Appel à rassemblements le 20 septembre 2026 partout en France

La proposition de loi (PPL) « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre » amendée par Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, crée une présomption de légalité des tirs et inverse la charge de la preuve : l’usage de leur arme à feu par les forces de l’ordre sera considéré, a priori, comme étant légal, c’est-à-dire c’est-à-dire absolument nécessaire et strictement proportionné. 

Cette PPL, qui donne le signal d’un quasi-permis de tuer aux forces de l’ordre, doit être fermement rejetée !

Comment agir ?

Interpellez vos sénatrices et vos sénateurs en quelques clics

La proposition de loi doit être votée prochainement au Sénat. Les parlementaires sont extrêmement attentifs aux messages qui proviennent directement de leurs électrices et électeurs. Ils ont le pouvoir de stopper ce texte. Interpellez-les maintenant pour exiger le rejet ferme de cette proposition de loi.

« La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre est une vraie rupture dans l’Etat de droit. Ca leur donne un permis de tuer, puisqu’ils savent par avance qu’ils seront en totale impunité.Nathalie Tehio, présidente de la LDH. »

La LDH n’a de cesse de rappeler que, dans tous les cas, l’emploi des armes par les policiers doit être conditionné à une situation d’immédiateté, d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité, c’est-à-dire en cas de risque grave et imminent pour leur vie, leur intégrité physique ou celle d’autrui.

Violences en mer


SOS Méditerranée alerte sur la hausse des violences en mer contre les migrants et les navires de sauvetage.

Secourus en haute mer par l’ONG française, des rescapés témoignent d’un cycle de violences sans fin depuis leurs pays d’origine jusqu’à la Méditerranée.

« Des bateaux ont été observés procédant à des interceptions violentes, notamment en percutant délibérément des embarcations transportant des personnes en détresse et en effectuant des manœuvres mettant leur vie en danger ».

En août, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) annonçait que le nombre de décès de migrants en Méditerranée centrale avait fortement augmenté, alors que le nombre de migrants est en baisse en raison de politiques européennes plus strictes.



SOS d’une nature en détresse


Une cinquantaine d’organisations vont manifester ce jour devant le ministère des Finances, à Paris, avant une journée de rassemblements partout en France le 26 septembre.

Un front social écologiste qui réclame une loi d’urgence climatique, après un été de braises.

Un cri du cœur après l’été face à l’inaction climatique.


Le Haut conseil pour le climat (HCC) dans son 8ème rapport annuel, alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations et des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.



Cet été qui se termine ne fait que rappeler une chose que nous savons déjà: les conséquences du changement climatique bouleversent déjà notre quotidien et notre pays n’est pas préparé pour y faire face. 

Nous ne pouvons plus attendre et continuer de dresser des bilans mortifères et alarmants. Il est encore possible de changer les choses, des solutions existent.

L’inaction politique n’est plus une option.





NF

Non ils n’ont pas changé



De « préférence » à « priorité nationale », le RN n’a rien changé à sa proposition xénophobe (et anticonstitutionnelle)

Lors de son discours de rentrée à Hénin-Beaumont, dimanche 13 septembre, Marine Le Pen a fait de la « priorité nationale » la pierre angulaire de son projet politique.

Après avoir souhaité un bon anniversaire au président du parti, chansonnette à l’appui, elle a présenté les enjeux de l’élection à venir: un programme avec pour principal objectif la priorité nationale, idéologie façonnée par l’extrême droite depuis des décennies.


Elle a en outre remis sur le tapis la suppression de la loi SRU (qu’elle qualifiait de « stupidité » en 2022) pour libérer les communes de l’obligation de logements sociaux.
Elle critique les normes écologiques actuelles, promettant de supprimer le dispositif ZAN et les diagnostics de performance énergétique.
Elle affirme vouloir maintenir le logement social, mais avec une approche de « préférence nationale »


NF

Loi Duplomb, pas de nouvelle délibération

Quelques minutes après la décision du Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat avait fait savoir qu’il entendait promulguer rapidement la loi Duplomb, écartant toute nouvelle délibération du Parlement. La réintroduction à titre dérogatoire de l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, a cristallisé la contestation contre la loi Duplomb. Son retour était réclamé par certains producteurs de betteraves et de noisettes pour lutter contre les ravageurs.

Ceci malgré aussi un vaste mouvement de protestation, y compris au sein du monde scientifique. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures. Les néonicotinoïdes « ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux », et « induisent des risques pour la santé humaine ».

https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/08/12/loi-duplomb-emmanuel-macron-promulgue-le-texte-apres-la-censure-partielle-du-conseil-constitutionnel_6628316_823448.html

Inégaux face à la canicule

Que ce soit pour le logement, pour la santé ou même pour les violences, plusieurs études montrent que la chaleur fait ressortir les inégalités dans la société française.

 « Il faut bien avoir en tête que le revenu est le premier facteur d’inégalité face à la chaleur », souligne Amandine Richaud-Crambes, ingénieure urbaniste au service Organisations urbaines de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). 

« Le niveau de vie est un élément déterminant pour son confort au sein du logement », poursuit-elle, appelant à prendre un compte le phénomène de bouilloires thermiques. Les chiffres de l’Ademe montrent que 37 % des foyers modestes souffrent de la chaleur, contre 18 % des plus favorisés.

« On est vraiment sur quelque chose qui tue, on n’est pas seulement sur de l’inconfort », assène l’épidémiologiste Kévin Jean, professeur junior en Santé et Changement Globaux à l’ENS-PS, rappelant qu’une première vague de chaleur, fin juin, début juillet, a provoqué un excès de 500 décès sur une dizaine de jours, selon Santé publique France.

L’épidémiologiste note également une augmentation des violences lorsque le mercure grimpe. « On sait qu’avec chaque degré de température, les troubles de santé mentale augmentent, les troubles de l’humeur, des troubles anxieux, même la schizophrénie augmente avec la chaleur ».

Pour l’architecte Éric Daniel-Lacombe, « la grande question, c’est celle du refroidissement et finalement l’inégalité dépend de votre accès au refroidissement ». Il estime que l’eau est la grande oubliée: « Si vous regardez les forces puissantes, les forces riches, sont toujours à capter l’eau alors que les personnes modestes n’y ont pas accès directement ».

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-mardi-12-aout-2025-7960832?at_medium=newsletter&at_campaign=inter_quoti_edito&at_chaine=france_inter&at_date=2025-08-12&at_position=1

Famine à Gaza 

L’aide humanitaire fait défaut dans la bande de Gaza et de nombreuses personnes souffrent de malnutrition. Une crise humanitaire que dénonce Karin Huster, infirmière et responsable des activités médicales à Gaza pour Médecins sans frontières.

« Personne n’a jamais vu ça », affirme, lundi 11 août, sur France Inter, Karin Huster, infirmière et responsable des activités médicales à Gaza pour Médecins sans frontières. Elle s’est déjà rendue à trois reprises dans l’enclave palestinienne depuis le début de la guerre et prévoit d’y retourner en septembre. « Tous mes collègues qui ont des expériences humanitaires n’ont jamais vu ça », insiste Karin Huster. Selon l’ONU, plus de deux millions de Palestiniens assiégés sont menacés d’une « famine généralisée ».

Écarts de salaires

Inégalités : pourquoi, en 2025, les femmes continuent d’être moins payées que les hommes ?

« Comment on continue de moins payer les femmes en toute bonne conscience ».

D’où vient cette certitude décomplexée qu’un salaire de femme devrait être plus faible qu’un salaire d’homme, pour un travail identique ?

 Ça prend racine dans l’invisibilisation du travail des femmes. Les femmes n’appartiennent au salariat qu’à partir du début du 20e siècle. Avec cette idée que « le salaire féminin » n’est pas le revenu principal du ménage, mais un revenu complémentaire.

« À travail égal », une femme ne peut pas être payée complètement comme un homme. Des négociations dans les conventions collectives, entre 1905 et 1945, ont conduit à appliquer des décotes de 10 % ou 20 % en fonction du genre. C’est ce qu’on appelle « le salaire féminin ».

Des gens se sont mis autour d’une table pour s’accorder sur le rabais à appliquer sur le boulot des femmes..


Les Israéliens dans la rue



A Jérusalem, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant les bureaux du Premier ministre pour réclamer la fin de la guerre à Gaza. « Israël a perdu sa boussole morale », se désole l’un d’eux. Tous se disent aussi inquiets pour les otages encore retenus par le Hamas.

Ils dénoncent une escalade militaire inutile, craignent pour les otages et accusent le Premier ministre de sacrifier des vies pour sa survie politique.

Cette mobilisation révèle une fracture profonde au sein de la société israélienne et soulève des questions cruciales sur les conséquences humanitaires, politiques et sécuritaires d’une occupation prolongée de Gaza.

Retailleau et le Conseil constitutionnel

Les Sages ont censuré un texte LR, très soutenu par le ministre, pour allonger la durée maximale de certains étrangers en centre de rétention administrative.

Ils ont estimé que le texte, porté par une sénatrice LR, pour allonger de 90 à 210 la durée maximale en CRA des étrangers condamnés pour des faits graves ou présentant un risque majeur pour l’ordre public était contraire à la Constitution et au principe qui veut que « nul ne peut être arbitrairement détenu ».

Retailleau n’a pas digéré cette décision du Conseil constitutionnel !

Outre la décision de censurer l’article phare de la loi Duplomb, que son parti Les Républicains soutenait, le ministre de l’Intérieur s’est vu infliger un camouflet par les Sages. Un désaveu qu’il n’entend pas laisser passer.

Offensive terrestre sur ce qui reste de la bande de Gaza 

Benyamin Nétanyahou « entend reprendre la main en montrant que, de toute façon, c’est lui seul qui décidera du sort de Gaza ».

« Ajouter cette offensive terrestre sur ce qui reste de la bande de Gaza est une catastrophe absolue au-delà de tout ce que l’on peut dire », affirme, vendredi, sur France Inter, Agnès Levallois, vice-présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO). Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi un plan présenté par Benyamin Nétanyahou pour « vaincre » le Hamas et « prendre le contrôle » de la ville de Gaza.

« Israël contrôle 75% de cette bande de Gaza et les plus de deux millions de Palestiniens qui y habitent sont parqués aujourd’hui dans quelques zones », rappelle la spécialiste du Moyen-Orient. « Avec cette opération qui se prépare, ça va être un million de personnes qui vont devoir partir pour aller où ? »« Sur un territoire complètement dévasté, détruit, donc cette annonce est absolument ahurissante en termes de conséquences sur une population déjà complètement anéantie ».

Un nouveau texte Duplomb ?

Décision du Conseil constitutionnel: les juges ont jugé que la réintroduction du pesticide, de la famille des néonicotinoïdes, était contraire à la Charte de l’environnement«Faute d’encadrement suffisant», cette mesure est contraire au «cadre défini par sa jurisprudence, découlant de la Charte de l’environnement», peut-on lire dans leur communiqué.


Ils rappellent que les néonicotinoïdes «ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux» et «induisent des risques pour la santé humaine».

Mais après cette censure, le sénateur Duplomb n’exclut pas un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, argumentant que «en fait, [le Conseil constitutionnel] nous donne les éléments qui pourraient permettre, avec un nouveau texte, de trouver des solutions pour pouvoir peut-être réintroduire» l’acétamipride. «Il reste encore du temps pour examiner ce qui va se passer, comment nous allons pouvoir le faire», a ajouté Laurent Duplomb !

80 ans après

Bombardement atomique des villes d’Hiroshima et de Nagasaki, août 1945.

Les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques pulvérisaient les villes de Hiroshima et Nagasaki, au Japon. Selon le Comité international de la Croix-Rouge, plus de 220 000 personnes ont été tuées, dont près de 38 000 enfants, entre ces deux dates et la fin de l’année 1945. D’autres ont survécu, mais au prix de maladies, de traumatismes, d’exclusion sociale ou de fausses couches à répétition. Leur mémoire, incarnée par les hibakusha (le terme utilisé au Japon pour désigner les victimes et survivant·es de ces deux tragédies), est aujourd’hui piétinée par les logiques guerrières qui regagnent du terrain, y compris dans les États dits démocratiques.

En testant leurs armes avec plus de 2 000 explosions à travers le monde, les neuf puissances nucléaires ont ainsi fait de nombreuses victimes qui attendent toujours d’être reconnues comme hibakusha.

En France, il a fallu attendre janvier 2010 pour qu’une loi de reconnaissance et d’indemnisation des victimes résidant en métropole, en Polynésie et en Algérie soit adoptée. Entre 2010 et 2023, seulement 1026 personnes ont été indemnisées, tandis qu’au Japon les victimes des retombées des explosions de Hiroshima et Nagasaki peinent encore à se faire reconnaître.

« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison. »Albert Camus, le 8 août 1945, extrait de l’édito du journal Combat

Plus de bébés de souche européenne 

« Avoir plus de bébés de souche européenne » : le projet nataliste d’extrême droite du milliardaire Stérin

Au cours d’une conférence organisée par des catholiques intégristes, le milliardaire a dit que « son action prioritaire en France » était de stimuler une politique nataliste chrétienne et « de souche européenne ».

L’homme d’affaires à la tête du Fonds du bien commun entend « agir en chrétien pour le bien commun ».

« Il faut  faire en sorte que ces bébés soient baptisés ou sinon d’évangéliser de façon plus globale « , a-t-il asséné, avant d’élargir :  » Il ne s’agit pas seulement d’évangéliser les bébés, mais également d’évangéliser tous ceux qui ne sont pas catholiques, ou d’anciens catholiques. « 

Fervent catholique, le milliardaire ne cache pas son ambition de « contribuer à la promotion du Christ et à la défense et développement de [son] pays, la France « .

Source

Journée pour la paix

Femmes à la plage

Droit des femmes en Syrie : le burkini ou les vêtements couvrants rendus obligatoires à la plage

Le début d’une grande campagne rétrograde ?

Ce mardi 10 juin, les autorités syriennes ont demandé aux femmes de porter le burkini ou des vêtements couvrant le corps sur les plages publiques.

Peu de femmes se mettaient déjà en maillot de bain sur les plages publiques. Dans «l’intérêt général», le ministère demande aux femmes se rendant sur les plages de «porter un burkini ou des vêtements de bain couvrant davantage le corps», selon le communiqué. Hors des zones de baignade, elles doivent porter un vêtement ample et les hommes ne doivent pas circuler torse nu.

En outre, le ministère souligne qu’il est nécessaire de porter dans les lieux publics «des vêtements amples et de couvrir les épaules et les genoux», et d’éviter «les vêtements transparents ou très serrés».

Droit des femmes en Syrie : le burkini ou les vêtements couvrants rendus obligatoires à la plage

Convois humanitaires vers Gaza

L’Égypte laissera-t-elle passer vers Gaza le convoi propalestinien parti du Maghreb ?

Des milliers de militants propalestiniens tunisiens, rejoints par des Algériens et d’autres Maghrébins, se sont réunis à Tunis lundi 9 juin au petit matin, sur l’avenue Mohamed-V, point de départ de la caravane “Soumoud”, dont l’ambition est d’entrer dans la bande de Gaza par la voie terrestre, rapporte le site d’information tunisien Kapitalis.

Les images sont spectaculaires : des milliers de personnes arborant des drapeaux palestiniens ont traversé toute la Tunisie jusqu’au sud du pays pour franchir la frontière libyenne mardi 10. Ils espèrent entrer en Égypte, pays limitrophe de la bande de Gaza, et casser le blocus de l’enclave palestinienne imposé par Israël.

Une caravane terrestre de solidarité, baptisée “Soumoud” (“Résilience”), est partie lundi 9 juin de Tunis avec pour objectif de rallier la bande de Gaza. Le convoi, organisé par des mouvements propalestiniens, espère casser le blocus israélien de l’enclave palestinienne depuis la frontière de l’Égypte. Mais Le Caire semble mal à l’aise face à la situation.

Les militants doivent parcourir au total 3 200 kilomètres.

L’opération s’inscrit dans une coordination internationale avec d’autres convois humanitaires venant de 32 pays, par voie terrestre.

Courrier international

Reconsidérer les politiques d’immigration restrictives

https://www.infomigrants.net/fr/post/64850/allemagne–la-politique-migratoire-de-refoulement-est-contreproductive-selon-un-rapport

Un nouveau rapport sur les migrations dans le monde appelle le gouvernement allemand à reconsidérer ses politiques d’immigration restrictives, notamment les contrôles aux frontières. « Lorsque un migrant est refoulé », il ne rebrousse pas chemin, « il réessaie encore et encore, jusqu’à ce qu’il arrive dans le pays », estime Franck Düvell, chercheur en migration à l’université d’Osnabrück.

« Les politiques allemandes à l’égard des réfugiés ne sont pas adaptées aux défis mondiaux actuels », estime Benjamin Etzold, qui a récemment présenté le « Rapport mondial sur les déplacements forcés », coécrit avec le Centre international d’études sur les conflits de Bonn (BICC).

Les contrôles aux frontières ont-ils un effet dissuasif ?

Renforcer les contrôles aux frontières et décider de refouler certains demandeurs d’asile est une mesure dont l’efficacité est largement surestimée, assure Benjamin Etzold.

« Chaque fois qu’une route est fermée, il en existe une autre pas loin. Elle peut être plus dangereuse, mais elle sera plus fréquemment utilisée », observe Franck Düvell. C’est précisément ce phénomène qui permet aux trafiquants d’êtres humains de se présenter comme l’unique solution aux yeux des personnes migrantes.

Les réseaux de passeurs en profitent

Les passeurs se spécialisent ainsi dans les nouvelles voies de migration irrégulière, souvent plus risquées.

« Il peut s’agir de l’utilisation de faux documents, de cacher des personnes dans des camions ou de bateaux qui ne sont pas en état de naviguer », explique Franck Düvell. « C’est l’effet secondaire indésirable que nous constatons régulièrement avec de telles mesures ».

Petra Bendel, de l’université d’Erlangen-Nuremberg, qui a également participé à la rédaction du rapport, craint que l’Allemagne n’enfreigne la loi en refoulant des personnes à la frontière. Le droit d’asile est protégé à la fois par la constitution allemande et par le droit européen. « Si l’on fait passer la politique avant la loi, on ouvre la porte au despotisme », prévient-elle.

Auteur : Marcel Fürstenau

Mobilisation

La présidente de la LDH, Nathalie Tehio, appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités face à une politique israélienne qui tente d’imposer la loi du plus fort contre le droit & la justice. Aujourd’hui plus que jamais, il nous faut agir, nous mobiliser !

Condamnation pour propos négationnistes

Le président du parti d’extrême droite Reconquête ! a comparu devant le tribunal correctionnel de Paris mardi 10 juin pour des propos niant la déportation des personnes homosexuelles pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le sort des  triangles roses  dans l’Europe nazie est désormais attesté par de nombreux travaux historiques. D’après le Mémorial de la Shoah, sur près de 100 000 homosexuels fichés par le régime nazi, 50 000 environ firent l’objet d’une condamnation au titre du paragraphe 175 du Code pénal allemand de l’époque, entre 5 000 et 15 000 furent envoyés en camp de concentration, où la plupart périrent. Cette réalité, longtemps niée, n’a pu être mise en lumière qu’à la faveur d’un large mouvement de libération gay et lesbien dans les années 1970 et sa reconnaissance officielle ne date que de 1995.

 Dans  un contexte de montée continue des actes LGBTphobes en France, cette audience pourrait marquer une avancée significative vers une reconnaissance judiciaire des persécutions subies par les homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale, en tant que crime contre l’humanité ».

Huit associations parties civiles

Pour ces propos, le président du parti d’extrême droite Éric Zemmour comparaîtra mardi 10 juin, à 13 h 30, devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris pour contestation ou minimisation d’un crime contre l’humanité.

Huit associations se sont portées parties civiles : Quazar, basée à Angers, l’Inter-LGBT, SOS homophobie, Stop Homophobie, Adheos, la Ligue des droits de l’Homme, Beit Haverim et Mousse.

Elles rappellent que ces discours négationnistes  contribuent à l’invisibilisation des personnes LGBT dans l’histoire, à la minimisation des persécutions qu’elles ont subies, et au climat de défiance à leur égard .

Éric Zemmour jugé pour des propos négationnistes sur la déportation des personnes homosexuelles