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Nouvelle agression policière sur des observateurs de la LDH

 

 

 

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Vidéo de la nouvelle mise en garde à vue de Camille lors d’une manifestation de Gilets jaunes

-voir le communiqué publié ici-

 

 

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Gardes à vue d’observatrices de la LDH

 

Ci-dessous le témoignage de Camille ,observatrice de la LDH placée en garde à vue lors du G7 Biarritz (cliquez sur l’image)

 

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La LDH tient des permanences juridiques et d’accompagnement en droit des étrangers, logement, accès au droit… :

–à l’espace Martin Luther King 27 bd Louis Blanc: les mardis de 18 à 19 h et lors vacances cf tel:0467725909

—à  la MOSSON (attention, changement de lieu) : Maison pour tous LEO LAGRANGE , arrêt « Halles de la Paillade » les jeudis de 14h30 à 17h

 

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DOCUMENTS PUBLICS DE LA LEGAL TEAM

(cliquer sur le lien)  Dossier partagé avec les documents utiles pour les manifestants

 

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Communiqué: Relaxe totale pour Camille HALUT !

relaxe totale pour Camille Halut, prononcée le 16 janvier au tribunal de Montpellier!

 

Camille HALUT, observatrice pour la Ligue des Droits de l’Homme était poursuivie pour des faits de dissimulation du visage, rébellion, et refus de prises d’empreinte et de prélèvement ADN, suite à une plainte de la police, en la personne du commissaire divisionnaire.

Elle avait été convoquée à une audience qui s’est tenue le 12 décembre 2019 au tribunal de correctionnel de Montpellier, et défendue par Me Alain OTTAN et Michel TUBIANA, et le délibéré à été rendu ce jour, 16 janvier.

Ainsi ce jour, le président du tribunal a d’abord souligné que sa juridiction avait pris le temps d’examiner le dossier, notamment en rappelant que l’audience avait duré presque quatre heures, et en précisant que ce n’est malheureusement pas le cas pour tous les dossiers qu’il a à traiter.

le jugement rendu a conduit à une relaxe totale motivée de la façon suivante :
– sur la dissimulation du visage, a été rappelé que le commissaire divisionnaire qui accusait Camille l’avait reconnue, qu’elle ne dissimulait pas son visage puisque son masque était autour de son cou, qu’elle était identifiable et que l’infraction n’est dès lors pas caractérisée ;
– sur la rébellion, le délibéré a constaté des « contradictions trop grandes entre les déclarations des policiers et les vidéos produites, notamment celle de Camille, que dès lors les faits ne sont pas établis ;
– sur le refus d’empreintes et photographies, il n’y a pas condamnation au regard du fait qu’il s’agit d’une infraction annexe/accessoire intervenue suite à une interpellation qui n’était pas fondée et que les deux infractions principales n’ont pas été retenues.

Il s’agit donc d’une grande victoire au bénéfice du respect du droit d’observer les comportements policiers, et cette procédure révèle les dérives de l’institution policière – de la base au sommet – par des pratiques sortant clairement des bases légales. Cette relaxe est un hommage rendu à ces vidéastes et photographes de manifestation, qui prennent de lourds risques pour informer la société.

Le combat pour garantir les libertés individuelles de manifester, de s’exprimer librement, de lutter contre les pratiques violentes du maintien de l’ordre se poursuit, et nous allons continuer nos observations à la fois sur les violences policières, comme sur les obstructions faites par les forces de l’ordre sur les observateurs LDH dont on vient de publier le 2ème rapport il y a deux jours.

Nous espérons que les procédures menées à l’encontre de manifestants seront menées avec autant d’attention et d’objectivité que le procès de Camille, de même que nous espérons que les poursuites envers des policiers ayant usé de violences non proportionnées seront véritablement engagées, et non comme trop souvent classés sans suite.

la section LDH Montpellier

réunion d’information et d’échanges : « Catalogne. Après les condamnations ».

 

 

Montpellier, le 25 novembre 2019

 

COMMUNIQUE

Catalogne : après les condamnations

Réunion d’information et d’échanges

 Lundi 9 décembre – 18h30 – La Carmagnole

 

Près de deux mois après les lourdes condamnations prononcées contre neuf leaders indépendantistes catalans et alors que l’Espagne sort d’une nouvelle séquence électorale, où va l’État espagnol ?

Avec des peines allant jusqu’à treize ans de prison pour des responsables politiques et associatifs n’ayant commis pour délit que l’organisation d’une consultation référendaire, le pouvoir espagnol a voulu se montrer inflexible, face à toute velléité d’autonomie étendue, à plus forte raison séparatiste. Mais, élection après élection, aucune majorité politique solide ne semble en capacité de tenir cette posture… ni d’en sortir.

Quel destin pour la Catalogne dans une Espagne elle-même dans l’impasse politique ? Où en est la démocratie et le respect des droits fondamentaux ?

Pour mieux comprendre cette situation et en parler, la LDH et la Carmagnole organisent lundi 9 décembre, à 18h30, à La Carmagnole, 10 rue Haguenot à Montpellier

une réunion d’information et d’échanges

« Catalogne. Après les condamnations ».

Avec deux intervenantes :

Dominique Noguères

– Avocate

– Vice-présidente de la Ligue des droits de l’Homme

– Co-signataire du « Rapport d’observation sur le procès des politiques et des associatifs catalans à Madrid » de la FIDH (Fédération internationale des droits de l’Homme)

 

Mercé Barcelò

– Professeur de droit constitutionnel à l’Université autonome de Barcelone

– A effectué des recherches sur les états fédéraux

– A participé à l’élaboration du statut d’autonomie de la Catalogne en 2006, qui a été mis a bas par la droite espagnole.

 

 

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CONTACTS

LDH – Alain Doudiès alain.doudies@orange.fr  06 78 10 59 37

La Carmagnole – François Viguié  fviguie@wanadoo.fr   06 74 55 14 94

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CINEMA : de Cendres et de Braises

 

Manon Ott et Grégory Cohen ont travaillé pendant près d’une dizaine d’années dans la cité des Mureaux, en Région Parisienne, près de l’usine de Renault-Flins. Ils s’y sont établis, se sont faits des amis, ont cherché à donner la parole aux habitants de ce quartier, notamment avec un film … un film… un chef d’œuvre que les CEMEA Occitanie ont  beaucoup de chance de présenter :

mardi prochain 26 novembre à 20H30 au cinéma Utopia de Montpellier situé 5 avenue du Docteur Pezet. Tarif habituel du cinéma, de 4 à 6 €.

En partenariat avec l’équipe du cinéma Utopia, la librairie Le Grain des Mots et Docks 66.

La soirée se déroulera en présence de la réalisatrice Manon Ott et sera animée par les CEMEA.

Coup de cœur de plusieurs militants du Festival du Film d’Education, De Cendres et de Braises est un très grand film de cinéma, qui égale les modèles Jean Rouch et Chris Marker. C’est une œuvre  qui nous parle des jeunesses, celles oubliées d’aujourd’hui, celles d’hier qui se sont assagies comme l’orage, de la banlieue ouvrière en profonde mutation et des stratégies de résistance et de survie d’une dizaine d’hommes et de femmes.

Portrait poétique et politique d’une banlieue ouvrière en mutation, « De Cendres et de Braises » nous invite à écouter les paroles des habitants des cités des Mureaux. Qu’elles soient douces, révoltées ou chantées, au pied des tours de la cité, à l’entrée de l’usine ou à côté d’un feu, celles-ci nous font traverser la nuit jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève sur d’autres lendemains possibles. Au bout du petit matin, « le feu qui couve révèle alors la puissance politique d’un film aussi sensible que subversif » (Visions du réel – avril 2018).

« De cendres et de braises », le film, c’est aussi un livre, les deux objets étant issus d’un même travail de recherche : une thèse entre sciences sociales et cinéma menée pendant plusieurs années avec les habitants de ce quartier populaire. Dans la lignée de Jean Rouch et Edgar Morin, l’ambition de ce film de recherche est de réfléchir aux enjeux et aux possibles d’un cinéma de recherche pour enquêter et restituer un regard complexe sur nos sociétés.  Le livre qui accompagne le film, publié aux éditions Anamosa, revient sur l’expérience de recherche et de cinéma menée aux Mureaux, sur les rencontres avec les personnages du film, sur la façon dont leur parole a été mise en scène. Il a été nominé en 2019 pour le prix Fémina dans la catégorie essai. La librairie montpelliéraine Le Grain des Mots soutient sa sortie et est partenaire de la soirée.

Le film cumule les distinctions, la presse est emballée, les séances publiques du film sorti le 25 septembre dernier suscitent de riches réactions, plus d’informations sur : https://decendresetdebraises.wordpress.com/

DE CENDRES ET DE BRAISES, un film de Manon Ott,

en collaboration avec Grégory Cohen / vidéo, noir et blanc, 72 minutes, 2018

Production : TS Productions / Flammes ; Distribution : Docks 66

Communiqué – Arrestation observatrice LDH – Manifestation Montpellier 21/09/19

Communiqué de presse

Montpellier, le 21 septembre 2019

Une observatrice de la Ligue des droits de l’Homme de nouveau arrêtée pour avoir exercé sa mission d’observation des pratiques policières

    Ce samedi 21 septembre 2019, à Montpellier, Camille Halut, membre de la Ligue des droits de l’Homme, a été interpellée par les forces de l’ordre alors qu’elle exerçait sa mission d’observation des pratiques policières à l’occasion de la manifestation des Gilets jaunes.

Alors que les forces de l’ordre prenaient en nasse, en milieu d’après-midi, les manifestants au niveau de la Préfecture, Camille Halut, mandatée par la section de Montpellier pour exercer une mission d’observation et parfaitement identifiable, a été interpellée par des CRS, embarquée  et placée en garde à vue au commissariat central de Montpellier.

Camille Halut était en train de filmer les forces de l’ordre, à l’écart de ces dernières et des manifestants, lorsque plusieurs agents se sont dirigés vers elle de manière déterminée pour l’empêcher de continuer à exercer sa mission d’observation. Elle qui, comme toujours, se comportait de manière pacifique, sans jamais gêner l’action des forces de l’ordre, a été interpellée sans aucun fondement.

Les motifs de la garde à vue sont quant à eux totalement arbitraires. Il lui est reproché  de s’être rebellée et d’avoir dissimulé son visage dans l’espace public ! Tout cela est faux et vise uniquement à accentuer la pression qu’exercent déjà les forces de l’ordre sur Camille Halut et la Ligue des droits de l’Homme, en cherchant à criminaliser l’activité d’observation des pratiques policières.

Camille Halut est en effet poursuivie devant le tribunal correctionnel le 1er octobre à 8h30 pour  « entrave à la circulation », fait qui n’est reproché qu’ à elle seule, alors qu’elle était accompagnée de plusieurs autres observateurs de la Ligue des droits de l’Homme, au milieu de 300 personnes, lors d’une précédente manifestation en avril dernier..
La section de Montpellier de la Ligue des droits de l’Homme s’indigne du traitement réservé à Camille Halut et rappelle que les observateurs bénéficient d’une protection en droit interne et en droit international. Face à ces intimidations, nous continuerons notre combat pour la protection des droits de l’Homme.