
La société française est une société riche, au sein de laquelle la population est très soucieuse du sort des plus démunis (lire notre article). La pauvreté préoccupe huit Français sur dix, selon le baromètre annuel du ministère des Solidarités (données 2025). Seuls 3 % ne s’en soucient « pas du tout » et 15 % « peu ».
En France, le taux de pauvreté s’établit à 15,4 % de la population en métropole, selon les chiffres de référence de l’Insee. Ce sont les chômeurs et les familles monoparentales qui sont les plus touchés.
Cela représente environ 9,8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire (fixé à 60 % du niveau de vie médian). Il s’agit du niveau le plus élevé enregistré depuis 1996.
La fabrique des travailleurs pauvres.
La France compte, en 2026, 2,3 millions de travailleurs vivant sous le seuil de pauvreté.
De nombreuses personnes en emploi, dont une majorité de femmes, même employées en CDI, n’arrivent plus à faire face aux dépenses du quotidien et font appel à l’aide des organisations caritatives qui se retrouvent submergées par la demande.
Le nombre de travailleurs pauvres augmente en France depuis 2020.
La pauvreté au travail augmente en France depuis le début des années 2020. En 2023, le taux de travailleurs pauvres a atteint 4,4 % au seuil de 50 % du niveau de vie médian et 8,3 % à celui de 60 %. Entre 2020 et 2023, on a enregistré une hausse comprise entre + 200 000 et + 400 000 travailleurs pauvres supplémentaires, selon les deux définitions.
Travailleurs pauvres : quand le travail n’est plus un rempart contre la précarité hygiénique.
Depuis toujours, le travail est présenté comme le meilleur rempart contre la précarité. Comme la meilleure façon de s’en sortir, d’être protégé. Mais cette réalité est en train d’être remise en question. Pour une part croissante de la population active, avoir un emploi ne suffit plus à couvrir ses besoins essentiels. Et les conséquences de cette réalité sont multiples.
54 % des travailleurs pauvres ne mangent pas à leur faim.
Face à la hausse persistante du coût de la vie, l’alimentation s’impose comme la première variable d’ajustement budgétaire des ménages modestes. La deuxième édition du baromètre national réalisé par Ipsos bva pour l’Association Nationale des Épiceries Solidaires (Andès) révèle une intensification de la précarité alimentaire des travailleurs pauvres en 2026. Entre sacrifices parentaux, sentiment d’abandon institutionnel et freins au recours aux aides, découvrez les résultats factuels de cette enquête sur la pauvreté en France.
Retraités: voici la pension minimum à toucher en 2026 pour les Français nés avant 1964 afin d’éviter la pauvreté.
Entre le logement, les courses, l’énergie ou encore les dépenses de santé, le budget des retraités peut rapidement devenir serré. Une fois la vie professionnelle terminée, la pension devient pour beaucoup la principale source de revenus. Et quelques centaines d’euros de différence chaque mois peuvent complètement changer le quotidien.
Taxer les retraités ?
Le ministre de l’Économie Roland Lescure a rouvert jeudi dernier l’hypothèse d’un gel partiel des pensions de retraite pour générer des économies dans le budget 2027. À huit mois de la présidentielle, dans la classe politique, tous bords confondus, la défense des retraités s’organise.
Avoir 20 ans en 2026 : une précarité étudiante marquée par des vulnérabilités extrêmes et cumulées.
Quels sont les chiffres réels de la précarité étudiante en France ? Linkee Entraide Etudiante dévoile les résultats d’une enquête exclusive menée auprès de plus de 25 000 étudiants précaires en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité, et dont les données ont été traitées par Ipsos bva pour dresser un état des lieux de la situation économique de cette population. Du reste à vivre mensuel moyen aux taux de renoncement aux soins, ce dossier examine les mécanismes de fragilité financière et les freins administratifs rencontrés par les étudiants précaires dans l’accès aux dispositifs d’aide.
Le coût de la vie étudiante atteint 1 300 euros mensuels dans toutes les villes. Il a augmenté de 1,66 % sur un an, et de 37 % depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 (enquête Unef)
En France, 21,9 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté, soit près de trois millions de mineurs. Il s’agit du taux le plus élevé depuis 1996. En dix ans, la pauvreté infantile a progressé de 2,6 points. Ces données, déjà préoccupantes, le sont d’autant plus dans un contexte socio-économique instable qui laisse entrevoir une possible aggravation de la situation.
Selon le recensement annuel du collectif les Morts de la Rue, 38 enfants sans domicile sont décédés en 2024. Le plus jeune avait moins d’une semaine.
Partager la publication "La pauvreté, préoccupation majeure des Français, mais ça ne résout pas le problème"




