Catégorie : A LA UNE

L’ADMD 71 ET LA LDH PARAY-LE-MONIAL DÉNONCENT LE SPECTACLE INDIGNE DONNÉ CE LUNDI 22 JUIN A PARAY-LE-MONIAL PAR ALLIANCE VITA

22 juin, était la date fixée par l’Assemblée nationale afin de débuter l’examen, pour la troisième fois, de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Son adoption définitive devrait être actée le 15 juillet prochain.

Tôt ce matin, France Inter proposait une interview de Charles Biétry, ancien journaliste sportif atteint de la maladie de Charcot. Depuis 2 ans il n’a plus la faculté de parler, mais grâce à l’intelligence artificielle, on peut entendre sa voix répondre aux questions de Benjamin Duhamel et déclarer : « Ne perdez pas trop de temps au Parlement, les malades n’en ont pas beaucoup ». Lui a choisi, si à son grand désespoir la législation n’évolue pas, d’aller en terminer en Suisse.

Depuis longtemps il soutient le combat mené par le député Olivier Falorni et l’ADMD pour qu’enfin une loi de liberté puisse apaiser celles et ceux qui connaissent une fin vécue dans des souffrances insupportables.

Une grande majorité de français y sont favorables, dans un esprit de libre choix, sans vouloir imposer quoi que ce soit à quiconque.

Et ce même jour, en fin d’après-midi, une cinquantaine de militants d’Alliance Vita, association liée à la Communauté de l’Emmanuel se sont rassemblés devant l’hôtel de ville de Paray-le-Monial. Au nom d’une idéologie catholique, ils veulent imposer à tous un positionnement inadapté au progrès de la science et à la liberté individuelle.

Et surtout, les mots utilisés dans leur communication: « Euthanasie = Déchèterie » (un T s’est envolé dans la prière !) ou « Vivant, pas encombrant » témoigne d’un ignoble mépris et d’une totale absence d’humanité.

Enfin, voir le premier magistrat de la ville, dont on doit respecter les convictions philosophiques et religieuses, s’afficher publiquement auprès de slogans d’une telle bassesse peut poser question à beaucoup de ses administrés.

L’ADMD71 et la section de la Ligue des Droits de l’Homme de Paray-le-Monial protestent fermement contre l’instrumentalisation par l’extrême droite de cette cause de la fin de vie assistée et affirment leur soutien à cette nouvelle liberté fondamentale qui ouvre pour chacun et chacune le droit de gérer sa mort avec humanité, fraternité et empathie. 

Photos : LDH Paraylemonial

JORDAN BARDELLA A PARAY-LE-MONIAL: UN ADOUBEMENT PAR LES IDENTITAIRES EN VUE DES PRESIDENTIELLES? 22 juin 2026


         La présence de Jordan Bardella à Paray-le-Monial ce samedi 20 juin 2026 n’a rien d’anecdotique. Il est significatif d’une offensive d’ampleur de l’extrême-droite sur une ville symbole de son meilleur emblème catholique : le sacré-cœur et son histoire. Octobre 2025, la diffusion du film apologétique « Sacré-cœur » financé par Bolloré, dans sa version révisionniste se situant aux antipodes de l’histoire de Paray, a bénéficié d’une campagne de propagande hors normes. En mars 2026, la publication d’un ouvrage de l’historienne Véronique Brunet -spécialiste de la peinture contemporaine- « Pionniers de l’abolition de l’esclavage en Bourgogne » censure à la fois l’irénisme parodien du XVIIème siècle et 9 des 14 abolitionnistes de Saône-et-Loire tout en reliant le protestant Pierre Moreau à la basilique du Sacré-Cœur. Puis entre le 11 et le 14 juin, à Paray-le-Monial, les fêtes du Sacré-Cœur sont célébrées en grandes pompes en présence du patriarche de Jérusalem.  Enfin la consécration de l’année 2026 à la paix par le clergé de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre achève un dispositif qui contribue à renforcer la fabrique du mensonge impulsée par les « guerriers de Dieu »jésuites du XVIIe siècle.

       Et Jordan Bardella ? Sa présence fait suite à celle des politiques de l’Action Française qui ont assuré la continuité du Sacré-Cœur comme culte de reconquête catholique fondé sur une idéologie de haine et d’exclusion des juifs, des protestants, des révolutionnaires, des communards, des Allemands, des francs-maçons, des socialistes…et maintenant des migrants plus spécialement musulmans, boucs-émissaires des problèmes nationaux. La campagne présidentielle commence donc, pour lui, par un adoubement à Paray-le-Monial, ce 20 juin, jour de Saint Silvère, pape du Vie siècle qui lutta contre les envahisseurs goths…sans attendre le jugement de Marine Le Pen. Et, bien que durement sanctionnée par le pape François, la communauté de l’Emmanuel actuellement sous tutelle, était bien là pour que la messe soit dite.

Comme l’écrivait l’historien Marc Bloch dans son testament, le 18 mars 1941, à Clermont-Ferrand,  « Je tiens la complaisance envers le mensonge, de quelques prétextes qu’elle puisse se parer, pour la pire lèpre de l’âme ».

Germaine Lemétayer

8 MARS 2026: FÊTE FÉMINISTE A PARAY-LE-MONIAL Germaine Lemétayer

Une vingtaine de personnes se sont retrouvées à la salle de Bellevue pour fêter la journée internationale des Droits des Femmes avec la section LDH de Paray-le-Monial. En première partie, des échanges sur le thème du « masculinisme ». la présidente, Germaine Lemétayer a rappelé que la ville avait promu en avant-garde, dès 2014, un Camp Optimum installé par l’évêque Dominique Rey destiné à « reviriliser les hommes: « Nous constatons, à ce moment que certains catholiques expriment hautement leur opposition aux conquêtes féministes, ils contestent en particulier l’intervention de l’Etat et de ses lois dans un domaine dont les religions avaient auparavant l’exclusivité, à savoir, la famille. Les  lois féministes font en effet basculer la famille d’un univers patriarcal à un espace privé démocratique. Autrefois définie par l’autorité hiérarchique, la famille est soumise dans la seconde moitié du XXe siècle, à une double exigence démocratique, de liberté et d’égalité.

Le 20 octobre août 2016,  la LDH Paray avait publié sur son site facebook, un texte intitulé : « Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin  », dans lequel elle dénonçait la mise en œuvre de l’idéologie de l’américain John Eldredge : la  re-virilisation des hommes et la soumission des femmes. Leur cible : le féminisme considéré comme responsable, avec mai 68, d’une perte d’autorité des hommes transformés en « softies »: « l’homme mou, le softy n’est pas seulement un partenaire sans vigueur pour la femme mais il est socialement frappé d’une série de stérilités ; de lui n’émane aucune énergie, nulle vitalité, nulle innovation » (D Rey). Pour retrouver l’ « authenticité masculine », le Camp Optimum propose donc des exercices de re-virilisation pour faire de celui qui y participe un « aventurier » capable de tout quitter, un « combattant » qui va « prendre les armes pour défendre le royaume de Dieu …» et un conquérant (D. Rey). Ces exercices concernent le relookage physique grâce à des pratiques de sports virils (motos, escalade…), des changements vestimentaires (blousons…) ainsi que l’adoption de comportements d’autorité pour répondre à la définition de l’abbé de Maistre : « tu es grand, tu es fort, tu es poilu, tu es un mec, un vrai ». Ouvert aux hommes de 18 à 78 ans, ces camps proposent aux participants de réfléchir sur l’identité masculine, à travers des temps d’enseignement s’inspirant librement du best-seller « Indomptable » de John Eldredge ; vidéos diffusées sur You tube telles que  «  La voix du père » de l’abbé de Maistre en 2014 où il affirme : «  Le propre de l’âme masculine, c’est le sentiment de sa force ». Opposé à l’identité féminine réduite à la séduction et au maternage, celle de l’homme se définit, dans famille, par son autorité et son caractère normatif: c’est lui qui impose les règles. Aujourd’hui, surtout depuis depuis Me too, le masculinisme est passé de la marge à la visibilité, en particulier sur les réseaux sociaux où il est devenu un critère de l’extrême-droite identitaire, des gaffa aux Etats-Unis et de toute l’extrême-droite européenne. Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft le propagent par des Fake news et en supprimant une modération qui lui laisse libre cours.

Un colloque organisé au Sénat sur les mouvements et réseaux masculinismes en nov 2025 puis une étude sortie le 21 janvier du Haut-Commissariat pour l’Egalité font le point sur son influence. On constate que les jeunes femmes se revendiquent de plus en plus féministes, tandis que les jeunes hommes adoptent davantage de comportements sexistes. Le fossé entre les genres se creuse, nourrissant incompréhension et peur. L’enquête révèle que les forums,  groupes et influenceurs masculinistes participent à l’orchestration d’attaques coordonnées sur les réseaux sociaux. La culture de l’incel (Involuntary Celibate) reflète cette frustration : des hommes convaincus que leur célibat est le résultat des conquêtes féministes manifestent leur frustration  par des violences, tant envers les femmes que par des actes plus extrêmes, comme des fusillades de masse. Les réseaux sociaux jouent ici un rôle crucial, où des influenceurs canalisent cette colère vers les femmes et le féminisme. Aujourd’hui, le masculinisme ne relève plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais de groupes organisés ; il s’est constitué en mouvement structuré, politisé et parfois violent, en lien étroit avec les droites radicales. La Fédération nationale Solidarité Femmes note depuis un an  des tentatives de saturation de la ligne d’écoute 3919, des insultes visant les écoutantes, des campagnes de dénigrement présentant les dispositifs de protection des femmes comme des outils « anti-hommes ». En 2025, plus de treize questions parlementaires ont ainsi réclamé l’ouverture du 3919 aux hommes, souvent à l’initiative de collectifs proches des masculinistes dans le cadre d’une stratégie de symétrisation des violences, qui nie leur caractère fondamentalement antiféministe. Un amendement au projet de loi de finances pour 2026 a même tenté de supprimer le budget dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes (BOP 137) a alerté sur le fait que les femmes ont fait une erreur gravissime en sous-estimant le mouvement masculiniste et en le définissant comme un phénomène de masse, porté par de nombreux mouvements et les courants politiques conservateurs voire fascistes

De fait, face à la frustration des jeunes suscitée par la précarité de l’emploi, la désindustrialisation, la rupture des liens communautaire,s l’extrême droite instrumentalise le féminisme pour trouver une réponse facile aux problèmes sans remettre en question les structures économiques ou politiques. Cibler le féminisme devient un argument qui transfère la responsabilité à un ennemi facile. En France, Marine Le Pen a obtenu 39 % des voix chez les 18-24 ans en 2022 et 49 % chez les 25-34 ans. En Italie, Giorgia Meloni est en tête du vote des jeunes avec 29 %. En Allemagne, l’Afd a été le premier choix des moins de 30 ans dans des régions comme la Thuringe.

La lutte contre le masculinisme est un chantier de longue haleine, impliquant un changement profond dans les mentalités dès l’enfance. L’éducation reste l’atout majeur pour déconstruire dans dans les familles et à l’école, les réflexes sexistes et briser l’héritage patriarcal qui revient en force pour perpétuer les inégalités entre les hommes et les femmes. .Mais la question reste très largement politique: Et en ces temps de campagne électorale, alors que les femmes représentent la moitié des citoyennes, il faut oser poser la question de la défense des droits des femmes aux différents candidats.

Après a suivi un concert donné par la Table Rouge, avec Laurent Dumeusois au piano et Julien Guyot à l’accordéon: au programme des chansons militantes anarchistes, les deux artistes excellant dans l’ironie et la critique parfois mordante des Voisins vigilants, des « tontons »…, mais aussi dans la défense du « petit paysan » s’inspirant de l’affaire Laronze, et l’hommage à Louise Michel. Bref, des thématiques sur-mesure pour la Ligue des Droits de l’Homme de Paray qui les a remerciés chaleureusement.

MERCI AUX PERSONNELS DE L’HOPITAL… (12/4/2020)

 

 

MERCI AUX PERSONNELS DE L’HOPITAL, DES EHPAD ET SERVICES INFIRMIERS DE PARAY-LE-MONIAL, TOUS AU FRONT DU COMBAT!
MERCI AUX CAISSIERES, POSTIERS, EBOUEURS, MANUTENTIONNAIRES, AIDES A DOMICILE, BOULANGERS… QUI CONTINUENT A TRAVAILLER EN PRENANT DES RISQUES!
Les élus municipaux de l’opposition
Avenir Citoyen
CGT Multipro
PCF Charolais-Brionnais
LDH Paray le Monial
Nous vous invitons à adresser directement des mots d’encouragement, dessins d’enfants …aux personnels de l’hôpital de Paray à l’adresse suivante: secretariat.direction@ch-paray.fr

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POLITIQUE D’EXCLUSION, EN SAONE-ET-LOIRE, CONTRE LES JEUNES ETRANGERS QUI FABRIQUENT LE PAIN DES FRANCAIS.

 

La section LDH de Paray est solidaire de Mallé Touré qu’elle a soutenu en attestant, dans la procédure en cours, qu’elle lui a procuré elle-même tous ses papiers consulaires : carte consulaire et demande de passeport qui ne peuvent donc, ceux-là, être suspects de fausseté.

Mais elle tient à préciser que Mallé n’est hélas pas le seul dans ce cas: d’autres apprentis guinéens maliens et marocains du département font aussi l’objet de menaces d’OQTF suite à des contestations de leurs papiers d’identité basées sur des vices de procédures tels que, par exemple, le non respect du délai réglementaire entre deux signatures. Cette exigence du respect à la lettre des règlements d’état civil étrangers et la signification en conséquence de la fausseté de tous leurs papiers même consulaires, marquent une aggravation significative de la politique anti-migrants des institutions départementales que notre section a maintes fois dénoncée. Ces mesures posent aussi la question de l’intérêt général des Français lorsque l’Etat a payé un, deux voire trois ans de formation à ces jeunes dans des métiers en tension, -boulangers, bouchers, maçons- et que ces jeunes obtiennent des CDI (dans un cas avéré) après un parcours professionnel exemplaire. Pour sa part, notre section considère cette politique d’exclusion haineuse comme un sommet inédit de la xénophobie. Par ailleurs, la mise en cause de documents d’identité consulaires qui porte atteinte gravement à la souveraineté des états africains concernés ne s’inscrit-elle pas dans une conception postcolonialiste des relations internationales?

Très choquée par des mesures qui atteignent au moins deux jeunes qu’elle a soutenus et aidés à régulariser leur situation en respectant évidemment toutes les procédures, la section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’Homme tient à exprimer publiquement sa réprobation et sa colère face à un tel gâchis humain et politique et l’immense honte qu’elle ressent à l’égard de tous ces jeunes auxquels on tente d’inoculer l’image d’une France procédurière, terre d’exclusion et de haine et qui a perdu jusqu’au sens de ses propres intérêts nationaux. Honte aussi face aux autorités consulaires auxquelles elle redemande de refaire leur copie pour un petit défaut de procédure…alors que nos propres institutions violent allègrement les lois de protection des mineurs étrangers en refoulant par exemple, en Saône-et-Loire, les jeunes de 17 ans? Où est la justice quand la juge des enfants a reconnu quant à elle, l’authenticité des mêmes documents d’état civil? Où sont nos valeurs républicaines de Fraternité et de Solidarité? Où est le sens de l’intérêt général?

Bien évidemment, notre section s’implique actuellement pour soutenir moralement et juridiquement ces apprentis. Et elle demande à tous ceux qui liront ces lignes de leur manifester leur sympathie afin de réparer les immenses dégâts collatéraux de la politique d’exclusion visant les jeunes étrangers qui fabriquent le pain des Français, découpent leurs steaks et construisent leurs maisons.

Mallé Touré vient du Mali. Il a soufflé 18 bougies en décembre et sa majorité semble signer son expulsion vers l’Afrique. Lundi 6 janvier 2020, il …
lejsl.com
Mallé Touré vient du Mali. Il a soufflé 18 bougies en décembre et sa majorité semble signer son…
Mallé Touré vient du Mali. Il a soufflé 18 bougies en décembre et sa majorité semble signer son expulsion vers l’Afrique. Lundi 6 janvier 2020, il …

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT: LES MINEURS ISOLES DE SAONE-ET-LOIRE (20 novembre 2019)

En cette journée Internationale des Droits de l’Enfant, la section LDH de Paray-le-Monial tient à attirer l’attention sur le sort réservé en Saône-et-Loire aux plus pauvres d’entre eux, à savoir les MNA, Mineurs non accompagnés que notre loi protège en leur donnant les mêmes droits qu’aux autres adolescents, en particulier le droit à l’abri et à l’éducation jusqu’à leur majorité. Agés de 14 à 18 ans, ils arrivent d’Afrique via la Méditerranée et l’Espagne après un processus d’exclusion souvent violent qui les a arrachés de leur famille, de leur quartier et de leur pays. La section LDH de Paray qui en aidé une quizaine en deux ans tient d’abord à saluer le travail d’associations (Asti, Secours Catholique, Cimade…), d’éducateurs de l ‘ASE et du dispositif Garantie Jeunes, de familles d’accueil, de la juge des enfants de Mâcon, d’avocats de Chalon/Saône et de Dijon, de maîtres d’apprentissage, d’enseignants aux divers CFA ainsi que d’associations d’aide à l’alphabétisation qui tous contribuent à l’insertion de ces jeunes.

Mais en même temps, elle tient à exprimer sa très vive réprobation face à un ensemble de pratiques d’exclusion mises en œuvre par le Conseil Départemental, l’ASE et la Police des Frontières dans le cadre d’une politique de refoulement visant plus particulièrement (mais pas seulement) les mineurs âgés de 17 à 18 ans . Cette politique comprend un ensemble de mesures coercitives qui se renforcent d’année en année:

-Le rejet de la mise à l’abri par la fermeture de l’ASE pendant les mois d’été qui place la Saône-et-Loire au rang de championne de France de l’exclusion des mineurs non accompagnés.

-Le transfert de mineurs reconnus dans des centres (Châlons-en-Champagne ou Strasbourg) où un seconde évaluation annule celle de Saône-et-Loire et les prive de leurs droits. Cet état de fait contraint les associations à les rapatrier en Saône-et-Loire afin de procéder à un recours devant la juge des enfants.

-Des évaluations à charge visant essentiellement, sur fond de préjugés, à détecter des fraudes et non l’âge réel du mineur, la mise en cause systématique des papiers d’état civil africains contribuant à disqualifier nombre d’entre eux contraints de faire un recours devant la juge des enfants. Dans un cas connu, c’est l’âge de 15 ans qui a été contesté pour alléguer un âge de 17 ans avec appel auprès du tribunal de Dijon et refus dans le même temps de financer un passeport qui trancherait la question. C’est à ce niveau que certaines associations et nous, LDH de Paray, intervenons en particulier pour leur procurer des cartes d’identité et des passeports auprès de leurs consulats et ambassades : A noter que dans les quatorze cas connus par nous, ces documents ont tous confirmé des actes de naissance faussement disqualifiés par l’ASE et la police des frontières.

-Les appels à répétition devant le tribunal de Dijon contre les recours validés par la juge des enfants (une dizaine en juillet) ainsi qu’une campagne d’intimidation de la juge dans un article du Figaro du 11 août 2019 : André Accary s’y livre à l’exercice peu glorieux d’inversion de la victimisation en présentant les jeunes comme des clandestins, les jugements comme des « aberrations » et lui-même comme victime …d’insomnies !!!!

-Trois gardes à vue de mineurs et une convocation de la présidente de la LDH Paray en 2018 par la police des Frontières dont aucune n’a débouché, en 2019, sur des condamnations.

La LDH Paray proteste donc contre des actions en justice faussées par l’absence de moyens de défense des MNA. Elle s’insurge contre le coût, pour les associations, de ces passeports qui prouvent la bonne foi des MNA et attestent les erreurs répétées dans les évaluations de l’ASE et les expertises de la police des frontières. (Ajoutons qu’une fois les MNA réintégrés à l’ASE, celle-ci profite sans vergogne de ces documents qu’elle n’a plus à financer…).

Elle s’insurge surtout contre la réduction des mineurs à leur situation de clandestins sans jamais prendre en compte le bilan économique extrêmement positif de parcours de vie parfois impressionnants : alphabétisation rapide, apprentissages réussis dans des métiers en tension (boulangerie, boucherie, bâtiment, cuisine…), CAP obtenus, intégration en progrès … qui font de cette migration de jeunes un atout et une chance pour notre pays.

Par contre, les discriminations et les mauvais traitements dont ils sont victimes à l’ASE prolongent, dans leur parcours, l’expérience d’exclusion que la plupart ont vécu dans leur pays, ils ne contribuent pas à leur insertion et donnent auprès de la communauté africaine une image d’arbitraire et d’islamophobie de nos institutions.

Dans cette confrontation, les associations relèvent le défi de l’accueil de ces jeunes migrants courageux, de la défense des intérêts nationaux et de la fraternité qui est au cœur de la devise républicaine.Notons que dans ce bras de fer pour faire prévaloir la justice, rien que la justice, elles ont besoin de soutiens et de moyens. N’hésitez pas, s’il vous plaît, à les contacter!

Germaine Lemétayer, Présidente de la section LDH de Paray-le-Monial

REUNION PUBLIQUE A PARAY-LE-MONIAL LE 26 JUIN 2019, 19H30, Au Centre de Culture et de Congrès

 

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REUNION PUBLIQUE A PARAY-LE-MONIAL
LE 26 JUIN 2019, 19H30, Au Centre de Culture et de Congrès

La section de la Ligue des Droits de l’Homme
vous invite à deux conférences-débat sur:

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
ET LA REDUCTION DE LA BIODIVERSITE
DANS LE CHAROLAIS-BRIONNAIS :
ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES INNOVANTES.

Avec:
– Patrice NOTTEGHEM, Ecologue, spécialiste du paysage
– Jérôme ESCALIER, Agriculteur bio et militant de la Confédération Paysanne

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INITIATIVE CITOYENNE EXEMPLAIRE CONTRE L’HOMOPHOBIE (17 mai 2019)

Le vendredi 10 mai, le cinéma de Digoin a projeté en avant-première ce court-métrage dont le thème concerne la découverte de leur homosexualité par deux jeunes lycéens. Centré sur les difficultés à assumer une identité sexuelle largement discriminée, le film met en scène dans un cadre scolaire, en l’occurrence le lycée de Digoin, la diversité des réactions des proches, parents et camarades de classe qui vont de la reconnaissance de l’égalité à l’homophobie la plus violente et la plus crasse. Traité à travers des comportements et un langage familiers aux adolescents, le film se présente comme une oeuvre propre à susciter la réflexion et les prises de conscience. La section de Paray de la Ligue des Droits de l’Homme qui était présente à la projection et qui est engagée elle-même contre l’homophobie de la Communauté de l’Emmanuel félicite chaleureusement le maire de Digoin, Monsieur Fabien Genet et les Intermachés qui ont co-produit ce film et souhaite à ce court-métrage tout le succès que mérite cette initiative citoyenne exemplaire.

 

HALTE A LA GRANDE BRADERIE DES BIENS MUNICIPAUX DE PARAY-LE-MONIAL!

Le 25 février 2019, le maire de Paray le Monial a signé l’ouverture de deux enquêtes d’utilité publique en vue de l’aliénation du jardin public de la Poste situé le long de la berge de la Bourbince d’une part, du cours Jean Jaurès, lieu de passage piéton et de promenade d’autre part. Il s’agit dans les deux cas de répondre à la demande de commerçants (pharmacien, restaurateurs et autres) qui trouvent plus appropriés (et moins chers ?) des emplacements situés en zone publique au centre ville, alors qu’à Paray-le-Monial comme dans toutes les petites villes, des commerces sont régulièrement vacants et à louer.

L’aliénation du domaine public pose la question de la défense de la démocratie. En effet, depuis 1789, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme défend l’idée de « l’utilité publique » prioritaire sur les intérêts particuliers. De nos jours, c’est le Conseil Constitutionnel qui se porte garant de l’intérêt public face aux atteintes aux droits et libertés. (Cahiers du CC n°16, juin 2004) : « Il (l’intérêt public) est à la fois une cause d’illégalité de l’action administrative – l’acte administratif qui poursuit un but étranger à l’intérêt général ou qui poursuit un but d’intérêt général autre que celui exigé par la loi est annulé »

A Paray-le-Monial, l’aliénation d’un jardin public et d’une partie de zone piétonne s’inscrit dans la priorité donnée aux intérêts d’un pharmacien, d’un restaurateur gastronomique et autres commerçants. Cette pratique n’est pas nouvelle. Les Parodiens n’ont pas oublié entre autres, l’aliénation de l’hôpital public pour le remplacer par une « maison de retraite catholique ». On peut citer aussi l’occupation gratuite pendant trente ans du parc du Moulin Liron, parc municipal de 15 hectares, à une communauté religieuse aux frais des Parodiens qui ont payé l’eau, l’électricité et l’enlèvement d’ordures tandis que dans le même temps, la même communauté encaissait des forfaits de séjour, privait les Parodiens d’un lieu de promenade, de jeux et d’échanges, créait des nuisances sonores pendant deux mois et donnait de la ville une image calamiteuse sur fond d’homophobie, d’antiféminisme et de xénophobie. On peut alléguer enfin la construction actuelle d’un complexe de trois cinémas dans la zone commerciale du Champ Bossu et le délaissement en centre-ville d’un cinéma appartenant à la ville et entièrement rénové. Plus d’un million d’euros seront déboursés tandis que les personnes âgées très nombreuses à Paray seront privées de leur cinéma accessible à pied en centre-ville.

Priver les Parodiens de leurs droits et libertés tout en engraissant une communauté charismatique et des particuliers sans aucun intérêt pour eux, mais des impôts supplémentaires, le gâchis financier, l’absence de cohésion, de nouvelles contraintes et une privation de liberté témoigne du déni de l’éthique républicaine et du mépris de la fonction de maire, à la fois représentant des intérêts de l’Etat et des citoyens, et non pas d’intérêts particuliers, confessionnels et financiers.

Mais le projet de remplacement du jardin public de la Poste par un bâtiment est d’un autre ordre. Selon la Ligue des Droits de l’Homme « les droits de la terre sont maintenant au cœur des droits de l’homme » (Communiqué, 2/8/2017). Alors que nous vivons à crédit écologique depuis plus de trente ans, il est vital d’acquérir le réflexe de conserver les espaces naturels. Défendre un jardin public, c’est s’associer à une nouvelle culture qui considère que l’environnement fait partie du patrimoine commun de l’humanité. Enfin, le jardin public, le cinéma et le cours Jean Jaurès sont à Paray des lieux de rencontre, d’échanges, de repos intergénérationnels dont nous avons besoin en un temps où l’isolement et la solitude sévissent. Dans le paysage urbain, ils constituent, en qualité de biens communs, des repères culturels et de convivialité fondamentaux, inscrits au plus profond de notre représentation de la ville, comme le sont, autour des places de village, la mairie, l’église et l’école. On ne dégrade pas, on ne défigure pas un centre-ville pour faire plaisir à quelques personnes. Il y va du respect des Parodiens, de leur histoire, de leur qualité de vie et de l’identité de leur ville. La section de Paray de la Ligue des Droits de l’Homme appelle à se mobiliser massivement pour les deux enquêtes d’utilité publique le jeudi 11 avril entre 9 h et 12 heures et dire haut et fort : HALTE A LA GRANDE BRADERIE DES BIENS MUNICIPAUX, HALTE AU CENTRE-VILLE DEFIGURE, HALTE A LA PRIVATION DE LIBERTE ET DE CONVIVIALITE.

GRAND DEBAT NATIONAL : DE LA DEMOCRATIE ET DE LA CITOYENNETE EN CHAROLAIS-BRIONNAIS

 

La ligue des Droits de l ‘Homme ayant pour objet, depuis 1898, de faire prévaloir ce qui est juste en regard des droits de l’Homme tels qu’ils sont définis par les Déclarations Universelles des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et de 1948, notre section de Paray-le-Monial tient à apporter sa contribution au Grand Débat National .

Dès son origine, le mouvement des Gilets Jaunes a mis en cause à la fois des taxes sur les carburants jugées insupportables pour les ménages à revenus faibles et une absence totale de confiance à l’égard des élus, ciblant ainsi le dysfonctionnement de deux fondements de la démocratie : le consentement de l’impôt (art 13) et le respect des élus en qualité de représentants des citoyens (art 6). Compte tenu de la durée de leur mouvement et du soutien apporté par une majorité de Français, notre section a décidé de prendre en compte prioritairement ces critiques et de cibler sa réflexion sur la vie institutionnelle et démocratique et sur la vie citoyenne de notre pays.

Le maire de Paray-le-Monial ayant organisé un Grand Débat le 7 février, nous nous sommes posés la question de notre participation. Après réflexion, nous y avons renoncé compte tenu de l’impossibilité jusque-là de pouvoir échanger avec lui sur une base de respect, une lettre insultante ayant été la seule réponse obtenue à notre demande -polie, argumentée et publiée- de suppression, sur un terrain municipal, d u « Parcours homosexualité » organisé par la Communauté de l’Emmanuel à des fins homophobes. Trois militants de la LDH étaient néanmoins présents à titre personnel : ils sont intervenus et ont pu témoigner qu’aucun sujet fâcheux concernant les pratiques démocratiques n’avait été abordé comme si la censure était devenue à Paray-le-Monial un réflexe quasi pavlovien.

C’est dans ce contexte que les militants de la section de Paray-le-Monial ont élaboré des propositions visant à faire progresser, dans le CHarolais-Brionnais, le fonctionnement de la démocratie et de la citoyenneté :

1-Pour améliorer la qualité des élus, nous proposons qu’ils ne dépassent pas 70 ans, que le cumul des mandats soit limité et qu’un système contractuel soit mis en place pour que les citoyens puissent contrôler par eux-mêmes que leurs engagements ont été tenus. L’élu doit avant tout faire prévaloir l’intérêt public sur ceux des lobbys, groupes industriels, réseaux de copinage et sur un éventuel plan de carrière. A mi-mandat, une consultation de la population doit faire le bilan de son action…avec possibilité de révocation en cas de non respect des engagements et des principes et valeurs républicains.
En ce qui concerne le fonctionnement démocratique, nous pensons que les prises de décisions devraient se faire après consultation systématique d’experts de la société civile, issus des syndicats, associations, ONG, associations caritatives, philosophiques et culturelles : ce sont les compétences de tous qui doivent être mobilisées pour faire avancer les dossiers. Il s’agit pour les élus de se mettre à l’écoute des citoyens et faire des transactions entre les différents points de vue.
Pour faciliter cette démocratie participative, nous proposons des changements de pratiques électorales dans le sens de plus de justice, d’efficacité et d’économies: un cumul des mandats limité à un seul pour celui de maire ; une dose de proportionnelle pour les élections locales seulement ; la suppression du Sénat (ou son évolution par une élection plus démocratique) ; la fusion des communes limitrophes ; la prévalence des communautés de communes et le calcul du nombre des élus proportionnellement au nombre d’habitants ; la prise en compte du vote blanc ; nous proposons aussi de tirer au sort des citoyens pour les associer avec des experts associatifs et syndiqués dans la constitutions de groupes de travail ; des réunions de quartiers avec cahiers de doléances à l’appui devraient être organisées systématiquement et la possibilité d’une consultation citoyenne devrait être mise en œuvre si la demande réunit un tiers ou plus des citoyens.

2-Pour renouer les liens avec les citoyens, nous exigeons la transparence des politiques conduites, gestion des biens municipaux, aliénations, acquisitions, ainsi qu’une conformité entre la parole et les actes. Afin qu’il n’y ait aucun doute sur l’utilisation de l’argent public, l’établissement puis la gestion du budget et la distribution de subventions devraient se faire sous le contrôle des citoyens. Pour cela, l’information doit passer par une diffusion des réunions de Conseils en direct sur You Tube, et par le partage moitié-moitié des bulletins municipaux, départementaux et régionaux avec l’opposition politique, les syndicats et les associations. Les journaux locaux devraient s’inscrire systématiquement dans cette bipolarité, sans privilégier un camp ou l’autre. Pour conclure, il apparaît primordial de faire des propositions, de la contestation et du débat une norme constructive permanente et non un objet de polémique et de basses vengeances.

3-En ce qui concerne le développement de la citoyenneté, la section LDH de Paray-le-Monial considère que la laïcité doit s’affirmer de plus en plus comme le principe fondamental de la République : en combinant la liberté des cultes et la séparation des églises et de l’Etat, elle rassemble les Français par delà leurs différences confessionnelles et est respectée en tant que telle depuis plus d’un siècle. Par contre, des défaillances existent, en particulier à Paray-le-Monial et à Chauffailles. Pour y remédier, nous considérons que la loi de 1905 doit être maintenue et respectée, faute de quoi, les associations laïques devront se pourvoir en justice comme l’a fait la Ligue des Droits de l’Homme dans l’affaire de la crèche de Paray-le-Monial.

Compte tenu de la progression des intégrismes religieux et des droits afférents à une population athée et agnostique majoritaire dans notre pays, nous proposons de renforcer la laïcité par différentes mesures : la suppression de la fonction de chanoine de Latran ; le non financement par les communes des écoles privées ; le contrôle strict des écoles sous contrat afin qu’elles ne deviennent pas, sous couvert de l’enseignement religieux, des lieux de diffusion des idéologies anti républicaines et intégristes ; la mise à disposition dans les communes, d’une salle municipale pour les obsèques civiles ; la célébration par le maire des baptêmes républicains ; l’adoption d’un calendrier scolaire laïque ; l’ajout de nouveaux jours fériés (fête de la musique…).

La section de Paray insiste sur le rôle capital de l’éducation à la citoyenneté à l’école et dans les associations pour mettre en pratique les valeurs d’accueil, de respect, de tolérance, d’entraide, de solidarité, de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. Considérant la prolifération de tags, insultes et harcèlement sur les réseaux sociaux et dans la rue, la profanation des cimetières, l’accroissement des discriminations (antisémitisme, racisme), comme une atteinte très grave à la cohésion nationale, elle appelle à une mobilisation générale contre ces fléaux à l’école mais aussi dans le comportement exemplaire des élus : le respect de l ‘opposition, les différences politiques reconnues comme légitimes et non stigmatisées. Quant aux citoyens, ils doivent s’engager quotidiennement, partout où ils sont pour réagir, protester, s’interposer et éduquer face aux manques de respect et aux agressions.

Enfin, la section condamne le démantèlement des services publics et demande qu’ils soient valorisés en particulier en milieu rural afin de faire respecter l’Etat par l’aide et le soutien qu ‘il procure aux citoyens à égalité de droits.

Section de la Ligue des droits de l’Homme de Paray-le-Monial