Appel à rassemblement contre le RN

Communiqué unitaire : A l’occasion de la venue à Nuits-St-Georges de Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, vendredi 19 juin, nous voulons rappeler que le RN est le parti des riches. Le RN n’est pas une solution pour lutter contre l’appauvrissement des classes moyennes et contre la précarité des personnes en difficulté.

Ce sont les partis de gauche, les syndicats, les associations citoyennes et les forces progressistes qui travaillent sur un programme qui redonnera de l’espoir. Nous continuerons de lutter contre les projets de la peur portés par la droite et l’extrême droite, parce que, pour paraphraser Nelson Mandela , « nos choix doivent refléter nos espoirs, pas nos peurs ».

Nous construirons, ensemble, une société plus juste, plus humaine et plus écologique au service des classes populaires et des classes moyennes en luttant contre toutes les formes de précarité, une société proche de tous qui agit contre les fins de mois difficiles et le changement climatique.

Le RN, contrairement à ce qu’il affiche, n’est pas le parti des pauvres. Ses députés dont MM. Lioret et Chenu, ont voté la réduction de la durée des indemnisations des chômeuses et des chômeurs. Pourtant, ces indemnisations sont issues des cotisations des travailleuses et des travailleurs et sont un juste droit à du salaire différé.

Non, M. Lioret et ses collègues du RN ne défendent pas les classes populaires. Ils ont voté, entre autres, contre l’augmentation du SMIC et contre la taxe Zucman. L’annonce de M. Bardella qu’il faut supprimer l’âge légal de départ à la retraite prouve que le RN est le parti des riches .

Non, le RN ne défend pas le monde rural, ni le monde agricole. Ses députés n’ont cessé de voter main dans la main avec le socle de droite des lois qui accélèrent la fuite en avant désespérée du modèle agro-industriel, pour le revenu de quelques-uns au détriment de celui de la majorité des agriculteurs et agricultrices du pays. Sans répondre aux attentes des agriculteurs et agricultrices, de la population, les votes du RN, dont ceux Monsieur Lioret, vont davantage encore nous exposer aux nuisances de ce système productiviste avec des conséquences terribles sur notre santé (pesticides, cadmium), notre souveraineté alimentaire (accaparement des ressources naturelles vitales, dépendance à une économie mondialisée, maladaptation de nos systèmes agricoles au changement climatique) et nos territoires (désertification de nos campagnes avec la chute continue du nombre d’agriculteurs, pertes de biodiversité…)

Notre démarche, collective, s’oppose à l’individualisme et au racisme portés par le RN. Ses attaques contre le Service Public de l’audiovisuel ainsi que, dans les communes qu’il gère, contre le monde de la culture et le secteur associatif ou encore contre les syndicats, en font un danger pour notre démocratie.

C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement, le vendredi 19 juin à partir de 19h00 à Nuits-Saint-Georges au jardin de l’Arquebuse, devant le Monument aux Morts, pour défendre une société plus juste, solidaire et émancipatrice.

Les signataires

Collectif Sud 21 (collectif de militant-es et de sympathisant-es de gauche de la Ve circonscription de Côte d’Or) – Confédération paysanne 21 – Union Départementale CGT de Côte d’Or – FSU 21 – Solidaires 21 – MRAP -LDH Dijon et agglomération – la Maison Phare – Mouvement de la Paix -Action Catholique Ouvrière – Attac 21- Le fil – Greenpeace Dijon – Fédération des Mutuelles de France – Loisir Solidarité Retraité 21 – Amis de la Terre Côte d’Or – PCF – La fédération de Côte d’Or du Parti Socialiste – Génération.s 21 – L’APRÈS – Les Écologistes et la députée Catherine Hervieu – LFI 21

Pour un grand premier mai festif et déterminé

Le premier mai est fondé sur les luttes ouvrières, la défense des conquis sociaux et des libertés, la solidarité internationale. Mais chaque année, cette année à Mâcon, le Rassemblement National essaie de préempter cette journée internationale des travailleurs et travailleuses, de la détourner des valeurs qui l’ont fondée pour promouvoir ses idées liberticides et d’exclusion.

Ensemble, faisons de cette journée un moment fort de résistance et d’espoir !

Nous refusons que le premier Mai soit détourné par celles et ceux qui, sous couvert d’un discours trompeur, remettent en cause les libertés fondamentales et stigmatisent une partie de la population. Face à cette offensive, affichons nos valeurs : pour les droits humains partout, pour toutes et tous, contre toutes les formes de racisme, pour les libertés, la justice sociale, la paix et la démocratie.

La LDH Bourgogne – Franche-Comté appelle toutes les sections de la LDH, tous ses partenaires associatifs, syndicaux, politiques à s’unir en masse pour faire entendre une autre voix : celle d’une société ouverte, solidaire et égalitaire.

Elle appelle à participer à la manifestation syndicale qui partira à 10 heures de l’esplanade Lamartine.

Elle appelle à rejoindre le village alternatif qui se tiendra l’après-midi sur l’esplanade Lamartine, pour réunir tous ceux et toutes celles qui œuvrent contre l’extrême-droite pour un monde plus juste, plus solidaire.

Le Premier Mai n’est pas à l’extrême droite ! Mâcon n’est pas à l’extrême droite !

Contre le racisme et la xénophobie, mobilisons-nous !

Quand des représentant·es de la Nation tiennent des discours racistes,

Quand tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion, sont victimes de comportements racistes et xénophobes dans leur quotidien,

Quand de nombreux médias se font les porte-voix de la haine contre les étranger·ères et leurs enfants, installant et construisant des discours de haine qui se banalisent dans la société,

Quand des manifestations d’extrême-droite expriment la haine de l’Autre et arborent des saluts nazis,

Quand le nombre d’actes racistes et antisémites augmente dans des proportions alarmantes,

Quand les discriminations à caractère raciste restent massives dans l’accès à l’emploi et au logement, dans les rapports avec les institutions, notamment la police et la justice, quand les crimes racistes se multiplient

Quand des juif·ives vivent dans l’inquiétude,

Quand des musulman·es se demandent si la haine qui les cible témoigne de l’impossibilité de notre pays de les accepter pleinement un jour, et que l’islamophobie s’exprime de manière toujours plus violente dans certains médias comme au sein de formations politiques,

Quand les restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeur·euses d’asile attentent à leurs droits et à leur dignité,

Quand les conditions de recours devant la Cour Nationale du Droit d’asile ne garantissent plus pleinement le droit à un procès équitable,

Quand les refus de régularisation et de renouvellement de titres de séjour détruisent des vies, que les préfectures « fabriquent » des sans-papiers,

Quand les obligations de quitter le territoire français (OQTF) deviennent systématiques afin d’agiter des chiffres visant à créer un « problème étranger »,

Quand la remise en cause des allocations logement (APL) pour les étudiant·es étranger·es précarise de nombreux jeunes,

Quand des dizaines de milliers de personnes étrangères perdent tout ce qu’elles ont construit à cause de la loi immigration du 26 janvier 2024, et de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, et des autres lois xénophobes qui les ont précédées,

Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de solidarité, de justice, et de respect des libertés.
Nous appelons, en toute indépendance vis-à-vis des formations politiques, à une large mobilisation de la société, dans toute sa diversité, pour les mobilisations autour de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars. Défendons le projet d’une société antiraciste, c’est-à-dire une société humaniste, solidaire et égalitaire.

Premiers signataires : Collectif de soutien aux demandeurs d’asile et migrants (ACAT Dijon ; Action Catholique Ouvrière ; AFRANE Bourgogne ; AGIR abcd 21 ; AIDES Bourgogne Franche Comté ; Amis de la Confédération Paysanne ; Amnesty International Dijon ; APF France Handicap ; ATTAC 21 ; ATMF Dijon ; CFDT 21 ; CGT 21 ; Club Unesco Dijon ; CCFD-Terre Solidaire ; Cent pour un toit ; CNT 21 ; Collectif du lycée d’accueil international Le Castel ; Confédération Paysanne ; Confédération Syndicale des Familles ; Espace autogéré des Tanneries ; Euphorbe en Illabakan ; FCPE ; FSU 21 ; LVN personnalistes et citoyens ; LDH Ligue des Droits de l’Homme ; Maison Phare ; MAN ; OXFAM Dijon ; Mouvement de la Paix ; MRAP ; Pastorale des Migrants ; PNS Bourgogne Mali ; RESF 21 ; SAF ; SNES-FSU ; SOS Refoulement ; SOS Racisme ; Solidaires ; Solidarité afghane ; Sud santé sociaux ; UJFP ; UNEF); Cimade ; Collectif soutien asile nord 21 ; Solidaires étudiant·es Dijon.

Iran, restons solidaires, le silence tue

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité. Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur. Selon de nombreux rapports, plus de 40 000 personnes ont été tuées et des milliers d’autres se trouvent actuellement dans les files d’attente pour être exécutées.
Parallèlement, le régime iranien cherche à dissimuler et à nier ses crimes en imposant des coupures généralisées d’internet, du téléphone et des messageries à travers tout le pays.

Malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le peuple iranien continue de résister avec courage et détermination. Liberté, démocratie et dignité sont l’avenir que les Iraniens construisent eux-mêmes, sans sauveur suprême. Les Iraniens sont les seuls maîtres de leur destin, qu’ils doivent pouvoir choisir à travers des élections libres.

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à reconnaître les crimes commis par le régime iranien et à exiger que les responsables politiques et les dirigeants de ce régime soient condamnés et poursuivis pour crimes contre l’humanité.
Nous, acteurs et actrices de la société civile, exprimons notre entière solidarité avec la lutte du peuple iranien contre l’oppression et la tyrannie.

Solidarité avec les Iraniennes et les Iraniens en lutte pour la démocratie et la liberté.
Femme, vie, liberté – car ce sont les femmes qui, en reprenant le pouvoir, rétablissent l’équilibre dans les sociétés et réduisent la violence dans le monde ! Cette révolution s’inscrit dans la continuité de la grande révolution « Femme, Vie, Liberté », qui a commencé avec la mort de Mahsa Amini et s’est rapidement répandue à travers le monde.

Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.
* La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.
* Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.
* Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.
Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.
Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.
Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

Nos organisations appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.

Collectif de soutien aux demandeurs d’asile et migrants de Dijon :
ACAT Dijon ; Action Catholique Ouvrière ; AFRANE Bourgogne ; AGIR abcd 21 ; AIDES Bourgogne Franche Comté ; Amis de la Confédération Paysanne ; Amnesty International Dijon ; APF France Handicap ; ATTAC21 ; ATMF Dijon ;CFDT 21 ; CGT 21 ; Club Unesco Dijon ; CCFD -Terre Solidaire ; Cent pour un toit 21 ; CNT 21 ; Collectif du lycée d’accueil international Le Castel ; Confédération Paysanne ; Confédération Syndicale des Familles ;Espace Autogéré des Tanneries ; FCPE ; FSU 21 ; LVN personnalistes et citoyens ;LDH Ligue des Droits de l’Homme ; Maison Phare ; MAN ; Mouvement de la Paix ; MRAP ; Pastorale des Migrants ; PNS Bourgogne Mali ; RESF 21 ; SAF ; SNES FSU ; SOS Refoulement ; SOS Racisme ;Solidaires ; Solidarité afghane ; Sud santé sociaux ; UJFP ; UNEF ;Cimade ;  ; OXFAM ; ATD quart monde ; DAL

Contre la nuit (dite) du bien commun, rassemblons-nous pour un bal populaire

Rassemblement appelé par : Assemblée antifasciste, Assemblée Populaire, ATTAC21, CGT, Le FIL, FSU, LDH, La Maison Phare, Morvan Mobilisation Solidaire, Mouvement de la Paix, MRAP, Les Orageuses, Oxfam, Soulèvements de la Terre, Solidaires 21, SOS Racisme, STUCS CNT-SO, UJFP

NON aux nuits du « bien commun » de Pierre Édouard Stérin !!!

Ce milliardaire réactionnaire, évadé fiscal en Belgique, veut, grâce à sa fortune, favoriser l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Il est, comme il le proclame publiquement, « en croisade » !

• Il développe son projet PERICLES (Patriotes Enracinés Résistants Identitaires Chrétiens Libéraux Européens Souverainistes – rien que ça !!!) pour aider à la conquête de 300 mairies aux municipales de 2026 et œuvrer à la victoire complète de l’extrême droite à la présidentielle.

• Il entend diffuser et ancrer ses idées durablement dans la société en investissant à coups de millions d’euros, tous les champs possibles : éducation, médias, associations, culture…

• C’est ici qu’interviennent Les Nuits (dites) du bien commun : en apparence, ce sont d’innocentes soirées de collecte de fonds à destination d’associations, organisées dans une quinzaine de villes en France.

• Choisies par un comité stratégique composé de proches des réseaux du milliardaire, la plupart des associations bénéficiaires de ces dernières années à l’échelle nationale ont une fâcheuse tendance à se situer dans une mouvance réactionnaire (anti-avortement, anti-LGBT, révisionniste…).

• Toutes ne sont pas dans ce cas : nous savons les graves difficultés financières que connaît le monde associatif alors qu’il a, avec les services publics, un rôle fondamental dans le tissu social de notre pays, comme dans la solidarité internationale. Et le panel des associations lauréates est un savant mélange…

Par ailleurs, ces galas de charité permettent la mise en réseaux de partenaires financiers, associatifs et culturels via les comités de soutien locaux, qui pourront s’avérer précieux pour les prochaines campagnes électorales.

Stérin, évadé fiscal, contribue à asphyxier les associations et milite pour le désengagement de l’État, puis se présente comme leur sauveur. Certes, les plans de Stérin ont maintenant été largement mis au jour par des médias. Lui-même a quitté le Conseil d’Administration des Nuits du bien commun, mais il est habile à multiplier les intermédiaires et les sociétés pour rendre son système plus opaque. Il est toujours donateur du Fonds, et actionnaire d’Obole, la société organisatrice.

Partout nous nous organisons pour faire face, partout en France, des associations et des mécènes se retirent des Nuits du bien commun : à Dijon, trois associations et deux mécènes font ainsi faux bond au « philanthrope » cette année.

Partout s’organisent des mobilisations populaires : communiqués unitaires, rassemblements, grève des intermittent·es, expressions publiques (associations catholiques qui prennent de la distance, tribune de huit maires de grandes villes…).

Partout, nous nous dressons contre ces milliardaires qui, au mépris de la démocratie, tentent d’influer sur l’évolution de la société.

Appel à la marche blanche « Justice pour Mehdi », 20 ans, mort pour rien

Nous organisons dans l’urgence un rassemblement demain samedi 22 novembre, à 16h30 place de la Libération, pour décliner l’appel national des marches blanches « Justice pour Mehdi », sur la base du communiqué de la LDH paru ce jour et recopié ci-dessous. 

Manquant de temps pour recueillir des signatures, nous invitons les organisations qui le souhaitent à s’associer à cet appel et à le relayer. 

Communiqué LDH : Une marche blanche se déroulera samedi 22 novembre 2025, à Marseille à partir de 15h depuis le rond-point Claudie-Darcy, à l’appel de la famille Kessaci, et partout en France.

C’est sur ce rond-point que Mehdi Kessaci a été assassiné ce jeudi. Son frère, Amine Kessaci, est un militant engagé dans une lutte politique contre le trafic de stupéfiant. Il était placé sous protection policière car faisant l’objet de menaces. Il dénonçait et dénonce encore sans relâche l’oubli des quartiers populaires et l’échec des méthodes de lutte contre le trafic.

L’association qu’il a fondée, Conscience, accompagne notamment les familles des victimes du trafic de stupéfiants. Elle en appelle à la justice, pour la famille Kessaci et pour toutes les autres.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) appelle à participer à cette marche blanche qui sera silencieuse, sans banderole ni drapeau. Les participant-es sont invité-es à se vêtir de blanc.

Paris, le 21 novembre 2025

Rassemblement de solidarité avec le peuple soudanais

Soudan : urgence à l’arrêt des massacres

Depuis deux ans et demi une guerre dévastatrice oppose dans le silence de la communauté internationale l’armée du général au pouvoir Abdel Fattah al-Burhan à la milice des Forces de soutien rapide (FSR) dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo dit Hemetti.

Depuis le 26 octobre 2025, les paramilitaires des FSR ont conquis la capitale du Darfour du Nord El Fasher, entraînant la fuite désespérée de dizaines de milliers de personnes, et se livrant aux pires atrocités : massacres, viols, pillages, dans un sentiment de totale impunité.

En présence d’un tel drame humanitaire et de crimes de masse documentés en direct, y compris par leurs auteurs, donnant lieu à un nettoyage ethnique en cours, nous en appelons aux Nations unies, à la France, à la communauté européenne, et à tous les États impliqués dans le conflit pour la mise en œuvre d’extrême urgence de tous les moyens à leur disposition afin de faire cesser les massacres, de venir en aide aux populations victimes de violences barbares, de relancer sans délai un processus de paix, et de poursuivre devant la justice les responsables de crimes contre l’humanité.

Premiers signataires : Les Soudanais·es de Dijon, ACO, Amnesty International Dijon, ATTAC 21, CCFD terre solidaire, CFDT 21, CGT 21, Cimade, FSU, LDH Dijon et agglomération, Maison-phare, MAN, Mouvement de la Paix, MRAP, Solidaires 21, SOS racisme, SOS Refoulement, Syndicat des Avocats de France, l’APRèS, les Écologistes, Génération.s, LFI, PCF, PS Dijon…

Retour sur la journée mondiale du refus de la misère

Depuis plusieurs années, notre section LDH participe au Collectif 17 octobre, autour notamment d’ATD quart-monde. Pour 2025, c’est le thème de la maltraitance institutionnelle qui était mis en lumière. Lors du rassemblement du 18 octobre à Dijon, place Notre Dame, la LDH a lu un texte de la Fédération des Acteurs de la Solidarité BFC qui évoque une action commune : 

« A Nevers l’espace public n’est plus pour tout le monde

A Nevers, depuis 2024, un arrêté municipal interdit, chaque période de fête et chaque été, la mendicité et la présence prolongée des personnes sans domicile dans une grande partie du centre ville, comprenant des parcs. Sous couvert d’ordre public, il conduit en réalité à exclure les plus pauvres de l’espace public, à les rendre invisibles, à les repousser d’un trottoir à l’autre, parfois en plein soleil et alors que la canicule se fait sentir, lorsque la police municipale leur intime de quitter les zones d’ombre.

Pour la Fédération des Acteurs de la Solidarité, pour ATD-Quart monde, pour la Ligue des Droits de l’Homme, et leurs partenaires, c’est une forme criante de maltraitance institutionnelle quand des politiques publiques censées protéger deviennent des instruments d’exclusion, d’humiliation, de fragilisation. Le message est clair : les pauvres ne sont pas les bienvenu·es dans l’espace public, alors même qu’ils n’ont d’autre patrimoine. 

Notre action a consisté à agir sur plusieurs fronts :
– un recours en justice contre l’arrêté, déposé avec la LDH
– une lettre ouverte aux élu·es pour dénoncer la stigmatisation des plus précaires
– une mobilisation citoyenne pour rappeler que la pauvreté n’est pas une infraction et que nul·le ne devrait être puni·e pour sa misère.

Cette démarche, nous la menons au nom d’un principe simple : le respect de la dignité humaine.
Car la maltraitance institutionnelle ne réside pas seulement dans les actes, mais aussi dans le renoncement collectif à regarder la pauvreté en face. Nous croyons qu’une société juste ne se mesure pas au silence et à l’invisibilisation qu’elle impose à ses pauvres, mais à la place qu’elle leur accorde pour vivre, s’exprimer et être considéré·es comme des citoyen·nes à part entière. »

Rassemblement du collectif handicaps 21

Le lundi 10 février, un appel national invitait à se rassembler à l’occasion des 20 ans de la loi de 2005, pour dénoncer les insuffisances de sa mise en application, et les discriminations qui perdurent.
Insuffisance des moyens humains et financiers, absence de volonté politique, manque de formation des acteurs, immobilisme des gouvernements successifs… les avancées sont trop lentes, trop partielles, trop éloignées des besoins. 

Prise de parole de la LDH devant la préfecture de Dijon

Une quarantaine de personnes étaient présentes au rassemblement à Dijon, où les différentes associations impliquées ont pris la parole (vous trouverez ci-après le texte lu par la LDH) avant d’être reçues en Préfecture. En projet : d’autres actions durant l’année 2025. 

Pourquoi accepte-t-on encore que des personnes n’aient pas le choix de leur logement, ne puissent pas se rendre dans un restaurant ou un commerce ? Pourquoi accepte-t-on que des travailleurs soient écartés d’opportunités professionnelles ? Pourquoi accepte-t-on que des personnes soient mises en danger par un diagnostic trop tardif de leur maladie ? Pourquoi accepte-t-on que des enfants soient exclus de l’école, marginalisés dans leur apprentissage, discriminés par leurs pairs ? Pourquoi la société continue-t-elle de fermer les yeux sur ce que vivent des millions de personnes ?
En France, vivre avec un handicap reste synonyme d’empêchements quotidiens, de précarité, de discriminations et d’exclusion.

C’est pourquoi, nous citoyens et citoyennes engagées, responsables associatifs, personnalités politiques, lançons un appel à mobilisation forte pour défendre le droit des personnes en situation de handicap et leurs proches.