730 000 signatures contre le « permis de tuer » :le Parlement refuse le débat, le pays s’en empare

À Saint-Nazaire, rendez-vous à 11h le DIMANCHE 20 SEPTEMBRE
square de jeux rue des Halles en face du « Garage »
Présomption d’usage
légitime de l’arme,
Un point de non-retour
à ne pas franchir

À l’appel des associations nazairiennes :
Amnesty International, Attac, PCF, CSPRN, LDH, Les Écologistes,
Libre Pensée, LFI, MRAP, NPA, UL CGT, UL FSU, UL Solidaires

Plus de 730 000 personnes ont signé la pétition contre la proposition de loi (PPl) instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme. Sept cent trente mille citoyennes et citoyens ont dit non. Ce désaveu ne s’effacera pas.
Pourtant, alors que cette pétition avait largement dépassé le cap permettant l’ouverture d’un débat à l’Assemblée nationale, elle a été clôturée sans qu’aucune discussion n’ait lieu. Refuser d’entendre 730 000 citoyennes et citoyens n’est pas une maladresse institutionnelle. C’est un choix politique.
Mais ce refus produit l’effet inverse de celui recherché. Quand les institutions refusent le débat, c’est le pays qui s’en empare. Car cette mobilisation dépasse largement cette seule proposition de loi : elle révèle que deux seuils viennent d’être franchis.Le premier est celui du pouvoir.
Depuis plusieurs années, l’État de droit recule par étapes. Cette PPL ne constitue pas une réforme sécuritaire de plus. Elle marque une rupture. Lorsqu’un usage létal de la force bénéficie d’une présomption favorable avant même que les faits aient été établis, ce n’est plus seulement une règle de procédure qui change : c’est la place du droit face au recours à la force par l’État qui est redéfinie.
Les indices de cette rupture sont nombreux. La « présomption de légitime défense » est devenue une « présomption d’usage légitime de l’arme ». Son champ a été élargi par amendement gouvernemental, en commission, loin du regard du public. Aucun avis du Conseil d’État, avec un débat réduit au minimum.
Ce n’est plus seulement une manière de faire la loi. C’est une manière de transformer progressivement les institutions. Une démocratie ne se définit pas par la volonté de gouverner par la force, mais par la volonté de soumettre la force au droit et de contrôler son usage. Ici, le mouvement est inverse : les garanties diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, le contrôle judiciaire est affaibli. Les pratiques autoritaires ne commencent pas lorsque le droit disparaît. Elles commencent lorsque le droit cesse de limiter le recours à la force de l’État et commence à l’organiser. C’est exactement ce que ce texte propose.
Depuis l’entrée en vigueur de l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure en 2017, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués lors de tirs policiers à l’occasion de refus d’obtempérer. La France constitue déjà une exception européenne. Aucun bilan n’a pourtant été dressé, aucune remise en question engagée. Au contraire, cette proposition de loi choisit d’aller plus loin encore.
Mais un second seuil vient lui aussi d’être franchi. Celui du seuil de tolérance de la société à l’égard de cette violence.
Cette pétition n’était pas un aboutissement. Elle était un point de départ. Familles de victimes, associations, syndicats, ONG, juristes, magistrats, universitaires, artistes, citoyens : une même conviction les rassemble désormais, aucune démocratie ne peut accepter que l’usage de la force létale échappe progressivement au contrôle du droit. Le mouvement ne s’arrête donc pas avec cette pétition. Il commence.
Une pétition mesure une indignation. Une marche construit un rapport de force. Nos organisations appellent à une grande marche nationale contre le « permis de tuer », le dimanche 20 septembre 2026.
Le pouvoir a franchi un seuil. La société aussi. L’un cherche à inscrire l’exception dans la loi. L’autre refuse qu’elle devienne la norme.
Le 19 septembre, le débat qu’ils ont refusé à l’Assemblée aura lieu dans la rue.


Signataires : Stop aux violences d’Etat (Save), Comité Vérité pour Adama, LDH (Ligue des droits de l’Homme / droits humains), Syndicat de la magistrature , Syndicat des avocats de France ℠(SAF), Flagrant déni, Amnesty international France, France insoumise (LFI), Parti socialiste (PS), Parti communiste français (PCF), Europe écologie les verts, Groupe Ecologiste et social.
Paris, le 22 juillet 2026

CP commun : Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Saint-Nazaire, Nantes, Châteaubriant, le 9 septembre 2026

Communiqué de presse commun

Extrême droite, l’obsession de la xénophobie

Le responsable départemental du Rassemblement National (RN) en Loire-Atlantique, vient de déposer un recours devant le Tribunal administratif de Nantes pour faire annuler une délibération du Conseil départemental accordant, en 2025, une subvention de 50 000 € à l’association SOS Méditerranée accusée « de promouvoir l’immigration clandestine ».

Il avait déjà attaqué une délibération semblable de la ville de Saint-Nazaire par le passé.

En s’opposant au financement public de cette association, le RN montre son obsession face à l’action d’ONG humanitaires qui sauvent des vies humaines. Il expose ainsi, une nouvelle fois, sa véritable nature : un parti marqué, depuis ses origines et toujours aujourd’hui, par la xénophobie et le racisme.

Faut-il rappeler que plus de 35 300 morts et disparus en mer Méditerranée ont été officiellement recensés depuis 2014 ?

Faut-il rappeler que 1270 personnes ont disparu en mer Méditerranée depuis le début de l’année 2026 selon l’ Organisation internationale pour les migrations(OIM) ?

Pour le RN et les responsables de l’extrême droite, les personnes qui se noient en tentant désespérément de venir en Europe sont sans doute « un détail de l’histoire ».

Face à la haine et à la calomnie déversées par le RN, nos organisations tiennent à saluer, l’action humanitaire essentielle et le travail courageux accompli par SOS Méditerranée qui, en dix ans d’opérations en mer, a secouru 43 194 personnes…

Face aux menaces de l’extrême droite, le Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairien, le Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites, le Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant confirment leurs mobilisation et détermination à combattre le RN, parti issu de mouvements politiques et idéologiques antisémites et racistes.

Collectif contre les idées et les actes de l’extrême droite – bassin nazairienconstitué à ce jour des syndicats et associations suivants :

Amnesty International, Association environnementale dongeoise (AEDZRP), Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne (ATTAC), Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Collectif des Brévinois Attentifs et Solidaires (CBAS), Fédération des amicales laïques 44 (FAL 44), Fédération syndicale unitaire (FSU), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Oxfam France, Union syndicale Solidaires, Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (VISA)

Collectif unitaire Nantais pour les droits, les libertés, la démocratie contre les idées et les actes des extrêmes droites avec à ce jour :

Alternatiba Nantes, Association France Palestine Solidarité, Attac 44, Ciné Femmes, Collectif de soutien aux exilés 44, Comité du Souvenir-Résistance 44, Confédération Française Démocratique du Travail 44, Confédération Générale du Travail 44, Fédération Syndicale Unitaire 44, GIGNV, Greenpeace, Le Cinématographe, Ligue de l’enseignement-Fédération des Amicales Laïques 44, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement-pdl naturellement, Pacte du Pouvoir de Vivre Nantais, Syndicat des Avocats de France, Union syndicale Solidaires 44 et des citoyens et citoyennes

Collectif du 11 mars du Pays de Châteaubriant

Contact : collectif-ciaed@proton.me  , 

CP Stop aux publications racistes de Jean Messiha.

Saint-Nazaire :
Stop aux publications racistes de Jean Messiha.
Respect de la vie privée.
Du 7 au 10 juillet, deux Maisons de Quartiers de Saint-Nazaire ont organisé un séjour en
voilier avec l’association « Tous en mer » pour un groupe de jeunes filles mineures de
leurs quartiers.
À l’occasion d’une baignade sur une plage de Belle-Île le 8 juillet, les participantes ont été
photographiées à leur insu.
Une de ces photographies a fait l’objet d’une publication accompagnée d’un texte raciste
et haineux à l’égard des jeunes de la part de Jean Messiha sur son compte Facebook.
M. Jean Messiha, membre de Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, commentait ainsi
« Même là, les suprémacistes islamiques viennent enlaidir le paysage avec leur infâme et
hideux burkini. ». Cet homme d’extrême droite a déjà été condamné pour injure publique.
Cette publication, qui a fait des milliers de vues et a engendré des commentaires tout
aussi racistes et haineux que les propos de Jean Messiha, a par la suite été diffusée sur
ses pages instagram et twitter.
Nos associations dénoncent ces propos essentialistes, racistes et discriminatoires qui
visent ces jeunes filles mineures en raison de leur appartenance à une religion réelle ou
supposée. Ils portent atteinte à leur dignité. Ils témoignent d’une escalade préoccupante
de la violence à caractère raciste et antimusulmane dans notre société et particulièrement
dans les discours de l’extrême droite.
Le racisme n’est pas une opinion mais un délit !
Nos associations demandent d’abord le retrait du post avec la photo et appellent les
institutions de régulation du secteur audiovisuel et numérique à agir en urgence.
Nos associations appellent à une réponse judiciaire ferme et cohérente
Elles étudient la possibilité de porter plainte pour injures et provocations à la haine.

Saint-Nazaire le 22 juillet 2026
signatures :

Fédération des Maisons de Quartiers et de l’Insertion
Association « Tous en mer »
Ligue des droits de l’Homme (LDH), Saint-Nazaire
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Saint-Nazaire

Vendredi 1er mai, dans la rue avec les organisations syndicales, 10h30 place de l’Amérique latine pour défendre le 1er Mai et les droits des travailleuses et travailleurs

En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels.
Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité. Les organisations syndicales ont porté, avec le reste de la société civile, cette exigence ces dernières années, passant par des mesures d’urgence sociale, reconnues y compris par le centre-droit comme nécessaires dans la suite de l’échec de l’extrême-droite aux élections législatives de 2024.
Jusqu’ici, les gouvernements successifs n’en ont rien fait et ont mené des politiques régressives pour l’accès aux droits sociaux.
Pire, ces derniers mois, poussé par ses propres franges ultralibérales, le centre-droit a voulu remettre en cause le symbole même des luttes des travailleuses et des travailleurs, le repos militant du 1er Mai. Si le Premier ministre a renoncé à poursuivre la proposition de loi qui portait cette remise en cause, il a aussitôt annoncé le dépôt, dans les jours prochains, d’un nouveau projet de loi pour ouvrir le travail des salariés et ainsi revenir sur un acquis de près de 80 ans.
Dans cette attente, le Premier ministre a d’ores et déjà incité plusieurs secteurs d’activité à ouvrir leur commerce au mépris des règles d’ordre public, en méconnaissance des principes généraux de l’Etat de droit.
Encouragée par ce climat délétère, l’extrême-droite en profite pour aller plus loin et s’attaquer aux évènements associés au 1er Mai, comme en témoigne la suppression de la cérémonie dédiée aux mineurs à Liévin par le maire Rassemblement national (RN) nouvellement élu, en plus de ses traditionnels contre-évènements violemment réactionnaires.
Démocrates, refusez de donner le moindre point à l’extrême-droite et à son projet politique funeste ! Progressistes, unissons-nous pour être nombreuses et nombreux pour nos droits et contre l’extrême-droite dans les manifestations du 1er Mai !


Paris, le 30 avril 2026

Communiqué de presse : La démocratie est incompatible avec la violence politique.

Saint-Nazaire le 20 février 2026

Le local de campagne de la liste pour les élections municipales  « Ensemble soyons Saint-Nazaire », ainsi que la permanence du député de la circonscription ont subi des dégradations dans la nuit de jeudi à vendredi.
Ces dégradations semblent en lien avec à la mort tragique de Quentin Deranque suite à son agression le 12 février à Lyon. Nous appelons à une enquête impartiale et indépendante pour faire la lumière sur la mort de ce jeune homme.
Depuis, comme à Saint-Nazaire, de nombreuse attaques verbales et physiques visent, partout en France, des militant.es et des locaux syndicaux ou politiques. La LDH et le MRAP dénoncent avec force toutes formes de violences, qu’elles aient conduit à la mort de Quentin Deranque à Lyon et ou à la dégradation de locaux à Saint-Nazaire.

La LDH et le MRAP appellent à la raison, à la prudence et au respect des règles élémentaires du débat démocratique. Ni le débat démocratique, ni les règles de la vie publique ne peuvent tolérer les atteintes aux personnes ou aux biens.
La situation de grande tension que connaît en ce moment notre pays, aggravée par les nombreuses déclarations politiques irresponsables doit être regardée avec lucidité.

Nous appelons à la vigilance et à la responsabilité face à des actes qui ne peuvent qu’encourager ceux qui s’emploient à saper les bases républicaines de la solidarité et du vivre ensemble.
La LDH et le MRAP demandent que les auteurs de ces actes de malveillance soient retrouvés et jugés conformément à la loi.

Communiqué de presse : Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

Saint-Nazaire, le 16 février 2026

Rassemblement solidaire à Saint-Nazaire mardi 24 février 2026 à 17h30, place de l’Amérique Latine. Rassemblement organisé par l’association Droujba (Amitié Saint-Nazaire – Ukraine)

POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE EN UKRAINE

Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle. Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait. Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières. Dans ce contexte profondément inquiétant, la dénonciation de l’agression doit s’amplifier, là-bas et ici. Il est important à cet égard que, le 17 mars 2023, la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova, commissaire russe aux droits de l’enfant, pour leurs responsabilités dans les expulsions et transferts illégaux d’enfants d’Ukraine vers la Russie. En juin 2024, la CPI a également délivré des mandats d’arrêt à l’encontre de Viktor Sokolov, Sergueï Kobylach, Sergueï Choïgou et Valeri Guerassimov accusés de crime contre l’humanité. Ces responsables de premier plan d’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ne sont plus assurés de leur impunité, même si certains Etats refusent d’appliquer ces mandats. En Ukraine, le peuple poursuit son combat avec des soutiens internationaux, dont ceux de l’Union européenne, loin hélas, d’assurer les conditions nécessaires pour mener à une paix juste et durable, au respect de ses frontières internationalement reconnues. C’est pourquoi, et afin de renforcer notre solidarité, la LDH appelle, aux côtés de nombreuses associations ukrainiennes et françaises, des syndicats et des partis politiques engagés aux côtés de l’Ukraine résistante, à participer aux initiatives en soutien au peuple ukrainien qui auront lieu partout en France. A Saint-Nazaire le mardi 24 février à 17h30, place de la République de l’Amérique latine Pour une paix juste et durable Arrêt des bombardements Troupes russes hors d’Ukraine Solidarité avec la résistance ukrainienne Pas de conditions imposées à l’Ukraine

CP : Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !


Saint-Nazaire, le 1er février 2026


Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !
En février 2025, ce sont sur les murs d’un collège privé nazairien que des tags antisémites ont été retrouvés.
En juin 2025, des tags nazis ont maculé une cage d’escalier d’un immeuble de St-Nazaire.
En décembre 2025, des tags racistes et antisémites étaient inscrits sur la commune de Montoir de Bretagne.
En décembre 2025, l’arbre de la laïcité à Saint-Nazaire a été déterré, acte revendiqué par un groupe identitaire se disant de l’identité catholique française.
En janvier 2026, une croix gammée et des injures ont été taguées sur un collège de Montoir de Bretagne.
Ces actes ne relèvent pas du hasard. Ils témoignent de la banalisation de la parole raciste et antisémite qui se déverse de façon de plus en plus ouverte dans les médias et le débat public, alimentée depuis des années par l’extrême droite.
Face à cette situation, la section LDH de St Nazaire Estuaire Presqu’île appelle les citoyennes et les citoyens et toutes les organisations démocratiques, qu’elles soient syndicales, associatives ou politiques, à très largement se mobiliser.
Il n’est plus possible de détourner le regard. Avec ou sans cravate, l’extrême droite n’est jamais respectable. Les paroles de haine, de racisme, d’antisémitisme doivent être combattues pied à pied.
Nous demandons également que la police et la gendarmerie aient les moyens de conduire des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces actes ignobles.
En cette période trouble où les forces réactionnaires mondiales et impérialistes expriment leur rejet de nos valeurs démocratiques, ici sur Saint-Nazaire, affirmons l’égalité des droits et luttons contre toutes les formes de racisme.


Pour le bureau de la section,
Vincent Rebérioux, Président

Danger : l’expression d’actes racistes, antisémites, nazis ou identitaires se propage sur Saint-Nazaire et toute l’agglomération. Il faut agir maintenant !

En février 2025, ce sont sur les murs d’un collège privé nazairien que des tags antisémites ont été retrouvés.

En juin 2025, des tags nazis ont maculé une cage d’escalier d’un immeuble de St-Nazaire.

En décembre 2025, des tags racistes et antisémites étaient inscrits sur la commune de Montoir de Bretagne.

En décembre 2025, l’arbre de la laïcité à Saint-Nazaire a été déterré, acte revendiqué par un groupe identitaire se disant de l’identité catholique française.

En janvier 2026, une croix gammée et des injures ont été taguées sur un collège de Montoir de Bretagne.

Ces actes ne relèvent pas du hasard. Ils témoignent de la banalisation de la parole raciste et antisémite qui se déverse de façon de plus en plus ouverte dans les médias et le débat public, alimentée depuis des années par l’extrême droite.

Face à cette situation, la section LDH de St Nazaire Estuaire Presqu’île appelle les citoyennes et les citoyens et toutes les organisations démocratiques, qu’elles soient syndicales, associatives ou politiques, à très largement se mobiliser.

Il n’est plus possible de détourner le regard. Avec ou sans cravate, l’extrême droite n’est jamais respectable. Les paroles de haine, de racisme, d’antisémitisme doivent être combattues pied à pied.

Nous demandons également que la police et la gendarmerie aient les moyens de conduire des enquêtes pour retrouver les auteurs de ces actes ignobles.

En cette période trouble où les forces réactionnaires mondiales et impérialistes expriment leur rejet de nos valeurs démocratiques, ici sur Saint-Nazaire, affirmons l’égalité des droits et luttons contre toutes les formes de racisme.

Pour le bureau de la section, le 01/02/2026

Vincent Rebérioux, Président

CP : Mise en demeure d’AIRBUS ATLANTIC

Saint-Nazaire, le 19 octobre 2025

La loi française du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre instaure des obligations contraignantes à la charge desdites entreprises. Cela s’inscrit en prolongation des principes directeurs adoptés à l’unanimité par le Conseil des Droits de l’Homme en juin 2011 ainsi que des principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales.

AIRBUS ATLANTIC n’a pas élaboré de plan de vigilance au titre de l’exercice 2025. L’analyse des risques apparaît disséminée dans plusieurs sections du rapport annuel 2024. Cette présentation fractionnée et non identifiée comme un plan de vigilance ne satisfait pas aux exigences légales.

Il ressort que l’utilisation de substances préoccupantes comme le Chrome VI, substance cancérogène, ne respecte pas toujours les seuils autorisés notamment ceux prévus dans le règlement REACH. Nous déplorons l’absence d’un dispositif de filtration conforme sur l’ensemble des cabines de peinture des sites de Saint-Nazaire, Montoir-de-Bretagne, alors que la réglementation impose une efficacité de filtration de 99 %.

Malgré la gravité de ces constats, la société AIRBUS ATLANTIC n’a entrepris aucune démarche d’information du public alors qu’un dépassement des seuils fut constaté à plusieurs reprises cette dernière année.

Des doutes persistants existent sur la fiabilité des mesures et analyses réalisées par les exploitants dans leurs rejets de Chrome VI. 

La LDH a donc décidé, conformément au devoir de vigilance prévu dans la loi de mars 2017, de mettre en demeure AIRBUS ATLANTIC à se conformer à ses obligations légales.

A défaut de régularisation, nous nous réservons le droit de saisir le tribunal judiciaire afin de solliciter une injonction de mise en conformité, le cas échéant assortie d’une astreinte journalière.

Plus globalement, nous pensons qu’il manque un plan de surveillance environnementale pérenne sur les communes de la Carène pour mesurer les concentrations respirées par la population. En priorité, ce plan devrait concerner les communes de St Nazaire, Trignac et Montoir-de-Bretagne pour mesurer en continu les polluants rejetés dans l’air et dans l’eau. L’activité en hausse aux Chantiers de l’Atlantique impose que les industriels mettent tout en œuvre pour respecter les réglementations environnementales. Ils doivent se doter de dispositifs à la hauteur des enjeux sanitaires.

Le bureau de la section LDH St Nazaire Estuaire Presqu’île