Catégorie : A la une

Plaidoyer pour l’ouverture de bains-douches

La section LDH participe à un collectif demandant l’ouverture d’établissements publics de bains-douches à Saint-Denis et plus largement dans Plaine Commune. Un plaidoyer (voir ci-dessous) a été rédigé, des entretiens ont eu lieu avec élus et usagers potentiels.

Communiqué suite à l’expulsion de 55 personnes de l’immeuble du 29, rue Émile CORDON à Saint-Ouen


Ce mercredi 19 janvier, 55 personnes ont été expulsées d’un immeuble situé 29, rue Emile CORDON à
Saint-Ouen, où elles s’étaient établies depuis le 8 janvier.


Il s’agit de ressortissants soudanais, érythréens et tchadiens, pour la plupart réfugiés ou demandeurs
d’asile.


Contrairement à ce qu’a pu laisser entendre la Ville de Saint-Ouen dans un communiqué, ces
personnes ne sont pas parties de leur plein gré de ce local au motif que son état de péril imminent
constituerait une menace pour leur sécurité.


Il a été établi que des agents de la police nationale, avec, en soutien, des personnels de la police
municipale, ont procédé à l’expulsion des occupants, alors qu’aucune décision judiciaire ou
administrative n’avait été prise.


Qui pourrait en effet croire que des personnes quitteraient un lieu de leur propre chef sans emporter
leurs affaires personnelles, et notamment leurs documents administratifs ou leurs médicaments ?


Les affirmations de la Ville, comme la légalité même de cette intervention de la force publique, sont
donc sujettes à caution.


Il est par ailleurs rapporté des propos déplacés tenus par des policiers à l’endroit de certains expulsés.55 personnes ont dû passer la nuit du 19 au 20 janvier sur le trottoir, en face du bâtiment, gardé par
des agents de la police municipale.


La Nuit de la solidarité à Saint-Ouen…


Ce n’est que le lendemain qu’une délégation a été reçue par des élus, alors que des tentes étaient
installées devant l’hôtel de ville sur initiative privée.


La Ville a fait savoir hier que des solutions d’hébergement avaient été trouvées avec la préfecture.


La situation de ces personnes aurait néanmoins dû être traitée dans le respect de l’Etat de droit et de
la dignité humaine, et non sous des prétextes d’urgence qui ne convainquent personne.


La section de Saint-Denis Plaine Commune de la Ligue des droits de l’Homme appelle donc la Ville de
Saint-Ouen et ses élus à trouver, au préalable à toute intervention de la force publique, les solutions
d’hébergement et d’assistance que la situation de chacune et chacun exige.


Il en va du respect des droits fondamentaux de toutes et de tous par une collectivité longtemps réputée
pour son attention au sort des plus fragiles et à la promotion des valeurs de solidarité et d’humanité.


Saint-Denis, le 24 janvier 2022

Rencontre jeunes-police, « Si on se parlait »

La LDH (Fédération du 93, fédération de Paris et section de Plaine Commune) et les Observatoires des libertés publiques (Paris) et des Pratiques Policières (93) se sont impliqués dans la préparation du prochain forum de rencontre de Médiation Nomade

Cette rencontre Jeunes /Police dont le titre est « Si on se parlait? » se tiendra le mardi  30 novembre de 18h à 22h30 au Campus Condorcet à Aubervilliers (métro Front populaire)

L’affiche et le programme sont aux adresses

  • Programme : http://www.mediationnomade.fr/wp-content/uploads/2021/11/Programme-Forum-Jeunes-Police.pdf
  • Affiche : http://www.mediationnomade.fr/wp-content/uploads/2021/11/AFFICHE-FORUM-2021.pdf

La LDH et les Observatoires y tiendront une table et seront présents dans l’organisation, l’animation et les ateliers.

Sortie du film « La voix d’Aïda »

La LDH soutient lefilm « La voix d’Aïda ». Nous participerons aux débats suivant les projections de ce film à Saint-Denis et à Aubervilliers le 13 octobre (sortie en salle le 22 septembre).

C’est par le biais d’une tragédie individuelle, celle d’Aïda, professeur d’anglais réquisitionnée comme interprète sur la base des Casques bleus de l’ONU, que la réalisatrice de ce film exceptionnel fait revivre de façon haletante et dans une tension extrême, à la manière d’un thriller, le siège de Srebrenica par l’armée serbe de Bosnie, entre le 11 et le 16 juillet 1995, qui se termina par le massacre de plus de 8000 hommes

Destruction de tentes par la police municipale d’Aubervilliers

Lundi 16 Août 2021, à 18H, deux pakistanais en règle sur le sol français (ils ont un récépissé de demandeur d’asile) et un marocain en situation illégale sont rentrés de l’armée du salut lorsqu’ils ont découvert que toutes leurs affaires avaient disparus (2 tentes rouges et 1 tente grise) ainsi que tout ce qu’elles contenaient : les vêtements et bien personnels. Leur « campement » était sous la passerelle de la rue Heurtault, sur le canal saint Denis à Aubervilliers.

Un témoin de la scène est venu les voir et a confirmé avoir vu la police municipale ainsi que les services propreté de la ville (plaine commune) agir de la sorte, ce qui est totalement illégal. Ils ont dormi à même le sol sur des cartons.

Rappelons qu’en France, pour pouvoir expulser légalement une personne qui habite dans une tente, le propriétaire (la municipalité si la tente est
sur la voie publique) doit saisir le Tribunal de Grande Instance
(TGI) qui envoie alors un huissier sur les lieux pour constater les
faits. Il fait un rapport au TGI qui rend alors une décision de
justice. Si la procédure d’expulsion est engagée, un huissier vient
remettre la décision de justice signée aux personnes concernées.
Ces dernières ont alors trente jours pour quitter les lieux avant
l’intervention des forces de l’ordre. Si c’est la ville qui
requiert l’expulsion, elle est obligée de proposer une solution
d’hébergement.

Ci-dessous le communiqué commun MRAP-LDH-SAF

Défenseur des Droits

Suite aux annonces du président de la République, la LDH est sollicitée par la Défenseure des droits (DDD), chargée de mettre en œuvre une plateforme de lutte contre les discriminations (joignable par téléphone et discussions instantanées en ligne), destinée à simplifier le signalement des discriminations et à permettre l’accompagnement et l’écoute des victimes, et ce dans tous les domaines : emploi, logement, éducation, santé, sport, contrôles d’identité… La plateforme, officiellement lancée le vendredi 12 février, peut être contactée par téléphone via :

Un numéro de téléphone à 4 chiffres : le 3928,

Un site internet https://www.antidiscriminations.fr/, doté d’un tchat disponible du lundi au vendredi (9h-18h),

Un accès spécifique pour les personnes sourdes et malentendantes.

Appel public pour la réalisation de bains-douches à Saint-Denis


Lettre ouverte de plusieurs organisations à l’initiative de la LDH Saint-Denis -Plaine Commune pour la réalisation de bains-douches comme il en existe une quinzaine à Paris et aucun sur notre territoire. Texte complet ci-dessous:

Évacuation du Campement de Saint-Denis

Voici le communiqué de la LDH et en complément la note d’observation de l’Observatoire des Pratiques Policières en Seine-Saint-Denis sur cette évacuation.

Des charges à la place de prises en charge
Communiqué de presse Ligue des droits de l’Homme Fédérations de Paris et de Seine Saint Denis
Retour sur le démantèlement du campement de personnes exilées de Saint Denis,
le mardi 17 novembre 2020


À 4h30, des dizainesde fourgons policiers arrivent sur place et nassent le campement. Très peu de gens ont dormi et tou.te.s attendent impatiemment de monter dans les autocars qui doivent les emmener dans des hébergements d’urgence pour bénéficier d’un peu de répit.
À 8h30, la situation est déjà très confuse. Les policiers semblent en totale improvisation et ne savent pas s’ils commencent par faire monter les hommes ou les familles dans les autocars. Très peu de bus sont partis et celles et ceux qui font la queue pour pouvoir y monter sont régulièrement gazés par les policiers.Les gazages continueront pendant plusieurs heures.
Vers 13h30, le matériel (couvertures, tentes, sacs de couchage) que les associations voulaient récupérer pour être lavé et redistribué est jeté par les services de nettoyage sous la protection des policiers. Ce sont des dizaines de milliers d’euros de matériel gâchés qui auraient dû/pu servir à celles et ceux qui passeront l’hiver à la rue.
À 14h30, soit 10 heures après le début de la nasse policière, entre 700 et 1000 personnes attendent toujours. Depuis l’arrivée de la police, ces personnes n’ont eu accès ni à de l’eau ni à de la nourriture.
Alors que le dernier autobus est parti, les CRS resserrent la nasse, poussent tout le monde en dehors des lieux du campement et forment un cortège sur l’avenue du président Wilson. D’autre part, on peut relever qu’aucune brigade fluviale de police n’était présente alors que l’opération se déroulait à proximité du canal et que des noyades et des chutes se sont déjà produites auparavant.
Tout le monde marche sans information. A aucun moment la police n’a informé les centaines de personnes qui attendaient de monter dans les bus qu’il n’y avait plus de place d’hébergement possible.
Alors que le cortège est totalement encerclé par les CRS, les sommations demandant la dispersion se multiplient, malgré toutes les issues bloquées. Comment se disperser dans cette situation ? Nous n’aurons jamais la réponse, et très rapidement les charges policières et grenades lacrymogènes se succèdent.
Le plan est simple, faire courir tout le monde dans toutes les directions pour éviter les regroupements trop visibles de personnes exilées.
Ce sont donc entre 700 et 1000 hommes qui ont passé la nuit en errance après la destruction de leurs tentes, sacs de couchage et couvertures.
Ces pratiques policières sont odieuses, les ordres qui les fondent sont indignes, il est totalement inhumain de condamner des gens à passer la nuit dans le froid sans rien pour se réchauffer.
De très nombreux.ses bénévoles et soutiens présent.e.s sur place ont saisi l’IGPN suite à ces événements.
Nous demandons la mise à l’abri immédiate de tous ceux qui n’en ont pas bénéficié hier et l’arrêt immédiat des violences et du harcèlement policier envers les personnes exilées.


LDH, Fédérations de Paris et de Saint-Denis
Le 19 novembre 2020

«CONSTRUIRE UN MONDE DE PAIX EN SEINE-SAINT-DENIS EN 2020 » : Débat le 23 septembre

A l’occasion de la journée de la paix (21 septembre) le département de la Seine-Saint-Denis et le Réseau des acteurs de la culture de la paix et de la non-violence organisent plusieurs débat du 21 a 25 septembre. La fédération LDH 93 est coorganisatrice. Les débats sont accessibles par zoom. Tous les renseignements et le programme complet à l’adresse: https://www.journeedelapaix.org/ Nous attirons particulièrement votre attention sur le débat suivant animé par MC Vergiat, vice-présidente de la LDH.

       «CONSTRUIRE UN MONDE DE PAIX EN SEINE-SAINT-DENIS EN 2020  »

La pandémie de Covid-19 a très durement touché la Seine-Saint-Denis: d’un point de vue sanitaire (+ 128% de mortalité en Seine-Saint-Denis par rapport à la moyenne nationale) mais aussi d’un point de vue social et économique avec des conditions de vie aggravées. Cette inégalité face à la maladie n’est-elle pas révélatrice d’inégalités plus profondes et des discriminations que vivent les habitants de notre département depuis des années: manque de services publics, manque d’emplois, manque de ressources alors que notre population est une des plus jeunes et des plus fragiles du pays? Cette situation n’est pas à l’origine de tensions dans nos quartiers de vie, de plus quand une partie de notre population et de notre jeunesse est victime de racisme ou de violences policières?Mais cette épidémie a également mis en exergue de nombreux gestes de solidarité et de générosité des habitants, que les ressources nécessaires pour construire une Seine-Saint-Denis du vivre ensemble et en paix.


En présence de:

  • Nicolas Duvoux , Sociologue, Enseignant-chercheur à l’université Paris 8 (Sous réserve)
  • Florent Gueguen , directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité
  • Valerie Gerbin , Observatoire des pratiques policières du 93
  • Alejandra Tobon , Association franco-colombienne TEJE  

Débat animé par Marie-Christine Vergiat , vice-présidente de la Ligue des Droits de l’Homme

LA SOLIDARITÉ RÉPRIMÉE

Le collectif Solidarité Migrants Wilson subit depuis plusieurs semaines une pression de la police nationale lors de la préparation de ses maraudes et pendant ses actions. Elle a atteint le 26 juin un degré inacceptable dans l’atteinte aux droits de la personne. Une bénévole ainsi qu’un garçon de 14 ans ont été arrêtés par la police nationale devant le Théâtre de la Belle Étoile à Saint-Denis (lieu de rassemblement des maraudes), menottés et emmenés au commissariat de la Plaine ; la bénévole du collectif s’était inquiétée de l’interpellation violente du jeune mineur, plaqué au sol et frappé par les forces de l’ordre. La jeune femme est restée menottée pendant 3 heures sans que ses droits en tant que personne gardée à vue ne lui soient mentionnés. Le mineur a lui aussi été retenu dans des conditions apparemment illégales et attentatoires aux droits des enfants.


Depuis le début du mois, la chronologie s’est enchaînée. 9 juin: verbalisations pour stationnement gênant de plusieurs véhicules (chargement des repas à distribuer) et perte de points sur le permis de conduire ; 24 juin : contrôles des bénévoles sur le Canal de Saint-Denis. Les intimidations, les menaces doivent être dénoncés et cesser, les droits fondamentaux ne doivent plus être bafoués. Nous appelons à soutenir cette bénévole et ce jeune mineur convoqués le jeudi 2 juillet à
10 h 00 au commissariat de Saint-Denis. Les associations signataires et celles qui les soutiennent resteront attentives aux suites apportées à ces convocations. L’Observatoire des Pratiques Policières du 93, dont nos organisations sont membres, va lancer une enquête sur ces pratiques policières, dirigées contre des collectifs et associations de solidarité, de même que sur les modalités de contrôle et d’intervention des forces de police dans ce quartier de la Plaine Saint-Denis.
Saint-Denis, le 27 juin 2020


Fédération de Seine-Saint-Denis et Section de Saint-Denis Plaine Commune de la Ligue des droits de l’Homme, MRAP 93, SAF Bobigny
Avec : Céméa Île-de-France