
Une journée de grève interprofessionnelle majeure est appelée ce jeudi 5 novembre 2026 par les principales confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, FSU, CFTC, Solidaires, UNSA et CFE-CGC), avec de nombreux rassemblements prévus partout dans le pays.
Une forte mobilisation à prévoir.
Entre 500 000 et 700 000 manifestants sont attendus dans les rues partout en France, sans compter la région parisienne, estime une note de la Direction nationale du renseignement territorial consultée par franceinfo mercredi 4 novembre, révélée par RTL. « La journée est classée à risque, avance ce document, avec de nombreuses violences en direction des forces de l’ordre et des dégradations de bâtiments publics prévisibles ».
- À Troyes, manifestation à 10h30, Place de la préfecture (place de la Libération).
- À Bar-sur-Aube, manifestation à 15h, Place de l’hôtel de ville (place Carnot).

Face au risque autoritaire, refuser la résignation
Politis consacre un numéro au basculement, par touches successives, vers un régime illibéral. L’autoritarisme ne s’installe pas toujours dans le fracas. Il progresse aussi dans l’habitude, le silence et la résignation.
« Notre situation historique n’est pas pré-révolutionnaire, mais pré-autoritaire. » La formule récente de l’historien Patrick Boucheron, dans Libération, n’est pas des plus optimistes malgré l’espoir que suscitent les mobilisations actuelles, mais elle a le mérite de nommer ce qui se joue aujourd’hui. Et de nous obliger à regarder la réalité en face. C’est ce que nous faisons dans un numéro spécial de Politis où nous avons choisi de documenter les dérives en cours et de donner la parole à des intellectuel·les, des artistes et des personnalités de la société civile.
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