Ciné-débat: Slalom, de Charlène Favier

Depuis quelques années, le voile se lève sur les violences sexuelles, notamment sur mineur-e-s, entre autres dans le monde du sport. Charlène Favier voulait, elle aussi, briser la loi du silence et son superbe film, inspiré de sa propre histoire, nous raconte au plus près comment Lyz, 15 ans, skieuse passionnée, tombe sous l’emprise totale de son entraîneur.

http://cinema-yvesrobert.com/FR/fiche-film-cinema/MNOQKP/slalom.html

Conférence en ligne le vendredi 5 mars à 20 heures avec Arié Alimi

La section de Laval-Mayenne organise une conférence Zoom avec Arié Alimi, avocat pénaliste, membre de la direction nationale de la Ligue des droits de l’Homme.

pour voir ou revoir conférence : revoir ici

présentation du Livre d’Arié Alimi :

Le coup d’État d’urgence – Surveillance, Répression et Libertés

Printemps 2020. Pour faire face au Covid-19, le premier état d’urgence sanitaire de l’histoire de France est instauré, s’inspirant de l’état d’urgence décrété pendant la guerre d’Algérie. Du jour au lendemain, l’intégralité de la population française se retrouve assignée à résidence, privée de sa liberté d’aller et de venir, de son droit à la vie privée et, selon les cas, de son droit au travail ou à la liberté d’entreprendre.
Parallèlement, un mécanisme de surveillance généralisée est mis en place, avec quadrillage policier du territoire et usage de drones. Désormais, chaque citoyen est considéré comme un danger potentiel. Il n’est plus un sujet de droit mais un  » sujet virus « .
Alors que l’état d’exception contamine peu à peu le droit commun à la manière d’une tache d’huile, les catégories de personnes et les champs touchés par les réductions de libertés ne cessent de s’étendre. Quelles conséquences, dans ces conditions, pour les libertés publiques ? Quels contre-pouvoirs mobiliser face à l’arbitraire de l’exécutif ? Faut-il apprendre à vivre avec ce nouveau paradigme, ou, position défendue par l’auteur, ne pas s’y résigner ?
L’expertise d’Arié Alimi est précieuse et permet de poser un regard sans concession sur la question des libertés publiques et des dérives policières, au cœur de l’actualité. Face à ce  » coup d’état d’urgence « , il est encore temps de réagir.

« Sécurité globale »

une vision de la sécurité fatale pour les droits et les libertés et pour la paix civile

Partout sur le territoire national les protestations s’amplifient et vont s’amplifier contre la loi dite de « sécurité globale ».

Son adoption en première lecture par l’Assemblée Nationale ce mardi 24 novembre n’y changera rien.

Gesticulation législative, c’est une nouvelle étape encore plus difficilement réversible que les précédentes de la régression de l’état de droit, du déséquilibre des pouvoirs au profit de l’exécutif et au détriment du Parlement et de la Justice, de la généralisation de la surveillance et de la mise sous contrôle des faits et gestes des citoyennes et des citoyens, des atteintes à leurs libertés et à la liberté d’informer, de l’impunité des violences policières.

En Mayenne non plus, l’opinion publique ne sera pas dupe !

La Ligue des Droits de l’Homme et 14 organisations syndicales, politiques et associatives

appellent les Mayennaises et les Mayennais à ne pas se laisser faire

HALTE AUX LOIS LIBERTICIDES

RETRAIT DE LA LOI « SECURITE GLOBALE »

RASSEMBLEMENT

Samedi 28 novembre 2020 à 15 heures

Place du 18 juin, à Laval

Ligue des Droits de l’Homme, Amnesty International, Ligue de l’Enseignement, Libre Pensée, CGT, FO, Solidaires, FSU, Gilets jaunes 53, Parti Socialiste, Parti Communiste, EELV, LFI, CNNR, POI.

Loi sécuritaire

lettre aux députés de la Mayenne

Objet : NON à la proposition de loi « relative à la sécurité globale » présentée par des députés LREM

Madame (Monsieur) la Députée,

Une fois de plus, ce mardi 17 novembre 2020, le Parlement va être saisi d’une proposition de loi sécuritaire . Elle est dite « relative à la sécurité globale ».

Notre section Laval/Mayenne de la Ligue des droits de l’Homme s’associe aux voix qui s’élèvent de toutes parts contre cette proposition liberticide et nous vous demandons de vous y opposer.

Elle s’inscrit dans le sillage des abondantes réformes sécuritaires des dernières années, des recours successifs à l’état d’urgence et du « nouveau schéma national du maintien de l’ordre » rendu public le 16 septembre dernier par le Ministre de l’Intérieur.

Elle va être présentée par des députés du groupe LREM pour être traitée en procédure accélérée.

En l’absence d’une véritable évaluation des lois antérieures et alors que cette proposition de nouvelle loi, si elle était adoptée, porterait lourdement atteinte à des libertés et à des droits fondamentaux, la procédure accélérée évincera, de fait, la délibération et le rôle législatif des parlementaires.

Dans un communiqué du 13 novembre, la CNCDH n’a pas manqué de s’alarmer du contournement des processus démocratiques dans cette affaire.

Le texte prévoit d’étendre aux polices municipales des compétences de la police nationale. De plus, il organise une privatisation de la police en contradiction flagrante avec les normes constitutionnelles en déléguant aux agents privés de sécurité des pouvoirs réservés à la police judiciaire.

Allant encore plus loin dans la surenchère sécuritaire, il prévoit d’instaurer une surveillance généralisée de l’espace public, en autorisant l’Etat à utiliser des drones avec caméras.

Il permettrait aussi l’utilisation immédiate des images des « caméras mobiles » portées par les policiers et leur analyse automatisée pour reconnaître en temps réel l’identité de tous les manifestants (reconnaissance faciale).

Enfin, le texte prévoit la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes agissant dans le cadre de leurs missions d’ordre public, ce qui porterait atteinte à la nécessaire transparence de ces opérations. Une telle mesure, avec des sanctions très lourdes (1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende) empêcherait tout contrôle citoyen, voire le travail des journalistes, et favoriserait l’impunité d’auteurs de violences policières.

Il se nourrit d’un climat politique délétère aux accents préélectoraux. Il l’entretient en contribuant à l’idée pernicieuse selon laquelle le prix à payer pour assurer la protection des personnes et des biens, ce qui certes relève des devoirs de l’Etat, est de légiférer sans cesse pour plus de moyens donnés à la répression et pour la généralisation de la surveillance.

Protéger les libertés en les attaquant? Un dilemme vieux comme la démocratie qui appelle un débat serein et non pas, une fois encore dans la précipitation, une réponse à l’actualité par une nouvelle loi.

Parce que les risques sont considérables, nous vous appelons à rejeter cette proposition de loi dont l’adoption menacerait gravement les principes fondamentaux de notre démocratie et l’Etat de droit et porterait une nouvelle atteinte difficilement réversible à l’équilibre des pouvoirs.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous assurons, Madame la Députée, de notre respectueuse considération.

11 novembre 2020 Rassemblement à l’invitation de la Libre Pensée 53, arbre de la liberté, Jardin de la Perrine, Laval.

Au nom de la section de Laval et de la Mayenne de la Ligue des droits de l’Homme, je tiens à remercier la Libre Pensée 53 de nous permettre de nous retrouver chaque année autour de l’arbre de la liberté, dans ce jardin magnifique par tous les temps, pour dire notre refus commun de la guerre, de toute guerre.

Cette fois-ci, c’est dans un contexte où toutes les tensions dont nous nous alarmions les années précédentes connaissent un regain d’intensité dont il suffit moins que jamais de se contenter de s’en indigner par quelques coups de gueules côté jardin, fussent-ils bien sentis et bien dits.

Dans un contexte où, en premier lieu et nous sommes ici ensemble pour le rappeler et le dénoncer, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 14-18 semble délibérément vouée à un oubli que nous n’acceptons pas et n’accepterons jamais. Les abandonner à leur mort abjecte, c’est s’accommoder de ce qu’est la guerre, un carnage total des femmes, des hommes et des civilisations, qu’ils en périssent ou qu’ils en réchappent. C’est donner raison à la guerre…

Or la guerre est là. Tous les jours. En tant que Ligue des droits de l’Homme, ligue de défense des droits de l’Homme et du Citoyen, nous insistons plus que jamais sur l’importance du droit, des droits, du droit international qui, s’il était respecté en tous temps et en tous lieux, ferait de notre village planétaire le seul vrai paradis, le paradis sur terre où nous nous abreuverions de lait et de miel (sauf peut-être les Végan…).

La guerre est là,

La guerre déclarée à la terre entière par les climato-sceptiques aux ordres de mécanismes financiers aveugles, Combien de puissants, publics ou privés ne devraient-ils pas comparaître pour crime d’écocide?

La guerre déclarée depuis beaucoup plus longtemps qu’on ne le pense par l’idéologie de l’Etat islamique dont Daesh n’est qu’un avatar. Elle avait commencé à déchirer et à  ravager les pays dits musulmans bien avant de se propager ici et de ronger nos démocraties et notre « vivre ensemble ». Sa nature exacte reste, avec les armes de la raison, à décrypter et à combattre.

La guerre déclarée par les tenants apeurés de l’Etat autoritaire contre les citoyennes, les citoyens, les lanceurs d’alerte, les journalistes, les mille expressions organisées ou non des attentes et des volontés populaires.

La force au lieu d’être mise au service de la protection des libertés publiques et des libertés individuelles devient l’usage arbitraire ou disproportionné de la force. Cela s’appelle la violence, la violence policière que certains ont la folie de dire qu’elle n’existe pas en tant que violence, étant celle de l’Etat.

La guerre alimentée de manière explosive par les déferlements de mensonges et de haine sur la toile, le web, les réseaux sociaux. Ils échappent encore et pour combien de temps à toute mise sous contrôle par la volonté populaire éclairée et relayée par les forces politiques démocratiques au niveau national et international.

La guerre ne règle rien. Là, sous nos yeux, elle ne règle rien ni en Syrie, ni au Yémen, ni au Haut Karabakh, avec des dégâts humains et écologiques irréversibles. Tout au plus remplit-elle les poches des trafiquants d’armes, publics ou maffieux. Tout au plus remplit-elle les caisses des industries d’armement, sur lesquelles, lorsqu’elles sont françaises et assurent tant d’emplois, nous hésitons encore à porter des regards trop insistants.

Mais si, il y a une guerre juste…à condition de le rester. Elle ne sera victorieuse que si elle reste juste. La guerre pour venir à bout de la pandémie de coronavirus.

Sans le respect des libertés fondamentales, sans le respect de la liberté d’information, elle ne sera pas juste.

Elle ne sera pas juste si elle s’accompagne, sous couvert des confinements, du détricotage des droits sociaux, du droit du travail.

Elle ne sera pas juste si elle ne respecte pas la liberté et l’indépendance de la recherche scientifique, et si les énormes intérêts financiers associés à la mise au point et à la production de vaccins ne sont pas mis, là aussi, sous contrôle politique démocratique au niveau national et international.

Sans justice elle ne sera jamais gagnée.

2020: nous en avons terminé avec les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale. N’oublions pas les combats du passé et leurs leçons, mais n’oublions surtout pas de mener ceux du présent.

C’est pourquoi, pour conclure, permettez nous, ne nous en veuillez pas chers amis de la Libre Pensée, de nous interroger sur la tournure à donner à l’avenir à ce rendez vous du 11 novembre. Son caractère traditionnel est bien sympathique. A force d’être trop confidentiel et dans l' »entre soi », et il faut reconnaître que cette année le Covid n’arrange rien, à force d’être trop confidentiel sert-il encore la cause qui nous réunit: notre refus partagé de la guerre, de toute guerre?

La LDH Laval Mayenne s’adresse aux parlementaires

Le vote des parlementaires Mayennais:

Assemblée Nationale:

pour : Géraldine Bannier,

contre : Guillaume Garot,  Yannick Favennec

Sénat:

pour:  Élisabeth Doineau,  Guillaume Chevrolier.

Nouvelle Lettre ouverte concernant le Vote sur la mise en œuvre de l’application StopCovid

Lettre ouverte aux député-es de Malik Salemkour, président de la LDH

Mesdames les députées, Messieurs les députés,
Le 24 avril, nous vous avions exposé les raisons de s’opposer à la mise en œuvre de l’application de suivi de contacts StopCovid, destinée à lutter contre la pandémie de Covid-19 et présentée comme une application de déconfinement.
Après des discours contradictoires du gouvernement, les débats et le vote ont finalement été reportés au mercredi 27 mai.
Qu’avons-nous appris de nouveau sur cette application qui aurait pu vous convaincre de voter favorablement ? Rien !
Le secrétaire d’Etat au numérique sera entendu ce mardi 26 mai par la Commission des lois et vous serez amenés à débattre et voter, dans des conditions de fonctionnement toujours dégradées, dès le lendemain.
Les informations communiquées par le gouvernement, notamment sur un site dédié (https://www.economie.gouv.fr/stopcovid), ne permettent toujours pas de considérer que cette application ne représente pas un danger pour la vie privée et les libertés.
En effet cette application serait destinée à « contribuer au travail des médecins et de l’Assurance maladie, pour alerter au plus vite les personnes ayant été en contact avec les personnes malades de la Covid-19, et ainsi casser la chaîne de transmission ».

La question de l’anonymat reste posée

L’application StopCovid serait installée volontairement sur les smartphones à partir des « magasins » GooglePlay ou de l’AppleStore, et un serveur central sécurisé générera des pseudonymes stockés sur les smartphones qui enregistreront, toujours grâce au Bluetooth, les pseudonymes des smartphones à proximité desquels (au moins un mètre) ils seront restés au moins quinze minutes.
Lorsqu’une personne aura été testée positive, elle pourra alerter les personnes qu’elle a croisées, en partageant son pseudonyme et ceux des personnes croisées qui se trouvent dans son application avec la base de données centrale. Or le propre d’un pseudonyme est qu’il n’est qu’une technique permettant de cacher l’identité au plus grand nombre mais qu’il reste toujours un moyen de retrouver l’identité en question.
Une donnée totalement anonyme n’est plus une donnée à caractère personnel, or le fait que le gouvernement demande l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) confirme bien qu’il s’agit de données personnelles. Par ailleurs tous les utilisateurs ont pu constater que lorsqu’ils installent une application à partir de ces « magasins » gérés par Google ou Apple ils « offrent » de gré ou de force des données personnelles à ces entreprises, ce qui n’est pas anodin pour cette application.
L’utilisation de données personnelles doit respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD) et notamment un consentement libre spécifique et éclairé de la personne concernée. Le gouvernement considère que l’utilisation de l’application étant basée sur le volontariat, celui-ci vaudrait consentement, or il ne donne aucune garantie sur les suites données aux déclarations de contamination : devra-t-on avoir installé l’application pour accéder aux tests, masques ? Sera-t-elle obligatoire pour accéder à son entreprise, lieux publics, etc. ? Déjà certains suggèrent d’offrir aux porteurs de l’application « 50 km ajoutés aux 100 autorisés » à ce jour…
Si l’accès à ces bénéfices ou « bonus » dépendait de l’installation de l’application, cela constituerait une discrimination vis à vis d’une grande partie de la population et, par ailleurs, le consentement ne serait plus libre.

Les problèmes liés au Bluetooth demeurent

En plus de risque de piratage, cette technologie n’est pas fiable quant à la mesure des distances. De plus elle est « aveugle » aux barrières protectrices que représentent un mur, une vitre séparant deux personnes porteuses d’un smartphone, ce qui risque de générer de fausses alertes, et elle ne fonctionne pas lorsque ce dernier est en mode veille.
La question de l’efficacité reste posée dans la mesure où, pour que l’objectif de StopCovid soit atteint, il faudrait qu’au moins 60% de la population utilise l’application et que tout le monde dispose d’un smartphone (or seulement 77 % des Français en avaient un en 2019) et, même si le gouvernement étudie encore à ce jour les possibilités de rendre StopCovid accessible au plus grand nombre grâce à des solutions alternatives au smartphone, il est fort peu probable que 60% de la population utilise StopCovid…
Un mois après l’annonce d’un débat et d’un vote, il apparaît qu’aucune garantie et amélioration notable n’aient été apportées.

C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas céder aux pressions et à nouveau de refuser de voter ce projet qui, contrairement à une augmentation significative des moyens pour la recherche scientifique et les systèmes de santé publique, n’apportera rien à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et porte au contraire de graves dangers pour notre vie privée et nos libertés.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames les députées, Messieurs les députés, l’expression de nos salutations les meilleures.

Malik Salemkour, président de la LDH

Paris, le 25 mai 2020

lettre aux parlementaires de la Mayenne StopCovid-1