Le 13 octobre les résultats de l’enquête sur l’analyse des sols de la CARENE organisée par l’Université de Nantes au printemps dernier ont été rendus publics.
Après 5-6 ans, l’action déterminée de nos associations a permis des mesures objectives de la pollution des sols et le constat est sans appel. Les sols de l’ensemble du quartier de Méan- Penhoët subissent une pollution hors normes en Plomb et Arsenic mais aussi en Zinc et Cuivre, avec une forte intensité dans la partie Sud du quartier et du côté du Square des Aviateurs.
A l’occasion de la restitution des résultats de cette étude, les propos du Maire de Saint-Nazaire dans la presse locale s’arrogeant la paternité de l’Etude de Zone nous obligent à rétablir la vérité. Ce qui a permis cette étude de zone c’est l’action conjuguée de quatre associations (Gron, Méan- Penhöet, Donges et la LDH depuis 2021) menée depuis 2017. La publication du « diagnostic santé » par l’ARS et l’ORS révélait alors une surmortalité par cancers et des surinfections dans la zone de la CARENE. Ces faits étaient malheureusement confirmés par la publication en 2019 du nouveau rapport de l’ORS, obtenu par les mêmes associations, suite à une pétition « La pollution est le mal du siècle » signée par plus de 2000 personnes, mais pas par M. le Maire. Rappelons également que notre demande était la mise en place d’une étude épidémiologique, retoquée et transformée en étude de zone.
Quant à la transparence, il nous semble que le Maire de Saint-Nazaire peut mieux faire. A-t-il oublié notre courrier du 24 mars 2019 lui demandant de préciser les mesures qu’il entendait prendre pour assurer l’information précise due aux habitant·es et celles préconisées pour endiguer les pollutions subies ?
Il aura fallu des mois pour que les études environnementales réalisées sur plusieurs quartiers de Saint-Nazaire soient enfin transmises aux associations qui les demandaient. Idem pour les analyses réalisées sur le Square des Aviateurs pourtant demandées par l’association VAMP, ou l’information sur la pollution du square jouxtant l’IME Clémence Royer.
Quel a été le plan d’action de la Municipalité et de l’Agglomération jusqu’à présent ? Appuieront- elles nos demandes d’élargir la campagne de dépistage de l’ARS, qui est une demi-mesure au regard des personnes concernées. Car il importe d’intégrer les enfants nés avant 2020 qui ont été exposés dans leur prime jeunesse, tant les effets du plomb persistent.
Organiseront-elles une information large et sérieuse à destination des habitants de Méan-Penhoët sur l’ensemble des résultats de la campagne d’analyse des sols ?
Activeront-elles un plan de réduction des pollutions à la source et la prise en charge du remplacement des terres polluées par des terres saines dans les jardins, privés et publics ?
L’impact sanitaire de la pollution globale (air, terre, eaux) que nos quatre associations ont contribué à révéler doit être approfondi par une étude épidémiologique et des plans de surveillance environnementale pérennes. Pour cela la Municipalité de Saint-Nazaire et la Présidence de l’agglomération doivent prendre leurs responsabilités, cesser de jouer la montre pour ne pas se confronter aux réalités des pollutions industrielles, et ne pas réécrire l’histoire quand elle affiche leurs manquements quant à la protection de la santé de leurs administrés.
A DONGES, le 17 octobre 2026
Pour VAMP : Christian QUELARD ; pour GRON : Yannick MAGNE ; pour l’AEDZRP : Marie Aline LE CLER ; pour la LDH : Didier OTT
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