Vendredi 1er mai, dans la rue avec les organisations syndicales, 10h30 place de l’Amérique latine pour défendre le 1er Mai et les droits des travailleuses et travailleurs

En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels.
Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité. Les organisations syndicales ont porté, avec le reste de la société civile, cette exigence ces dernières années, passant par des mesures d’urgence sociale, reconnues y compris par le centre-droit comme nécessaires dans la suite de l’échec de l’extrême-droite aux élections législatives de 2024.
Jusqu’ici, les gouvernements successifs n’en ont rien fait et ont mené des politiques régressives pour l’accès aux droits sociaux.
Pire, ces derniers mois, poussé par ses propres franges ultralibérales, le centre-droit a voulu remettre en cause le symbole même des luttes des travailleuses et des travailleurs, le repos militant du 1er Mai. Si le Premier ministre a renoncé à poursuivre la proposition de loi qui portait cette remise en cause, il a aussitôt annoncé le dépôt, dans les jours prochains, d’un nouveau projet de loi pour ouvrir le travail des salariés et ainsi revenir sur un acquis de près de 80 ans.
Dans cette attente, le Premier ministre a d’ores et déjà incité plusieurs secteurs d’activité à ouvrir leur commerce au mépris des règles d’ordre public, en méconnaissance des principes généraux de l’Etat de droit.
Encouragée par ce climat délétère, l’extrême-droite en profite pour aller plus loin et s’attaquer aux évènements associés au 1er Mai, comme en témoigne la suppression de la cérémonie dédiée aux mineurs à Liévin par le maire Rassemblement national (RN) nouvellement élu, en plus de ses traditionnels contre-évènements violemment réactionnaires.
Démocrates, refusez de donner le moindre point à l’extrême-droite et à son projet politique funeste ! Progressistes, unissons-nous pour être nombreuses et nombreux pour nos droits et contre l’extrême-droite dans les manifestations du 1er Mai !


Paris, le 30 avril 2026

Communiqué de presse : La démocratie est incompatible avec la violence politique.

Saint-Nazaire le 20 février 2026

Le local de campagne de la liste pour les élections municipales  « Ensemble soyons Saint-Nazaire », ainsi que la permanence du député de la circonscription ont subi des dégradations dans la nuit de jeudi à vendredi.
Ces dégradations semblent en lien avec à la mort tragique de Quentin Deranque suite à son agression le 12 février à Lyon. Nous appelons à une enquête impartiale et indépendante pour faire la lumière sur la mort de ce jeune homme.
Depuis, comme à Saint-Nazaire, de nombreuse attaques verbales et physiques visent, partout en France, des militant.es et des locaux syndicaux ou politiques. La LDH et le MRAP dénoncent avec force toutes formes de violences, qu’elles aient conduit à la mort de Quentin Deranque à Lyon et ou à la dégradation de locaux à Saint-Nazaire.

La LDH et le MRAP appellent à la raison, à la prudence et au respect des règles élémentaires du débat démocratique. Ni le débat démocratique, ni les règles de la vie publique ne peuvent tolérer les atteintes aux personnes ou aux biens.
La situation de grande tension que connaît en ce moment notre pays, aggravée par les nombreuses déclarations politiques irresponsables doit être regardée avec lucidité.

Nous appelons à la vigilance et à la responsabilité face à des actes qui ne peuvent qu’encourager ceux qui s’emploient à saper les bases républicaines de la solidarité et du vivre ensemble.
La LDH et le MRAP demandent que les auteurs de ces actes de malveillance soient retrouvés et jugés conformément à la loi.

Communiqué de presse : Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

Saint-Nazaire, le 16 février 2026

Rassemblement solidaire à Saint-Nazaire mardi 24 février 2026 à 17h30, place de l’Amérique Latine. Rassemblement organisé par l’association Droujba (Amitié Saint-Nazaire – Ukraine)

POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE EN UKRAINE

Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle. Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait. Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières. Dans ce contexte profondément inquiétant, la dénonciation de l’agression doit s’amplifier, là-bas et ici. Il est important à cet égard que, le 17 mars 2023, la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l’enfant, pour leurs responsabilités dans les expulsions et transferts illégaux d’enfants d’Ukraine vers la Russie. En juin 2024, la CPI a également délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de Viktor Sokolov, Sergueï Kobylach, Sergueï Choïgou et Valeri Guerassimov accusés de crime contre l’humanité. Ces responsables de premier plan d’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ne sont plus assurés de leur impunité, même si certains Etats refusent d’appliquer ces mandats. En Ukraine, le peuple poursuit son combat avec des soutiens internationaux, dont ceux de l’Union européenne, loin hélas, d’assurer les conditions nécessaires pour mener à une paix juste et durable, au respect de ses frontières internationalement reconnues. C’est pourquoi, et afin de renforcer notre solidarité, la LDH appelle, aux côtés de nombreuses associations ukrainiennes et françaises, des syndicats et des partis politiques engagés aux côtés de l’Ukraine résistante, à participer aux initiatives en soutien au peuple ukrainien qui auront lieu partout en France. A Saint-Nazaire le mardi 24 février à 17h30, place de la République de l’Amérique latine Pour une paix juste et durable Arrêt des bombardements Troupes russes hors d’Ukraine Solidarité avec la résistance ukrainienne Pas de conditions imposées à l’Ukraine

CP : Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !


Saint-Nazaire, le 1er février 2026


Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !
En février 2025, ce sont sur les murs d’un collège privé nazairien que des tags antisémites ont été retrouvés.
En juin 2025, des tags nazis ont maculé une cage d’escalier d’un immeuble de St-Nazaire.
En décembre 2025, des tags racistes et antisémites étaient inscrits sur la commune de Montoir de Bretagne.
En décembre 2025, l’arbre de la laïcité à Saint-Nazaire a été déterré, acte revendiqué par un groupe identitaire se disant de l’identité catholique française.
En janvier 2026, une croix gammée et des injures ont été taguées sur un collège de Montoir de Bretagne.
Ces actes ne relèvent pas du hasard. Ils témoignent de la banalisation de la parole raciste et antisémite qui se déverse de façon de plus en plus ouverte dans les médias et le débat public, alimentée depuis des années par l’extrême droite.
Face à cette situation, la section LDH de St Nazaire Estuaire Presqu’île appelle les citoyennes et les citoyens et toutes les organisations démocratiques, qu’elles soient syndicales, associatives ou politiques, à très largement se mobiliser.
Il n’est plus possible de détourner le regard. Avec ou sans cravate, l’extrême droite n’est jamais respectable. Les paroles de haine, de racisme, d’antisémitisme doivent être combattues pied à pied.
Nous demandons également que la police et la gendarmerie aient les moyens de conduire des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces actes ignobles.
En cette période trouble où les forces réactionnaires mondiales et impérialistes expriment leur rejet de nos valeurs démocratiques, ici sur Saint-Nazaire, affirmons l’égalité des droits et luttons contre toutes les formes de racisme.


Pour le bureau de la section,
Vincent Rebérioux, Président

Edito : d’un déni démocratique vers une crise institutionnelle ?

Si la France s’installe dans l’instabilité alors que le déficit public atteint des sommets, que la charge de la dette augmente car les taux d’intérêt se tendent, notre Président de la République ose un affront en parlant de partis antirépublicains pour certains partis qui ont voté la censure en raison d’une proposition de budget d’austérité sociale et en décidant seul des partis qui sont dans l’arc républicain.

Faut-il lui rappeler qu’il a nommé un Premier Ministre venant de la 4ème composante politique du Parlement. Rappelons-lui qu’au 2ème tour des élections législatives, si un miracle républicain s’est produit, on le doit à l’ensemble des forces progressistes et de gauche, les leaders du parti dont notre Premier Ministre vient s’étant montrés insensibles au risque de voir l’extrême-droite majoritaire en ne donnant pas de consignes de vote.

Avoir servi la soupe au RN et s’être montré irrespectueux de la majorité qui par son vote a tenu l’extrême-droite hors du pouvoir conduit à la crise politique actuelle.

Aujourd’hui, si le Président de la République s’entête à nommer à la tête du gouvernement une personnalité politique du centre qui s’appuiera sur les forces de droite et d’extrême-droite, il ne faudra pas s’étonner d’une nouvelle censure dans quelques semaines.

Evidemment, les marchés financiers, les autres pays de l’Europe et le monde regardent notre pays avec beaucoup d’inquiétude. Qu’en sortira-t-il de cette crise si notre Président de la République s’évertue à ne pas s’appuyer sur les forces politiques qui ont défait l’extrême-droite en votant très majoritairement contre une politique raciste et liberticide ?

La société civile, dont la LDH, s’est très largement mobilisée face à l’extrême-droite. Nous continuons à dire que rien ne sera possible pour sortir notre pays du chaos dans lequel il s’engouffre sans s’appuyer sur cette société civile progressiste.

Si le futur gouvernement est une pâle copie du gouvernement Barnier, nos idéaux d’égalité des droits et de justice sociale risquent de tomber dans les oubliettes.

Faudra-t-il que la société civile, les syndicats se coalisent pour dire stop à ce déni démocratique et réclamer le respect de ce qui est sorti des urnes le 7 juillet ?

Faire des compromis, faire des coalitions, coconstruire des politiques publiques qui ne sacrifient pas sur l’autel du néolibéralisme nos valeurs progressistes et notre volonté de justice sociale et fiscale apparait pour les militants de la LDH l’issue à cette crise si nous ne voulons pas que l’extrême-droite prenne le pouvoir. Il en va de la responsabilité des partis politiques républicains !

Notre président doit sortir de son déni !

Jean-Luc Boero, président de la section

Le 07 décembre 2024

Edito : Un fond d’air brun …

Par cette rentrée si triste et endeuillée pour la LDH, je reprendrai à mon compte les propos prémonitoires d’Henri Leclerc lors du 100ème anniversaire de la LDH : « Ils sont toujours là, nos vieux adversaires. Nous les connaissons bien. Ils s’appellent l’arbitraire qui menace les libertés, l’intolérance qui détruit la fraternité, le racisme qui nie l’égalité, l’individualisme qui tue le citoyen. Elle est toujours présente, la misère, cette insulte à la dignité. Et devant nous, dressés, tous les pouvoirs dont on abuse. »

Plus de 2000 enfants dorment à la rue en ce début septembre, en Loire-Atlantique, le nombre d’enfants et de famille en attente d’aide éducative est pharaonique (plus de 300 placements et 800 mesures en milieu ouvert non-exécutés).

En Loire-Atlantique, plus de 1000 enfants handicapés sont sans solution adaptée, en attente d’inclusion scolaire.

Et sur St Nazaire, le CCAS a accueilli plus de 31 000 personnes en 2023 contre 26 800 en 2022.

Ainsi, je pourrais continuer jusqu’à la nausée la litanie de tous les indicateurs de l’accroissement de la misère et de la non-réponse à la dignité et la protection humaine.

On retrouve très régulièrement cette vertigineuse situation désespérante dans les résultats électoraux : vote populiste en hausse, montée de la xénophobie, rejet de l’autre, rejet des forces politiques sociaux-démocrates, montées des souverainistes, de la droite radicale et de l’extrême-droite

L’individualisme nourrit la haine de l’autre et les politiques publiques austéritaires et défaillantes creusent les inégalités et minent notre démocratie.

Nous étions ragaillardis de voir la gauche s’unir et proposer un programme politique de rupture d’avec le néolibéralisme sociétal et le capitalisme économique. Nous allions sortir du discours de division, de stigmatisation des pauvres et des étrangers pour refonder la fraternité et conforter nos libertés publiques.

Avec la tripartition de l’assemblée nationale et l’absence de majorité absolue ainsi que la pratique autocratique du pouvoir par notre Président conjuguée avec sa ferme intention de ne pas changer de cap économique ; l’atteinte à la pratique républicaine de nommer un Premier ministre issu de la coalition parlementaire disposant du plus grand nombre de député-es ; la lecture spécieuse  des positions politiques de certains groupes parlementaires par le locataire de l’Elysée et surtout  sa surdité au message des urnes où deux tiers des électeurs ont fait barrage à l’extrême-droite, nous en arrivons à ce que le  Rassemblement National est faiseur de roi !

Et nous nous retrouvons dans une situation surréaliste après plus de 50 jours avec un gouvernement démissionnaire : ce sont les partis les moins bien élus dont LR qui n’a pas appelé au front républicain qui vont très probablement massivement former le prochain gouvernement !

La fonction présidentielle est salie. Les intransigeances politiciennes et l’absence de culture du compromis politique discréditent aussi une classe politique déjà bien peu reluisante aux yeux de nos concitoyens qui tous les jours vivent les dégâts de ce libéralisme débridé.

Rien ne garantit que le front républicain fonctionne en 2027 et pourtant, nous avons besoin de construire un pacte démocratique social et écologique pour lutter contre les maux et les défis de notre société.

Oui la LDH continuera inlassablement à chercher à rassembler pour une société plus juste et un Etat de droit au service de tous. La résolution votée au dernier congrès est plus que jamais d’actualité. Et n’oublions jamais le message laissé par Henri Leclerc ! 

Dressons-nous contre tous les pouvoirs abusifs qui menacent nos libertés et rongent nos droits.

Jean-Luc Boero, président de la section, le 07 septembre 2024

Edito : Un prochain congrès sous le signe de la lutte contre l’extrême-droite

Le prochain congrès de la LDH se tiendra à Bordeaux les 18, 19 et 20 mai 2024. Patrick Baudoin, le président actuel, ne se représente pas. Il avait informé le Comité National qu’il ne ferait qu’un mandat.

Vous avez reçu les documents préparatoires au congrès dont le rapport moral. Comme il est noté, l’onde de choc liée à la montée de l’extrême-droite s’est fait ressentir par l’élection à l’Assemblée Nationale de 89 parlementaires issus du Rassemblement National.

La forte montée de l’extrême-droite est une menace pour notre démocratie. L’emprunt fait aux thèses du RN et plus globalement de l’extrême-droite par le gouvernement (cas de la loi Asile-immigration ou dernièrement dans les propos tenus par Gabriel Attal concernant un fait divers ignoble impliquant des mineurs) montre bien, s’il en était besoin, que les défenseurs des libertés et de l’Etat de droit ont fort à faire.

En effet, si la gauche n’est pas rassemblée pour les échéances présidentielles de 2027, le vent froid de la démagogie et de l’autoritarisme se renforcera. Il y a tout lieu de craindre pour nos libertés et nos droits sociaux, économiques et politiques. La crise sociale, économique et environnementale n’est aucunement traitée à la hauteur des problématiques encourues. Ce ne sont pas quelques milliards mal répartis qui régleront la crise environnementale.

L’injustice fiscale entraine une défiance de plus en plus forte dans la gouvernance politique. La perte de confiance dans les institutions judiciaires est aussi frappante même si le gouvernement et le Président de la République se targuent d’avoir renforcé les moyens de la justice. Le nombre de féminicides ne diminue pas malgré les envolées narratives et les Grenelle Ad Hoc.

Nous n’avons plus d’élan politique et de perspective fédérative. Les crises au Proche-Orient et aux portes de l’Europe viennent rendre encore plus anxiogène le climat socio politique européen et français. Aujourd’hui, l’universalité des droits de l’Homme n’a plus cours du moins dans les sphères dirigeantes voire militantes car les double standards deviennent la règle. Pour autant, la LDH ne baisse pas pavillon et continuera inlassablement son combat pour l’effectivité de tous les droits.

La section sera représentée au congrès par trois membres et à l’issue de ce congrès, nous ne manquerons pas de vous tenir informés. Je vous rappelle que vous avez encore la possibilité de voter. Les votes doivent parvenir au plus tard le 17 mai au siège national.

Jean-Luc Boero, président de la section, le 21 avril 2024

Edito : Faire de la section un phare dans le brouillard ambiant

La LDH a un socle solide mais le défi est immense. Nous sommes entrés dans une période particulièrement instable, de régression des droits et des libertés publiques, de catastrophes climatiques, de montée de la xénophobie et du populisme. Les régimes autoritaires et les dictatures ont le vent en poupe. Les guerres en Ukraine et à Gaza déstabilisent la planète. Le capitalisme mondialisé n’en finit plus de fragiliser des pans entiers de la société, les multinationales climaticides s’enrichissent en épuisant les ressources terrestres et en accroissant les inégalités territoriales ; les migrants périssent aux frontières. Ici, en France et en Europe, la menace de l’extrême-droite n’a jamais été aussi pressente. Les violences intra-familiales ont toujours cours ; l’Education Nationale peine à répondre aux immenses besoins et challenges d’un corps social déchiré ; dans le secteur des médias français se manifeste une droitisation et une brutalisation du débat public. Et dans son sillage, la révolution numérique accaparée par les GAFAM et notamment le développement de l’intelligence artificielle nous fait craindre plus que jamais le pire.

A la LDH, comme dans d’autres organisations, nous sommes convaincus qu’il n’y a pas de fatalité. Pour Naomi Klein, comme elle l’a écrit en 2022, « il est encore possible, pour nous humains, de changer le monde que nous avons bâti, car il s’agit d’une question de survie ». Et en cela saluons les multiples initiatives qui existent face au sinistre des puissants et à la montée des intolérances.

Ici, à St Nazaire comme ailleurs, les formes de la solidarité se renouvellent, de nouvelles mobilisations s’amorcent comme celle sur la qualité de l’environnement ; des solidarités existent, se consolident, et nous gagnons parfois un peu de terrain. Mais souvent, cela se fait en dehors des radars des partis politiques traditionnels.

La LDH pense avoir un rôle à jouer pour empêcher la catastrophe. Lors du prochain congrès qui aura lieu du 18 au 20 mai 2024 à Bordeaux, un projet de résolution sera débattu concernant la place de la LDH pour offrir une autre alternative en 2027. La boussole des droits humains pour toutes et tous et leur effectivité doit être au cœur de nos combats. Défaire l’extrême-droite ne doit pas se réduire à un calcul politique vide de sens en matière d’égalité des droits. La LDH, fidèle à son histoire, se propose d’être une table commune ouverte aux discussions impliquant tous les partenaires progressistes de la société civile, associations, collectifs, syndicats et forces politiques pour contribuer à construire une offre unitaire.

Mais notre section, aussi grande soit-elle dans son esprit, n’en est pas moins confrontée à la question de notre mobilisation et de nos forces militantes. Pour que l’inéluctable n’ait pas lieu en 2027, nous devons démultiplier les initiatives. Mais pour cela, il nous faut de l’énergie militante.

Ne nous résignons pas, prenons le train des droits humains, des libertés publiques et de notre combat contre toutes les formes d’obscurantisme, de xénophobie et de racisme.

Venez nombreux à la réunion du jeudi 21 mars, nous débattrons de l’avant-projet de résolution du congrès.

Jean-Luc Boero, président de la section, le 17 mars 2024

Edito : Mécontentement social sur fond de crise systémique

Les agriculteurs ont des revendications plurielles mais un constat est similaire : le mépris de classe et l’accaparement des richesses par quelques-uns. Il est aussi constaté que les normes européennes s’appliquent parfois avec des nuances qui frisent l’entorse à la concurrence libre et non- faussée.

S’il faut que la conversion écologique soit toujours en avant-première, il ne faut pas pour autant que le revenu net des agriculteurs soit la variable d’ajustement de politiques agricoles injustes et souvent prédatrices de nos ressources naturelles.

Il est noté que le traitement des manifestations de mécontentement n’est pas le même une fois de plus concernant les agriculteurs et les manifestants des Soulèvements de la Terre par exemple. On ne va pas blâmer les agriculteurs de bloquer la vie économique ou de laisser passer au compte-goutte les usagers des routes mais l’on peut noter l’hypocrisie de partis politiques qui n’ont pas la même sympathie lorsqu’il s’agit de militants écologistes.

D’ailleurs dans ce deux poids deux mesures dans la répression des mouvements sociaux, je vous invite fortement à venir à la réunion publique en présence de Jean-Michel Ducomte, membre du bureau national de la LDH  et spécialistes des libertés associatives. Il vient à l’invitation du Comité de Défense des Libertés Associatives et Publiques dont fait partie la section (CDLAP),   le mardi 20 février à 18h, salle 7 à Agora (Maison des associations de St Nazaire).

S’il est incontestable que nous nous réjouissons de la décision sans surprise du conseil constitutionnel, il ne faut pas se faire d’illusions, les expulsions seront menées tambour battant avec cette fois-ci la pression du chiffre à effectuer pour démontrer toute la philosophie du texte défendu par Gerald Darmanin «  méchant avec les délinquants et gentils avec les gentils ». Rappelons qu’une personne ayant une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) et qui reste en France est dans la catégorie des délinquants. La précarisation renforcée des étrangers sans papiers sera celle que nous rencontrerons dans nos permanences juridiques et le lot des souffrances psychiques et des détresses humaines va s’accentuer. Déjà, les Préfets, réunis le 26 janvier par Darmanin vont recevoir les consignes pour répondre aux ordres de leur ministre de l’intérieur.

Et puis, on entend les partis de droite et d’extrême-droite parler de Coup d’Etat des juges, de référendum, etc…Bref, ils préparent déjà le coup d’après. On n’a pas encore fini d’entendre parler des migrations et nous reparlerons encore et encore de leurs exploitations politiciennes.

Alors venez aux réunions de section, participez aux manifestations et battons-nous pour que nous soyons encore dignes de nos valeurs humanistes !

Jean-Luc BOERO, Président de la section

le 26 janvier 2024

Edito : Une année 2024 qui ne chômera pas pour les combats pour les libertés et les droits

Le début 2024 va  beaucoup nous occuper sur les droits des étrangers et je vous rappelle de venir nombreuses et nombreux aux manifestations que nous allons organiser. La prochaine est le dimanche 21 janvier à partir de 11h au départ du marché de St Nazaire.

Nous allons aussi continuer à travailler sur les libertés publiques avec le Collectif de Défense des Libertés Associatives et Publiques(CDLAP). Nous ferons revenir  Jean Philippe Ducomte du Bureau National car les libertés publiques ont des murs juridiques qui les attaquent et dont le vent autoritaire est poussé par les sirènes de l’extrême-droite.

D’ailleurs, le nouveau gouvernement risque assez vite de s’user dans les marchandages politiciens et on sait où portent les vents dominants. On pourra vite voir que l’orthodoxie budgétaire prônée par l’excellent écrivain (sic), par ailleurs ministre de l’économie, Bruno Lemaire,  ne va pas aller vers une amélioration de nos services publics. Mais on peut faire comme la nouvelle ministre de l’éducation, préférer une école privée … C’est ça la République de la  French Start nation !  Toujours plus à ceux qui concentrent les richesses et toujours plus de rigueur pour les classes populaires.

Avec un tel programme, il ne faudra pas s’étonner qu’aux élections européennes l’extrême-droite fasse le plein ! Et  ce n’est pas en nommant un jeune premier ministre  « pour faire d’jeune » comme Bardela que l’on fera croire qu’on lutte contre le creusement des fractures sociales, économiques et territoriales, qui est du pain bénit pour l’extrême-droite.

Alors, pour que la LDH ait tout son sens, il va nous falloir remonter les manches et lutter. Et comme dit Marie- Christine Vergiat, Vice- Présidente de la LDH, « il n’y a que les luttes que l’on ne mène pas que l’on perd ! »

Pour le moment, les vents froids n’ont pas le pouvoir, et pour  contrebalancer le pessimisme ambiant, rien de tel qu’une logique de rassemblement large et une offre sociale ! Alors comme il faut d’abord compter sur nos forces internes pour dire stop aux guerres d’ego et aux petits calculs politiques d’une gauche éclatée, il est clair que nous avons besoin de réinvestir les terrains de lutte et du quotidien.

La question des idéologies régressives et xénophobes ne pourra se traiter sans que nous fassions preuve aussi de présence dans les quartiers populaires et auprès de la jeunesse. Ce sera le thème de notre réunion de section de jeudi 18 janvier.

Venez-y très nombreuses et nombreux pour que l’on construise rapidement les outils de notre participation à l’éducation à la citoyenneté, aux droits de l’homme, aux combats contre les discriminations et pour la laïcité dans nos écoles et  dans nos maisons de quartier.

Les professionnels de l’Education Nationale et de l’éducation populaire ont besoin de nous.

Jean-Luc Boero, président de la section, le 15 janvier 2024