A propos du livreur Uber Eats victime d’injure à caractère raciste.

La section Laval/Mayenne de la Ligue des Droits de l’Homme assure de son ferme et amical soutien le livreur Uber Eats d’origine guinéenne victime à Laval, le 14 mai dernier, d’injures à caractère raciste.

Rappel des faits: il était en livraison lorsque le client lui a envoyé le SMS suivant:

« dépêche toi esclave, je vais te donner  1 centime tu mérite que sa« 

La section Laval/Mayenne de la Ligue des Droits de l’Homme sera particulièrement attentive aux suites que les autorités judiciaires donneront à la plainte qu’il a déposée et à ce que la loi soit appliquée. Elle est très claire en la matière.

Aucun d’entre nous n’est à l’abri de comportements discriminatoires et racistes, qu’il en soit la victime ou qu’il se laisse aller à en être l’auteur.

Alarmée par le délit commis à l’encontre de Yaya Guirassy la Ligue des Droits de l’Homme invite les mayennaises et les mayennais à agir au quotidien contre toutes les formes de discrimination et de racisme. Elles blessent notre société, elles blessent et fragilisent la République.

Article 1 de la Constitution: « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion »

Ces principes essentiels font notre communauté de vie républicaine et a valeur pour toutes personnes vivant sur notre territoire. Le refus de tous les racismes est une exigence universelle portée dans les droits fondamentaux de l’Homme.

Face à l’effroyable assassinat de Samuel Paty

Samuel Paty a été assassiné parce qu’il était enseignant de l’école de la République.

Samuel Paty a été assassiné pour ce qu’il enseignait dans le cadre des programmes définis par la nation et de sa responsabilité pédagogique.

Décapité: en séparant la tête du corps c’est son humanité  même qu’on a cru anéantir.

L’école de la République est le lieu d’accès à la connaissance, la connaissance qui est le contraire de la certitude.

C’est l’espace où les élèves vont « sortir de chez soi », comprendre dans quelle société ils vont vivre.

C’est là où ils vont découvrir, apprendre, respirer la laïcité fruit d’une longue histoire dont le partage est vital pour notre communauté nationale française.

Elle repose sur deux fondements:

–la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire, de cesser de croire, la liberté de pratiquer un culte ou non, la liberté religieuse qui est une chance pour les croyants, ils doivent bien le savoir, mais d’abord la liberté de douter, de mettre en doute les certitudes et les croyances, doute qui n’est rien sans la liberté d’expression

–l’égalité, l’égalité devant la loi de la nation, la promesse de l’égalité des chances. A l’école, il n’y a ni juifs, ni chrétiens, ni musulmans, ni évangélistes, ni athées, il y a des élèves, filles et garçons, égaux en droits et en devoirs, des élèves, détachés pendant le temps de l’école de leurs déterminations sociales, respectés parce que singuliers, respectés dans leurs singularités, apprenant à reconnaître et à respecter les singularités des autres, apprenant la fraternité.

L’école est le creuset de la République, le premier lieu où se constitue en permanence la communauté nationale par la laïcité qui est notre bien commun, c’est à dire la séparation de l’Etat et des cultes, la loi de 1905, la neutralité et l’indépendance exigeantes des enseignements par rapport aux cultes, aux croyances, aux philosophies.

L’assassinat de Samuel Paty est effroyable. Il atteint la communauté nationale dans son ensemble.

Nos compatriotes de confession musulmane sont doublement touchés: en tant que citoyennes et citoyens et en tant que croyants, cette horreur ayant été commise au prétexte de leur religion.

Elle fait le jeu de ceux qui veulent fracturer la communauté nationale, qui la fracturent depuis trop d’années, qui s’emploient avec succès à remplacer la citoyenneté par la peur et la haine.

Soutenir la communauté éducative dans le strict respect de ses missions et des connaissances qu’elle a la charge de transmettre, dans le respect de la sanctuarisation de l’école, voilà notre devoir patriotique prioritaire, aujourd’hui.

Passer des paroles aux actes, c’est d’abord apporter notre indéfectible soutien à la communauté éducative. Chacune et chacun de nous en est responsable.

Laval, le 20 octobre 2020

La LDH Laval interpelle les députés mayennais

Sous la plume de son président Alain Vignier la section de Laval de la LDH a interpellé les députés à propos d’une résolution en discussion à l’initiative du député Maillard.

un courrier au sujet de la proposition de résolution débattu à l’Assemblée le 3 décembre, ainsi que la lettre ouverte adressée à ce sujet le 18 juin dernier à tous les députés par le président de la LDH, celle de 39 organisations en date du 31 octobre au Président de l’Assemblée nationale et aux Présidents des groupes parlementaires, et la position de la Commission Nationale Consultative  des Droits de l’Homme.

 

lettre G Bannier résolution Maillard

Ne laissons pas l’antisémitisme relever la tête

La section Laval/Mayenne de la Ligue des droits de l’Homme soutient l’appel à se rassembler le mardi 19 février 2019 à 18 h 30 place de la Mairie à Laval.

Laisser faire, banaliser, c’est accepter que chacun d’entre nous puisse être menacé, insulté, agressé en raison de ses origines, de sa religion, de son sexe, de son orientation sexuelle, de ce qu’il est, de ce qu’il est supposé être…

Sans le combat au quotidien pour faire vivre la fraternité, l’égalité, la liberté, c’est la République qui est menacée.

NON l’antisémitisme ce n’est pas la France.

Laval le 18 02 2019