Birmanie, contrôle sur l’information et sanglante répression contre les opposants

Le régime militaire poursuit une sanglante répression contre ses opposants avec plus de 1.250 civils tués et plus de 7.000 en détention, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale qui rapporte des cas de tortures, de viols et d’exécutions extra-judiciaires.

La presse est étranglée par la junte qui tente de renforcer son contrôle sur l’information, limitant l’accès à internet et annulant les licences des médias.

Plus de 100 journalistes ont été arrêtés depuis le putsch, selon Reporting ASEAN, une association de défense des droits, qui relève que 31 sont toujours en détention.

L’un des deux journalistes qui risquent 14 ans de prison pour avoir enquêté sur le massacre de dix musulmans rohingyas, Kyaw Soe Oo, escorté par la police au tribunal de Rangoon le 2 mai 2018. Myo Kyaw SOE / AFP

LIRE ICI

Un test ou la prison

Depuis octobre, des étrangers maintenus dans des centres de rétention administrative (CRA) ont été envoyés en prison pour avoir refusé un test PCR. Une pratique jugée « illégale » par les avocats en droit des étrangers qui dénoncent une violation « des droits fondamentaux ».

La cour du centre rétention du Mesnil Amelot, à proximité de l'aéroport de Roissy Charles-De-Gaulle en mai 2019. Crédit : InfoMigrants

« Cette mesure relève d’un détournement de la procédure pour permettre un enfermement sans fin ». « On fait comprendre aux étrangers que leur corps ne leur appartient plus. On espère les faire craquer en bafouant leurs droits fondamentaux ».

LIRE ICI

La reconnaissance du droit à un environnement sain est une étape décisive dans la bataille contre la crise climatique

L’incapacité des gouvernements à protéger la planète, et le soutien continu à des industries qui détruisent l’environnement, constituent une attaque contre les droits humains à grande échelle.

La résolution reconnaissant comme droit humain le fait de bénéficier d’un environnement sûr, propre et sain, adoptée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, est porteuse d’espoir.

Avec l’adoption de cette résolution, le Conseil des droits de l’homme a enfin reconnu que la jouissance des droits humains dépend de l’environnement dans lequel nous vivons.

LIRE ICI

Le festival des solidarités, présentation

Le Festival des Solidarités est un rendez-vous international pour promouvoir et célébrer une solidarité ouverte au monde et aux autres.

Chaque année en novembre, des associations, collectivités, établissements scolaires, structures socio-culturelles, acteurs d’économie sociale, groupes de citoyen.ne.s, etc. organisent plus de 4 400 animations conviviales et engagées pour donner aux citoyen.ne.s de tout âge l’envie d’agir pour un monde juste, solidaire et durable.

L’édition 2021 se déroulera du vendredi 12 au dimanche 28 novembre !

C’est sous le nom de La Semaine de la solidarité internationale que ce grand temps fort de mobilisation a été lancé en 1998.

En 2017, après deux ans de réflexion collective et de concertations, le nom de l’événement est devenu Festival des Solidarités. Cette évolution met en avant la nécessaire continuité entre les échelles locale et internationale, et la volonté de mettre en avant la dimension conviviale et festive des différentes formes de solidarité. 

Un festival résolument pédagogique


Au cœur de notre action : l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI), une démarche pédagogique qui permet de mieux comprendre le monde qui nous entoure, de prendre conscience des interdépendances, et de choisir d’agir pour faire évoluer les sociétés vers plus de solidarité, tout en protégeant l’environnement.

Le Festival des Solidarités est un projet porté par le CRID (Centre de Recherche et d’Information pour le Développement)

LIRE ICI

Madagascar : l’ONU craint une aggravation de la première famine au monde due au changement climatique

Madagascar est le premier pays confronté à une détresse alimentaire liée au réchauffement climatique. Et la crise de la faim qui sévit depuis plus d’un an dans le sud du pays pourrait s’aggraver dans les mois à venir, a averti mardi le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies.

ONU Info

Les personnes âgées et les enfants souffrant de malnutrition sont particulièrement vulnérables dans les régions du sud de Madagascar touchées par la sécheresse.

Les personnes âgées et les enfants souffrant de malnutrition sont particulièrement vulnérables dans les régions du sud de Madagascar touchées par la sécheresse.

Lire ICI

Prix Sakharov : Alexeï Navalny récompensé pour son combat en faveur de la démocratie



Alexeï Navalny, le célèbre opposant à Vladimir Poutine a reçu mercredi 20 octobre 2021 le prix Sakharov. Celui-ci est attribué par le Parlement européen depuis 1988 et honore les personnes ou les organisations qui œuvrent pour défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

Voir ICI

Covid-19 : les établissements scolaires pourraient bientôt connaître le statut vaccinal des élèves


AFP


Dans le cadre des débats sur le nouveau projet de loi de « vigilance sanitaire », le gouvernement a proposé un amendement permettant aux chefs d’établissements scolaires de savoir si un élève est vacciné ou non, ainsi que le résultat de son test PCR. Un texte qui questionne le secret médical.

Lire ICI et ICI

Accord UE-Mercosur : il ne s’agit pas de le sauver, mais de l’abandonner !

Communiqué et lettre ouverte dont la Ligue des Droits de l’Homme est signataire

Dans une lettre ouverte adressée à la Commission européenne et au gouvernement français, plusieurs dizaines d’organisations françaises appellent à ce que l’accord UE-Mercosur soit définitivement abandonné et à ce que la Commission et les Etats-membres mettent fin aux efforts actuellement entrepris pour tenter de le sauver.

Les Amis de la Terre FR on Twitter: "Retour sur les révélation du rapport  “Viande brésilienne et accord UE-#Mercosur” @foeeurope @reporterb ⏬… "

Ce projet d’accord entre l’UE et les pays du Mercosur va conduire à aggraver la déforestation (Amazonie, Gran Chaco, Cerrado, etc) et les violations des droits humains, accélérer la destruction des emplois et moyens de subsistance de paysan-ne-s, indigènes ou salarié-e-s des deux côtés de l’Atlantique.

Lire ICI

Nous espérons que le programme national pour les droits de l’Homme en Egypte sera autre chose qu’une plaisanterie de mauvais goût.

L’Égypte ayant annoncé le lancement d’un plan quinquennal pour les droits humains le 11 septembre dernier, Reporters sans Frontières suggère au président Sissi de libérer les 28 journalistes actuellement en détention arbitraire dans le pays s’il veut faire la preuve de la sincérité des autorités à améliorer la situation.

L’Égypte occupe la 166e place au Classement mondial de la liberté de la presse.




Lire ICI

Habiter un bidonville

Bagnolet, dans le 93, à la lisière de Paris, est un chantier permanent. De nouveaux habitants affluent en permanence, non loin d’un campement de personnes roms. Comment vivent les gens qui habitent ce bidonville ?

Photo prise sur le lieu
Comment vivent les habitant·e·s de bidonville ?
Comment habiter ces espaces de la marge, de l’entre-deux et de la précarité ?

Lire ICI

AAH : stop à la dépendance financière dans le couple

Jeudi 16 septembre 202122 organisations appellent à manifester pour la déconjugalisation de l’AAH

Plus de 50 actions prévues sur tout le territoire national

Faire une simulation du montant de l'AAH

Lire ICI

La Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie : 60 ans de plaidoyer et de protection du droit à une nationalité


L’ancien apatride Marc Eric est désormais un citoyen de Côte d’Ivoire, après la confirmation de son droit à la nationalité par une décision judiciaire.   © HCR/Mark Henley


Les efforts pour garantir le droit à une nationalité et éliminer l’apatridie sont réalisables et plus urgents que jamais, a souligné aujourd’hui le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, alors que la communauté internationale marque le 60e anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie.

Lire ICI

L’accès à l’eau, un droit humain fondamental

OXFAM

Aujourd’hui encore, des millions de personnes tombent malades ou meurent chaque jour car elles n’ont tout simplement pas accès à une eau potable. Les maladies dues à une eau insalubre et au manque d’assainissement de base tuent davantage chaque année que toutes les formes de violence, y compris la guerre.

  • 1 personne sur 3 dans le monde n’a pas accès à une eau salubre.
  • 2,3 milliards de personnes n’ont pas accès à des installations d’assainissement élémentaires, comme des toilettes ou des latrines.
  • Chaque jour, plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent d’une diarrhée causée par une eau insalubre.
  • 700 millions de personnes dans le monde pourraient être contraintes de se déplacer en raison d’une aggravation de la pénurie d’eau d’ici à 2030.
  • Dans le monde, plus de 80% des eaux usées sont déversées dans la nature sans être traitées.

Travail des femmes

Donner accès à l’eau potable au plus grand nombre, c’est aussi lutter contre les inégalités femmes-hommes et soutenir l’autonomisation et le respect des droits des femmes. Aller chercher de l’eau, à des kilomètres ou attendre des heures durant, revient essentiellement aux femmes à travers le monde. Alléger cette tâche domestique, c’est améliorer les conditions de vies de millions de femmes, et soutenir l’égalité de genre.

Combattre les épidémies

L’accès à l’eau potable est une condition indispensable pour lutter contre la propagation d’épidémies.

Se laver les mains avec du savon est la manière la plus efficace d’éviter les diarrhées et les infections des voies respiratoires (bien plus que le traitement de l’eau ou un assainissement sûr). La pandémie de COVID-19 l’a rappelé au monde entier : le premier geste pour lutter contre une épidémie est le lavage de main. Encore faut-il avoir accès à de l’eau propre et à du savon.

Oxfam a introduit une série de standards minimums dans tous les programmes de santé publique, notamment des installations de lavage des mains largement disponibles au niveau des latrines (stations de lavage de main « sans contact », grâce à l’activation de pédales), ainsi que le suivi de la compréhension des pratiques de lavage des mains.

Au Bangladesh, dans le camp de réfugiés Rohingyas de Cox Bazar, Oxfam a installé de nouvelles formes de stations de lavage de main, pour permettre d'éviter les contacts et promouvoir les pratiques d'hygiène nécessaires pour endiguer l'épidémie de Covid-19. Crédit : Fabeha Monir / Oxfam
Au Bangladesh, dans le camp de réfugiés Rohingyas de Cox Bazar, Oxfam a installé de nouvelles formes de stations de lavage de main, pour permettre d’éviter les contacts et promouvoir les pratiques d’hygiène nécessaires pour endiguer l’épidémie de Covid-19.

Pour certaines personnes, l’accès à l’eau n’est pas seulement un luxe, c’est un but qui semble inatteignable. Une partie essentielle du travail humanitaire consiste à fournir de l’eau potable et des installations sanitaires aux personnes vulnérables qui en ont besoin. Et cela commence par la recherche constante d’idées innovantes qui fonctionnent dans l’immédiat et peuvent résister à l’épreuve du temps. Dans certaines zones du monde, assurer l’accès à l’eau potable relève d’un défi logistique !

Pour exemple, bien que la République Démocratique du Congo (RDC) soit un des pays d’Afrique les plus riches en eau, des millions de personnes dans le pays n’ont toujours pas accès à une eau salubre. Le territoire de Fizi, dans la région du Sud Kivu, est l’un des endroits les plus inaccessibles de la RDC. La croissance de la population a fait peser une pression supplémentaire sur les rares installations d’eau présentes dans la région.

Oxfam a commencé à construire un système d’approvisionnement en eau par gravité d’une longueur de plus de 100 kilomètres, qui s’alimente auprès d’une source fluviale dans la chaîne des monts Mitumba. Il s’agirait de l’une des plus longues conduites d’eau jamais installée par une ONG. Une fois terminée, elle fournira de l’eau potable à plus de 80 000 personnes dans les quatre principales villes d’accueil environnantes.

Accès à une eau salubre

Le moyen le plus rapide et le plus efficace de fournir de l’eau potable est de la purifier, par un système d’épuration des eaux appelé SkyHydrant, qui transforme les eaux souterraines en eau potable, sans électricité ni produits chimiques. Une unité permet de produire 1 200 litres d’eau potable par heure à partir d’un puits et de desservir environ 500 personnes par jour.

Les bidons LifeSaver permettent de transformer l’eau la plus sale en eau potable grâce à une pompe à main intégrée. Comme ces bidons sont pratiques et légers, ils peuvent facilement être transportés jusqu’aux zones difficiles d’accès et ainsi sauver des vies.

Ana et Dutcha récupèrent des cubes "LifeSavers", permettant de filtrer l'eau, après le passage du cyclone Idai au Mozambique.
Ana et Dutcha récupèrent des cubes « LifeSavers », permettant de filtrer l’eau, après le passage du cyclone Idai au Mozambique.

Le bilan humain d’une eau insalubre, d’un assainissement insuffisant et de mauvaises pratiques d’hygiène a été plus lourd au cours du siècle dernier que pour toute autre cause de mortalité, et c’est encore le cas dans nombre de pays.

Il s’agit donc de l’un des enjeux sanitaires les plus pressants.

Tunisie : La concentration des pouvoirs entre les mains du président menace les droits


Le président tunisien Kaïs Saïed, lors de la cérémonie de prestation de serment au siège du Parlement au Bardo, dans la banlieue de Tunis, le 23 octobre 2019.   © 2019 Nicolas Fauque/Images de Tunisie/Abaca/Sipa USA via AP Images


Ce geste dangereux prend appui sur une certaine frustration de la population.


Lire ICI

Myanmar : Les tribunaux de la junte ont prononcé 65 condamnations à mort


Une rangée de policiers, soutenus par des militaires dans des véhicules, étaient déployés devant une barrière routière à Mandalay, au Myanmar, le 19 février 2021. © 2021 AP Photo


Des procès à huis clos devant des tribunaux militaires violent le droit à des procédures équitables.


Lire ICI

L’invisibilisation des migrants porte atteinte à leurs droits fondamentaux, selon la Défenseure des droits

Un campement le long du canal Saint-Denis au nord de Paris, en 2019. Image d’illustration. Crédit : Solidarité migrants Wilson


Dans un communiqué publié jeudi, la Défenseure des droits et le président du Comité consultatif national d’éthique alertent sur l’invisibilisation des personnes exilées en Ile-de-France. Malgré les récentes mises à l’abri, les atteintes aux droits fondamentaux persistent, selon eux.


Lire ICI

Les droits fondamentaux se détériorent en Europe

Le Parlement européen a adopté ce matin un texte relatif à la situation des droits fondamentaux dans l’UE.

Le texte, entre autres:

– souligne que les personnes issues des groupes défavorisés ont davantage été touchées par l’austérité, et appelle à des politiques économiques qui prennent en compte les normes sociales;

– condamne « la régression orchestrée » de l’égalité des genres, des droits des femmes, et des droits en matière de santé sexuelle et génésique, ainsi que la violence à l’égard des femmes sous toutes ses formes;

– souligne que l’utilisation des discours de haine est devenue de plus en plus la norme et que différentes formes de racisme sont exprimées non plus seulement par des extrémistes mais également par des dirigeants politiques et des membres de gouvernements;

– condamne les attaques visant la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias, ainsi que les journalistes;

– exprime sa vive inquiétude quant aux refoulement violent de réfugiés et à la situation humanitaire dans les zones d’urgence migratoire;

– critique les efforts de certains gouvernements visant à affaiblir la séparation des pouvoirs et l’indépendance du pouvoir judiciaire; et

– appelle les États membres à s’abstenir d’adopter des lois restrictives sur la liberté de réunion et condamne les interventions violentes et disproportionnées.


Le texte complet à télécharger ICI