LE « PARCOURS HOMOSEXUALITE » DE PARAY-LE-MONIAL, C’EST DE L’HOMOPHOBIE (Communiqué de la LDH Paray et de Solidarité Laïque 71, 3/8/2017).

 

Cette année encore, la communauté de l’Emmanuel organise un « Parcours Homosexualité » à Paray-le-Monial entre le 1er et le 6 août sur le parc municipal du Moulin Liron. Il s’agit de convaincre des personnes rassemblées en l’occurrence de s’engager sur la voie de la chasteté considérée comme seule voie de salut selon les principes du Catéchisme de l’Eglise catholique (2357-2359) et de l’Eglise de France qui considèrent l’homosexualité comme une « dépravation » ou une « déviation grave », le Vatican s’opposant à sa dépénalisation aux Nations Unies. Pour citer Elizabeth Montfort, référente de la communauté de l’Emmanuel sur le sujet, n’affirme-t-elle pas dans une conférence intitulée « L’homoparentalité, la théorie du genre » diffusée le 3 juillet sur « Radio-Espérance », que le genre est une « théorie de déconstruction de la féminité et de la masculinité », niant toute faculté, pour l’individu, de « s’autodéterminer pour définir son identité », de choisir sa famille et son mode de reproduction, de bénéficier de nouveaux droits en référence au principe d’égalité ? Depuis un an, plusieurs articles et plus particulièrement le « Dossier D§J n°6 (association LGBT chrétienne) intitulé « Homosexualités et spiritualités » (avril 2017) témoignent de l’accroissement des écarts et des tensions entre certains courants religieux de plus en plus conservateurs, des chercheurs en sciences sociales faisant progresser la question du genre et des personnes LGBT en demande d’inclusivité, c’est-à-dire d’une intégration sociale sans conditions. S’appuyant sur une doctrine intangible, les catholiques d’identité multiplient les thérapies de conversion, renforcent leur influence à travers un clergé formé par des séminaires conservateurs et s’impliquent dans des courants identitaires d’extrême-droite (Sens Commun, Manif Pour Tous). En ce qui concerne les « thérapies de conversion », Anthony Favier, vice-président de « David et Jonathan », met en cause l’association Courage, la Communauté de l’Emmanuel et la bienveillance de la hiérarchie catholique à l’égard la promotion de la chasteté comme substitut à l’homosexualité. (Libération, 21/1/2017).

En 2014, la Ligue des Droits de l’Homme déclarait : « A l’heure où l’ordre moral et patriarcal relève la tête, elle invite chacune et chacun à […] affirmer, ensemble, le refus de l’homophobie, de la haine, de la violence, des discriminations dont sont victimes les femmes et les hommes en raison de leur orientation sexuelle». La section de Paray-le-Monial considère comme porteur de discriminations -selon la loi du 27 mai 2008- «le traitement « moins favorable …dans une situation comparable », de regroupements de personnes homosexuelles visant à promouvoir pour eux seuls une abstinence qui constitue une atteinte à leur intégrité identitaire, à leur dignité et au principe d’égalité tel qu’il qui prévaut dans les lois sur le PACS et le Mariage pour Tous. En référence à l’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen « Nul ne sera soumis […] à des peines ou traitements […] dégradants », elle appelle les Parodiens à prendre conscience des effets dévastateurs et dégradants de telles idéologies, et de l’image « moyenâgeuse » qui est donnée de notre ville dans la presse nationale. Elle renouvelle donc l’appel lancé au Maire de Paray-le-Monial l’an dernier pour exiger de la Communauté de l’Emmanuel, qu’elle cesse ce genre d’activités sur le terrain municipal du Moulin Liron.

Paray-le-Monial, le 2 août 2017.

REPORTAGE FR3 BOURGOGNE SUR L’ARRETE ANTI-MENDICITE DE PARAY-LE-MONIAL (27/7/2017). INTERVENTION DE LA PRESIDENTE DE LA SECTION DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME DE PARAY-LE-MONIAL

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire/paray-monial-71-mendicite-interdite-au-centre-ville-cinq-mois-1303561.html

Paray-le-Monial (71) : la mendicité interdite au centre ville pendant cinq mois

Le maire de Paray-le-Monial en Saône-et-Loire a pris le 24 avril 2017, un arrêté qui interdit la mendicité au centre ville, du 1er mai au 30 septembre. Une mesure qu’il avait déjà prise en 2014 et qui suscite des réactions.

Par C.R. Publié le 27/07/2017 à 18:35
L’arrêté date du 24 avril 2017, mais les Parodiens qui en ont entendu parler sont peu nombreux. Seuls les quelques SDF qui fréquentent habituellement la ville le connaissent. Du 1er mai au 30 septembre, s’ils mendient au centre ville, ils risquent d’en être expulsés.

Une mesure que le maire (LR) Jean-Marc Nesme justifie par la volonté de garantir la sécurité des habitants et des pélerins, qui viennnent par milliers tout l’été, participer aux sessions de l’Emmanuel. Il avait déjà pris un arrêté similaire en 2014, à la suite d’incidents entre mendiants. Il dit vouloir donner aux forces de l’ordre les moyens d’agir et rejette toute idée de discrimination.

Un arrêté que certains contestent, notamment la section locale de la Ligue des droits de l’Homme et sur lequel les habitants ont des avis partagés.

Reportage avec : Jean-Marc Nesme, Maire de Paray-le-Monial (DVD) et Germaine Lemétayer, présidente de la Ligue de Droits de l’Homme de Paray-le-Monial
Arrêté anti-mendicité à Paray (71)
Du 1er mai au 30 septembre, la mendicité est interdite au centre de Paray, à la suite d’un arrêté du maire. – Damien Boutillet, Christophe Gaillard

QUAND LA « CITE DU SACRE-COEUR » CHASSE LES PLUS PAUVRES

…Le 24 avril 2017, le Maire de Paray-le-Monial a signé un arrêté interdisant la mendicité dans la ville entre le 1er mai et le 31 août 2017. Pour se justifier, il allègue « l’image négative pour le développement touristique » ainsi que « le comportement verbal agressif de nombreux quêteurs » sans pour autant en justifier par des plaintes, mains courantes ou autres doléances des habitants ou des touristes.

Ville de pèlerinage, Paray-le-Monial attire de nombreux pèlerins se rendant aux sessions de la Communauté de l’Emmanuel. La présence de mendiants est traditionnelle et fait d’eux une partie intégrante de la ville. Les Parodiens les connaissent et ne les redoutent pas. La section de Paray-le-Monial de la LDH exprime donc sa vive préoccupation de constater qu’à Paray-le-Monial, les libertés des individus dans l’espace public ne sont pas les mêmes pour tous. Si les pèlerins prennent la liberté d’imposer leur musique et leurs chants par hauts-parleurs à tous les quartiers riverains du Moulin Liron, aux usagers de la Voie Verte et aux vacanciers fluviaux en infraction avec la loi sur les nuisances sonores, s’ils se permettent d’enlever sur la voie publique, les tracts de la Ligue des Droits de l’Homme, s’ils interpellent parfois violemment leurs militants sur le marché ou dans les rues, cela constitue autant de troubles à l’ordre public contrairement à l’activité consistant à solliciter la charité des passants. Nous constatons donc qu’à Paray-le-Monial, il existe une inégalité de fait entre les citoyens. Par l’arrêté, le maire sanctionne toute une catégorie de personnes privées de la liberté d’aller et venir, principe de valeur constitutionnelle (Conseil Constitutionnel, 79-107, 12 juillet 1979, rec p 31) comme étant une composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 ou encore l’article 2 du Protocole additionnel n° 4 de la CEDH, l’article 12 du Pacte International des droits civils et politiques. Cet arrêté est également attentatoire à la liberté d’utilisation du domaine public, consacrée par la jurisprudence administrative précisément quant à l’exercice de la mendicité.

La section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’Homme proteste donc fermement contre cette logique d’exclusion, Avec cet arrêté municipal, tout est fait pour faire prévaloir un sectarisme « propre » autour d’un Moulin Liron et d’une basilique « aseptisés » alors que de tout temps, les personnes en marge de la société ont pu trouver de l’empathie et de l’aide auprès des Parodiens.

Nous, section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’Homme appelons donc les Parodiens à RESISTER A LA CHASSE AUX PLUS PRECAIRES. Dans l’éventualité où certains reviendraient, il est important de nous en informer rapidement (0385534203), et de dire à ces personnes que la mendicité n’est plus interdite en France depuis 1994 et que s’ils observent les conditions requises (pas de trouble à l’ordre public), PERSONNE NE PEUT LES INQUIETER.

RASSEMBLEMENT DE DIGOIN (29/10/2016)

RASSEMBLEMENT A DIGOIN, SAMEDI 29 OCTOBRE , A 15 H, PLACE DE LA REPUBLIQUE:
-POUR NE PAS LAISSER LA RUE AU FN
-POUR MANIFESTER NOTRE SOLIDARITE AVEC LES MIGRANTS
-POUR REDONNER CONFIANCE AUX VALEURS DE LA REPUBLIQUE

Venez nombreux participer à un cercle de silence et écouter les interventions des participants au collectif! Diffusez le message, s’il vous plaît!

Ci-dessous, la lettre envoyée au Préfet de Saône-et-Loire par un collectif constitué autour de la Section de la Ligue des Droits de l’Homme de Paray-le-Monial.

Ligue des Droits de l’Homme, Section de Paray-le-Monial
Les Amis du CADA
Collectif « Accueil Réfugiés en Charolais »
Ligue des Droits de l’Homme, section de Gueugnon
Section PS Digoin
PCF71
Syndicat Régional de la protection sociale de Bourgogne CFDT
Les Amigrants de Chardonnay
Réseau Education Sans Frontières de Gueugnon
Association de Solidarité avec tous les Immigré(e) (e)s de Chalon/ Saône
Fédération 71 du Parti Socialiste
Accueil Migrants en Haute-Grosne
Ligue des Droits de l’Homme, Section d’Autun
Des citoyens membres du Collectif « Accueil Solidaire en Clunisois »
Ligue des Droits de l’Homme, Section du Creusot.
Jacques Rebillard, ancien député du Charolais -Brionnais

Paray-le-Monial, le 27 octobre 2016,

Monsieur de Préfet,
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur la manifestation organisée à Digoin, samedi après-midi, par le Front National. Compte tenu d’attendus diffusés dans la presse, nous constatons qu’il s’agit pour lui de s’opposer à l’accueil de « clandestins » présupposés « migrants économiques » potentiellement violeurs et coûteux pour la communauté nationale.
Nous, section de la Ligue des Droits de l’Homme de Paray-le-Monial, militants de partis politiques, de syndicats, d’associations de Digoin, de Gueugnon, de Paray-le-Monial et du Charolais tenons à souligner le fait que le CADA de Digoin accueille depuis longtemps des demandeurs d’asile dans une ville dont la presque totalité de la population descend ou est alliée à des familles d’immigrés et pour laquelle la solidarité n’est pas un vain mot. Tous les jours des images des guerres provenant de Syrie, du Soudan et d’Ethiopie attestent les souffrances de populations qui recherchent dans l’exil une vie sûre, un travail et des libertés. Cet exil lui-même est un acte de courage impliquant l’arrachement à une terre, à une maison, à une famille et à des amis. Ces demandeurs d’asile méritent donc non seulement notre respect, mais aussi notre empathie et notre aide et il existe peu de villes où cette empathie est plus forte qu’à Digoin.
Depuis 1789, la France a érigé la Fraternité et la Solidarité parmi ses principes fondamentaux rappelés dans le préambule de notre Constitution selon lequel la République est fondée sur un « idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité ». Ce sont ces principes qui font l’unité de notre pays à travers une citoyenneté intégrant toutes les différences ethniques, culturelles et religieuses, ce sont eux qui impliquent le droit d’asile reconnu par la France aux personnes persécutées ou originaires de pays en guerre.
Monsieur le Préfet, jugeant contraire aux fondements de notre Constitution une manifestation qui s’annonce elle-même xénophobe et raciste, nous, militants de la Ligue des Droits de l’Homme de Paray-le-Monial, de partis politiques, de syndicats, d’associations de Digoin, de Gueugnon, de Paray-le-Monial et du Charolais, protestons fermement contre l’organisation d’une telle manifestation à Digoin et nous vous demandons solennellement son interdiction.
Au cas où elle serait maintenue, nous vous demandons de bien vouloir prendre en compte le fait que nous déposerons une demande de manifestation avec tous les risques afférents au maintien de l’ordre public,
Veuillez, agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre haute considération,

Germaine Lemétayer, Présidente de la Section LDH Paray-le-Monial
Isabelle Rebillard, Présidente des Amis du CDA.
Brigitte Lerendu, Coordinatrice du « Collectif Accueil Réfugiés en Charolais »
Claude Perny, Présidente Section LDH Gueugnon
Philomène Baccot, Conseillère municipale PS de Digoin
Bernard Cois, Secrétaire fédéral PCF71
Gerald Uhlrich, Secrétaire Général du Syndicat Régional de la Protection Sociale de Bourgogne CFDT
Christophe Lambert, Les Amigrants de Chardonnay
Isabelle Voillot, Co-animatrice du « Réseau Education Sans Frontières » de Gueugnon
Stéphane Boyer, Président de l’ASTI (Association de Solidarité avec tous les Immigré(e) (e)s)
Stéphane Guiguet, Secrétaire de la Fédération 71 du Parti Socialiste.
Sylvie Morin, Présidente d’ « Accueil Migrants en Haute Grosne »
Henri Guibourt, Président de la Section d’Autun de la Ligue des Droits de l’Homme
Jean Luc Delpeuch, Président de la Communauté de Communes du Clunisois
Frédérique Marbach, Conseillère déléguée à la Communauté de Communes du Clunisois
Françoise Bouchet, Présidente de la Section LDH du Creusot
Jacques Rebillard, ancien député du Charolais-Brionnais

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Ldh Paraylemonial Depuis hier, La Cimade Chalon/Saône (Roger Wucher), Solidarité Laïque 71 (Fernand Laurent), le Collectif Creusot-Autun des Droits de l’Homme (Jean Bussy) et EELV 71 nous ont rejoints! Ils seront présents à Digoin cet après-midi!
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· Répondre · 29 octobre 2016, 08:54 · Modifié

TABLE RONDE: REGARDS CROISES DES CITOYENS DU CHAROLAIS-BRIONNAIS SUR LES MIGRANTS DE CALAIS (27/6/2017)

Table-Ronde organisée par la Section de Paray-le-Monial de la Ligue des Droits de l’Homme sur le thème suivant: « Regards croisés des citoyens du Charolais-Brionnais sur les migrants de Calais ». Des personnes bénévoles, des responsables administratifs ainsi qu’un maire et une sociologue sont intervenus successivement pour faire un bilan riche et parfois contradictoire de l’accueil des migrants de Calais au CADA de Digoin et dans les CAO (Centres d’Accueil et d’Orientation) de Chardonnay et Saint-Denis-de-Cabanne. Si les premiers contacts se sont avérés violents sous l’influence du Front National et de Civitas présents sur le terrain pour lancer des rumeurs et attiser les haines, peu à peu, grâce à la médiation de certains maires, grâce aux contacts établis avec les bénévoles et les habitants, la situation s’est inversée: au bout de cinq à six mois -exception faite de quelques irréductibles- l’hostilité a presque entièrement disparu, le regard s’est adouci, des liens de solidarité se sont établis…et aux élections présidentielles, le vote FN a diminué. Aujourd’hui, après la fermeture des CAO, les bénévoles qui restent en relation parfois quotidienne par SMS avec les migrants affirment que cette expérience a enrichi leur vie, et ils poursuivent leur engagement auprès d’autres migrants. La section de Paray remercie chaleureusement les participants au débat et le public venu parfois de loin pour cette soirée très réussie à laquelle elle envisage de donner une suite. Elle salue aussi la présence de Brigitte Lerendu, du « Collectif Accueil Réfugiés en Charolais » dont la table-ronde d’avril sur l’accueil des migrants avait posé les premiers fondements de cette problématique.

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LE « PARCOURS HOMOSEXUALITE » DE PARAY DANS LE COLLIMATEUR! SIGNEZ LA PETITION EXIGEANT L’INTERDICTION DES THERAPIES DE CONVERSION DES HOMOSEXUELS (24/1/2017)

 

Selon Libération, « Anthony Favier, vice-président de David & Jonathan, association LGBT chrétienne, s’inquiète de la bienveillance de la hiérarchie catholique envers Courage, une association «implantée dans les deux tiers des diocèses aux Etats-Unis», qui s’est installée depuis 2014 dans les diocèses de Paris, Toulon ou Fréjus. «Depuis trois ans, la Communauté charismatique de l’Emmanuel, un courant conservateur dans la droite ligne de la « Manif pour tous », essaye d’implanter Courage en France, raconte Anthony Favier. Ses dirigeants ne recommandent pas la « guérison » de l’homosexualité à proprement parler mais ils proposent de contenir sa sexualité.» En un mot : l’abstinence.

Sur le site du très conservateur diocèse de Fréjus, Courage propose d’ailleurs, de manière soft, de «vivre une vie chaste selon l’enseignement de l’Eglise catholique sur l’homosexualité». Pour trouver la version hard, il faut plutôt aller voir les écrits explicites du fondateur américain de l’association catholique, le prêtre Paul N. Check. «L’attirance vers le même sexe est un désordre développemental qui est à la fois soignable et évitable», peut-on lire dans un texte traduit et exposé sur le site de l’association. Sollicités par Libération, ni les dirigeants de Courage France ni les porte-parole de la Conférence des évêques de France (Cef) n’ont à ce jour répondu à nos demandes d’entretien.

La pétition:

https://www.change.org/p/pour-l-interdiction-des-th%C3%A9ra…

Début décembre, Malte est devenu le premier pays européen à interdire les «traitements» censés «guérir» les personnes LGBT. Si elles restent marginales…
liberation.fr
https://www.facebook.com/Ldh-Paraylemonial-312178878991627/

Regards croisés entre les migrants et les citoyens du Charolais-Brionnais: Table ronde organisée par la section LDH Paraylemonial le mardi 27 juin 2017 à 18h00

 

Entrée libre et ouverte à tous Centre Culturel et de Congrès 26 Avenue Charles de Gaulle, 71600 Paray-le-Monial

Organisateur : Fabien Provost (Université Paris Ouest Nanterre)

le 2 septembre 2016, M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, annonce le
démantèlement de la zone Nord du bidonville de « la Lande » de Calais. À partir de 24
octobre, plusieurs milliers de migrants sont évacués en bus vers des centres d’accueil et
d’orientation (CAO) disséminés sur l’ensemble du territoire français. Parmi ces quelques
400 centres situés dans des villes et villages de tous profils, certains sont anciens ou
réouvrent après une fermeture récente tandis que d’autres sont constitués ad hoc dans
des emplacements détenus ou loués par l’État à cet effet. L’annonce de la mise en place
d’un CAO donne lieu, dans certaines communes, à des manifestations d’hostilité
révélatrices de l’existence d’un courant d’opinion défavorable à l’accueil de migrants.
Mais le constat d’une opposition initiale à l’ouverture des CAO ne permet toutefois pas
de préjuger de la relation développée par les migrants avec les habitants des communes
d’accueil.
En effet, en dépit de débuts parfois houleux, les CAO ont pu constituer des
espaces de rencontre au sein desquels les actions de bénévoles se sont conjuguées aux
services des associations mandatées pour leur gestion. Dans le Charolais-Brionnais, ce
fut notamment le cas au CAOMI de Saint-Denis-de-Cabanne et au CAO de
Chardonnay, dont les résidents ont pu rencontrer leurs voisins au cours d’une multitude
d’occasions, du cours de langue à la rencontre culturelle et sportive. À Digoin, l’accueil
de migrants de Calais a eu lieu au sein du centre d’accueil pour demandeurs d’asile
(CADA) géré par le bailleur social Adoma, soutenu depuis plus de dix-huit ans par les
bénévoles de l’associations des Amis du CADA.
Néanmoins, qu’elles relèvent de problèmes interpersonnels ou des
caractéristiques propres à un dispositif qui, en même temps que l’accueil, permet la
surveillance et le contrôle des migrants, des obstacles à l’intégration des migrants
coexistent avec les manifestations de solidarité. Au-delà du contraste entre une ruralité
réputée xénophobe et l’existence de formes de solidarité et de bienveillance à l’égard des
migrants de Calais, nous proposons, lors de cette table ronde, d’interroger les conditions
sous lesquelles peut se produire une intégration de ces migrants dans les tissus sociaux
locaux, et les apports de ces relations tant pour les migrants eux-mêmes que pour les
habitants des communes d’accueil.
Dans un premier temps, nous dresserons un bilan moral des expériences de
l’accueil des migrants de Calais en Charolais-Brionnais. Nous chercherons à comprendre
le type d’encadrement en place, le type d’action décidé pour ou avec les migrants, et la
perception de cet environnement par les migrants. Nous nous intéresserons tant aux
apprentissages et à l’enrichissement mutuel qui émergent de ces expériences qu’aux
difficultés éprouvées ou frustrations ressenties par les bénévoles, personnels
administratifs, élus, etc. dans leur engagement auprès des populations accueillies. Les
intervenants de cette première partie représenteront les expériences de Digoin,
Chardonnay et Saint-Denis-de-Cabanne en proposant plusieurs points de vue
institutionnels, du bénévolat à l’administration.
Les interventions viseront ensuite à fournir quelques clés de lecture pour situer
les comptes-rendus de la première partie dans un contexte plus large, en envisageant le
cadre politico-juridique de l’accueil des migrants et les aspects sociologiques des
migrations. Même s’il permet la sanction de certaines formes de solidarité à l’égard des
migrants, l’État apparaît moins comme une force dirigiste que comme un rouage parmi
d’autres dans un dispositif hybride au sein duquel migrants, associations et bénévoles
poursuivent des objectifs propres. Confrontées aux comptes-rendus d’expérience de la
première partie, ces réflexions nous permettront de réfléchir aux conditions qui rendent
possible l’accueil des migrants, au regard des structures de gestion des flux migratoires
et des objectifs poursuivis par chaque type d’intervenant.
Programme:
18h00 Introduction par Fabien Provost (Université Paris Ouest Nanterre)
18h10 Diffusion du court-métrage Une famille du Clunisois parraine un réfugié
Expériences de terrain
18h30 Françoise Harvey (bénévole à la Durie, Saint-Denis-de-Cabanne)
18h50 Isabelle Rebillard (association les Amis du CADA, Digoin)
19h10 Marie-Ève Cortot et Agnès Sergent (collectif Amigrants de Chardonnay)
Une réflexion sur l’intégration des migrants de Calais
19h50 Myriam Jeannot (Adoma)
20h10 Yasmine Bouagga (CNRS)
21h00 Fin de la table-ronde

ECOLE DE PRESTIGE ET OBSCURANTISME RELIGIEUX, Anne Soupa, 30/10/2016

École de prestige et obscurantisme religieux

Anne SOUPA
31/10/2016

Il y a des jours où on se dit que le talent de certaines écoles à former des élites devrait aller de pair avec un discernement plus solide en matière religieuse.

Une récente interview (http://www.paris.catholique.fr/on-ne-nait-pas-homme-on-le-devient.html) du père Philippe de Maistre, aumônier au Collège Stanislas, soutenant les camps Optimum de l’Emmanuel, interrogé sur « la crise de la masculinité », laisse entrevoir une inquiétante conception de Dieu.

La citation qui me fait prendre la plume est celle-ci : « Nous connaissons tous la maxime de Simone de Beauvoir : On ne naît pas femme, on le devient. Elle avait raison… mais pour les hommes ! Pour devenir homme, le garçon a besoin d’accueillir et d’apprivoiser sa force. Ce travail ne peut se faire que par une transmission verticale face au Père. Au début de la Genèse, Adam est seul dans le jardin. Il ne devient homme que sous le regard du Père qui l’investit de son identité masculine dont il pourra ensuite faire le don à sa compagne. »

Pour Ph. de Maistre, dans le jardin, il y a un « père ». Faux, il y a « Yahvé Dieu ». Le terme de « père » n’est présent qu’en de rares occurrences dans l’Ancien Testament, et en tout cas, pas en ce lieu. C’est un contresens grave de considérer l’épisode de la création du couple en Genèse 2 comme un acte de paternité calqué sur la parentalité humaine. Ce n’est rien moins que ramener Dieu à un géniteur, c’est oublier l’abîme qui existe entre Dieu et l’être humain.

Comment se fait-il que Ph. de Maistre ne le sache pas ?

Certes, il aurait pu avoir en tête l’autre récit de création du couple, en Genèse 1, où Dieu crée l’homme et la femme « à l’image et à la ressemblance ». Mais là encore, rien à voir avec une paternité humaine. Personne, ni les Pères de l’Église, grands commentateurs de cette parole, ni les exégètes n’y ont jamais vu une filiation charnelle. Parfois, ils ont suggéré que c’était l’âme (souvent considérée comme féminine…) qui était appelée à l’image et à la ressemblance. En tout cas rien à voir avec l’identité masculine.

Cette erreur grossière est suivie d’autres. N’en déplaise à Ph. de Maistre, ce n’est pas Dieu (oublions ce « père ») qui « investit l’homme de son identité masculine », c’est… la femme. En effet, l’adam du début du récit n’est pas de sexe masculin, comme cela a été longtemps dit, mais c’est un être humain encore indifférencié. Comment en être sûr ? Parce que c’est le même mot adam qui est utilisé dans le verset « Dieu créa l’homme à son image ». Comme la suite précise « homme et femme il les créa » et le dit à l’aide d’un autre mot, on peut déduire avec certitude que le mot adam désigne l’humanité en général. L’adam ne découvre qu’à son réveil de la fameuse torpeur que Dieu avait fait tomber sur lui qu’il est devenu « homme et femme », séparé en deux êtres égaux et simultanément créés. L’identité de l’homme n’est donc « masculine » que quand il voit la femme auprès de lui. Si Dieu est le créateur des deux identités, leur révélation n’advient que devant « l’autre ».

Comment se fait-il que Ph. de Maistre ne le sache pas ?

Quant à faire « le don de son identité masculine à sa compagne », qu’en dire sinon que l’on nage dans le plus parfait fantasme ? Où ? Quel verset ?

Certains rétorqueront que ce n’est tout de même pas méchant de ne pas savoir, que les enfants seront sans doute très bien catéchisés si la pensée de Ph. de Maistre est correcte par ailleurs.

Eh bien non, le dommage est bien plus grave. Derrière cette conviction affichée que « le Père investirait l’homme de son identité masculine » par « transmission verticale » venue du Père céleste (je me demande comment Ph. de Maistre explique la chose aux petites filles…), il y a cette idée que Dieu est masculin, puisque, par un effet de miroir et de… verticalité, l’homme tirerait sa masculinité de lui. Fantasme, mon doux fantasme… Mais les conséquences sont graves. Comment ne pas se souvenir de la mise en garde de Mary Daly, cette théologienne américaine : «Si Dieu est mâle, alors l’homme est Dieu.» Le projet de Ph. de Maistre n’est rien moins que la divinisation de la masculinité. Contrefaçon évidente du dessein du Créateur. Projet idolâtrique car il se sert du christianisme en le faisant mentir, pour adorer l’homme, un masculin que l’on aura pris soin de victimiser au préalable.

Comment se fait-il que Ph. de Maistre n’ait pas été mis en garde dès le séminaire contre une telle dérive, la plus fondamentale contre laquelle un chrétien doive être armé ?

Enfin, recevoir son identité masculine de Dieu et non de la femme aboutit au refus manifeste de toute altérité. Cela consiste à dire : Je suis, moi, en prise directe avec le Seigneur, la femme est celle à qui j’offre ma masculinité. Mais elle n’existe pas pour elle-même.

Ph. de Maistre sait-il que le différentialisme dont se pare son discours masculiniste est structurellement un discours inégalitaire ?

Parents, peut-on construire des cervelles intelligentes quand on laisse l’obscurantisme religieux dans la place ?

Anne Soupa

 

QUAND LES POLITIQUES INSTRUMENTALISENT JUSQU’AUX CRECHES DE LA NATIVITE…Sophie Mazas, Libération, 28/12/2016

LA REPUBLIQUE ACCUEILLE TOUT LE MONDE SANS PREFERENCE AFFICHEE…Selon Sophie Mazias, « L’installation d’une crèche de Nativité dans un Hôtel de ville, cœur des services publics, alors qu’elle pourrait être disposée dans de nombreux autres lieux de la ville, démontre une réelle volonté politique qui vise à mettre en péril cet équilibre unique, même s’il est imparfait, même s’il est difficile à faire vivre, que nous permet le principe de laïcité. Il faut le rappeler, la laïcité c’est avant tout la liberté pour chacun de vivre sa foi, sa religion ou sa philosophie de vie, son agnosticisme ou son athéisme, en étant garanti de la neutralité de l’Etat.

C’est la possibilité de savoir que l’accès aux institutions de l’Etat nous est garanti de la même façon, quelle que soit la croyance ou l’absence de croyance de l’administré et du représentant des pouvoirs publics. C’est un principe de paix sociale qui permet à chacun, le cœur serein, de savoir que sans crainte d’une quelconque discrimination, il peut s’adresser à l’administration. La République peut être aimée de tous et accueille tout le monde, sans acception de personnes »

Autres publications:http://www.creusot-infos.com/…/saone-et-loire-le-fn-71-deno…

http://www.lefigaro.fr/…/97001-20161223FILWWW00285-la-justi…

http://www.lamontagne.fr/…/ces-creches-de-noel-otages-polit…

L’installation d’une crèche dans l’Hôtel de ville de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) démontre une réelle volonté politique de créer une brèche dans le principe de…
LIBERATION.FR

VIVRE-A-CHALON, CRECHE A LA MAIRIE DE PARAY-LE-MONIAL, Daniel Dériot, 30/12/2016

Crèche à la mairie de Paray le Monial, Mme Lemétayer, pour la L.D.H s’exprime

30 déc 2016 – Daniel Dériot

 

Après le retrait de la crèche à la mairie de Paray le Monial, Germaine Lemétayer, présidente de la L.D.H du Charolais-Brionnais s’exprime

Voilà une semaine déjà, le Tribunal Administratif de Dijon a demandé à la mairie de Paray le Monial de retirer une crèche installée dans le hall de l’hôtel de ville. La Ligue des Droits de l’homme ( L.D.H) a saisi le Tribunal administratif.

Cette décision suscite de nombreuses prises de positions, notamment sur les réseaux sociaux. Germaine Lemétayer, présidente de la section de la L.D.H du Charolais-Brionnais, a accepté de faire le point sur la démarche entreprise, elle s’exprime à notre demande sur la venue de Tariq Ramadan dans notre ville, en Avril prochain.
Comment et à quelle date la L.D..H de Paray a saisi le Tribunal administratif ?
C’est le 9 et le 12 décembre qu’un recours au fond puis un référé-suspension concernant la crèche de la Mairie ont été déposés par la Ligue des Droits de l’Homme auprès du Tribunal Administratif de Dijon. A la LDH, les sections n’interviennent pas en justice. C’est son Service juridique qui prend la décision. Le cas de la crèche de Paray est le quatrième après Béziers, Beaucaire et Lyon.

Avez vous tenté de négocier en demandant à M. Nesme le retrait ?
Non, d’une part le battage médiatique organisé autour de cette affaire (reportage de FR3 Bourgogne puis quatre articles publiés dès novembre dans le Journal de Saône-et-Loire) marquait sa détermination de transgresser la neutralité de la Mairie. D’autre part, une lettre précédente concernant l’organisation de Parcours Homosexualité à caractère homophobe à Paray s’était soldée en mai par une réponse non argumentée mais insultante. Par contre, le 8 décembre, notre section a adressé une lettre au Préfet de Saône-et-Loire pour demander son intervention.

Quelles analyses de la décision du T.A ?
Le TA de Dijon a tout simplement appliqué le droit après avoir constaté la violation du principe de neutralité de la mairie de Paray-le-Monial et l’absence d’usage local de crèche dans le même lieu. La crèche de Paray ne s’insère pas, comme celles des villes du sud, dans cadre de traditions culturelles avec santons, reproduction de la place du village avec la terrasse du café. Quant au jumelage avec Bethléem (qui date de 2003), il ne constitue pas, en lui-même une tradition. Nous sommes donc satisfaits de cette décision qui fait prévaloir la laïcité et la loi à Paray.

 

Un reproche vous a été adressé relatif à la non saisie du T.A par rapport à une décision du maire de Chalon (repas de substitution…)
En Saône-et-Loire, il y a sept sections de la LDH dont une à Chalon/Saône. Chacune d’elles est autonome, libre de ses actions et s’investit selon ses moyens, ses priorités et le cadre juridique.

Rappelons que la LDH est une association généraliste, qu’elle défend tous les droits et que sa tâche est immense. Néanmoins, le 8 avril 2015, la LDH, la Ligue de l’Enseignement et la Libre Pensée ont publié un communiqué commun pour dénoncer l’instrumentalisation de la laïcité contre les végétariens et les personnes qui ne mangent pas de porc. La laïcité ne se confond pas, en effet, avec la xénophobie.

A Paray-le-Monial, notre section donne priorité à la lutte contre d’autres discriminations, l’islamophobie, l’homophobie et l’antiféminisme promus par la communauté de l’Emmanuel-Manif Pour Tous.

A Chalon, en avril prochain, Tariq Ramadan animera une conférence publique, en octobre 1999, à Besançon (1) , vos collègues ligueurs aux côtés des forces de gauche ont souhaité l’annulation d’une intervention de M. Ramadan, allez vous faire de même ?
La Ligue des Droits de l’Homme défend la liberté d’expression pour tous. Attendons donc les décisions des Ligueurs de Franche Comté. Prenons le cas de Paray, Briant et Chauffailles où les identitaires catholiques sont, eux, très politisés contre la République et la démocratie et font la promotion d’une France catholique, patriarcale et discriminante à l’encontre des Musulmans, des femmes et des homosexuels. Leurs vidéos ou leurs interviews sont publiées.

A nous d’informer la population de l’existence de cet activisme d’extrême-droite très discret. A nous de lancer des alertes contre le danger qu’ils font courir au vivre-ensemble. A nous aussi de convaincre les citoyens de se mobiliser pour défendre nos lois protectrices, comme celle de 1905 qui maintient la paix interconfessionnelle depuis plus de 100 ans. Nous le faisons à travers nos publications (site Facebook Ldh paraylemonial), nos tracts, nos conférences et nos manifestations. Dans ce contexte, le cas de la crèche n’est pour nous qu’une péripétie parmi d’autres.

Daniel Wilmotte : « Pour nous, l’action de Monsieur Nesme est une provocation. La crèche n’est qu’un épiphénomène qui s’ajoute à tout un contexte local décrit dans nos publications contestant la tenue de stages homophobes et antiféministes. Une crèche, cela peut paraître mesquin, sauf dans le contexte actuel… Si nous ajoutons à cela le prosélytisme affiché par les participants à ces sessions, dans les lieux publics de Paray tels que: cafés, restaurants, commerces….la coupe est pleine. »
Daniel Wilmotte ( secrétaire de la section L.D.H-du Charolais-Brionnais)

( 1 ) Colloque « culturel » 4éme du nom organisé par l’association « Etudiants Musulmans de France » en partenariat avec la Ligue de l’enseignement et Anima’fac.

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