CP commun : Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant, le 9 septembre 2026

Communiqué de presse commun

Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Le responsable départemental du Rassemblement National (RN) en Loire-Atlantique, vient de déposer un recours devant le Tribunal administratif de Nantes pour faire annuler une délibération du Conseil départemental accordant, en 2025, une subvention de 50 000 € à l’association SOS Méditerranée accusée « de promouvoir l’immigration clandestine ».

Il avait déjà attaqué une délibération semblable de la ville de Saint-Nazaire par le passé.

En s’opposant au financement public de cette association, le RN montre son obsession face à l’action d’ONG humanitaires qui sauvent des vies humaines. Il expose ainsi, une nouvelle fois, sa véritable nature : un parti marqué, depuis ses origines et toujours aujourd’hui, par la xénophobie et le racisme.

Faut-il rappeler que plus de 35 300 morts et disparus en mer Méditerranée ont été officiellement recensés depuis 2014 ?

Faut-il rappeler que 1270 personnes ont disparu en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026 selon l’ Organisation internationale pour les migrations(OIM) ?

Pour le RN et les responsables de l’extrême droite, les personnes qui se noient en tentant désespérément de venir en Europe sont sans doute « un détail de l’histoire ».

Face à la haine et à la calomnie déversées par le RN, nos organisations tiennent à saluer, l’action humanitaire essentielle et le travail courageux accompli par SOS Méditerranée qui, en dix ans d’opérations en mer, a secouru 43 194 personnes…

Face aux menaces de l’extrême droite, le Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien, le Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites, le Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant confirment leurs mobilisation et détermination à combattre le RN, parti issu de mouvements politiques et idéologiques antisémites et racistes.

Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairienconstitué à ce jour des syndicats et associations suivants :

Amnesty International, Association environnementale dongeoise (AEDZRP), Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne (ATTAC), Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Collectif des Brévinois Attentifs et Solidaires (CBAS), Fédération des amicales laïques 44 (FAL 44), Fédération syndicale unitaire (FSU), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Oxfam France, Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)

Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites avec à ce jour :

Alternatiba Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac 44, Ciné Femmes, Collectif de soutien aux exilés 44, Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération Française Démocratique du Travail 44, Confédération Générale du Travail 44, Fédération Syndicale Unitaire 44, GIGNV, Greenpeace, Le Cinématographe, Ligue de l’enseignement-Fédération des Amicales Laïques 44, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement-pdl naturellement, Pacte du Pouvoir de Vivre Nantais, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires 44 et des citoyens et citoyennes

Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant

Contact : collectif-ciaed@proton.me  , 

CP Stop aux publications racistes de Jean Messiha.

Saint-Nazaire :
Stop aux publications racistes de Jean Messiha.
Respect de la vie privée.
Du 7 au 10 juillet, deux Maisons de Quartiers de Saint-Nazaire ont organisé un séjour en
voilier avec l’association « Tous en mer » pour un groupe de jeunes filles mineures de
leurs quartiers.
À l’occasion d’une baignade sur une plage de Belle-Île le 8 juillet, les participantes ont été
photographiées à leur insu.
Une de ces photographies a fait l’objet d’une publication accompagnée d’un texte raciste
et haineux à l’égard des jeunes de la part de Jean Messiha sur son compte Facebook.
M. Jean Messiha, membre de Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, commentait ainsi
« Même là, les suprémacistes islamiques viennent enlaidir le paysage avec leur infâme et
hideux burkini. ». Cet homme d’extrême droite a déjà été condamné pour injure publique.
Cette publication, qui a fait des milliers de vues et a engendré des commentaires tout
aussi racistes et haineux que les propos de Jean Messiha, a par la suite été diffusée sur
ses pages instagram et twitter.
Nos associations dénoncent ces propos essentialistes, racistes et discriminatoires qui
visent ces jeunes filles mineures en raison de leur appartenance à une religion réelle ou
supposée. Ils portent atteinte à leur dignité. Ils témoignent d’une escalade préoccupante
de la violence à caractère raciste et antimusulmane dans notre société et particulièrement
dans les discours de l’extrême droite.
Le racisme n’est pas une opinion mais un délit !
Nos associations demandent d’abord le retrait du post avec la photo et appellent les
institutions de régulation du secteur audiovisuel et numérique à agir en urgence.
Nos associations appellent à une réponse judiciaire ferme et cohérente
Elles étudient la possibilité de porter plainte pour injures et provocations à la haine.

Saint-Nazaire le 22 juillet 2026
signatures :

Fédération des Maisons de Quartiers et de l’Insertion
Association « Tous en mer »
Ligue des droits de l’Homme (LDH), Saint-Nazaire
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Saint-Nazaire

Vendredi 1er mai, dans la rue avec les organisations syndicales, 10h30 place de l’Amérique latine pour défendre le 1er Mai et les droits des travailleuses et travailleurs

En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels.
Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité. Les organisations syndicales ont porté, avec le reste de la société civile, cette exigence ces dernières années, passant par des mesures d’urgence sociale, reconnues y compris par le centre-droit comme nécessaires dans la suite de l’échec de l’extrême-droite aux élections législatives de 2024.
Jusqu’ici, les gouvernements successifs n’en ont rien fait et ont mené des politiques régressives pour l’accès aux droits sociaux.
Pire, ces derniers mois, poussé par ses propres franges ultralibérales, le centre-droit a voulu remettre en cause le symbole même des luttes des travailleuses et des travailleurs, le repos militant du 1er Mai. Si le Premier ministre a renoncé à poursuivre la proposition de loi qui portait cette remise en cause, il a aussitôt annoncé le dépôt, dans les jours prochains, d’un nouveau projet de loi pour ouvrir le travail des salariés et ainsi revenir sur un acquis de près de 80 ans.
Dans cette attente, le Premier ministre a d’ores et déjà incité plusieurs secteurs d’activité à ouvrir leur commerce au mépris des règles d’ordre public, en méconnaissance des principes généraux de l’Etat de droit.
Encouragée par ce climat délétère, l’extrême-droite en profite pour aller plus loin et s’attaquer aux évènements associés au 1er Mai, comme en témoigne la suppression de la cérémonie dédiée aux mineurs à Liévin par le maire Rassemblement national (RN) nouvellement élu, en plus de ses traditionnels contre-évènements violemment réactionnaires.
Démocrates, refusez de donner le moindre point à l’extrême-droite et à son projet politique funeste ! Progressistes, unissons-nous pour être nombreuses et nombreux pour nos droits et contre l’extrême-droite dans les manifestations du 1er Mai !


Paris, le 30 avril 2026

Communiqué de presse : La démocratie est incompatible avec la violence politique.

Saint-Nazaire le 20 février 2026

Le local de campagne de la liste pour les élections municipales  « Ensemble soyons Saint-Nazaire », ainsi que la permanence du député de la circonscription ont subi des dégradations dans la nuit de jeudi à vendredi.
Ces dégradations semblent en lien avec à la mort tragique de Quentin Deranque suite à son agression le 12 février à Lyon. Nous appelons à une enquête impartiale et indépendante pour faire la lumière sur la mort de ce jeune homme.
Depuis, comme à Saint-Nazaire, de nombreuse attaques verbales et physiques visent, partout en France, des militant.es et des locaux syndicaux ou politiques. La LDH et le MRAP dénoncent avec force toutes formes de violences, qu’elles aient conduit à la mort de Quentin Deranque à Lyon et ou à la dégradation de locaux à Saint-Nazaire.

La LDH et le MRAP appellent à la raison, à la prudence et au respect des règles élémentaires du débat démocratique. Ni le débat démocratique, ni les règles de la vie publique ne peuvent tolérer les atteintes aux personnes ou aux biens.
La situation de grande tension que connaît en ce moment notre pays, aggravée par les nombreuses déclarations politiques irresponsables doit être regardée avec lucidité.

Nous appelons à la vigilance et à la responsabilité face à des actes qui ne peuvent qu’encourager ceux qui s’emploient à saper les bases républicaines de la solidarité et du vivre ensemble.
La LDH et le MRAP demandent que les auteurs de ces actes de malveillance soient retrouvés et jugés conformément à la loi.

Communiqué de presse : Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

Saint-Nazaire, le 16 février 2026

Rassemblement solidaire à Saint-Nazaire mardi 24 février 2026 à 17h30, place de l’Amérique Latine. Rassemblement organisé par l’association Droujba (Amitié Saint-Nazaire – Ukraine)

POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE EN UKRAINE

Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle. Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait. Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières. Dans ce contexte profondément inquiétant, la dénonciation de l’agression doit s’amplifier, là-bas et ici. Il est important à cet égard que, le 17 mars 2023, la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l’enfant, pour leurs responsabilités dans les expulsions et transferts illégaux d’enfants d’Ukraine vers la Russie. En juin 2024, la CPI a également délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de Viktor Sokolov, Sergueï Kobylach, Sergueï Choïgou et Valeri Guerassimov accusés de crime contre l’humanité. Ces responsables de premier plan d’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ne sont plus assurés de leur impunité, même si certains Etats refusent d’appliquer ces mandats. En Ukraine, le peuple poursuit son combat avec des soutiens internationaux, dont ceux de l’Union européenne, loin hélas, d’assurer les conditions nécessaires pour mener à une paix juste et durable, au respect de ses frontières internationalement reconnues. C’est pourquoi, et afin de renforcer notre solidarité, la LDH appelle, aux côtés de nombreuses associations ukrainiennes et françaises, des syndicats et des partis politiques engagés aux côtés de l’Ukraine résistante, à participer aux initiatives en soutien au peuple ukrainien qui auront lieu partout en France. A Saint-Nazaire le mardi 24 février à 17h30, place de la République de l’Amérique latine Pour une paix juste et durable Arrêt des bombardements Troupes russes hors d’Ukraine Solidarité avec la résistance ukrainienne Pas de conditions imposées à l’Ukraine

CP : Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !


Saint-Nazaire, le 1er février 2026


Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !
En février 2025, ce sont sur les murs d’un collège privé nazairien que des tags antisémites ont été retrouvés.
En juin 2025, des tags nazis ont maculé une cage d’escalier d’un immeuble de St-Nazaire.
En décembre 2025, des tags racistes et antisémites étaient inscrits sur la commune de Montoir de Bretagne.
En décembre 2025, l’arbre de la laïcité à Saint-Nazaire a été déterré, acte revendiqué par un groupe identitaire se disant de l’identité catholique française.
En janvier 2026, une croix gammée et des injures ont été taguées sur un collège de Montoir de Bretagne.
Ces actes ne relèvent pas du hasard. Ils témoignent de la banalisation de la parole raciste et antisémite qui se déverse de façon de plus en plus ouverte dans les médias et le débat public, alimentée depuis des années par l’extrême droite.
Face à cette situation, la section LDH de St Nazaire Estuaire Presqu’île appelle les citoyennes et les citoyens et toutes les organisations démocratiques, qu’elles soient syndicales, associatives ou politiques, à très largement se mobiliser.
Il n’est plus possible de détourner le regard. Avec ou sans cravate, l’extrême droite n’est jamais respectable. Les paroles de haine, de racisme, d’antisémitisme doivent être combattues pied à pied.
Nous demandons également que la police et la gendarmerie aient les moyens de conduire des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces actes ignobles.
En cette période trouble où les forces réactionnaires mondiales et impérialistes expriment leur rejet de nos valeurs démocratiques, ici sur Saint-Nazaire, affirmons l’égalité des droits et luttons contre toutes les formes de racisme.


Pour le bureau de la section,
Vincent Rebérioux, Président

Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !

En février 2025, ce sont sur les murs d’un collège privé nazairien que des tags antisémites ont été retrouvés.

En juin 2025, des tags nazis ont maculé une cage d’escalier d’un immeuble de St-Nazaire.

En décembre 2025, des tags racistes et antisémites étaient inscrits sur la commune de Montoir de Bretagne.

En décembre 2025, l’arbre de la laïcité à Saint-Nazaire a été déterré, acte revendiqué par un groupe identitaire se disant de l’identité catholique française.

En janvier 2026, une croix gammée et des injures ont été taguées sur un collège de Montoir de Bretagne.

Ces actes ne relèvent pas du hasard. Ils témoignent de la banalisation de la parole raciste et antisémite qui se déverse de façon de plus en plus ouverte dans les médias et le débat public, alimentée depuis des années par l’extrême droite.

Face à cette situation, la section LDH de St Nazaire Estuaire Presqu’île appelle les citoyennes et les citoyens et toutes les organisations démocratiques, qu’elles soient syndicales, associatives ou politiques, à très largement se mobiliser.

Il n’est plus possible de détourner le regard. Avec ou sans cravate, l’extrême droite n’est jamais respectable. Les paroles de haine, de racisme, d’antisémitisme doivent être combattues pied à pied.

Nous demandons également que la police et la gendarmerie aient les moyens de conduire des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces actes ignobles.

En cette période trouble où les forces réactionnaires mondiales et impérialistes expriment leur rejet de nos valeurs démocratiques, ici sur Saint-Nazaire, affirmons l’égalité des droits et luttons contre toutes les formes de racisme.

Pour le bureau de la section, le 01/02/2026

Vincent Rebérioux, Président

Edito : d’un déni démocratique vers une crise institutionnelle ?

Si la France s’installe dans l’instabilité alors que le déficit public atteint des sommets, que la charge de la dette augmente car les taux d’intérêt se tendent, notre Président de la République ose un affront en parlant de partis antirépublicains pour certains partis qui ont voté la censure en raison d’une proposition de budget d’austérité sociale et en décidant seul des partis qui sont dans l’arc républicain.

Faut-il lui rappeler qu’il a nommé un Premier Ministre venant de la 4ème composante politique du Parlement. Rappelons-lui qu’au 2ème tour des élections législatives, si un miracle républicain s’est produit, on le doit à l’ensemble des forces progressistes et de gauche, les leaders du parti dont notre Premier Ministre vient s’étant montrés insensibles au risque de voir l’extrême-droite majoritaire en ne donnant pas de consignes de vote.

Avoir servi la soupe au RN et s’être montré irrespectueux de la majorité qui par son vote a tenu l’extrême-droite hors du pouvoir conduit à la crise politique actuelle.

Aujourd’hui, si le Président de la République s’entête à nommer à la tête du gouvernement une personnalité politique du centre qui s’appuiera sur les forces de droite et d’extrême-droite, il ne faudra pas s’étonner d’une nouvelle censure dans quelques semaines.

Evidemment, les marchés financiers, les autres pays de l’Europe et le monde regardent notre pays avec beaucoup d’inquiétude. Qu’en sortira-t-il de cette crise si notre Président de la République s’évertue à ne pas s’appuyer sur les forces politiques qui ont défait l’extrême-droite en votant très majoritairement contre une politique raciste et liberticide ?

La société civile, dont la LDH, s’est très largement mobilisée face à l’extrême-droite. Nous continuons à dire que rien ne sera possible pour sortir notre pays du chaos dans lequel il s’engouffre sans s’appuyer sur cette société civile progressiste.

Si le futur gouvernement est une pâle copie du gouvernement Barnier, nos idéaux d’égalité des droits et de justice sociale risquent de tomber dans les oubliettes.

Faudra-t-il que la société civile, les syndicats se coalisent pour dire stop à ce déni démocratique et réclamer le respect de ce qui est sorti des urnes le 7 juillet ?

Faire des compromis, faire des coalitions, coconstruire des politiques publiques qui ne sacrifient pas sur l’autel du néolibéralisme nos valeurs progressistes et notre volonté de justice sociale et fiscale apparait pour les militants de la LDH l’issue à cette crise si nous ne voulons pas que l’extrême-droite prenne le pouvoir. Il en va de la responsabilité des partis politiques républicains !

Notre président doit sortir de son déni !

Jean-Luc Boero, président de la section

Le 07 décembre 2024

Edito : Un fond d’air brun …

Par cette rentrée si triste et endeuillée pour la LDH, je reprendrai à mon compte les propos prémonitoires d’Henri Leclerc lors du 100ème anniversaire de la LDH : « Ils sont toujours là, nos vieux adversaires. Nous les connaissons bien. Ils s’appellent l’arbitraire qui menace les libertés, l’intolérance qui détruit la fraternité, le racisme qui nie l’égalité, l’individualisme qui tue le citoyen. Elle est toujours présente, la misère, cette insulte à la dignité. Et devant nous, dressés, tous les pouvoirs dont on abuse. »

Plus de 2000 enfants dorment à la rue en ce début septembre, en Loire-Atlantique, le nombre d’enfants et de famille en attente d’aide éducative est pharaonique (plus de 300 placements et 800 mesures en milieu ouvert non-exécutés).

En Loire-Atlantique, plus de 1000 enfants handicapés sont sans solution adaptée, en attente d’inclusion scolaire.

Et sur St Nazaire, le CCAS a accueilli plus de 31 000 personnes en 2023 contre 26 800 en 2022.

Ainsi, je pourrais continuer jusqu’à la nausée la litanie de tous les indicateurs de l’accroissement de la misère et de la non-réponse à la dignité et la protection humaine.

On retrouve très régulièrement cette vertigineuse situation désespérante dans les résultats électoraux : vote populiste en hausse, montée de la xénophobie, rejet de l’autre, rejet des forces politiques sociaux-démocrates, montées des souverainistes, de la droite radicale et de l’extrême-droite

L’individualisme nourrit la haine de l’autre et les politiques publiques austéritaires et défaillantes creusent les inégalités et minent notre démocratie.

Nous étions ragaillardis de voir la gauche s’unir et proposer un programme politique de rupture d’avec le néolibéralisme sociétal et le capitalisme économique. Nous allions sortir du discours de division, de stigmatisation des pauvres et des étrangers pour refonder la fraternité et conforter nos libertés publiques.

Avec la tripartition de l’assemblée nationale et l’absence de majorité absolue ainsi que la pratique autocratique du pouvoir par notre Président conjuguée avec sa ferme intention de ne pas changer de cap économique ; l’atteinte à la pratique républicaine de nommer un Premier ministre issu de la coalition parlementaire disposant du plus grand nombre de député-es ; la lecture spécieuse  des positions politiques de certains groupes parlementaires par le locataire de l’Elysée et surtout  sa surdité au message des urnes où deux tiers des électeurs ont fait barrage à l’extrême-droite, nous en arrivons à ce que le  Rassemblement National est faiseur de roi !

Et nous nous retrouvons dans une situation surréaliste après plus de 50 jours avec un gouvernement démissionnaire : ce sont les partis les moins bien élus dont LR qui n’a pas appelé au front républicain qui vont très probablement massivement former le prochain gouvernement !

La fonction présidentielle est salie. Les intransigeances politiciennes et l’absence de culture du compromis politique discréditent aussi une classe politique déjà bien peu reluisante aux yeux de nos concitoyens qui tous les jours vivent les dégâts de ce libéralisme débridé.

Rien ne garantit que le front républicain fonctionne en 2027 et pourtant, nous avons besoin de construire un pacte démocratique social et écologique pour lutter contre les maux et les défis de notre société.

Oui la LDH continuera inlassablement à chercher à rassembler pour une société plus juste et un Etat de droit au service de tous. La résolution votée au dernier congrès est plus que jamais d’actualité. Et n’oublions jamais le message laissé par Henri Leclerc ! 

Dressons-nous contre tous les pouvoirs abusifs qui menacent nos libertés et rongent nos droits.

Jean-Luc Boero, président de la section, le 07 septembre 2024