
La #LDH Nancy a rejoint le défilé du #1erMai, comme chaque année, pour manifester son attachement aux droits des travailleurs et des travailleuses et les défendre !

Elle s’est jointe au Front Unitaire Local ContRe l’Extrême Droite, pour défendre l’Etat de Droit et une vision progressiste de la société.
Selon la LDH, « Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité ».
Pendant l’après midi du #1ermai, la #LDH Nancy a animé un atelier intitulé :
Qu’est-ce que l’Etat de Droit ? Comment l’extrême droite le met-elle en danger ?

La LDH constate qu’au cours des dernières années le respect de l’Etat de droit s’est progressivement détérioré en France. Quelle est la nature de cette dégradation ? Le glissement à l’œuvre constitue-t-il une dégradation qu’il convient dorénavant de considérer comme systémique ?
Quatre constats vont dans ce sens :
- l’adoption de lois qui affaiblissent les garanties de l’effectivité de droits démocratiques essentiels, dont, particulièrement suivie par la LDH, la liberté d’association ;
- les pratiques des forces de l’ordre portant atteinte à l’exercice des libertés de réunion pacifique, de rassemblement et de circulation dans l’espace public ;
- la multiplication de décisions administratives, dans certains cas prises de manière répétée en dépit d’annulations ou de suspensions d’exécution prononcées de manière tout aussi répétée par les juridictions, certains préfets allant jusqu’à revendiquer explicitement le non-respect de ces décisions de justice ;
- les remises en cause de la légitimité de l’Etat de droit par des personnalités de premier plan, y compris au gouvernement, appartenant à un large spectre du champ politique, allant jusqu’à se targuer de pouvoir contester l’autorité de la décision judiciaire au nom d’une prétendue prééminence qu’aurait une légitimité électorale sur le droit.
