Nord-est de Paris, Situation toujours aussi désastreuse pour les exilés – 

Paris 9 août 2018

Communiqué de la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme,

Le Nord-Est de Paris devient un territoire où le droit des personnes n’existe plus. Ce constat n’est pas le reflet d’un militantisme hargneux, il suffit de venir observer ce qui s’y passe et de parler avec ces personnes exilées.

Depuis maintenant plusieurs mois, les militants de la Ligue des droits de l’Homme se rendent au moins une fois par semaine dans ces espaces délaissés, dans l’objectif de répondre aux demandes de conseils sociaux ou juridiques et d’orienter au mieux ces personnes vers des structures de prise en charge. Avec des associations présentes, nous avons interpelé la Mairie de Paris et l’Etat en mai puis en juin sur les conditions faites à ces populations, sur ces sites où les principes du droit ne sont que plus que de lointaines idées non appliquées.

Fidèles depuis trois ans, et rendus impuissants devant l’ampleur et la difficulté de la tâche, les bénévoles du Collectif Solidarité Migrants Wilson viennent d’annoncer qu’ils arrêtent les distributions de repas depuis le 1er août. Dès lors, les maraudes de FTDA, d’Utopia et les visites médicales de MDM et MSF ne parviennent en aucun cas à répondre aux besoins humanitaires constatés au quotidien.

Ce mardi soir 7 août, square de la porte d’Aubervilliers, les militants de la LDH ont encore pu constater que plus de 500 personnes erraient, en quête de nourriture donnée par les Restaus du cœur, et espérant obtenir une des rares places d’hébergement que les bénévoles d’Utopia 56 parviennent parfois à trouver pour les familles. Ce soir encore, comme tous les soirs de maraude, avec les femmes et les hommes seuls présents sur le site, nous rencontrons plusieurs familles avec des enfants en bas-âge et des mineurs isolés étrangers en attente d’une évaluation ou en rejet de leur minorité. Aucune tente ni toit pour les abriter cette nuit, alors que des orages sont annoncés, et que le jour la canicule affaiblit chacun. Dans ce contexte de promiscuité forcée, d’attente incertaine et de dénuement, la tension éclate d’un coup sans prévenir lors de la distribution.

Si nous saluons les dernières annonces de la Mairie de Paris d’apporter son soutien en organisant des distributions alimentaires et en permettant l’accueil de trente personnes par jour, nous constations que les besoins demeurent importants ; les centres d’accueil de jour parisiens sont pleins et les exilés dorment devant la porte en y espérant une place, un jour.

Quant à l’Etat, il ne répond pas à nos sollicitations, feignant de croire que les places mises à disposition dans les 4 Centres franciliens sont suffisantes. L’Etat semble s’être affranchi de ses obligations et de ses responsabilités et continue de refuser l’hébergement inconditionnel aux personnes en procédure Dublin. Les préfets parisien et francilien ne se donnent plus la peine de répondre aux lettres des associations. Quant à l’Office Français pour l’Intégration et l’Immigration, en charge du pré-accueil des demandeurs d’asile, il vient de décider le 6 aout de fermer la ligne téléphonique gratuite avec laquelle les exilés pouvaient espérer un rendez-vous pour commencer leur procédure, rendant dès lors payant l’accès à la demande d’asile.

Aujourd’hui, mercredi 08 août, nous apprenons que ces mêmes personnes rencontrées la veille ont été dispersées de la Porte d’Aubervilliers par les forces de l’ordre, pour éviter toute forme de regroupements ou constitution de campements. Encore, des dispersions brutales sans logiques, encore demain sûrement, une évacuation qui ne comblera pas les demandes.

Aujourd’hui, nous constatons que les droits des personnes à la dignité, à la santé et à un hébergement ont disparu. C’est pourquoi, face à cet immobilisme politique qui dure depuis près de trois ans, la LDH persévère à demander que des mesures respectueuses des droits des personnes exilées soient rapidement mises en place, notamment sur les sites des Porte de la Chapelle et d’Aubervilliers.

Communiqué de la Fédération de Paris de la Ligue des Droits de l’Homme,

Gilles Affaticati, Président,

Fédération de Paris LDH – fedeparis@ldh-france.org

Paris accueille la marche solidaire La Roya Calais du 17 au 20 juin

Accueil des marcheurs 

 

La Fédération de Paris de la LDH soutient la Marche solidaire

Soyons nombreux pour les accueillir

dimanche 17 juin, 

Place de la Bastille, dès 16h

Accueil des marcheurs place de la place de la Bastille, entre le boulevard Henri IV et

le boulevard de la Bastille, au niveau du port de l’Arsenal 

16h30 : départ du cortège côté ouest  de la place de La Bastille ;

via le boulevard Beaumarchais, et le boulevard du Temple ;

18 h : arrivée sur la place de la République, prises de parole ;

19h30 : fin de la marche et dispersion.

mercredi 20 juin, Place de la République, à partir de 14H

à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, sur le stand LDH

Venez rencontrer une délégation des marcheurs pour échanger et débattre

à partir de 15h sur le stand LDH :

quels sont les objectifs de cette marche, quelles suites envisager?

 

 

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Le Collectif Paris 5/13 « Immigration / Asile » dont fait partie la section LDH Paris 5/13 organise 

dans le cadre des États des Migrations

 

« DÉBAT : UNE FRANCE QUI ACCUEILLE LES MIGRANT.E.S – 19 JUIN 18»

 

Nous aurons la participation de Jean-François Corty de Médecin du Monde
Auteur d’Une France qui accueille
Ainsi que des participant.e.s de la Marche Citoyenne
Ce débat aura lieu le Mardi 19 juin 2018 à 19h
École 13 rue Fagon – 75013 Paris

http://site.ldh-france.org/paris-5-13/debat-france-accueille-migrant-e-s-19-juin-18/

 

Comment accueillir les exilés ? Paris 15 juin 2018

Ligue des Droits de l’Homme – Paris 19 – Paris 20


De Jean Quarré hier à La Villette aujourd’hui,

Comment accueillir les exilés ?

le 15 juin, à 19 h,  au CHUM  Jean Quarré,

12  rue Henri Ribière, Paris 19

Table ronde avec Isabelle Coutant auteur de

Les Migrants en bas de chez soi  (Seuil, 2018) 

et des témoins et acteurs, 

organisée par la Ligue des droits de l’Homme,

sections Paris 19 et 20° 

avec le concours d’Emmaüs Solidarité.

« Au cœur de la crise migratoire de l’été 2015, plusieurs centaines de migrants ont occupé un ancien lycée désaffecté, le lycée Jean Quarré, situé à proximité de la place des Fêtes, dans le 19° arrondissement. Un « mini-Calais en plein Paris » ont dit des journalistes témoins de l’insécurité et de l’insalubrité du lieu.
Concernée en tant qu’habitante et parent d’élève, Isabelle Coutant, sociologue des quartiers populaires depuis vingt ans, a vu cette fois le « terrain » venir à elle, tiraillée entre le désir d’aider et l’envie de comprendre.»
L’ouvrage d’Isabelle Coutant, Les Migrants en bas de chez soi , retrace ces trois mois d’occupation, la déstabilisation du quartier qui en a résulté, entre stupeur initiale, colère des riverains d’être livrés à eux-mêmes, tensions mais aussi mobilisations solidaires et bouleversements provoqués par la rencontre. 
  
 
au CHUM  Jean Quarré, 12 rue Henri Ribière, 75019  Paris
Métro Place des fêtes, bus 48, 60,

Penser l’exil, représenter l’exil, vivre l’exil , EHESS, Paris, 30 mai

­

Dans le cadre du

« Printemps des sciences humaines et sociales » 

Autour de l’exposition « Photographier l’exil » accueillie par l’EHESS (hall du 54 Bd Raspail) dans le cadre du « Printemps des sciences humaines et sociales », nous proposons un échange entre chercheurs et enseignants de l’EHESS, actrices et acteurs d’associations de soutien, migrantes et migrants en situation d’exil et les photographes et vidéastes de exposition pour s’interroger sur les multiples dimensions de la migration et de l’exil: de leurs causes complexes jusqu’aux problèmes pratiques auxquels exilées et exilés sont confrontés dans nos espaces de vie ; cela autant en raison de politiques volontairement discriminatoires qu’au nom des représentations négatives dont elles et ils sont les victimes. Un ensemble de réflexions croisées sur les enjeux de nos pratiques de sciences humaines dans l’analyse des mouvements migratoires, mais aussi sur nos manières de dire, de voir et d’agir face aux aspirations de celles et ceux qui sont contraints aux violences physiques et psychiques déterminant tout parcours d’exil et impliquées par lui.

Le travail de recherche pour et avec exilées et exilés

Introduction par Vincent Brossel, représentant de la Cimade

Nancy L. Green (CRH – EHESS) et Marie Miran-Guyon (IMAF – EHESS) : « Le programme d’accueil des étudiant-es exilé-es de l’EHESS »

Zena Adi (étudiante en master, EHESS) : « L’expérience de l’exil »

Stefan Le Courant (post-doc, EHESS) : « Le programme Babels : exils syriens »

Yahya Al-Abdullah (doctorant, EHESS) : « Syrian Doms : Istamboul – Paris »

Emmanuel Szurek (CETOBaC – EHESS) et Şeref Kavak (postdoctorant, CETOBaC – EHESS) : « Le programme PAUSE »

Cristina Del Biaggio (Labo Pacte, Université de Grenoble Alpes) : « Les exilés abandonnés entre la Méditerranée et les Alpes »

Représentations et pensées de l’exil

Introduction par Isabelle Saint-Saens, représentante du GISTI

Georges Didi-Huberman (CRAL – EHESS) : « Sur Al Weiwei, Human Flow »

En écho : Françoise Beauguion et William Gaye (photographes, Collectif VOST)

Michel Agier (IIAC – EHESS) : « Littérature et poésie d’exil »

En écho : Chowra Makaremi (IRIS – EHESS) et

Youssif Haliem (poète soudanais – master EHESS)

Fabienne Brugère (LLCP – Université de Paris 8) : « Exil et hospitalité »

Pour conclure : perspectives sur migrations et exil

Alexis Nouss (Collège d’études mondiales – FMSH) : « Portrait du migrant en exilé : du bon usage de la dialectique »

Catherine Wihtol de Wenden (CNRS, Sciences Po) : « Migrants, réfugiés et frontières: questions de relations internationales »

Une rencontre animée par Claude Calame (AnHiMA – EHESS, LDH)

Mercredi 30 mai 2018

16 h 30 – 20 h 30

EHESS, hall du 54 Bd Raspail, 75006 Paris (Mo Sèvres-Babylone)

Rencontre organisée par :

– le Service de la communication de l’EHESS

– les Éditions de l’EHESS et de la MSH

– la Section EHESS de la LDH

– le Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es

_ – le Collectif VOST

En parallèle de l’exposition inaugurée le 25 mai .

Contact : claude.calame@unil.ch

« Accueillir les migrant.e.s : Changeons notre regard », Paris 13, 25 mai

Le Collectif Paris 5/13 « Immigration / Asile » dont fait partie la section LDH Paris 5/13 organise

dans le cadre des États des Migrations un débat

« Accueillir les migrant.e.s : Changeons notre regard »

Nous aurons la participation de Claire Rodier Juriste au Gisti

Ainsi que des témoignages de migrants et de bénévoles

 

Ce débat aura lieu le vendredi 25 mai 2018 à 19h

ARPE (Association des œuvres de la Mie de Pain

20/22 rue Charles Fournier, Paris XIIIème

Un premier Mai 2018 actif en défense des libertés et des droits

Manifestation du 1° mai 
 Rendez vous de la Fédération de Paris
1  Boulevard de la Bastille
(angle Bd de la Bastille et du Quai de la Râpée)
dès 14 heures.
–Solidarité avec les migrants et défense de leurs droits 
–Participation aux Etats généraux des migrations 

–Interrogations sur des remises en cause de

l’action associative et démocratique

 

Une profonde remise en cause de

l’action associative et démocratique

Depuis quelques années, les associations sont l’objet d’attaques répétées, notamment par la diminution des subventions, les « appels à projet » qui s’apparentent plus à des mises en concurrence qu’à du soutien, alors que, dans le même temps, les élus locaux et nationaux ne cessent de vanter la richesse de la vie associative, et l’incontournable travail des associations.

Depuis plusieurs années, les associations citoyennes alertent les gouvernements successifs sur les conséquences de la diminution structurelle des subventions publiques, leur instrumentalisation à travers les appels d’offres, la précarisation de l’emploi associatif.

Et pourtant, les pouvoirs publics « se déchargent progressivement sur les associations d’un nombre toujours plus important de missions d’utilité sociale, sans que les financements soient proportionnels aux transferts de charges », comme le souligne un récent rapport d’information du Sénat.

Dans le domaine social et socio-éducatif, notamment, la drastique diminution des emplois aidés, annoncée brutalement et sans concertation à l’été 2017 a porté un grave préjudice à nombre de structures qui pratiquent aide sociale, aide à domicile, soutien scolaire, aide au handicap.

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. (article 1 de la Constitution)

Dans la façon de mener «la réforme» pour laquelle le gouvernement se sent missionné, les négociations avec les représentants élus des salariés et les corps intermédiaires sont négligées. Ainsi, alors que les discussions continuent avec la ministre des transports, sur la SNCF et ses évolutions, le projet de loi est déjà ficelé et porté devant les assemblées parlementaires, rendant les résultats des discussions illusoires.

Montrant chaque jour sa méconnaissance de la réalité sociale, le président et le gouvernement prennent des mesures, à application ultra-rapide comme la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants), sans donner le temps d’une réelle discussion, sans association des représentants des salariés ou des intéressés.

Sur les projets de réforme des institutions, la LDH ne peut que s’alarmer de l’idée qui a été avancée de limiter le droit d’amendement des parlementaires dans l’élaboration des lois. Même si cette mesure n’était pas retenue, le simple fait qu’elle ait pu être évoquée est inquiétant ! De même on doit s’inquiéter de modifications des lois organiques qui donneraient au gouvernement tout pouvoir pour l’établissement de l’ordre du jour des assemblées, supprimant de fait la possibilité pour un groupe parlementaire de porter une proposition de loi.

La LDH rappelle son attachement aux principes de la démocratie française, et la nécessité absolue que les partenaires sociaux et institutionnels soient associés, concertés, écoutés par l’exécutif, faute de quoi la « réforme » laissera de côté la grande majorité des citoyens de ce pays.

 

 

 

Une situation inacceptable dans notre pays. 

 
Depuis plusieurs mois maintenant, un « campement  » s’est installé  sur les
bords du canal de la Villette, tentes « abritant »  des migrants, réfugiés, demandeurs d’asile .
La situation s’est gravement dégradée depuis la fermeture le la « bulle »  La Chapelle .
Les conditions de vie y sont  inhumaines. 
 
Les sections des 18 et 19° arrondissements voisins  ont pris l’initiative d’une lettre ouverte, 
la fédération de Paris et le comité régional s’y sont associés pour dénoncer une situation 
inacceptable dans notre pays. 

projet de loi Collomb « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif »

Action collective

Réunion publique d’information

Lundi 16 avril 2018 à 18h30 à la Bourse du travail à Paris

Alors que s’ouvrent au Parlement les débats sur le projet de loi Collomb « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », nous vous invitons à une réunion publique d’information pour aborder :

les changements apportés par ce texte à la réglementation actuelle les effets

qu’aura cette loi sur la situation des migrant⋅e⋅s,

demandeurs d’asile  et personnes étrangères en général

Lundi 16 avril 2018
de 18h30 à 20h30
A la Bourse du travail, salle Eugène-Henaff,
29 bd du Temple, Paris 75003
métro République

PREMIÈRE PARTIE

Introduction
1. Asile
2. Enfermement et éloignement
3. Contrôle et surveillance
4. Séjour
Conclusion (Tout ce qui ne figure pas dans ce projet de loi…)

SECONDE PARTIE

Temps de questions/réponses
Échanges avec la salle

Organisations à l’initiative de cette réunion :

ACAT
Anafé
Comede
Elena
FASTI
GISTI
JRS France
La Cimade
LDH
MDM
SAF
Secours catholique
SM

La question des migrants en France  aujourd’hui. Quels enjeux? Paris15°, 25 mars

Au Foyer de Grenelle

( centre social de la Mission populaire évangélique)  

17 rue de l’Avre , 75015 Paris ,  

dimanche 25 mars à 14h.   

 
 La question des migrants en France  aujourd’hui  .
 
 table ronde avec la participation de
–Odile Ghermani  ( co-responsable du groupe de travail étrangers-immigrés de la LDH ) ,  
–Paul Mingasson de la CIMADE,  
–Sophie De Croutte de la Fédération de l’Entraide Protestante ,
–Antoine Plumard du Réseau JRS-Welcome ,
–Pierre Henry de  France Terre d’Asile .