NON A LA PROCÉDURE DE DISSOLUTION DE LA JEUNE GARDE ANTIFASCISTE : APPEL AU RASSEMBLEMENT MARDI 6 MAI 18H30
Ce mardi 26 avril, Bruno Retailleau a lancé une procédure de dissolution contre la Jeune Garde Antifasciste. Dans une période particulièrement alarmante, où les idées d’extrême droite gagnent du terrain, le ministre choisit de cibler des organisations en première ligne face au fascisme et au racisme.
Depuis plus de 7 ans, la Jeune Garde Antifasciste lutte pour faire reculer l’extrême droite. Avec un militantisme acharné sur le terrain, la mise en place d’une pratique d’autodéfense pour répondre aux violences fascistes bien trop nombreuses à Lyon, mais aussi des campagnes unitaires au sein du collectif « Fermons les Locaux Fascistes », qui ont permis de nombreuses victoires politiques comme la fermeture des locaux d’extrême droite le « Pavillon noir » ou de « la Traboule » dans le Vieux-Lyon.
La Jeune Garde est membre du collectif « Fermons les Locaux Fascistes » depuis ses débuts en 2018. Nous refusons cette attaque politique dirigée contre un mouvement antifasciste. Cette tentative d’intimidation envers l’ensemble de notre camp politique reflète le glissement opéré par les gouvernements successifs, vers une forme d’autoritarisme acquis aux idées les plus réactionnaires.
Nous appelons à une large mobilisation le mardi 6 mai à 18h30 devant la préfecture du Rhône, en soutien à la Jeune Garde Antifasciste, contre sa dissolution et en riposte aux idées d’extrême droite.
RASSEMBLEMENT CONTRE LA DISSOLUTION DE LA JEUNE GARDE :
Le 25 avril à 10h30 aura lieu au Palais de Justice d’Istanbul une nouvelle audience du procès de Pinar Selek. En 27 ans, après 4 acquittements et la démonstration de sa totale innocence, Pınar Selek, est toujours sous la menace d’une condamnation à perpétuité, en Turquie, pour un attentat qui n’a jamais eu lieu.
Exilée en France, devenue citoyenne française, enseignante en sociologie et sciences politiques à l‘Université Côte d’Azur, à Nice, elle continue à lutter pour la justice, la démocratie, le respect des droits humains et la paix. Depuis un an la justice turque cherche maintenant à l’atteindre dans ses travaux universitaires sur les minorités au mépris des libertés académiques.
Forte de nombreux soutiens il faut que le 25 avril, Pinar Selek soit libérée définitivement des accusations fausses et sans fondements.
Le contexte de ce nouveau procès de Pinar Selek a lieu après l’arrestation du Maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu. Pour riposter à ce qui ressemble fort à un coup d’état, des milliers de manifestants sont présents dans toutes les villes de Turquie. Ces manifestations sont suivies de milliers d’arrestations qui font suite à celles des nombreuses personnes accusées d’être des « membres présumés d’organisation terroristes » .
Cette répression est le signe de la volonté du pouvoir en Turquie de réprimer toute velléité d’opposition et veut porter atteinte à la démocratie et à l’état de droit. La LDH affirme son soutien à l’infatigable militante, membre de la LDH, qu’est Pinar Selek, pour obtenir son total acquittement.
La LDH69 a répondu à l’Appel de la Société Civile pour la défense de l’État de Droit.
Appel de la société civile pour la défense de l’État de droit et la justice
Depuis l’annonce du verdict condamnant Marine Le Pen qui découle de la seule application de la loi par des juges indépendants, le RN a choisi de dénoncer la décision de justice en des termes aussi abusifs que choquants. Il a accrédité l’idée d’un « complot » mené par un « gouvernement des juges », s’attirant ainsi les soutiens enthousiastes des figures mondiales de l’extrême droite que sont Trump, Musk, Bolsonaro, Poutine, Orban ou Salvini.
Encore plus inquiétant, ces critiques d’une décision de justice ont été plus largement relayées par des élus et responsables politiques d’autres partis, y compris le Premier ministre, et par un grand nombre de médias peu soucieux de la réalité des faits.
Ces sorties ont immédiatement entraîné des menaces à l’endroit des magistrats qui ont rendu leur jugement collégialement.
Derrière cette violente attaque contre l’État de droit et les magistrats qui le servent, se dessine le refus de ce qu’il implique: un traitement égal de toutes et tous.
Nous vous invitons à soutenir l’Appel national de la société civile et à participer au rassemblement unitaire :
Un débat passionnant après la représentation de la pièce «Léviathan» au théâtre des Célestins à Lyon, ce samedi 5 avril. Plus de 200 personnes sont restées pour participer au débat. Des prises de contact ont été engagées lors des tables de presse. Et une réunion de travail également très engagée avec Arié Alimi, des magistrats et des avocats, toujours ce samedi 5 avril après-midi.
Communiqué de presse du Collectif droits des femmes 69
Le 6 avril 2025 : Solidarité pour le droit à l’avortement, le droit à l’éducation à la vie affective et sexuelle, contre les anti-choix, contre l’extrême droite !
En ce 6 avril 2025 est organisée à Lyon une marche dite « pour la Vie ». Mais cette marche a des relents de mort car elle réclame la fin du droit à l’avortement. D’après l’OMS chaque année plus de 40 000 personnes enceintes meurent des suites d’avortement ou de tentatives d’avortements clandestins.
Nous, les collectifs, associations, syndicats, partis politiques, membres du collectif droits des femmes 69, par ce communiqué, souhaitons affirmer et rappeler que les femmes et les minorités de genre disposent librement de leurs corps et selon leurs choix ! Cette liberté garantie a été inscrite dans notre Constitution. Mais cela ne suffit pas ! Tant reste à faire en France et en dehors de nos frontières pour un accès sûr et gratuit à l’avortement partout pour tous-tes !
Aujourd’hui faisons résonner et rappelons : NOS CORPS, NOS CHOIX ! MA VOIX, MON CHOIX !
Car oui nous voulons :
Choisir de poursuivre ou non une grossesse
Choisir les méthodes d’Interruption Volontaire de Grossesse qui nous correspondent le mieux et avorter sans douleur
Disposer de nos vies et de nos corps de manière autonome
Que CESSE la STIGMATISATION de l’IVG notamment telle qu’elle est organisée par les antichoix et leurs relais dans le monde médical et dans l’accompagnement social !
Que les enfants, les adolescent-es, les adultes à toute âge de la vie aient accès à une éducation au consentement, au corps, à la santé sexuelle et reproductive
Pour que ce droit à l’IVG soit pleinement respecté, il faut, partout dans le monde, et pour toutes les personnes un accès aux soins de qualité libre et gratuit. Quels que soient : leur localité d’habitation, leur nationalité, leur âge, leurs identités de genre, leur degré de validité ou de handicaps, leur orientation sexuelle, leur origine sociale ou géographique, leur apparence, leur religion…
Nous voulons pour tous.tes un accès à un personnel soignant formé, bienveillant, qui respecte le consentement et la diversité des corps et des situations.
Nous voulons pour toustes un accès à des structures hospitalières et médicales de proximité, où l’on peut bénéficier de soins de manière inconditionnelle, anonyme si on le souhaite, avec de l’écoute et du respect. Encore en France, certaines personnes enceintes doivent avoir trois ou quatre rendez-vous avant de pouvoir être prises en charge! A côté de chez nous dans l’Ain, selon la DREES, 48% des femmes doivent encore changer de département pour avorter ! En France encore, les hommes trans n’ont, légalement, pas le droit à l’IVG en raison des manœuvres transphobes de la droite et de l’extrême droite lors des débats sur la constitutionnalisation de l’IVG.
Mais combien de personnes enceintes poursuivent une grossesse alors qu’elles ne le souhaitent pas ?! On le voit aux États-Unis, on retrouve de plus en plus de corps de nourrissons abandonné-es. Veut-on de cette société-là ?
Nous voulons pour tous.tes un réel portage politique de la loi de 2022, des moyens financiers et humains pour enfin réaliser un répertoire complet des professionnel-les pratiquant les IVG, dont la création est aujourd’hui déléguée aux ARS.
Nous voulons pour tous.tes un accès à l’information et à la contraception libre et gratuite, avec une réelle diversité de méthodes et une réelle diversité de choix, ce qui nécessite un allongement du délai légal, actuellement de 14 semaines en France.
Nous voulons pour tous.tes une éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle de qualité, qui permet la libre disposition de nos corps, l’éducation au consentement, la lutte contre le sexisme, contre les LGBTQIA+phobies. Cette éducation est, trop souvent encore, le seul levier pour révéler les dramatiques situations d’inceste. On rappelle que l’inceste concerne 10 % de la population : où est l’extrême droite quand il s’agit de lutter contre les violences intrafamiliales ?
La liberté d’avorter est enfin inscrite dans la Constitution ! Mais pour que cet acte symbolique ne demeure pas vain, il doit être accompagné de véritables moyens pour la formation des personnels de santé, pour l’accompagnement des personnes en demande d’IVG, pour favoriser l’accès à l’information à l’IVG et un personnel soignant payé et valorisé à la hauteur de son importance.
Les actions des anti-choix sont des actions d’extrême droite. Celle d’aujourd’hui, doit être fermement condamnée, et leur propagande sexiste et transphobe, misogyne doit être contrée. Leurs mensonges éhontés sur l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle doivent être affichés comme tels, et combattus.
Aujourd’hui encore 24 pays interdisent l’avortement. Aujourd’hui, les gouvernements d’extrême droite comme ceux de Meloni, Trump, Orban, Milei restreignent nos libertés, notre accès à nos droits. De ces droits bafoués découlent des victimes bien réelles : les anti-choix, ces personnes qui se prétendent « pro-vie », portent en réalité partout dans le monde la responsabilité de la mort de nos sœurs et de nos adelphes.
Face à ces réactionnaires, crions notre colère et affirmons :
notre solidarité internationale.
notre détermination à obtenir et à concrétiser les droits reproductifs et sexuels pour toutes et tous.
notre détermination à lutter contre les violences sexistes et sexuelles via l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Nous nous félicitons de la victoire récente qui prouve que la mobilisation paye : l’initiative citoyenne européenne « Ma Voix Mon Choix » pour créer un véritable droit à l’IVG partout en Europe a récolté en moins d’un an les 1,2 millions de signatures nécessaires pour être examinée à la commission européenne. Nous surveillerons l’activité de la commission sur ce texte et continuerons de développer notre réseau féministe européen contre l’extrême droite.
Premières structures signataires du Collectif Droits des femmes69 : Le Planning Familial69, NousToutesRhône, Les Arpenteureuses Urbaines, Lescopat, Collectif MeToo, OST, Briser la loi du silence, Fil’actions, Viffil SOS Femmes, LDH69, Union Syndicale Solidaires69, UCL, FSU69, Impact, Ensemble, Les Ecologistes, LFI, Parti Communiste Rhone
En partenariat avec le Centre National de la Mémoire Arménienne à Décines, un concert-lectures de textes aura lieu le dimanche 13 avril à 17h à la Salle Molière.
La kanoniste arménienne Meri Vardanyan et le doudoukiste turc Ertan Tekin interpréteront des musiques traditionnelles arméniennes. Il y aura aussi des lectures d’extraits du livre « Dans les ruines » de Zabel Esayan, en trois langues : l’arménien, le turc, le français. Ce n’est qu’un pas modeste vers une réconciliation juste. le lien
Les enfants sans logement scolarisés dans le 2e arrondissement et leurs familles, sont à l’abri depuis novembre 2024 dans les locaux de l’ancienne école Gilibert. La Ville de Lyon a accepté cette mise à l’abri durant la trêve hivernale. Aujourd’hui, la Ville de Lyon a engagé la procédure d’expulsion au 1er avril. Familles et enfants, de bébés à adolescents, 60 personnes vont se retrouver immédiatement à la rue.
> Les locaux de Gilibert sont récupérés par la Ville de Lyon pour les mettre à disposition des pratiques amateurs de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. > Pour rappel : la Ville de Lyon fait partie du réseau UNICEF “Ville amies des enfants” et a adopté un plan “Zéro enfant à la rue” il y a trois ans.
Des écoles, des citoyens du deuxième (et d’ailleurs)… demandent que l’occupation de l’école Gilibert soit la priorité absolue jusqu’à l’obtention d’autres solutions. La pétition.
Gréve des enseignants le 11 avril face à l’inaction de l’état pour les familles et enfants sans abri.
Alors que prend fin la trêve hivernale, le nombre d’enfants à la rue atteint un record : 417 enfants sont sans solution officielle d’hébergement au sein de la métropole lyonnaise. Un chiffre en hausse de 55 % par rapport à l’an dernier, et qui a explosé depuis la fin de l’état d’urgence sanitaire puisqu’il a été multiplié par cinq. Face à cette crise, l’inaction de l’État est flagrante. Malgré les promesses, aucune réponse à la hauteur des besoins n’est apportée. Nous, enseignants de la métropole de Lyon, accueillons chaque jour ces enfants sans toit dans nos classes. Nous ne pouvons fermer les yeux sur leurs conditions de vie. Ces enfants ont des droits, comme tous les autres enfants. Or ces droits sont bafoués car l’état ne respecte pas la loi, ne respecte pas ses engagements. La suite de l’article