Le budget du Rassemblement national fait l’unanimité contre lui



Ce mardi 13 octobre, l’examen du projet de loi de finances commence à l’Assemblée nationale. Une semaine plus tôt, lors d’une conférence de presse, Marine Le Pen et Jordan Bardella avaient présenté le contre-budget concocté par le RN. Ce dernier a été largement commenté dans les colonnes de la presse internationale.

Un projet “peu crédible”



« Ce n’est pas du tout crédible » : le budget de Marine Le Pen et ses 140 milliards d’économies sous le feu des critiques.



Entre incohérences et calculs magiques, le budget du RN réinvente l’austérité et la politique de l’offre.



Contre-budget RN : l’amorce d’une politique antisociale.



«La règle d’or est en contreplaqué» : David Amiel étrille le contre-budget du Rassemblement national.



Les mauvais comptes d’un budget dopé à l’IA.


Brutal, confus et hors-sol.



Entre incohérences et calculs magiques, le budget du RN réinvente l’austérité et la politique de l’offre.



Le RN va la jouer solo et ne servira que ses seuls intérêts.



L’addition RN : un budget « cour de récré » opposant les « méchants » aux « gentils ».



Des économies surestimées, des dépenses sous-estimées.



La tromperie de l’austérité sans douleur.



Face à « l’illusion du sérieux », un plan « bancal et très fragile ».



Les économies promises peuvent-elles préserver les services publics et le pouvoir d’achat ?



Brouillard sur les retraites et désendettement magique.


« Fragile et discutable », selon des économistes.



Le “contre-budget” du RN vise les associations culturelles.


Trahis par leur propre powerpoint. Ce mardi au siège du parti, le RN présentait son contre-budget pour 2027. Mais les chiffres n’étaient pas bons (12 vs 15.1 milliards)…

C’est Jean-Philippe Tanguy, en bon soldat, qui s’est sacrifié en endossant la responsabilité de cette bévue, non sans bégayer.

Elle est décidément bien difficile cette rentrée pour le RN.



Trump veut la mort de la CPI



Les sanctions des États-Unis contre la CPI mettent en danger la justice internationale.

Les États membres doivent réaffirmer leur soutien à la Cour et limiter les conséquences néfastes.

La décision de l’administration Trump d’imposer des sanctions à la Cour pénale internationale (CPI) constitue une attaque sans précédent contre la justice internationale et l’état de droit, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le 9 octobre 2026, le secrétaire d’État des États-Unis, Marco Rubio, a annoncé l’imposition de sanctions à l’encontre de la CPI. 





Remettre de l’ordre dans les forces de l’ordre

Lycée Marie-de-Champagne à Troyes, le 1er octobre



Monsieur le Préfet de l’Aube,

Suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo (que nous avons partagée dans ces colonnes le 3 octobre dernier), vous avez publié un communiqué pour justifier le mouvement dangereux de ce véhicule de police par la nécessité d’ «une manœuvre de dégagement après la blessure d’un policier victime de projectiles», affirmant que le véhicule n’a pas foncé délibérément sur la foule mais a avancé pour dégager la zone et que le gyrophare et les avertisseurs sonores avaient été enclenchés.

Cette version a été contredite par plusieurs vidéos et une enquête de Libération – CheckNews en analysant de nouveaux extraits.

Mediapart a confirmé ce « dangereux manège » dans d’autres villes que Troyes, à Bourgoin-Jallieu et Dunkerque notamment. Le cas de Troyes fait l’objet d’un nouvel article de Libération, cité par Médiapart :

Mais le 6 octobre, Libération publie un nouvel article sur cet incident, après avoir retrouvé « quatre autres vidéos, tournées le même jour puis le lendemain dans un secteur différent de la ville ». Ces images « montrent, elles aussi, des policiers diffusant du gaz lacrymogène depuis un véhicule en mouvement en direction de lycéens », une méthode qui a donc été utilisée « à trois reprises au moins, dans deux lieux et à trois moments différents ». 

Sans pouvoir affirmer avec certitude qu’il s’agit à chaque fois de la même voiture, le quotidien note qu’elle « présente des caractéristiques similaires ». « Confrontée à plusieurs reprises à ces autres vidéos et à l’absence de deux-tons et de gyrophare », la préfecture n’a pas répondu à Libération. 



Vous justifiez également ce « dégagement » par les blessures d’un policier rendant urgente son exfiltration. Or, on peut se permettre d’émettre quelques doutes sur cette affirmation tendant à exonérer les policiers de cette manœuvre dangereuse pour les dizaines de lycéennes et lycéens se trouvant sur leur trajectoire et devant s’écarter prestement devant ce véhicule lancé à vive allure. Ils se verront par ailleurs gratifiés au passage de jets de gaz lacrymogène.

Un « mensonge d’état » est vivement soupçonné de la part d’observateurs à propos du nombre de 761 policiers et gendarmes blessés à la date du 8 octobre, sans qu’aucune information attestant le nombre et la gravité réelle des blessures n’ait été donnée par le ministère de l’Intérieur. Cela constitue une faute de preuve, alors que les médias ne cessent de les donner comme exacts.

« Depuis le début du mouvement des lycéens, il se pourrait même qu’aucun policier n’ait été blessé sérieusement.

Non pas 761 mais 0.


Les blessures graves infligées aux mineurs peuvent, elles, être constatées sur maintes vidéos. 



On serait en droit d’attendre du préfet la mise en place d’une enquête sérieuse sur ces événements très graves, plutôt que des prétextes vaseux, d’autant que des précédents avérés ont donné lieu à des sanctions.

Lycée professionnel Jean-Moulin à Port-de-Bouc, le vendredi 2 octobre 2026


« Le chef de la police municipale de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) avait foncé avec sa voiture de service sur des élèves du lycée Jean-Moulin, qui manifestaient le vendredi 2 octobre 2026. À la suite de la publication de la vidéo des faits sur les réseaux sociaux, le fonctionnaire a été suspendu, mercredi, comme l’a révélé Marsactu . »


On comprend que les parents se soient emparés du sujet et se soient joints à leur enfants quand ils n’ont pas carrément manifesté à leur place.

On comprend que le mouvement ne soit pas proche de s’éteindre et que, malgré l’espoir que les vacances scolaires proches calment le jeu, et les menaces de chaos largement annoncées par le gouvernement, celui-ci soit en train au contraire de s’étendre jusqu’aux universités les moins réputées pour leurs révoltes, ainsi qu’à la société toute entière.



On est en droit de se poser de nombreuses questions sur les raisons d’un tel déploiement de violence en directions de jeunes adolescentes et adolescents.

Ce n’est certainement pas, Monsieur le Préfet, en travestissant si ouvertement la vérité que vous parviendrez à convaincre les citoyennes et les citoyens du bien-fondé de cet usage disproportionné de la violence contre des enfants qui s’expriment clairement et calmement pour dire leur mal-être et leurs inquiétudes quant à leur avenir et aux conditions de leur enseignement.

L’argument des casseurs, que la police devrait être en mesure d’isoler et de contenir, ne suffit pas non plus. Ils sont parfaitement identifiables et identifiés avant même que ne démarrent les cortèges de manifestants. Il est d’ailleurs prouvé que des policiers se mêlent à eux pour commettre leurs provocations et attiser la violence.


Lycée Paul Eluard à Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis le 25 septembre



Et nous ne pensons pas que l’utilisation des chevaux pour le maintien de l’ordre, plutôt que des motos ou des berlines banalisées, ne parviendra à humaniser ou à verdir la relation de la police à la population.


Monsieur le Préfet, nous vous prions de bien vouloir rappeler à l’ordre vos forces de police, en vous souvenant que la première de leurs missions principales est la protection et l’assistance, à savoir « assurer la sécurité des citoyens, accueillir le public dans les commissariats, prendre en charge les victimes et répondre aux appels d’urgence.« 



Ne doutez pas que nous ne manquerons pas d’étudier tous les leviers légaux et judiciaires disponibles pour documenter et faire sanctionner cette dérive globale que nous constatons quotidiennement par rapport à l’État de droit.


 Parc des Lilattes, à Bourgoin-Jallieu le 5 octobre



Dunkerque le 8 octobre



RD

Troyes (Aube ) : quand des médias locaux enfoncent le clou





« Le Petit Aubois®, 1ère page indépendante d’actualités dans le département de l’Aube (10) » , sévissant sur les réseaux sociaux, censée donc rendre compte en toute indépendance de l’actualité auboise, semble être devenue l’organe de communication du maire de Troyes et du préfet de l’Aube réunis, qui comme on le constate actuellement, multiplient dans une dérive très inquiétante, les arrêtés liberticides et fort contestables au regard du droit.

Ce qui nous donne matière à faire fonctionner à plein régime l’appareil judiciaire, en multipliant nous aussi les dépôts de référés et de recours contre ces mesures illégales ou à la limite de la légalité.

Déroulant un tapis rouge au Rassemblement National, pourtant pas exempt lui-même de tracas judiciaires, ils se prennent souvent les pieds dans ledit tapis, risquant de voir retoquées par le tribunal administratif leurs mesures dignes du régime de Vichy d’il y a 86 ans.

Force est de remarquer qu’une certaine soi-disant « presse » se délecte d’exalter les décisions judiciaires prises à l’encontre des fauteurs de « violences urbaines » et autres feux de poubelles ayant entraîné des gardes à vue, plutôt que d’évoquer les graves blessures provoquées par les violences policières perpétrées sur des gamines et des gamins qui ne demandent rien d’autre que de pouvoir poursuivre leurs études dans des conditions décentes.

Le (tout petit) aubois n’a pas même eu conscience de la nécessité qu’ont ressentie les parents de venir protéger leurs enfants, voire même de manifester à leur place.

Car il n’est pas très glorieux, de la part d’un robocop de 100 kg ultra équipé de s’en prendre à des ados qui pèsent à peine la moitié, en les étranglant, les traînant par les cheveux ou les tripotant sans vergogne si ce sont des filles, en leur crevant un oeil, leur défonçant la mâchoire ou en leur maintenant la tête au fond du ruisseau quand ce sont des garçons, voire vice-versa le cas échéant car l’important, c’est de se « faire plaisir ».

RD

Contrôles des lycéens par la police: le préfet de l’Aube frise le génie




Face aux « débordements » qui secouent plusieurs établissements du département, le préfet de l’Aube prend un arrêté qui interdit le port de cagoules, foulards et équipements de protection aux abords des lycées jusqu’au mardi 6 octobre au soir. Une mesure de crise, qui vient durcir un arsenal juridique pourtant déjà bien fourni par la loi nationale.


Ce matin devant le lycée Marie-de-Champagne à Troyes, seul lycée public ouvert dans l’agglomération, nous avons constaté que la police fouillait les sacs des élèves à l’extérieur du lycée, y compris dans les rues avoisinantes.

Lors d’un contrôle d’identité, la police ne peut pas procéder librement à une fouille des poches ou du sac.

La loi distingue notamment la palpation de sécurité, destinée à vérifier l’absence d’arme, et la fouille, qui nécessite un cadre juridique précis : consentement de la personne, enquête en cours, garde à vue ou réquisitions du procureur.

Une fouille réalisée en dehors de ces conditions peut être considérée comme irrégulière et entraîner la remise en cause de la procédure qui en découle.



La LDH, en partenariat avec de nombreuses organisations, appelle à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France.

A Troyes, le rassemblement aura lieu dès 8 h au Stade de Songis, 2 Avenue Marie de Champagne .




Pour rappel:

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Petit retour sur l’actualité à Troyes et ailleurs



La préfecture justifie la violence policière


Vidéo de la voiture de police à Troyes : la préfecture évoque une manœuvre de dégagement d’un policier blessé.

La préfecture de l’Aube a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une voiture de police rouler à vive allure en direction des manifestants à Troyes jeudi matin. Elle évoque « une manœuvre de dégagement après la blessure d’un policier victime de projectiles ».


En somme, le « dégagement » d’un policier blessé justifie pour la préfecture de l’Aube, de mettre en danger les vies de dizaines d’enfants. Dans « Cette séquence isolée de son contexte » au cours de laquelle sont exfiltrés deux policiers blessés « dont l’un s’est vu prescrire huit jours d’ITT (incapacité totale de travail) à la suite de ses blessures« , il ne faut pas voir une voiture foncer sur une foule de jeunes lycéennes et lycéens en les gratifiant au surplus de jets de gaz lacrymogène. La vie des deux policiers ne semble pourtant pas présenter un tel caractère d’urgence, à la lecture de l’article, pour qu’elle puisse être préférable à celles de dizaines de gamines et gamins…



MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE

Le Petit Aubois

il y a 20 heures20 h ·

MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE

Face à l’escalade des tensions et aux débordements constatés dans plusieurs établissements scolaires du département, le parquet de Troyes passe à l’offensive. Bilan : 27 gardes à vue et 20 déferrements.

Les manifestations lycéennes engagées depuis le début de la semaine ont pris une tournure particulièrement violente dans l’Aube. Dans un communiqué de presse, envoyé aux rédactions ce vendredi 2 octobre 2026, la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Troyes a fait le point sur les événements survenus à Troyes ainsi qu’à Romilly-sur-Seine.

Depuis le lundi 28 septembre, la situation s’est détériorée aux abords de plusieurs lycées. Feux de poubelles, jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice ont rythmé les rassemblements. Face à ces violences, les forces de sécurité intérieure ont dû intervenir dans des conditions particulièrement délicates, les contraignant parfois à faire usage de gaz lacrymogènes de dispersion pour s’extraire d’attroupements hostiles.

Soulignant la gravité de ces agissements qui mettent en danger les élèves, la communauté éducative et les forces de l’ordre, le parquet a engagé des poursuites systématiques dès lors que les auteurs ont pu être identifiés.

Au total, 27 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de la semaine : 26 mineurs et un seul individu majeur.

Les chefs d’accusation retenus illustrent la sévérité des faits reprochés : outrages et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations par moyen dangereux de biens d’utilité publique, transport et détention de produits incendiaires, participation à un attroupement en vue de commettre un délit, ou encore provocation à la rébellion.

Marquant sa volonté de fermeté, le parquet a ordonné le déferrement de 20 personnes devant la justice :

Pour le seul majeur impliqué : Une poursuite devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate a été engagée dès ce vendredi.� Pour 8 mineurs : Une convocation devant le tribunal pour enfants ou le juge des enfants est prévue dans les prochaines semaines. Dans l’attente de leur jugement, des mesures éducatives ou de contrôle judiciaire ont été ordonnées, comprenant des interdictions de manifester, des interdictions de paraître et des couvre-feux.� Pour 11 autres mineurs : Les jeunes ont été orientés vers le délégué du procureur pour une procédure de composition pénale en présence de leurs parents. Diverses sanctions ont été arrêtées, dont des stages de citoyenneté, des travaux non rémunérés, l’obligation de réparer les préjudices, ainsi que des interdictions de manifester et un couvre-feu nocturne (interdiction de paraître sur la voie publique entre 21h et 6h sans représentants légaux).�

Par ces mesures administratives et judiciaires strictes, l’institution judiciaire entend envoyer un signal clair afin de ramener le calme aux abords des établissements scolaires aubois.


Nous vous épargnerons les commentaires suscités par cette publication chez les décérébrés de tout poil et préférons leur apporter cette réponse bien sentie et parfaitement appropriée trouvée sur les réseaux sociaux (Merci à Isa Morvan, son autrice).

AUX VIEUX CONS QUI JUBILENT QUAND LES LYCÉENS PRENNENT CHER

Aux vieux cons qui regardent des lycéens s’en prendre plein la gueule face aux CRS et qui lâchent tranquillement : « Bien fait pour eux. Ils n’avaient qu’à rester en cours. »

ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.

Voilà, c’est dit. Pas d’éléments de langage d’attaché de presse.

Avec votre morale de napperon, votre nostalgie sous cellophane et votre mémoire de poisson rouge sous Lexomil. Je vous vois. Planqués derrière vos écrans, transformés en généraux de canapé dès qu’un môme de seize ans renverse une poubelle.

« De mon temps, on respectait l’autorité. »

MON CUL.

De votre temps, vous étiez jeunes. Vous fumiez en cachette derrière le lycée. Vous racontiez des conneries. Vous faisiez chier vos parents. Vous vouliez baiser, vivre, gueuler, vous barrer et refaire le monde avec trois francs en poche et des hormones qui vous sortaient par les oreilles. Puis le temps vous a roulé dessus comme un camion-benne. Et maintenant, vous êtes devenus exactement les vieux cons que vous trouviez insupportables à vingt ans. Félicitations. Votre médaille est disponible à l’accueil de l’EHPAD idéologique.

Parce que le vieux con adore la jeunesse. Aux Jeux olympiques. Au bac. Sur LinkedIn, avec une chemise blanche et un projet entrepreneurial biodégradable. Mais qu’un lycéen descende dans la rue, bloque son bahut et gueule que quelque chose déconne, soudain Gérard bande pour l’ordre républicain.

CRS ! BOUCLIERS ! MATRAQUES ! RANGEZ-MOI CES PUBÈRES !

Putain, on dirait qu’une poubelle brûlée menace directement son Livret A.

Et puis il y a cette phrase. Cette putain de phrase : « Ils l’ont cherché. »

Non.

On peut condamner un pavé lancé sur un flic. On peut condamner un abribus explosé. On peut condamner les violences, d’où qu’elles viennent. ET regarder un gamin tomber sans applaudir mécaniquement parce que celui qui tient la matraque porte un uniforme. Ces idées tiennent parfaitement ensemble dans un cerveau adulte. Normalement.

Parce que derrière les vidéos, les slogans et les barricades bricolées, il y a des gamins. Des gamins qui parlent de leur lycée, de leur avenir et du monde qu’on leur refile avec la délicatesse d’un locataire qui rend les clés après avoir chié dans le salon. Dette. Précarité. Logement hors de prix. École qui craque. Services publics essorés.

Et vous voudriez quoi ? « Madame, s’il vous plaît, puis-je être révolté sans perturber la circulation ? »

BORDEL DE MERDE.

Une révolte qui ne dérange personne, ça s’appelle une publication Instagram avec un carré noir. La jeunesse est chiante. HEUREUSEMENT. Elle déborde. Elle exagère. Elle gueule parfois avant d’avoir lu toute la notice.

Mais le vieux con veut des jeunes parfaitement domestiqués : engagés mais polis, en colère mais silencieux, révoltés mais surtout pas devant chez lui. Il veut Che Guevara avec Parcoursup. Rimbaud avec une convention de stage. Mai 68 à condition que ça finisse avant 18 heures parce qu’il faut rentrer la Dacia.

Et quand ça cogne ? « Fallait pas être là. »

Cette phrase me fout la gerbe. Parce qu’elle dit : reste chez toi. Ferme ta gueule. Obéis. Ne dérange pas. Et si tu déranges, ce qui t’arrive devient automatiquement ta faute. Belle conception de la démocratie. Propre. Pratique. Lavable en machine.

Tu peux penser qu’un blocage est une connerie. Qu’une manif part en vrille. Qu’un lycéen raconte n’importe quoi. Mais voir un jeune prendre un coup et lâcher : « Bien fait. » Là, on n’est plus dans le désaccord. On est dans la jouissance moisie du petit chef qui sommeillait derrière le rideau.

Alors aux vieux cons qui jubilent quand des lycéens prennent cher parce qu’ils auraient dû « rester à leur place » : ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.

Gardez vos « de mon temps ». Gardez vos leçons. Gardez votre fantasme d’une jeunesse à genoux devant l’autorité avec le carnet de correspondance entre les dents. Et essayez de vous souvenir du petit con que vous étiez avant de devenir le vieux con que vous êtes.

Parce que le problème n’est pas d’avoir vieilli. On vieillit tous. Le problème, c’est d’avoir tellement oublié sa propre jeunesse qu’on finit par applaudir lorsque celle des autres se fait cogner.

Et ça, bordel, ce ne sont pas les rides.

C’EST DE LA MOISISSURE.

Et je le répète pour que vous l’intégriez une fois pour toutes :

ALLEZ. VOUS. FAIRE. FOUTRE.

#Lycée



La LDH appelle à soutenir les mobilisations lycéennes ce mardi 6 octobre et sera présente à leurs côtés avec les parents d’élèves, syndicats et autres organisations, à Troyes comme ailleurs.



Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression des forces de l’ordre



Depuis le 21 septembre, le mouvement des blocus de lycées ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Les lycéeen·nes mobilisé·es revendiquent simplement leur droit à l’éducation : ils demandent des professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments décents. Face à eux : gaz lacrymogènes, tirs de grenades et gardes à vue. Nous dénonçons l’usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes. Point sur la situation pour comprendre ce mouvement de rentrée, porté par la jeunesse. 



La répression et la violence sont-elles la seule réponse du gouvernement face aux lycéens qui se mobilisent ? On dénombre 119 blessés et plus de 1000 arrestations. Pour évoquer cette réponse répressive et les violences policières, Cyprien Caddeo reçoit Me Elsa Marcel.


Le visage inchangé du RN : antisémitisme et menaces contre la presse. La LDH saisit les instances de l’ONU


Défendre les services publics, pour la démocratie et l’Etat de droit

Mardi 29 septembre



Bar-sur-Aube : 11h — Place Carnot.

Brienne-le-Château : 10h30 — Hôtel de Ville.

Romilly-sur-Seine : 10h30 — Bourse du Travail.

Troyes : 13h30 — Place Jean-Jaurès.

Marche nationale pour le climat, la paix et les solidarités: 400 personnes à Troyes, 120000 en France



Prise de parole de la LDH

Marche pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre 2026

La planète brûle en raison des guerres et sous l’effet des bouleversements climatiques.

La situation internationale est d’une extrême gravité, les guerres s’étendent et le droit du plus fort s’impose partout dans le monde au mépris du droit international qui est trop souvent bafoué. Les dépenses militaires augmentent de façon massive au détriment des budgets sociaux, des services publics et des investissements environnementaux. Les guerres détruisent les vies, jettent les populations civiles sur les routes de l’exil, aggravent les inégalités, nourrissent les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et les actes génocidaires, sans que soient inquiétés leurs auteurs, menaçant et remettant en cause les magistrats de la cour pénale internationale qui sont condamnés à l’impuissance.

Les habitants des quartiers populaires, les familles vivant dans la précarité et dans des logements non isolés, les personnes âgées et les personnes handicapées vivant dans la solitude, celles et ceux qui travaillent dehors, les paysannes et les paysans qui ont perdu une partie de leurs récoltes et les personnes qui dorment dans la rue sont les premières victimes des canicules successives et des changements climatiques. Des millions d’animaux qu’ils soient d’élevage ou sauvages ont péri sous le coup de la chaleur et des incendies. Personne ne pouvait ignorer ce que les scientifiques avaient depuis longtemps annoncé au fil de leurs recherches et ce que les citoyennes et citoyens avaient relayé. Leurs travaux et leurs communications sont restés vaines, les gouvernements étant sourds malgré leurs alertes.

Partout en France, dans les villes, les quartiers et les bourgs, nous sommes dans la rue pour marcher et pour demander une autre politique que celles qui conduisent aux catastrophes et qui reposent sur la recherche systématique du profit pour quelques uns au mépris de l’intérêt général et des personnes.

Nous allons marcher pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale et écologique, pour le respect des droits fondamentaux, pour la défense des libertés et pour les solidarités.

Nous allons marcher jusqu’au parc des Moulins en partant depuis ce lieu symbolique des pires heures de notre histoire.

Nous avons fait ce choix de nous retrouver à proximité de l’ancien siège de la gestapo durant l’occupation pour nous souvenir qu’en 1940, Pétain et l’extrême droite de l’époque avaient trahi le pays au nom d’un nationalisme de soumission à la force du nazisme et du rejet de la démocratie, dénonçant les conquêtes du front populaire.

Nous pensons à celles et ceux qui ont combattu le nazisme et le régime de Vichy et qui s’étaient engagés au risque physique qu’ils prenaient jusqu’au martyr et jusqu’à la mort, en affirmant que le pire n’est pas forcément derrière nous.

Nous avons fait ce choix parce que nous disons stop à la montée en puissance des régimes autoritaires et des dictatures et que nous appelons à nous mobiliser et à agir contre les extrêmes-droites.

En France, l’Etat de droit, qui était déjà fragile, recule par étapes. Depuis plusieurs années, les garanties dont toutes personnes bénéficient diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, la rue n’est plus écoutée, les contrôles judiciaires sont affaiblis laissant le champ libre aux pratiques autoritaires.  

Avec le projet de loi « permis de tuer » instituant la présomption de légitime défense et une sorte de présomption d’usage légitime de leurs armes pour les policiers et les gendarmes ne constitue pas une simple mesure sécuritaire de plus, mais marque une rupture en légalisant une volonté de gouverner par la force et de ne plus préserver les citoyennes et citoyens des abus, de l’arbitraire et des ingérences.

Depuis les dernières élections municipales, la liste des décisions des communes dirigées par le RN et ses alliés, portant atteinte aux droits et aux libertés, s’allonge au fil des semaines. Dans ces communes, les extrêmes-droites remettent en cause les libertés d’association, d’expression, de création et syndicales, s’en prennent à la laïcité, mettent sous surveillance les personnes et tiennent des positions à caractère discriminatoire et raciste ainsi que des discours de haine contraires aux droits fondamentaux.

La droite n’hésite pas à prendre le pas et à rejoindre les thèses des extrêmes-droites pour s’affranchir des principes issus de la déclaration des droits de l’homme et des conventions européennes et ouvrir la voie pour changer la nature même de la démocratie afin d’aller vers un régime autoritaire, sécuritaire, raciste et antisocial.

Le maire de Troyes s’inscrit dans cette logique pour amener les françaises et les français à s’habituer à ce que leurs libertés soient progressivement détricotées par touches successives pour que la purge soit indolore.

Ainsi, François Baroin, au motif de protéger les mineurs a pris le 17 juin un arrêté municipal pour interdire aux mineurs le centre-ville de Troyes à partir de 22h30.

Parce qu’on ne protège pas les jeunes en rognant sur leurs libertés et en portant atteinte à leurs droits et à leur vie privée, la LDH, avec le soutien des élus de gauche, a saisi le tribunal administratif en référé liberté et a obtenu la suspension de cet arrêté couvre-feu qui ne disait pas son nom ainsi que la prise en charge de ses frais d’avocat, reconnaissant l’illégalité de la position de François Baroin. Cet arrêté était avant tout une opération de communication et, à la publication de la décision du juge, François Baroin n’a pas hésité à travestir la vérité pour ne pas perdre, du haut de sa superbe, la face et reconnaître publiquement que son arrêté avait été taclé alors que son adjoint à la sécurité avait déclaré qu’il était juridiquement parfait. 

Une posture qui a démontré une nouvelle fois que le maire de Troyes fait prévaloir une politique répressive et punitive au détriment d’actions de prévention et d’éducation.

Une posture consistant à banaliser les agissements des extrêmes-droites comme l’ont montré en avril l’accueil complice qu’il avait réservé au canon français et sa visite amicale qu’il avait accordée aux convives des agapes idenditaires. 

Rien n’est joué. Rien n’est perdu.

Cuire ou agir: nous avons choisi d’agir et nous restons mobilisés.



Observatoire des expulsions des lieux de vie informels

Rapport 2025 de l’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels : retour sur 7 ans de politique d’expulsion systématique.

L’Observatoire des expulsions de lieux de vie informels publie son 7ème rapport annuel. En 2025, il a recensé 1 240 expulsions sur le territoire national : 632 sur le littoral nord et 608 sur les autres départements. Derrière ces chiffres, ce sont 77 099 personnes qui ont été concernées par ces expulsions aux conséquences désastreuses sur les personnes : violations de droits, violences, détérioration des conditions de vie, dégradation de l’état de santé, rupture de scolarité.

Constat alarmant des pratiques publiques relatives aux expulsions de lieux de vie informels. La situation, déjà délétère, continue de se dégrader:

  • La part d’expulsions sans fondement légal n’a jamais été aussi élevée et a presque triplé en sept ans, passant de 19 % en 2019 à 53 % en 2025 ;
  • 93 % des expulsions ne sont précédées d’aucun diagnostic social ;
  • Dans 88 % des cas, les biens des habitantes et habitants sont saisis et/ou détruits ;
  • Les remises à la rue restent écrasantes après une expulsion : dans 92 % des expulsions, une partie ou l’ensemble des personnes ne se voient proposer aucune solution d’hébergement ou de logement ;
  • Un tiers des expulsions a eu lieu pendant la période de trêve hivernale. 

Enfin, ce rapport met également l’accent sur des bonnes pratiques et alternatives qui existent sur le territoire national ainsi que sur les leviers actionnables par les pouvoirs publics afin d’œuvrer en faveur des droits et de la dignité des habitants de lieux de vie informels, comme l’ouverture de lieux d’hébergement provisoires ou la mobilisation du foncier vacant. 

NF

« Les papiers des sans-papiers »

Un livre de Philippe Artières
Dans les archives du Gisti

Philippe Artières s’est plongé dans les archives de la permanence juridique du Gisti, aujourd’hui conservées à la Contemporaine (Nanterre), qui rassemblent les courriers des demandes d’aide adressés au Gisti entre 1993 et 2011.

S’emparer de cette archive du Gisti renvoie à un pan de l’histoire des politiques migratoires en France. Elle est une manifestation flagrante de l’injuste condition des personnes étrangères sollicitant un conseil juridique, se trouvant de fait en situation de précarité devant un appareil législatif qui accumule sans cesse de nouvelles dispositions. Face aux règles bureaucratiques et à la complexité des lois successives, les auteurs et autrices des lettres sont ainsi autant de sujets de droits et incarnent une situation ordinaire des étrangères et des étrangers. Qu’elles et ils fuient la persécution dans leurs pays d’origine ou résident en France depuis bien longtemps, parfois y ayant forgé leurs vies de travailleurs ou d’étudiants, de parents et grands-parents, d’amoureux… toutes et tous se trouvent soudainement « irréguliers » ou risquent de le devenir.

Philippe Artières met ainsi en évidence la puissance de l’écrit et des « papiers » face au cours de la vie et aux subjectivités. « Sans papiers », ces personnes étrangères ou immigrées écrivent et accumulent les preuves écrites de leurs existences : une occurrence de ce que l’auteur nomme la « machine graphomaniaque ».

Le texte de Philippe Artières est suivi d’une sélection de lettres reproduites en fac-similés, d’un entretien avec des membres du Gisti et d’une chronologie qui fait écho à l’empilement de dispositions législatives en parallèle des drames contemporains du Congo, d’Haïti, de la guerre civile en Algérie… On lit aussi en creux la longue histoire coloniale et les nombreuses familles qui en sont issues.

À la demande de Philippe Artières, les droits d’auteur de ce livre seront entièrement reversés au Gisti.

Septembre 2026, éd. Anamosa, 144 pages, 19 € + frais d’envoi

Philippe Artières est historien du contemporain. Directeur de recherches au CNRS, membre de l’Iris de l’EHESS à Paris-Condorcet, il est l’auteur de nombreux ouvrages. Il a en particulier co-dirigé avec Michelle Zancarini-Fournel, 68, une histoire collective (La Découverte, 2008 /2018), coordonné La Révolte de la prison de Nancy # 15 janvier 1972 (Le Point du Jour, 2013), Attica USA 1971 (Le Point du Jour, 2017) et écrit Le Peuple du Larzac . Une histoire de crânes, sorcières, croisés, paysans, prisonniers, soldats, ouvrières, militants, touristes et brebis (La Découverte, 2019), La Mine en procès. Fouquières-lès-Lens 1970 (Anamosa, 2023), et À bout portant. Versailles 1972 (Verticales, 2024).



NF

Esclavage moderne

Alizée Delpierre : « La dégradation des conditions d’existence des immigrés favorise les situations d’esclavage »


Souvent immigrées et sans papiers, les victimes d’esclavage moderne sont reléguées dans des marges dont il est difficile de s’extraire. Entretien avec la sociologue Alizée Delpierre, qui a enquêté sur le phénomène.

Naïri Nahapétian, le 19 septembre 2026

Après Servir les riches (La Découverte, 2022), sur les domestiques des très grandes fortunes, la sociologue Alizée Delpierre propose dans Comme des esclaves (La Découverte, 2026) une enquête de terrain sur l’esclavage moderne.

Pour cela, elle a compulsé les dossiers constitués depuis plus de trente ans par le Comité contre l’esclavage moderne, qui accompagne les victimes et donne la parole à celles-ci, mais aussi à un certain nombre d’exploiteurs afin d’analyser leurs discours.

Les victimes de la traite par le travail sont le plus souvent immigrées, étrangères, et en situation irrégulière, rappelle-t-elle, tout en pointant la responsabilité de l’Etat dans leur précarisation. Son livre, comme cet entretien, se termine sur une note optimiste consacrée au rôle libérateur des sciences sociales.

 » En France, il existe un esclavage qui se caractérise par des rapports que je qualifie de surexploitation, consistant tout d’abord en la mise au travail quasi-illimitée des corps, jusqu’à 18 ou 20 heures par jour. Cela s’accompagne souvent d’une absence de rémunération ou d’une rémunération très faible, sans rapport avec le nombre d’heures de travail effectuées. Par ailleurs, l’accès à l’eau, à l’hébergement, à l’hygiène et à la nourriture est contrôlé par « l’employeur » et souvent très restreint. »


NF

Contre la loi »permis de tuer », défendons le droit et la justice


Appel à rassemblements le 20 septembre 2026 partout en France

La proposition de loi (PPL) « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » amendée par Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, crée une présomption de légalité des tirs et inverse la charge de la preuve : l’usage de leur arme à feu par les forces de l’ordre sera considéré, a priori, comme étant légal, c’est-à-dire c’est-à-dire absolument nécessaire et strictement proportionné. 

Cette PPL, qui donne le signal d’un quasi-permis de tuer aux forces de l’ordre, doit être fermement rejetée !

Comment agir ?

Interpellez vos sénatrices et vos sénateurs en quelques clics

La proposition de loi doit être votée prochainement au Sénat. Les parlementaires sont extrêmement attentifs aux messages qui proviennent directement de leurs électrices et électeurs. Ils ont le pouvoir de stopper ce texte. Interpellez-les maintenant pour exiger le rejet ferme de cette proposition de loi.

« La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre est une vraie rupture dans l’Etat de droit. Ca leur donne un permis de tuer, puisqu’ils savent par avance qu’ils seront en totale impunité.Nathalie Tehio, présidente de la LDH. »

La LDH n’a de cesse de rappeler que, dans tous les cas, l’emploi des armes par les policiers doit être conditionné à une situation d’immédiateté, d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité, c’est-à-dire en cas de risque grave et imminent pour leur vie, leur intégrité physique ou celle d’autrui.

Le dernier espoir de la droite : se radicaliser





Celui qui s’est de tout temps prétendu l’héritier du chiraquisme est en train de virer très très à droite. Ses 5 conseillers RN sont-ils contagieux ?

Rappelons que Chirac fut Premier ministre de 1974 à 1976, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, d’un gouvernement fort peu conservateur non seulement sur les questions « sociétales » (IVG, majorité à 18 ans, divorce par consentement mutuel) mais aussi dans sa politique sociale (relèvement des retraites, indemnisation généreuse des chômeurs, etc…)

En septembre 2019, Les Echos faisaient du chiraquisme une vertu.

  •  Après la crise des « gilets jaunes », le chiraquisme a changé de page au dictionnaire des synonymes. Il est plus souvent accolé à « proximité » et « écoute » qu’à « immobilisme ». Les Echos — Quand le chiraquisme devient vertu



Inutile de revenir trop longuement sur le virage à 90 degrés pris depuis peu par François Baroin. Il viserait la présidentielle qu’il ne s’y prendrait pas autrement. La campagne électorale s’annonce déjà particulièrement droitière, voire extrême droitière.

Il n’est pas difficile de s’en convaincre en se rappelant ses arrêtés municipaux récents qui s’en prenaient aux libertés publiques comme individuelles (interdiction du drapeau palestinien sur la voie publique, dans un premier temps, puis sur les seuls bâtiments du domaine public suite à la bronca des syndicats et organisations des forces progressistes troyennes – un référé liberté déposé par la LDH et le MRAP est toujours en cours d’examen), puis le fameux arrêté « couvre-feu » pour les mineurs, cet été, auquel  a mis fin le tribunal administratif en réponse au référé liberté déposé par la LDH.

La démocratie en apnée, la droite radicalisée.

La droite traditionnelle, dite « classique », s’est dangereusement rapprochée de l’extrême droite à l’occasion des élections municipales de mars 2026.



Porosité entre les électorats de droite et d’extrême droite.

Au lendemain des élections municipales, l’état-major du parti Les Républicains (LR) ne s’abaissera certainement pas à remercier le Rassemblement national (RN) ; mais il peut au moins remercier son électorat. C’est sans doute grâce à lui qu’il a obtenu ses plus belles victoires, à Clermont-Ferrand et à Limoges. Dans ces deux grandes villes, comme à Brest (Finistère), le maintien du candidat d’extrême droite au second tour n’a pas empêché la droite de s’imposer face à la gauche dans une triangulaire, en raison d’une désertion des voix du RN entre les deux tours.



Quand l’extrême droite s’invitait sur les listes de droite… et inversement.

La porosité entre LR et le RN s’expose de plus en plus au grand jour. Dans des dizaines de communes, on a constaté de troubles jeux d’appareil…



La droite en quête d’un nouveau souffle.

Dans la capitale, où la gauche plurielle esp[érait] bien reconquérir la mairie, la droite classique [était] en pleine déroute stratégique. Le candidat LR, un ancien ministre controversé, a dû faire face à une fronde interne après avoir laissé entendre qu’une collaboration avec l’extrême droite pourrait être envisagée en cas de score insuffisant. Mais sous la pression de la base militante et des élus locaux, il a finalement jeté l’éponge : « Nous ne pactiserons pas avec les ennemis de la République », a-t-il déclaré lors d’une réunion houleuse en présence de figures du parti.

Cette fermeté, bien que tardive, s’inscri[vai]t dans un contexte où l’électorat parisien se montr[ait] de plus en plus réticent aux compromis. Les sondages récents indiqu[ai]ent un glissement des intentions de vote vers les écologistes et la NUPES, tandis que le RN stagn[ait] autour de 15 %. Une configuration qui pouss[ait] les stratèges de LR à reconsidérer leur doctrine, au risque de perdre une partie de leur base historique.



Les municipales 2026 à peine finies, la droite se projette déjà sur la présidentielle.

Que ce soit dans les discours qui ont suivi les résultats du second tour des municipales ou dans les interviews matinales, la droite tente de tirer les leçons de ces élections pour se projeter sur l’ère post-Macron.

Le patron des LR ne manque pas de rivaux, de Laurent Wauquiez à David Lisnard en passant par Michel Barnier. Xavier Bertrand, aux rêves d’Élysée brisés par la primaire des Républicains en 2021, se verrait bien porter l’étendard de la droite.


Et pourtant, il est loin d’être exclu de voir sortir du chapeau de Retaillau un sixième ou septième lapin… De Cazeneuve à Ciotti, en passant par Dupond-Moretti : tout le monde se lève pour François Baroin.



RD

SOS d’une nature en détresse


Une cinquantaine d’organisations vont manifester ce jour devant le ministère des Finances, à Paris, avant une journée de rassemblements partout en France le 26 septembre.

Un front social écologiste qui réclame une loi d’urgence climatique, après un été de braises.

Un cri du cœur après l’été face à l’inaction climatique.


Le Haut conseil pour le climat (HCC) dans son 8ème rapport annuel, alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations et des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.



Cet été qui se termine ne fait que rappeler une chose que nous savons déjà: les conséquences du changement climatique bouleversent déjà notre quotidien et notre pays n’est pas préparé pour y faire face. 

Nous ne pouvons plus attendre et continuer de dresser des bilans mortifères et alarmants. Il est encore possible de changer les choses, des solutions existent.

L’inaction politique n’est plus une option.





NF

Non ils n’ont pas changé



De « préférence » à « priorité nationale », le RN n’a rien changé à sa proposition xénophobe (et anticonstitutionnelle)

Lors de son discours de rentrée à Hénin-Beaumont, dimanche 13 septembre, Marine Le Pen a fait de la « priorité nationale » la pierre angulaire de son projet politique.

Après avoir souhaité un bon anniversaire au président du parti, chansonnette à l’appui, elle a présenté les enjeux de l’élection à venir: un programme avec pour principal objectif la priorité nationale, idéologie façonnée par l’extrême droite depuis des décennies.


Elle a en outre remis sur le tapis la suppression de la loi SRU (qu’elle qualifiait de « stupidité » en 2022) pour libérer les communes de l’obligation de logements sociaux.
Elle critique les normes écologiques actuelles, promettant de supprimer le dispositif ZAN et les diagnostics de performance énergétique.
Elle affirme vouloir maintenir le logement social, mais avec une approche de « préférence nationale »


NF

A ne pas manquer

Mercredi 16 septembre

LA FRANCE ETERNELLE, une enquête archéologique par l’UPOP Aube



https://upopaube.over-blog.com/2026/09/la-france-eternelle-une-enquete-acheologique.html



Dimanche 20 septembre


Rassemblement populaire avec le collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites contre le « Permis de tuer ».





“Joyeuses Luttes !” – Repas partagé et journée festive aux Adelphes

  • dimanche 20 septembre 2026
  • 11:30  20:00
  • Aux Adelphes72 Avenue du Général GallieniSainte-Savine, Grand Est, 10300France (carte)
  • Google Agenda  ICS

🎉 Une journée pour se retrouver, partager… et célébrer nos luttes !

📅 Dimanche 20 septembre, les Adelphes vous donnent rendez-vous pour une journée placée sous le signe de la joie, de la convivialité et du collectif !

🍽️ 11h30 — Accueil
Venez rencontrer les bénévoles, (re)découvrir notre local et faire connaissance !

🥗 12h — Repas partagé
Ramenez ce qui vous fait plaisir et mettons tout en commun ! Parce qu’un bon moment, ça se partage aussi autour d’une table 💛

🎤 13h — Micro ouvert
Un texte à lire ? Une chanson ? Une envie de crier, rire ou partager ? Le micro est à vous !

💃 14h15 — Atelier danse
Venez danser avec Lola, vous amuser et lâcher prise ensemble !

🎨 15h — Atelier cyanotype
Découvrez cette technique d’impression avec Inès et repartez avec votre création !

🎶 16h — Chorale féministe
On écoute, on chante, on fait raisonner nos voix avec la chorale des Adelphes !

🎤 17h — Micro ouvert
Deuxième chance de prendre le micro et de faire entendre votre voix !

🎬 18h — Séance cinéma
On termine la journée avec la projection de Freaks de Tod Browning.

✨ Et tout au long de l’après-midi : expo participative de pancartes de lutte, coin fanzines & surprises ! N’hésite pas à ramener tes pancartes préférées pour les exposer

📍 Parvis de l’Art Déco à Sainte-Savine
🕦 11h30-20h
🎟️ Entrée libre


Jeudi 24 septembre 







Samedi 26 septembre : marche pour le climat, le vivant, pour la Paix, et la justice sociale à Troyes





Jeudi 8 octobre :




Samedi 10 octobre : mobilisation nationale pour la Palestine, contre le génocide à Gaza.


Dimanche 18 octobre : village associatif de la Chapelle Saint-Luc.

Les heur(t)s et malheurs des polices municipales




Vidéo. Le RN dans la tourmente après les propos racistes d’un policier municipal de Carcassonne, membre de son service d’ordre.



Après la révélation par « Midi libre » des images de la caméra-piéton d’un policier municipal de Carcassonne, membre du Rassemblement national et de son service d’ordre, le parti a annoncé son exclusion et le maire sa suspension. Une enquête judiciaire avait été ouverte en début d’année.





UNE IMAGE QUI DIT TOUT

A gauche, César R, le chef de la police municipale RN et chef de la sécurité RN qui n’aime pas les « bougnoules », « bicots », « nègres », « singes », comme il le dit dans un enregistrement.

A droite, le maire (RN) de Carcassonne, son patron, Christophe Barthès (déjà condamné pour harcèlement), celui qui arrose au jet les syndicalistes qui défendent la Bourse du travail.

Au centre, le chef : Jordan Bardella (poursuivi dans plusieurs enquêtes judiciaires).

Dans le fameux enregistrement, on les entend défendre Marcel Bigeard contre les accusations de torture dont ils menacent l’auteur de l’accusation et de rendre visite à leurs copains paras du 3e RPIma, ancien régiment de Bigeard, basé à Carcassonne.

Et puis sur le Linkedin du policier raciste en question, ses idoles : assassins et tortionnaires en Algérie, barbouzes en Afrique, Paul Aussaresses (condamné pour apologie de la torture), Bob Denard (condamné pour coups d’Etats), Pierre Chateau Jobert (condamné à mort par contumace pour avoir été un responsable de l’organisation terroriste OAS), Jean Sassi (condamné à deux ans de prison et rayé des cadres de l’armée), Bob Maloubier (agent secret)….

Le terreau du FN/RN !




En 2019, Louis Alliot, alors député RN des Pyrénées-Orientales déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à étendre les pouvoirs de la police municipale…


En 2022, Marine Le Pen Marine souhaitait rendre obligatoire la création de polices municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants.



En mars 2026, 62% des policiers municipaux étaient équipés d’une arme à feu.



Cela ne facilite pas pour autant la réforme promise par l’Etat.

Né du feuilleton à rebondissements du « Beauvau des polices municipales », le projet de loi sur l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres connaît un parcours parlementaire tumultueux. Présenté en conseil des ministres le 29 octobre 2025, il a été adopté au Sénat le 10 février 2026. Mais les chances d’un examen à l’Assemblée avant les élections présidentielles s’amoindrissent après le refus du chef du gouvernement de convoquer une session extraordinaire en septembre. 



Il y a pourtant urgence. Les municipalités RN nouvellement élues, suivies par d’autres de la droite traditionnelle, embauchent à tout va des policiers municipaux.



Bien qu’elles peinent à recruter, alors que ce fut l’un des chevaux de bataille du RN lors de la campagne des municipales de 2026. Et les offres d’emploi sont encore pléthoriques.


Pour devenir gardien-brigadier de la police municipale (catégorie C), il faut au minimum le brevet des collèges, un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent (niveau 3 ou niveau V). 



Allant jusqu’à utiliser l’argument de l’armement pour attirer les amateurs de sensations fortes.



Alors que d’autres cherchent à les désarmer.




Petite étude des effectifs des polices municipales :

  • Effectifs totaux : La France compte environ 28 000 à 28 500 agents de police municipale.
  • Communes concernées : Environ 4 600 communes sur les 36 000 que compte le pays possèdent une police municipale.
  • Répartition géographique : Le phénomène est très urbain ; l’Île-de-France concentre 17 % des agents et l’arc méditerranéen en regroupe 26 %. 



Les plus grandes polices municipales

Dans ces grandes villes, on observe de fortes disparités.

  • Paris intra muros: Plus de 2 000 agents (créée en 2021) pour 2.05 millions d’habitants  (soit 1/1025)
  • Marseille intra muros: environ 540 à 660 agents pour 895000 habitants (soit 1/1356)
  • Nice intra muros: environ 410 à 450 agents pour 357 737 (soit 1/794)
  • Toulouse intra muros: environ 390 agents pour  514 819 (soit 1/1320)
  • Lyon intra muros : environ 280 à 350 agents pour 527 000 (soit 1/1505)



Exemple local dans des communes périphériques du Grand Troyes

La Police Municipale mutualisée de Rosières, Saint-Julien-les-Villas, Saint-Parres-aux-Tertres, Pont-Sainte-Marie et Bréviandes est composée de 10 agents dont un chef de service, 8 policiers municipaux et une secrétaire.

Le bureau de la police municipale est situé dans les locaux de la mairie de Saint-Julien-les-Villas. 



Rosières-Près-Troyes : nombre d’habitants de la commune : 4414 – Superficie : 6 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1

Saint-Julien-Les-Villas : nombre d’habitants de la commune : 6801 – Superficie : 5 km 2
Nombre d’agents de police municipale : 3

Saint-Parres-Aux-Tertres : nombre d’habitants de la commune : 3136 – Superficie : 12 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1 + 1 ASVP

Pont-Sainte-Marie : nombre d’habitants de la commune : 5161 – Superficie : 4 km2
Nombre d’agents de police municipale : 2

Bréviandes : nombre d’habitants de la commune :  3 219 – superficie : 6 km2

Nombre d’agents de police municipale : 1



Si on se livre à quelques calculs, on s’aperçoit que la zone couverte par cette police mutualisée concerne 22731 habitants sur 33 km2. Soit 1 policier pour 2841 habitants (on ne compte que 8 policiers, le chef de service et la secrétaire n’étant pas a priori sur le terrain).

La moyenne en France est de 4 à 5 policiers municipaux pour 10000 habitants soit 1 pour 2000 à 2500.

Contrairement à ce qui est annoncé, les effectifs y sont donc un peu plus réduits dans ce secteur de la périphérie troyenne que dans la moyenne des villes françaises.





La police utlise de plus en plus les technologies et tout particulièrement les caméras de surveillance, qui se multiplient à une telle vitesse qu’il est impossible d’en faire le décompte. Estimation 1.5 à 2 millions (publiques et privées dont 850000 professionnelles) pour la France entière.

On note là encore de grosses disparités, Nice battant, là également, des records avec 5000 caméras publiques (soit 1/71 habitants) alors que Paris n’en compte que 4000 à 5000 (1/410 à 512 habitants).

 


Les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel depuis 2022. Relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, l’outil permet d’obtenir des informations personnelles sur 9 millions de personnes grâce à une photo prise sur le vif. Des fonctionnaires ont recours à cette pratique hors de tout cadre légal, en particulier lors de contrôles d’identité, révèle Disclose, témoignages et documents à l’appui. Jusqu’à présent, le ministère de l’Intérieur laisse faire.



Les agents de police municipale ne disposent pas des habilitations judiciaires ni des accès aux fichiers nationaux d’antécédents de la même manière que les forces de la police nationale. Les polices municipales n’ont donc aucun cadre légal pour pratiquer la reconnaissance faciale sur le terrain. Ce qui n’empêche pas l’utilisation parfois excessive par ceux-ci de leurs téléphones professionnels lors des contrôles d’identité.




Au constat du niveau des conversations des policiers municipaux s’étant eux-mêmes piégés par cette vidéo décomplexée mais très compromettante, on imagine que toute cette technologie renforcée par l’intelligence artificielle pourra sans mal relever le degré d’analyse de certains d’entre eux.

Toutefois, celle-ci n’ ayant jusqu’alors pas toujours fait ses preuves en la matière, on peut aussi redouter le pire…

Mais, ce qu’il nous faut craindre le plus, dans l’immédiat, c’est ce racisme qui devient systémique dans la police.


RD