La LDH défend les droits politiques fondamentaux, les droits économiques et sociaux, les droits environnementaux. Elle combat l’injustice, l’illégalité, les discriminations, la corruption, les atteintes à la dignité à l’intégrité et à la liberté.
PERMANENCES
LES MERCREDIS : MAISON BONNET 4 rue Moulin de Boudonville Nancy de 17 heures à 20 heures.
LES VENDREDIS : MJC DESFORGES 27 rue de la République Nancy de 18h à 20h (sauf vacances scolaires).
Fermé le 15 mai 2026.
Indiquez nous en quelques mots l’objet de vos préoccupations par mail si cela vous est possible avant de venir à la permanence.
La #LDH Nancy a rejoint le défilé du #1erMai, comme chaque année, pour manifester son attachement aux droits des travailleurs et des travailleuses et les défendre !
Elle s’est jointe au Front Unitaire Local ContRe l’Extrême Droite, pour défendre l’Etat de Droit et une vision progressiste de la société.
Selon la LDH, « Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité ».
Pendant l’après midi du #1ermai, la #LDH Nancy a animé un atelier intitulé :
Qu’est-ce que l’Etat de Droit ? Comment l’extrême droite le met-elle en danger ?
La LDH constate qu’au cours des dernières années le respect de l’Etat de droit s’est progressivement détérioré en France. Quelle est la nature de cette dégradation ? Le glissement à l’œuvre constitue-t-il une dégradation qu’il convient dorénavant de considérer comme systémique ?
Quatre constats vont dans ce sens :
l’adoption de lois qui affaiblissent les garanties de l’effectivité de droits démocratiques essentiels, dont, particulièrement suivie par la LDH, la liberté d’association ;
les pratiques des forces de l’ordre portant atteinte à l’exercice des libertés de réunion pacifique, de rassemblement et de circulation dans l’espace public ;
la multiplication de décisions administratives, dans certains cas prises de manière répétée en dépit d’annulations ou de suspensions d’exécution prononcées de manière tout aussi répétée par les juridictions, certains préfets allant jusqu’à revendiquer explicitement le non-respect de ces décisions de justice ;
les remises en cause de la légitimité de l’Etat de droit par des personnalités de premier plan, y compris au gouvernement, appartenant à un large spectre du champ politique, allant jusqu’à se targuer de pouvoir contester l’autorité de la décision judiciaire au nom d’une prétendue prééminence qu’aurait une légitimité électorale sur le droit.
Rony Brauman, invité par l’AFPS à Nancy : « Le processus de digestion de la Cisjordanie est en route, l’annexion est déjà faite ».
Quelques extraits – Propos captés le 15/01/2026
Il faut avoir à l’esprit que la bande de Gaza c’est 400 km², la Cisjordanie c’est 6 000 km² donc d’un point de vue géographique, du point de vue territorial, l’appétit de conquête israélien, c’est sur la Cisjordanie qu’il se porte, bien plus que sur Gaza.
Le mouvement des colons entend implanter un million de colons à l’horizon 2030, il est extrêmement actif et des milliers de logement sont en voie de construction. Il y a déjà 400 implantations coloniales en Cisjordanie, si bien qu’aucun palestinien en Cisjordanie ne se trouve à un quelconque moment de son existence à plus de 2 km d’une colonie, donc à plus de 2 km d’un danger potentiellement mortel pour lui.
Le processus de digestion de la Cisjordanie est en route, l’annexion est déjà faite. Elle n’est pas prononcée encore, c’était presque le cas et puis Netanyahou sous pression de Trump qui veut donner quelques gages à son autre allié important de la région, qui est l’Arabie Saoudite a réussi à convaincre Netanyahou de ne pas prononcer publiquement le mot d’annexion.
Tous les jours de nouvelles expropriations, de nouvelles destructions d’école, de nouvelles méthodes de harcèlement sont conduites en Cisjordanie.
La vie des Cisjordaniens est en train de devenir un enfer qui se rapproche de plus en plus de celui de Gaza.
Les israéliens commencent à envisager même des bombardements aériens en Cisjordanie. Une mesure qu’ils évitaient parce que c’est un peu compliqué. Contrairement à Gaza, il y a des colonies en Cisjordanie, on n’a pas envie de cartonner une colonie juive, en même temps qu’on a cartonné un village palestinien. Tout récemment ont été démantelés, c’est-à-dire littéralement rasés à la manière de Gaza, des villages, des quartiers de réfugiés, ce qu’on appelle là-bas des camps de réfugiés, mais qui ne sont pas des camps de tentes, ce sont des quartiers en dur dont la population a été expulsée sans retour puisque leurs maisons ont été détruites.
La Gaza Humanitarian Foundation (GHF) est un organisme qui a été créé par les israéliens et financé par des américains fortunés.
La GHF est vraiment l’incarnation de la dégradation morale de ce que ce pays connaît aujourd’hui.
D’une part il s’agissait de faire mine de remplacer les distributions alimentaires qui étaient organisées par l’Unrwa c’est-à-dire l’agence des Nations Unies chargée des secours aux palestiniens depuis 49 et qui avait une très forte implantation en Palestine.
La GHF était censée remplacer cette agence des Nations unies notamment parce que les alliés d’Israël s’inquiétaient de l’image déplorable entraînée par la mort de nouveau-nés, la mort de jeunes enfants liée à la famine organisée par les israéliens, donc il fallait distribuer de la nourriture de façon visible, se mettre en scène dans ce genre de situation pour en quelque sorte déminer le terrain et rassurer les alliés d’Israël.
Et puis par ailleurs, elle avait pour objectif de fixer, d’installer des points de distribution dans des endroits qui étaient stratégiquement choisis par les israéliens pour le regroupement des gazaouis. … Ayons en tête que l’UNRWA avait 400 points de distribution alimentaire, là on en a installé quatre. Donc c’est divisé par 100 donc on voit bien que c’était purement cosmétique, il ne s’agissait pas de nourrir des palestiniens, il s’agissait de simuler des distributions de nourriture de façon à satisfaire des amis d’Israël.
Et par ailleurs la GHF a jugé utile de s’entourer gardes du corps, d’agence de sécurité, composées notamment de bikers d’extrême droite, de vétérans de l’Irak, de véritables crapules qui sont allés là-bas pour faire des cartons et ils en ont fait en effet puisqu’on dénombre plus de 2500 morts lors de ces distributions.
Ça fait pratiquement 50 ans que je suis dans l’action humanitaire internationale. Mais ça, ce carnage fait sous le drapeau de l’aide humanitaire, ça c’était du jamais vu. Jusqu’à un point qu’on a du mal à imaginer, puisque par exemple nos différentes équipes chirurgicales pouvaient localiser la provenance de tirs au vu des blessés qui leur arrivaient. Dans certains endroits, on tirait plutôt dans la tête, dans d’autres endroits, on tirait dans le torse, d’autres se faisaient une spécialité de tirer dans le dos, d’autres tiraient sur des gens allongés.
La GHF est vraiment l’incarnation de la dégradation morale de ce que ce pays connaît aujourd’hui. Aimé Césaire parlait de l’abaissement moral du colonisateur… il parlait d’un processus de décivilisation qui emmenait le colonisateur, le colon, vers des attitudes d’inhumanité et d’abjection. ….. moi qui suis juif d’Israël, ce que le sionisme a fait au judaïsme, je le vois s’incarner dans cette abjection qu’a été la GHF. Et d’ailleurs plus largement dans cette horreur qu’est la guerre génocidaire menée à Gaza, et tous ces jeunes gens qui s’abaissent et qui abaissent l’humanité en se vantant des exactions qu’ils commettent en se filmant en train de ricaner devant une explosion, en train d’exhiber des sous-vêtements féminins, de saccager des appartements dans une population qu’ils ont profondément meurtrie.
Concernant Marwan Barghouti
Marwan Barghouti : Je rappelle pour ceux qui ne connaitraient pas le détail qu’il a été jugé sur un dossier entièrement secret. Dossier secret, c’est un dossier vide,
À ma connaissance, il est au secret, il est à l’isolement total, il ne peut plus communiquer et on ne peut plus communiquer avec lui ce qui est à proprement parler scandaleux. Je rappelle pour ceux qui ne connaitraient pas le détail qu’il a été jugé sur un dossier entièrement secret. Dossier secret, c’est un dossier vide, c’est un procès de Moscou au terme duquel il a été jugé. Et l’abandon dont il fait l’objet de la part des chancelleries occidentales est une manifestation de plus de cette espèce de désintérêt affreux inacceptable de la part de celles-ci.
Sur le projet de loi Yadan :
C’est disqualifier l’antisémitisme que de le confondre avec la critique d’Israël.
J’ai signé deux pétitions notamment de juifs demandant que la critique d’Israël soit libre et ne fasse pas l’objet d’accusation d’antisémitisme, parce que c’est disqualifier l’antisémitisme que de le confondre avec la critique d’Israël. En tant que juifs, on a intérêt parce que ce projet de loi ne passe pas contrairement ce qu’ils disent des gens comme C. Yadan.
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Face à l’impérialisme de Trump, la France et l’Europe ne doivent pas faire acte d’allégeance
05.01.2026
Communiqué LDH Paris
En 1823, le Président Monroe affirmait que les Américains avaient des responsabilités particulières sur tout le continent au nom de la décolonisation. Ce sont les avatars de cette doctrine Monroe qui ont servi de prétexte aux Etats-Unis pour s’octroyer de manière répétée au cours des XIX et XXe siècles un droit d’ingérence en Amérique latine, qualifiée dès lors « d’arrière-cour » des Etats-Unis.
Aujourd’hui sous couvert de lutte contre la drogue, autrefois pour prévenir « le danger communiste », les dirigeants états-uniens ont toujours créé le discours d’une « juste cause » pour exercer la « big stick diplomacy » ou « diplomatie du gourdin » : en se débarrassant par la force des gouvernants d’Amérique latine jugés « inamicaux », en portant au pouvoir ceux qu’ils avaient choisis, parfois des dictatures militaires, et cela à la faveur d’interventions militaires, de la destruction de l’économie par la voie d’embargo ou du soutien des opposants au pouvoir en place.
Ce 3 janvier 2026, Donald Trump a prétendu renouveler la doctrine Monroe en affirmant l’impérialisme américain après avoir initié un coup d’Etat brutal, illégal et illégitime.
Ce 3 janvier 2026, il a renforcé son pouvoir autocratique en tenant à l’écart le Congrès, s’arrogeant le pouvoir de déclarer seul une guerre, en violation de la Constitution des Etats-Unis. Et le pouvoir militaire a obéi.
Plus encore, ce 3 janvier 2026 Donald Trump a piétiné le droit international et en premier lieu les principes fondateurs de la Charte des Nations unies (égalité souveraine des Etats, intégrité de leur territoire et principe de non-intervention), en attaquant militairement un Etat tiers et enlevant son président en exercice pour ensuite annoncer que les Etats-Unis dirigeraient le pays le temps nécessaire à une transition démocratique.
Parmi les réactions internationales, alors que plusieurs chancelleries européennes condamnaient plus ou moins fortement le recours illégal à la force, la présidente de la Commission européenne a indiqué, « nous sommes solidaires du peuple vénézuélien et soutenons une transition pacifique et démocratique. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies », sans avoir préalablement condamné les violations flagrantes du droit international par le gouvernement Trump.
De même, au lieu de condamner ce coup de force, Emmanuel Macron s’est simplement réjoui du départ de Nicolas Maduro et de la liberté soi-disant retrouvée du peuple vénézuélien.
Le Venezuela n’est pas libre s’il est dirigé, même transitoirement, par les Etats-Unis sans légitimité et en totale violation du droit international, de la souveraineté des Etats et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le Venezuela n’est pas souverain si ses ressources naturelles et stratégiques sont accaparées par les sociétés américaines, si Trump et ses proches prennent la main et s’approprient la première réserve de pétrole au monde.
Le Venezuela n’est pas un protectorat des Etats-Unis. Ni la catastrophe humanitaire dans laquelle est plongé le pays, ni les actes criminels et autoritaires de Nicolas Maduro vis-à-vis de sa population, ni la corruption du régime ne justifient la remise en cause de la souveraineté d’un Etat en dehors des cas prévus par le droit international : une décision du Conseil de sécurité de l’ONU ou la légitime défense face à une agression militaire. L’éventuelle participation de Maduro en tant que chef d’Etat à un trafic international de stupéfiants, à la supposer démontrée, ne caractérise évidemment pas un tel cas.
La question n’est pas l’illégitimité du maintien au pouvoir de Nicolas Maduro, mais la possibilité pour une puissance extérieure de librement s’arroger le droit de décider unilatéralement du sort qui doit être réservé à un autre Etat. Ce qui se joue dans la réponse à apporter à cette question va bien au-delà du Venezuela.
La compromission de la présidente de la Commission européenne et la déclaration complaisante d’Emmanuel Macron reviennent à légitimer les actes d’ingérence armée, au mépris assumé des règles de droit, et à donner carte blanche à la mise sous tutelle d’Etats tiers, sous prétexte de protéger leur population, en violation des principes fondateurs du droit international.
L’absence de condamnation ferme et conjointe de la France avec l’ensemble des Etats et des institutions européennes du déploiement de forces armées étrangères et de la prise du pouvoir au Venezuela ouvrent la boîte de Pandore et la marche vers un ordre mondial marqué par un effacement des règles édictées par les Nations unies et la domination des logiques impérialistes et hégémoniques.
Ce silence assourdissant met gravement en péril les démocraties notamment face à l’appétit prédateur et sans limite de Donald Trump qui s’est manifesté hier vis-à-vis du Venezuela et qui pourra conduire demain à des interventions à l’égard du Groenland, de Cuba, de la Colombie, de l’Iran ou de l’Europe.
La remise en cause de l’autorité de la Cour internationale de justice par les Etats-Unis oblige d’autant plus la communauté internationale à réagir fermement face aux agressions illégales et aux violations de la souveraineté des Etats.
La LDH (Ligue des droits de l’Homme) considère que la déclaration d’Emmanuel Macron est irresponsable autant qu’inacceptable. Elle s’inquiète du sort du peuple vénézuélien et appelle au respect des droits humains au Venezuela et elle rappelle que le droit international n’est pas l’arme des faibles, il est la garantie du respect de la souveraineté des Etats, l’instrument de la paix et constitue le premier rempart à la loi du plus fort.
Paris, le 5 janvier 2026
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Contre l’insécurité et les violences de l’extrême droite à Nancy !
Un collectif de près de 15 organisations dépose un communiqué en Préfecture et en Mairie de Nancy
Ce communiqué rappelle les agressions commises en 2025 par des groupes d’extrême droite à Nancy, et demande l’interdiction de la commémoration de la bataille de Nancy (bataille de 1477, entre la Lorraine et la Bourgogne) qui jusqu’en 2024 se déroulait tous les 5 janvier, place de la Croix de Bourgogne à l’initiative d’un petit cercle de catholiques intégristes et de royalistes.
En 2025, des membres du RN et de Reconquête s’y sont adjoints et le ton de cet attroupement réactionnaire a changé.
LE TEXTE DU COMMUNIQUÉ
« Le lundi 5 janvier 2026, nous nous mobiliserons contre l’extrême droite. Cette année, plus encore que par le passé, nous devons être un maximum à le faire.
Contre l’insécurité et les violences de l’extrême droite, réagissons ensemble !
Pour rappel, à Nancy, un petit cercle de catholiques intégristes et de royalistes commémore, place de la Croix de Bourgogne, la bataille de Nancy (bataille de 1477, entre la Lorraine et la Bourgogne). Des membres du RN et de Reconquête s’y sont adjoints.
L’année dernière, le ton de cet attroupement réactionnaire a changé. Se mobilisant pour ce rassemblement, le groupe Aurora (groupe né sur les cendres de Génération Identitaire), connu pour son goût pour la violence, a voulu marcher aux flambeaux en centre-ville, avec tout ce que cela véhicule de symboles pour les passants et celleux qui ont accès aux images sur les réseaux sociaux.
En réaction, un champ large d’organisations politiques, syndicales et associatives a déclaré une contre-manifestation. Les deux manifestations ont été interdites tandis que le rassemblement place de la Croix de Bourgogne a été maintenu.
Une cinquantaine de jeunes fascistes ont pu de cette manière y participer avant d’investir le centre-ville. C’est ainsi que pendant plus de 4 heures, les rues de Nancy ont été abandonnées à des saluts nazis, des slogans haineux et provocateurs, des symboles hérités des pires moments de notre histoire.
Cette nuit de haine a laissé des traces et a eu des conséquences. Les fascistes locaux, ragaillardis par leurs agissements et l’impunité avec laquelle ils ont pu agir, ont commis, dans les semaines et mois qui ont suivi, plusieurs agressions. En voici quelques-unes qui ont marqué cette année 2025. L’une d’entre elle a été particulièrement violente. C’est le 17 mars que se produit cette agression sur un étudiant sortant de son cours de sport sur le campus universitaire de lettres. De nombreux coups portés par la troupe de 7/8 personnes ont plu sur l’étudiant isolé. Le 7 mai, deux membres de la CGT spectacle sont agressés et poursuivis jusqu à leur domicile. En septembre, une nouvelle tentative d’agression a lieu sur la faculté des sciences cette fois ci. En décembre, les 2 et 5, nouvelles tentatives d’agression dans la rue, présence avec une arme près d’une conférence ciblée par des individus d’extrême droite … Tout au long de l’année, ces exactions se sont multipliées et ont généré une insécurité grandissante à Nancy.
Ces agissements ne sont pas des faits isolés et propres à Nancy. L’extrême droite essaye de se déployer sur la Lorraine comme en témoignent la messe organisée en honneur à Pétain le 15 novembre à Verdun ou encore le fonctionnement d’un local accueillant des néo-nazi, la taverne de Thor à Combres-sous-les-côtes. A chaque fois, les mobilisations citoyennes et collectives sont présentes, s’organisent pour refuser et combattre les idées et la violence que portent l’extrême droite. C’est dans ce contexte, que cette année, le 2 décembre, un premier appel à rassemblement est venu d’ »Au four et au moulin », un groupe néonazi vosgien dont le chef est un ancien d’Unité Radicale. On sait donc qu’une horde de petits nazillons, désireux de prendre leur revanche sur l’année dernière, risque de déferler dans les rues de Nancy le lundi 5 janvier.
Nous ne pouvons laisser l’extrême droite se pavaner ainsi dans les rues de notre ville. On en connait tou.tes les dégâts sur l’inconscient collectif de nos concitoyen.nes et les conséquences qui en découlent.
Dans le contexte actuel de montée de l’extrême droite, toutes les personnes éprises de libertés individuelles, collectives et défendant l’Etat de droit doivent réagir à cette ascension. Les nazillons qui veulent arpenter nos rues et les cadres d’extrême droite qui tentent de s’emparer des rênes du pouvoir sont les deux faces d’une même médaille : l’assurance des premiers s’alimente de la banalisation des seconds, et inversement. Nous connaissons les liens étroits qui lient le RN ou Reconquête à ces nervis, qui en seront sans nul doute les cadres subalternes prochainement comme d’autres avant eux.
A Nancy comme ailleurs, nous devons tou.tes être le cordon sanitaire contre l’extrême droite.
C’est pourquoi, nous demandons aux pouvoirs publics de ne pas autoriser le rassemblement fasciste du 5 janvier, dont l’idéologie de haine et d’exclusion est en soi un trouble à l’ordre public et une atteinte à la sécurité des nancéien.nes. Nous appelons l’ensemble des organisations politiques, syndicales, et associatives qui refusent de voir l’extrême droite propager ses idées et sa violence à nous rejoindre le 5 janvier 2026, place Maginot (Nancy), à 18h. »
Assemblée antifa 57-Collectif contre la statue de Bigeard – Toul 54 – NPA l’anticapitaliste 54 – UCL Nancy – La libre Pensée 54 – CGT FERC Sup Lorraine – LDH Nancy – Les Soulèvements de la Terre 54 – Solidaires Étudiant.e.s Nancy – Indignons-nous Bloquons tout sud 54 – LFI54 – Union Locale CGT Nancy – Mouvement étudiant Lorrain pour la Palestine –
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Messe pour PETAIN : la section LDH de Nancy s’indigne
A la demande de « l’Association pour Défendre la mémoire du Maréchal Pétain » ( qu’on ne doit d’ailleurs plus appeler Maréchal, puisqu’il a été dégradé ) et suite à la démission de l’évêque de Verdun, l’évêque par interim de Metz , avec une hypocrisie qui ne trompe personne a permis que soit célébrée une messe, dans une église diocésaine, pour l’ancien combattant de Verdun.
En réalité, c’est aux catholiques traditionalistes qu’il fait un signe et en même temps à la vieille droite qui n’a de cesse, par la réhabilitation du Pétain de la Première Guerre mondiale, d’effacer les infamies de la Seconde.
Fallait-il interdire la messe ? Faut -il dénoncer en vitupérant ou tout simplement rappeler l’histoire ?
Pétain a mis fin à la République en France en installant un régime dictatorial, et a parié sur une Europe dominée par l’Allemagne nazie au sein de laquelle la France pourrait maintenir son rang en adoptant les pires aspirations de ce régime, par haine des valeurs de gauche qui avaient triomphé avec le Front populaire et que l’on appelait à cette époque le bolchevisme.
Il a été condamné à mort pour haute trahison, à l’indignité nationale et à la confiscation de ses biens, par un tribunal républicain au lendemain de la guerre ( la peine de mort a été commuée en prison à perpétuité par le général De Gaulle ).
Que signifie cette messe accordée à ceux qui n’ont jamais cessé de vouloir réhabiliter Pétain? Qu’une partie de l’église catholique est prête à se montrer indulgente, voire à soutenir les catholiques traditionalistes, la droite nationaliste, bref, tout ce que nous combattons.
Personne ne doit se laisser duper par cette manipulation de l’histoire.
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À l’occasion de la journée mondiale des réfugié·es, appel de très nombreuses associations locales à manifester pour un accueil digne des immigré·es et le refus d’une politique inhumaine et pernicieuse du chiffre et de la xénophobie
Le vendredi 20 juin à 17h30, place Simone Veil à Nancy.
Prolifération d’actes brutaux occasionnant souffrances et détresse humaine :
Refus d’hébergement d’urgence pour les sans-papiers,
Avalanche d’OQTF et d’expulsion des logements,
Refus nombreux de titres de séjour de la part de la Préfecture,
Hébergements au 115 par roulement,
Pressions et chantages exercés accordant l’hébergement contre un retour volontaire au pays
Auxquels s’ajoutent constamment, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des propos malfaisants envers les étrangèr·es les désignant comme responsables des maux de la société. Il y a des femmes et des hommes, des enfants, des personnes malades et handicapées qui demandent légitimement à vivre simplement et dignement en société.
Rassemblons-nous nombreuses et nombreux pour un monde bienveillant, plus juste et égalitaire ! Exigeons la mise en place d’une véritable politique d’accueil et d’insertion sociale et professionnelle pour les étrangèr·es !
Apportez vos tentes, matelas et autres ustensiles pour exiger un hébergement d’urgence pour toutes et tous !
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Plusieurs organisations dont l’AFPS Lorraine-Sud, et des partis de gauche, appellent à un Rassemblent de soutien à la FLOTILLE de la LIBERTE et contre le Génocide à GAZA ce 9 juin 2025 à 18 heures sur la place Stanislas à Nancy.
Rejoignez-nous. Soyons nombreux.
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Lettre ouverte à Madame la Préfète de Meurthe-et-Moselle Objet : Manquement de l’Etat à ses obligations légales en matière d’hébergement d’urgence – Situation alarmante à Nancy Nancy, le 12 mai 2025
Madame la Préfète, Nous, associations de solidarité et citoyennes et citoyens engagés, vous interpellons avec gravité à l’occasion de la fermeture complète de la Caserne Faron, lieu d’hébergement d’urgence sur l’agglomération nancéienne, entraînant la mise à la rue de plusieurs personnes en grande précarité. Ce démantèlement s’inscrit dans une situation déjà critique, marquée par la réduction du nombre de places d’hébergement d’urgence disponibles sur le territoire nancéien. Parmi les personnes laissées sans solution à ce jour figurent des personnes en situation de grande vulnérabilité : femmes isolées, enfants, personnes âgées, personnes malades ou en situation de handicap, vivant en France depuis plusieurs années.
Un droit bafoué : l’hébergement d’urgence est une obligation légale inconditionnelle
L’hébergement d’urgence n’est pas une politique facultative. Il s’agit d’un droit fondamental garanti par le Code de l’action sociale et des familles (CASF) : « Toute personne sans abri, en situation de détresse médicale, psychique ou sociale, a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. » (Article L. 345-2-2) Ce droit est inconditionnel : il ne dépend ni de la composition familiale, ni de la situation administrative, ni de l’origine et ne saurait être soumis à des considérations exceptionnelles. Il s’applique également aux personnes étrangères sans titre de séjour ou visées par une OQTF. Le Conseil d’État l’a rappelé dans sa décision du 22 décembre 2022 : la seule situation administrative d’un étranger ne justifie pas l’exclusion de l’hébergement d’urgence. La continuité de l’hébergement est elle aussi inscrite dans le droit, interdisant les remises à la rue sans solution alternative adaptée. Il est également illégal de conditionner une fin de prise en charge à l’acceptation d’un hébergement dans un Dispositif de préparation au retour (DPAR), qui ne constitue ni un hébergement stable, ni une orientation conforme au CASF (article L. 345-2-3). Une orientation vers un DPAR ne peut donc en aucun cas justifier une sortie du dispositif d’urgence, ni un refus d’accès à un hébergement. La fermeture d’un site n’est pas non plus un argument.
Une politique du tri : les opérateurs sommés de choisir entre les vulnérabilités
Nancy ne fait pas exception. En effet, face à la pénurie structurelle de places d’hébergement, les opérateurs subissent une pression constante des autorités pour opérer des tris parmi les personnes à accueillir : priorisation des familles au détriment de personnes seules, refus des personnes sous OQTF, exclusion de certains profils considérés comme « non prioritaires », priorisation des situations de vulnérabilité… Cet état de fait place les professionnels dans une position moralement et éthiquement intenable, car contraints de choisir qui mérite un toit parmi les personnes toutes en détresse. Juridiquement contestable, cela crée des situations de maltraitance institutionnelle, épuise les équipes et sape la mission de protection que l’Etat est censé garantir.
Un choix politique : le manque de places d’hébergement
Au-delà des personnes expulsées de la Caserne Faron, ce sont plusieurs centaines d’autres, à Nancy, maintenues dans une précarité extrême, invisibles, privées de leurs droits fondamentaux, dans un silence institutionnel assourdissant. Il s’agit de celles et ceux qui n’appellent même plus le 115, conscients qu’ils n’obtiendront aucune réponse ; celles et ceux qui ont quitté les dispositifs ou qui s’apprêtent à le faire, le plus souvent sous la pression, et qui ne seront plus pris en charge ; celles et ceux qui sont hébergés temporairement par des proches, des bénévoles ou des réseaux informels ; celles et ceux contraints à la rue ou aux squats dans des conditions indignes. Le manque de places d’hébergement ou l’instabilité des lieux préemptés n’est pas une fatalité, mais résulte de choix politiques. Selon nos estimations, ce sont au minimum une centaine de places qui feront défaut à Nancy d’ici l’été, à défaut d’initiatives concrètes. La situation est alarmante : si rien n’est fait, nous nous dirigeons vers une crise humanitaire, dont les plus vulnérables paieront le prix.
Nous demandons la mise en conformité immédiate avec la loi
Face à cette situation alarmante, nous vous demandons solennellement :
De garantir immédiatement une solution d’hébergement stable et digne pour toutes les personnes concernées par la fermeture de la Caserne Faron, y compris celles qui en sont parties précipitamment ;
De mettre fin à toute pratique de remise à la rue de personnes en détresse, quelles que soient leur situation administrative ou leurs perspectives juridiques ;
D’assurer le respect strict du principe d’accueil inconditionnel, sans aucun tri ou filtrage administratif ;
D’augmenter significativement et durablement l’offre d’hébergement sur le territoire, à la hauteur des besoins réels ;
D’ouvrir de toute urgence des solutions d’hébergement supplémentaires pour répondre à la pénurie à venir. Nos associations constatent quotidiennement les conséquences de ces manquements sur les personnes concernées : aggravation de la détresse physique et psychique, rupture de suivi médical, déscolarisation d’enfants, isolement… Ces pratiques anéantissent les efforts des acteurs professionnels et bénévoles, et contreviennent aux principes fondamentaux de notre République. Madame la Préfète, ce que nous demandons n’est pas une faveur, mais le respect du droit. Le droit à un hébergement digne ne peut être sacrifié sur l’autel des politiques migratoires. L’Etat ne peut être en contradiction avec sa propre légalité. Il ne peut ignorer ni les textes qu’il a lui-même promulgués, ni la souffrance qu’il organise par son inaction. Nous restons disponibles pour un échange et pour collaborer à la recherche de solutions concrètes et humaines. Aussi, nous réitérons notre demande de pouvoir échanger avec vous-même ou vos services de façon régulière, comme ce fut le cas il y a quelques années. Veuillez croire, Madame la Préfète, à l’assurance de notre haute considération. Association et collectifs signataires : Amnesty International, La Belle Porte, Le Café Fripé, La Cimade, La Ligue des Droits de l’Homme, Médecins du Monde, Réseau Education Sans Frontière, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Un Toit pour les Migrants.
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Des rassemblements pour Julian Assange se tiendront un peu partout en France au lendemain de l’audience décisive à Londres. Si la Haute Cour estime que l’ultime appel du fondateur de WikiLeaks au Royaume-Uni est irrecevable, l’extradition pourrait avoir lieu dans la foulée. Il n’est par sûr à ce stade que l’on connaîtra la décision dès le 20 ou le 21, mais il est très important de manifester notre soutien vigilant et de continuer à demander la libération pure et simple de Julian Assange.
A Nancy, rassemblons nous Place Stanislas
à 18h30 le 21 mai 2024
Qui est Julian Assange ? Journaliste australien, Julian Assange est le fondateur de WikiLeaks. Localisé en Europe, cet organisme de presse recueille, sécurise et met à disposition du public et des médias des documents classifiés (des « leaks »), déposés par des lanceurs d’alerte. Dès 2010, des informations d’intérêt général, tels des crimes de guerre impliquant des Etats ou des actes délictueux commis par des multinationales, sont ainsi portées à notre connaissance via des titres de renommée internationale (The Guardian, El País, Le Monde, The New York Times, etc.) En 2010, WikiLeaks révèle les crimes de guerre perpétrés par les Etats-Unis et leurs alliés durant les guerres d’Irak et d’Afghanistan. Depuis, Assange est la cible d’une persécution judiciaire ininterrompue. Il est aujourd’hui sous le coup de l’ »Espionage Act » (loi interne états-unienne de 1917) : c’est en effet à ce titre que les Etats-Unis réclament son extradition à l’Angleterre, pays où il est détenu depuis 5 ans, après s’être réfugié 7 ans à l’ambassade d’Equateur de Londres. Les charges actuelles visent donc à criminaliser l’obtention et la divulgation d’information relatives à la « sécurité nationale », lesquelles sont pourtant des pratiques habituelles du journalisme d’investigation.
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