont pas oublié entre autres, l’aliénation de l’hôpital public pour le remplacer par une « maison de retraite catholique ». On peut citer aussi l’occupation gratuite pendant trente ans du parc du Moulin Liron, parc municipal de 15 hectares, à une communauté religieuse aux frais des Parodiens qui ont payé l’eau, l’électricité et l’enlèvement d’ordures tandis que dans le même temps, la même communauté encaissait des forfaits de séjour, privait les Parodiens d’un lieu de promenade, de jeux et d’échanges, créait des nuisances sonores pendant deux mois et donnait de la ville une image calamiteuse sur fond d’homophobie, d’antiféminisme et de xénophobie. On peut alléguer enfin la construction actuelle d’un complexe de trois cinémas dans la zone commerciale du Champ Bossu et le délaissement en centre-ville d’un cinéma appartenant à la ville et entièrement rénové. Plus d’un million d’euros seront déboursés tandis que les personnes âgées très nombreuses à Paray seront privées de leur cinéma accessible à pied en centre-ville.

Priver les Parodiens de leurs droits et libertés tout en engraissant une communauté charismatique et des particuliers sans aucun intérêt pour eux, mais des impôts supplémentaires, le gâchis financier, l’absence de cohésion, de nouvelles contraintes et une privation de liberté témoigne du déni de l’éthique républicaine et du mépris de la fonction de maire, à la fois représentant des intérêts de l’Etat et des citoyens, et non pas d’intérêts particuliers, confessionnels et financiers.

Mais le projet de remplacement du jardin public de la Poste par un bâtiment est d’un autre ordre. Selon la Ligue des Droits de l’Homme « les droits de la terre sont maintenant au cœur des droits de l’homme » (Communiqué, 2/8/2017). Alors que nous vivons à crédit écologique depuis plus de trente ans, il est vital d’acquérir le réflexe de conserver les espaces naturels. Défendre un jardin public, c’est s’associer à une nouvelle culture qui considère que l’environnement fait partie du patrimoine commun de l’humanité. Enfin, le jardin public, le cinéma et le cours Jean Jaurès sont à Paray des lieux de rencontre, d’échanges, de repos intergénérationnels dont nous avons besoin en un temps où l’isolement et la solitude sévissent. Dans le paysage urbain, ils constituent, en qualité de biens communs, des repères culturels et de convivialité fondamentaux, inscrits au plus profond de notre représentation de la ville, comme le sont, autour des places de village, la mairie, l’église et l’école. On ne dégrade pas, on ne défigure pas un centre-ville pour faire plaisir à quelques personnes. Il y va du respect des Parodiens, de leur histoire, de leur qualité de vie et de l’identité de leur ville. La section de Paray de la Ligue des Droits de l’Homme appelle à se mobiliser massivement pour les deux enquêtes d’utilité publique le jeudi 11 avril entre 9 h et 12 heures et dire haut et fort : HALTE A LA GRANDE BRADERIE DES BIENS MUNICIPAUX, HALTE AU CENTRE-VILLE DEFIGURE, HALTE A LA PRIVATION DE LIBERTE ET DE CONVIVIALITE.

GRAND DEBAT NATIONAL : DE LA DEMOCRATIE ET DE LA CITOYENNETE EN CHAROLAIS-BRIONNAIS

 

La ligue des Droits de l ‘Homme ayant pour objet, depuis 1898, de faire prévaloir ce qui est juste en regard des droits de l’Homme tels qu’ils sont définis par les Déclarations Universelles des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et de 1948, notre section de Paray-le-Monial tient à apporter sa contribution au Grand Débat National .

Dès son origine, le mouvement des Gilets Jaunes a mis en cause à la fois des taxes sur les carburants jugées insupportables pour les ménages à revenus faibles et une absence totale de confiance à l’égard des élus, ciblant ainsi le dysfonctionnement de deux fondements de la démocratie : le consentement de l’impôt (art 13) et le respect des élus en qualité de représentants des citoyens (art 6). Compte tenu de la durée de leur mouvement et du soutien apporté par une majorité de Français, notre section a décidé de prendre en compte prioritairement ces critiques et de cibler sa réflexion sur la vie institutionnelle et démocratique et sur la vie citoyenne de notre pays.

Le maire de Paray-le-Monial ayant organisé un Grand Débat le 7 février, nous nous sommes posés la question de notre participation. Après réflexion, nous y avons renoncé compte tenu de l’impossibilité jusque-là de pouvoir échanger avec lui sur une base de respect, une lettre insultante ayant été la seule réponse obtenue à notre demande -polie, argumentée et publiée- de suppression, sur un terrain municipal, d u « Parcours homosexualité » organisé par la Communauté de l’Emmanuel à des fins homophobes. Trois militants de la LDH étaient néanmoins présents à titre personnel : ils sont intervenus et ont pu témoigner qu’aucun sujet fâcheux concernant les pratiques démocratiques n’avait été abordé comme si la censure était devenue à Paray-le-Monial un réflexe quasi pavlovien.

C’est dans ce contexte que les militants de la section de Paray-le-Monial ont élaboré des propositions visant à faire progresser, dans le CHarolais-Brionnais, le fonctionnement de la démocratie et de la citoyenneté :

1-Pour améliorer la qualité des élus, nous proposons qu’ils ne dépassent pas 70 ans, que le cumul des mandats soit limité et qu’un système contractuel soit mis en place pour que les citoyens puissent contrôler par eux-mêmes que leurs engagements ont été tenus. L’élu doit avant tout faire prévaloir l’intérêt public sur ceux des lobbys, groupes industriels, réseaux de copinage et sur un éventuel plan de carrière. A mi-mandat, une consultation de la population doit faire le bilan de son action…avec possibilité de révocation en cas de non respect des engagements et des principes et valeurs républicains.
En ce qui concerne le fonctionnement démocratique, nous pensons que les prises de décisions devraient se faire après consultation systématique d’experts de la société civile, issus des syndicats, associations, ONG, associations caritatives, philosophiques et culturelles : ce sont les compétences de tous qui doivent être mobilisées pour faire avancer les dossiers. Il s’agit pour les élus de se mettre à l’écoute des citoyens et faire des transactions entre les différents points de vue.
Pour faciliter cette démocratie participative, nous proposons des changements de pratiques électorales dans le sens de plus de justice, d’efficacité et d’économies: un cumul des mandats limité à un seul pour celui de maire ; une dose de proportionnelle pour les élections locales seulement ; la suppression du Sénat (ou son évolution par une élection plus démocratique) ; la fusion des communes limitrophes ; la prévalence des communautés de communes et le calcul du nombre des élus proportionnellement au nombre d’habitants ; la prise en compte du vote blanc ; nous proposons aussi de tirer au sort des citoyens pour les associer avec des experts associatifs et syndiqués dans la constitutions de groupes de travail ; des réunions de quartiers avec cahiers de doléances à l’appui devraient être organisées systématiquement et la possibilité d’une consultation citoyenne devrait être mise en œuvre si la demande réunit un tiers ou plus des citoyens.

2-Pour renouer les liens avec les citoyens, nous exigeons la transparence des politiques conduites, gestion des biens municipaux, aliénations, acquisitions, ainsi qu’une conformité entre la parole et les actes. Afin qu’il n’y ait aucun doute sur l’utilisation de l’argent public, l’établissement puis la gestion du budget et la distribution de subventions devraient se faire sous le contrôle des citoyens. Pour cela, l’information doit passer par une diffusion des réunions de Conseils en direct sur You Tube, et par le partage moitié-moitié des bulletins municipaux, départementaux et régionaux avec l’opposition politique, les syndicats et les associations. Les journaux locaux devraient s’inscrire systématiquement dans cette bipolarité, sans privilégier un camp ou l’autre. Pour conclure, il apparaît primordial de faire des propositions, de la contestation et du débat une norme constructive permanente et non un objet de polémique et de basses vengeances.

3-En ce qui concerne le développement de la citoyenneté, la section LDH de Paray-le-Monial considère que la laïcité doit s’affirmer de plus en plus comme le principe fondamental de la République : en combinant la liberté des cultes et la séparation des églises et de l’Etat, elle rassemble les Français par delà leurs différences confessionnelles et est respectée en tant que telle depuis plus d’un siècle. Par contre, des défaillances existent, en particulier à Paray-le-Monial et à Chauffailles. Pour y remédier, nous considérons que la loi de 1905 doit être maintenue et respectée, faute de quoi, les associations laïques devront se pourvoir en justice comme l’a fait la Ligue des Droits de l’Homme dans l’affaire de la crèche de Paray-le-Monial.

Compte tenu de la progression des intégrismes religieux et des droits afférents à une population athée et agnostique majoritaire dans notre pays, nous proposons de renforcer la laïcité par différentes mesures : la suppression de la fonction de chanoine de Latran ; le non financement par les communes des écoles privées ; le contrôle strict des écoles sous contrat afin qu’elles ne deviennent pas, sous couvert de l’enseignement religieux, des lieux de diffusion des idéologies anti républicaines et intégristes ; la mise à disposition dans les communes, d’une salle municipale pour les obsèques civiles ; la célébration par le maire des baptêmes républicains ; l’adoption d’un calendrier scolaire laïque ; l’ajout de nouveaux jours fériés (fête de la musique…).

La section de Paray insiste sur le rôle capital de l’éducation à la citoyenneté à l’école et dans les associations pour mettre en pratique les valeurs d’accueil, de respect, de tolérance, d’entraide, de solidarité, de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Considérant la prolifération de tags, insultes et harcèlement sur les réseaux sociaux et dans la rue, la profanation des cimetières, l’accroissement des discriminations (antisémitisme, racisme), comme une atteinte très grave à la cohésion nationale, elle appelle à une mobilisation générale contre ces fléaux à l’école mais aussi dans le comportement exemplaire des élus : le respect de l ‘opposition, les différences politiques reconnues comme légitimes et non stigmatisées. Quant aux citoyens, ils doivent s’engager quotidiennement, partout où ils sont pour réagir, protester, s’interposer et éduquer face aux manques de respect et aux agressions.

Enfin, la section condamne le démantèlement des services publics et demande qu’ils soient valorisés en particulier en milieu rural afin de faire respecter l’Etat par l’aide et le soutien qu ‘il procure aux citoyens à égalité de droits.

Section de la Ligue des droits de l’Homme de Paray-le-Monial