Prise de parole à la Pride de Dijon

Nous traversons une période sombre, où les idées des extrêmes droites, racistes, sexistes, LGBTQIAphobes, s’expriment de manière de plus en plus décomplexée. Ce sont des discours qui se revendiquent d’une prétendue liberté d’expression mais qui en fait appellent à la discrimination, à la stigmatisation, et à la haine ! SOS homophobie pointe un « climat de plus en plus anxiogène et délétère ». Derrière les chiffres, il y a des vies abîmées, des personnes réduites au silence, acculées à l’invisibilité. 

Les extrêmes droites et les intégrismes ont une part prépondérante dans la propagation des discours de haine. Leur vision étriquée de la société repose sur le patriarcat, sur la hiérarchie des sexes et des sexualités, sur la négation des identités qui ne rentrent pas dans leurs cases, sur le refus du métissage et de l’émancipation.

Elles s’opposent viscéralement à l’égalité des droits et à la visibilité des personnes LGBTQIA+ :

– rappelons-nous la mal nommée Manif pour tous contre le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe, la position de Marine Le Pen contre la PMA pour toutes les femmes.

– rappelons-nous le mépris du FN/RN, avec Aliot décrivant les Marches des fiertés comme « symbole exhibitionniste d’un communautarisme militant ».

rappelons-nous la transphobie du député Roger Chudeau : « Vous pouvez dire : “Je suis une girafe”, on est chez les fous ! » ou Musk traitant les magistrats français de « plus pédés qu’un flamant rose en tutu fluo ! »

Rappelons-nous les votes de leurs eurodéputés contre l’interdiction des thérapies de conversions.

Les extrêmes droites, c’est le négationnisme de Zemmour, traduit en justice pour avoir nié l’existence des déportations d’homosexuels.

Ce sont ces mairies RN qui coupent les subventions municipales aux centres LGBT, qui repeignent en blanc les passages piétons arc-en-ciel et retirent les drapeaux LGBTQIA+. L’exclusion passe aussi par l’effacement méthodique.

Ce sont des violences, comme la vague d’agressions, autour du 17 mai, contre les centres d’accueil et de soutien, contre des bars et des librairies communautaires, avec des drapeaux déchirés, des vitres brisées, des croix celtiques taguées sur les murs… « Ce n’est pas seulement la communauté LGBTI+ qui est visée, c’est l’ensemble de ce que ces lieux représentent : résistance, solidarité, pluralisme ».

Sur les réseaux sociaux, « certains estiment désormais pouvoir tout faire. Une parole décomplexée dont l’origine n’est pas mystérieuse : quand l’extrême droite conquiert des mairies, elle modifie les équilibres réels, et les plus violents le savent. » Cela conduit au passage à l’acte : à Avignon et à Metz, deux jeunes gays ont été tués en raison de leur homosexualité.   

Partout dans le monde, les personnes LGBTQIA+ sont la cible d’attaques menées par des gouvernements et mouvements d’extrême droite. Aux États-Unis, des centaines de projets de loi visent à restreindre les droits des personnes trans. La Russie, en 2023, a classé le mouvement LGBT parmi les organisations « extrémistes », criminalisant tout militantisme. En Hongrie, la police de Viktor Orban avait interdit la pride de Budapest en 2025. En Italie, Meloni tente d’entraver la reconnaissance parentale des couples de même sexe.

A l’inverse, certaines extrêmes droites instrumentalisent la lutte contre les LGBTIphobies à des fins racistes, voire suprémacistes, comme Israël qui organise des Prides tout en commettant un génocide, preuve ultime de la négation des droits des minorités !

Cet homonationalisme se manifeste en France aussi ; tout comme le fémonationalisme des Némésis, il vise à banaliser l’extrême droite et à brouiller les repères. En témoigne la tentative du groupuscule Éros d’intégrer la Marche des Fiertés de Paris en 2025, groupuscule identitaire et viriliste qui attaque les événements organisés par des drag-queens.

Nous, nous disons clairement : les extrêmes droites hors de nos manifs, les extrêmes droites hors de nos vies ! Lutter ensemble pour un monde plus juste contribue à faire avancer toutes les causes. Nous ne lâcherons rien ! A l’intersectionnalité des haines, nous opposerons toujours une intersectionnalité des solidarités et de l’égalité des droits pour toutes et tous !

Marche des Fiertés

Attachée depuis toujours à l’égalité et à l’effectivité des droits pour toutes et tous, active dans la lutte contre toutes les discriminations, la LDH combat également les LGBTQIAphobies. Elle exhorte à s’opposer à toutes les visions réactionnaires, toutes les discriminations et oppressions d’où qu’elles viennent, en France et dans le monde. Les droits des personnels LGBTQIA+ sont des droits humains.

Nous vous signalons par exemple :

– l’épisode LGBTI du podcast « Des voix et des droits » :
https://www.ldh-france.org/discriminations-a-legard-des-personnes-lgbti/

– le communiqué interassociatif sur le site de la LDH de Lille : « Les luttes LGBTQIA sont antifascistes »
https://site.ldh-france.org/lille/2026/05/26/les-luttes-lgbtqia-sont-antifascistes/

Communiqué unitaire suite à la tentative d’incendie d’un lieu de prière

Les organisations LDH, MRAP, Sos racisme de Côte-d’Or tiennent à exprimer leur indignation après la tentative d’incendie d’un lieu de prière musulman à Châtillon-sur-Seine. Nous tenons aussi à exprimer notre solidarité aux croyant.es agressé·es comme à tout·es les habitant·es de cette ville attaché·es aux droits humains. Profondément laïcs, nous défendons le pilier de la laïcité qu’est le respect du droit de toutes et tous à pratiquer la religion de son choix comme de ne pas en avoir.

Nous nous inquiétons de l’augmentation des actes islamophobes comme des actes racistes en général. Ceux-ci sont alimentés notamment par les campagnes de l’extrême droite et de la presse Bolloré. Si nous prenons acte de la dénonciation de cet acte par le ministre de l’intérieur, nous ne pouvons pas passer sous silence ses multiples actes et déclarations hostiles aux musulman·es et à la liberté de conscience.

Face au racisme, à la xénophobie et à toutes les discriminations, nous appelons à une mobilisation de tout·es les humanistes, de tout·es les démocrates pour s’engager pour une société de fraternité.

Dijon, le 15 août 2025

Rassemblement du collectif handicaps 21

Le lundi 10 février, un appel national invitait à se rassembler à l’occasion des 20 ans de la loi de 2005, pour dénoncer les insuffisances de sa mise en application, et les discriminations qui perdurent.
Insuffisance des moyens humains et financiers, absence de volonté politique, manque de formation des acteurs, immobilisme des gouvernements successifs… les avancées sont trop lentes, trop partielles, trop éloignées des besoins. 

Prise de parole de la LDH devant la préfecture de Dijon

Une quarantaine de personnes étaient présentes au rassemblement à Dijon, où les différentes associations impliquées ont pris la parole (vous trouverez ci-après le texte lu par la LDH) avant d’être reçues en Préfecture. En projet : d’autres actions durant l’année 2025. 

Pourquoi accepte-t-on encore que des personnes n’aient pas le choix de leur logement, ne puissent pas se rendre dans un restaurant ou un commerce ? Pourquoi accepte-t-on que des travailleurs soient écartés d’opportunités professionnelles ? Pourquoi accepte-t-on que des personnes soient mises en danger par un diagnostic trop tardif de leur maladie ? Pourquoi accepte-t-on que des enfants soient exclus de l’école, marginalisés dans leur apprentissage, discriminés par leurs pairs ? Pourquoi la société continue-t-elle de fermer les yeux sur ce que vivent des millions de personnes ?
En France, vivre avec un handicap reste synonyme d’empêchements quotidiens, de précarité, de discriminations et d’exclusion.

C’est pourquoi, nous citoyens et citoyennes engagées, responsables associatifs, personnalités politiques, lançons un appel à mobilisation forte pour défendre le droit des personnes en situation de handicap et leurs proches.