Ce samedi matin, le Collectif aubois pour la Paix appelait à se rassembler à nouveau et manifester pour que soient prises des sanctions réelles contre Israël, l’arrêt du génocide et la levée du blocus à Gaza.
Cette journée fut également l’occasion de rendre hommage au camarade Joël Sohier, emporté par la maladie le 3 octobre 2026 et dont les obsèques ont eu lieu hier.
Bonjour à toutes et à tous,
Avant de débuter cette manifestation, le Collectif pour la paix en Palestine souhaite vous faire part d’une triste nouvelle : celle de la disparition de notre camarade Joël, emporté par la maladie.
Au nom du Collectif, je vous propose de dire quelques mots en sa mémoire.
Militant de la IVᵉ Internationale, engagé dans les luttes associatives, syndicales et politiques, Joël était attaché à la défense des acquis sociaux, syndicaux et démocratiques, ainsi qu’aux enjeux plus larges de la lutte contre l’impérialisme. Toujours, il œuvrait pour le bonheur commun.
C’est à travers son engagement au Parti Ouvrier Indépendant qu’il a participé à la création de ce Collectif, pour la défense de la Palestine, la fin du génocide et la libération du peuple palestinien. Ferme sur ses positions, il était un pilier de ce Collectif, toujours là pour défendre ses analyses et dénoncer l’action de l’état, souvent à l’œuvre pour l’écriture des prises de paroles et apporter ses idées. Pour animer les manifestations bien sûr.
Ces dernières semaines, même s’il n’était plus en mesure de mener des actions sur le terrain, Joël tenait à rester actif et à poursuivre ses activités militantes, ainsi qu’à participer à la vie du Collectif. Récemment encore, il continuait à participer à nos fils de discussions.
Lui rendre hommage, c’est poursuivre la lutte, en particulier celle pour la libération du peuple palestinien. Plus que le silence, il aurait voulu que l’on ne cesse de clamer nos slogans. Qu’aujourd’hui encore, les échos de sa voix se mêlent aux nôtres. Je vous propose qu’il nous accompagne en pensée tout au long de cette manifestation.
Voici un slogan, qui je crois était important à ses yeux : Arrêt ! arrêt des livraisons d’armes Cessez le feu immédiat !
DD
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Cela fait trois ans, depuis l’attaque et les massacres du 7 octobre survenus après 17 ans de blocus et d’agressions contre Gaza, qu’Israël mène une guerre génocidaire contre la population palestinienne de Gaza, accompagnée d’une accélération vertigineuse de la colonisation en Cisjordanie dont Jérusalem-Est, et des agressions menées par Israël contre les pays de la région. Cette situation, qui n’a été rendue possible que par l’inaction, voire la complicité des États occidentaux dont la France, précipite le monde dans la guerre, le chaos, la loi de la jungle. Au-delà des implications très pratiques de cette situation sur notre vie quotidienne, ce sont les valeurs qui fondent notre humanité commune qui menacent de s’écrouler. Nous ne l’acceptons pas, nous ne laisserons pas faire : c’est ce que nous allons exprimer de toutes nos forces le 10 octobre dans la rue, partout en France, en Europe et dans le monde dans le cadre de la journée internationale de mobilisation.
À Gaza, le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 est violé par Israël, la population déplacée, victime des massacres et de la destruction de tous ses moyens d’existence, est confinée dans un espace de plus en plus réduit, les attaques israéliennes continuent de viser la population civile, l’entrée de l’aide est dramatiquement insuffisante. La population de Cisjordanie vit dans la terreur des colons et de l’armée israélienne, la colonisation continue de s’accélérer dans une politique d’État ouvertement assumée par Israël. À Jérusalem-Est les destructions de maisons palestiniennes se multiplient. En Israël même, les Palestiniens subissent des menaces permanentes, ils sont visés par une politique d’apartheid qui en fait des citoyens de seconde zone. Les villages du Sud du Liban sont anéantis, systématiquement rasés par l’armée israélienne. L’UNWRA, agence de l’ONU qui fournit des services essentiels aux réfugiés palestiniens tout en rappelant leur droit au retour, est maintenant interdite sur le territoire israélien et ses installations à Jérusalem sont détruites.
Des tortures systématiques sont infligées par Israël aux 9400 prisonniers politiques palestiniens, dont 370 enfants. Une centaine d’entre eux sont morts depuis le 7 octobre de ces tortures, ainsi que du manque de soins et de nourriture. Les visites de la Croix-Rouge ne sont toujours pas rétablies.
Nous ne sommes pas devant des violations ponctuelles du droit international, nous sommes devant une politique délibérée, menée par Israël depuis des décennies, qui vise à effacer le peuple palestinien et à s’emparer de son territoire. Cette politique n’a pu se développer qu’en raison de l’impunité totale que la plupart des pays occidentaux, dont la France, accordent à l’État d’Israël. Depuis la résolution de l’AG de l’ONU du 18 septembre 2024, qui suit l’avis de la CIJ du 19 juillet, ils ont pourtant l’obligation d’agir pour mettre fin à l’occupation.
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) dénonce cette guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien. Ce sont des décennies d’impunité totale de l’État d’Israël, alors qu’il viole en permanence le droit international, qui nous ont menés à cette situation.
La reconnaissance de la Palestine n’a pas de sens si elle n’est pas associée à une protection du peuple palestinien et à la garantie de son droit à l’autodétermination. Les principes affichés par le président de la République à l’AG de l’ONU, dont celui de la souveraineté des peuples, restent vains s’ils ne se traduisent pas en actes. Il est urgent de prendre des sanctions contre Israël en tant qu’État, il est urgent de mettre fin à tout commerce d’armes ou de composants militaires avec Israël, et d’interdire tout transit sur notre territoire d’armes à destination d’Israël. Les citoyens français ayant participé au génocide et aux crimes de guerre doivent être traduits en justice.
Les innombrables poursuites visant en France les militant-es de la solidarité avec la Palestine, les gels des avoirs, l’emprisonnement de réfugiés palestiniens, le narratif imposé par Israël qui imprègne les médias grand public, tout cela doit cesser au plus vite. Les libertés d’expression, de manifestation et d’association doivent être garanties.
L’objectif de notre action, c’est le respect du droit :
Arrêt immédiat des agressions israéliennes : génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem, bombardements et déplacements massifs au Liban
Fin immédiate de l’occupation, de la colonisation et des politiques d’apartheid ;
Protection de l’UNRWA ;
Respect du droit au retour des réfugiés palestiniens,
Libération des prisonniers politiques palestiniens.
Nous exigeons des actions fortes et immédiates de la France :
Des sanctions contre Israël, dont la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
L’arrêt du commerce d’armes avec Israël, l’interdiction de toute livraison d’armes ou de composants militaires à Israël, l’arrêt du transit des armes vers Israël par les ports français,
La mise en œuvre des mandats d’arrêt internationaux contre les dirigeants israéliens poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Nous appelons à une mobilisation massive pour faire entendre ces exigences.
Membres du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens signataires Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) – Alternative Communiste – Américains contre la guerre (AAW) – Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre (4ACG) – Apel-Égalité – Association de Solidarité Inter Peuples -Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Cedetim / IPAM – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération générale du Travail (CGT) – Confédération Paysanne – Confédération Internationale Solidaire et Écologiste (CISE) –Droit-Solidarité – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Femmes Égalité – L’Alliance Pour la République Écologique et Sociale (L’Après) – La Courneuve-Palestine – La France Insoumise (LFI) – Les Femmes en noir (FEN) – Les Écologistes EELV – Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) – Mouvement de la Paix – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA-A) – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Pour une écologie populaire et sociale (PEPS) – Réseau Coopératif de la Gauche Alternative (RCGA) – Union communiste libertaire (UCL)– Union étudiante – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union pour la Reconstruction Communiste (URC) – Union syndicale Solidaires
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Ils étaient 100 hier. Ce matin, 400 à 450 personnes ont répondu à l’appel des lycéens, parents d’élèves, étudiants, syndicats, associations et organisations pour soutenir les mobilisations des lycéen-ne-s et étudiant-e-s ce mardi 6 octobre 2026 devant le Lycée Marie-de Champagne à Troyes, seul établissement secondaire demeuré ouvert dans l’agglomération.
HB
Il s’agissait de dénoncer la politique de la matraque initiée par le ministre de l’Intérieur assumant la répression violente « sans retenue » et de lui montrer que le mouvement de la jeunesse n’est nullement aiguillonné par d’obscurs « proxys de l’ultragauche » ni manipulé par un parti politique. Cette stratégie d’attaque infantilisante ne marche plus.
Ce n’est pas en multipliant les Nathanaël Combary, trop proche du pouvoir pour être honnête et trop largement célébré sur les médias, qu’on fera taire la Gen Z, qui a encore bien des choses à dire.
HB
RD
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Marche pour le climat, la paix et les solidarités du 26 septembre 2026
La planète brûle en raison des guerres et sous l’effet des bouleversements climatiques.
La situation internationale est d’une extrême gravité, les guerres s’étendent et le droit du plus fort s’impose partout dans le monde au mépris du droit international qui est trop souvent bafoué. Les dépenses militaires augmentent de façon massive au détriment des budgets sociaux, des services publics et des investissements environnementaux. Les guerres détruisent les vies, jettent les populations civiles sur les routes de l’exil, aggravent les inégalités, nourrissent les violations des droits humains, les crimes contre l’humanité et les actes génocidaires, sans que soient inquiétés leurs auteurs, menaçant et remettant en cause les magistrats de la cour pénale internationale qui sont condamnés à l’impuissance.
Les habitants des quartiers populaires, les familles vivant dans la précarité et dans des logements non isolés, les personnes âgées et les personnes handicapées vivant dans la solitude, celles et ceux qui travaillent dehors, les paysannes et les paysans qui ont perdu une partie de leurs récoltes et les personnes qui dorment dans la rue sont les premières victimes des canicules successives et des changements climatiques. Des millions d’animaux qu’ils soient d’élevage ou sauvages ont péri sous le coup de la chaleur et des incendies. Personne ne pouvait ignorer ce que les scientifiques avaient depuis longtemps annoncé au fil de leurs recherches et ce que les citoyennes et citoyens avaient relayé. Leurs travaux et leurs communications sont restés vaines, les gouvernements étant sourds malgré leurs alertes.
Partout en France, dans les villes, les quartiers et les bourgs, nous sommes dans la rue pour marcher et pour demander une autre politique que celles qui conduisent aux catastrophes et qui reposent sur la recherche systématique du profit pour quelques uns au mépris de l’intérêt général et des personnes.
Nous allons marcher pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale et écologique, pour le respect des droits fondamentaux, pour la défense des libertés et pour les solidarités.
Nous allons marcher jusqu’au parc des Moulins en partant depuis ce lieu symbolique des pires heures de notre histoire.
Nous avons fait ce choix de nous retrouver à proximité de l’ancien siège de la gestapo durant l’occupation pour nous souvenir qu’en 1940, Pétain et l’extrême droite de l’époque avaient trahi le pays au nom d’un nationalisme de soumission à la force du nazisme et du rejet de la démocratie, dénonçant les conquêtes du front populaire.
Nous pensons à celles et ceux qui ont combattu le nazisme et le régime de Vichy et qui s’étaient engagés au risque physique qu’ils prenaient jusqu’au martyr et jusqu’à la mort, en affirmant que le pire n’est pas forcément derrière nous.
Nous avons fait ce choix parce que nous disons stop à la montée en puissance des régimes autoritaires et des dictatures et que nous appelons à nous mobiliser et à agir contre les extrêmes-droites.
En France, l’Etat de droit, qui était déjà fragile, recule par étapes. Depuis plusieurs années, les garanties dont toutes personnes bénéficient diminuent, les contre-pouvoirs sont écartés, la rue n’est plus écoutée, les contrôles judiciaires sont affaiblis laissant le champ libre aux pratiques autoritaires.
Avec le projet de loi « permis de tuer » instituant la présomption de légitime défense et une sorte de présomption d’usage légitime de leurs armes pour les policiers et les gendarmes ne constitue pas une simple mesure sécuritaire de plus, mais marque une rupture en légalisant une volonté de gouverner par la force et de ne plus préserver les citoyennes et citoyens des abus, de l’arbitraire et des ingérences.
Depuis les dernières élections municipales, la liste des décisions des communes dirigées par le RN et ses alliés, portant atteinte aux droits et aux libertés, s’allonge au fil des semaines. Dans ces communes, les extrêmes-droites remettent en cause les libertés d’association, d’expression, de création et syndicales, s’en prennent à la laïcité, mettent sous surveillance les personnes et tiennent des positions à caractère discriminatoire et raciste ainsi que des discours de haine contraires aux droits fondamentaux.
La droite n’hésite pas à prendre le pas et à rejoindre les thèses des extrêmes-droites pour s’affranchir des principes issus de la déclaration des droits de l’homme et des conventions européennes et ouvrir la voie pour changer la nature même de la démocratie afin d’aller vers un régime autoritaire, sécuritaire, raciste et antisocial.
Le maire de Troyes s’inscrit dans cette logique pour amener les françaises et les français à s’habituer à ce que leurs libertés soient progressivement détricotées par touches successives pour que la purge soit indolore.
Ainsi, François Baroin, au motif de protéger les mineurs a pris le 17 juin un arrêté municipal pour interdire aux mineurs le centre-ville de Troyes à partir de 22h30.
Parce qu’on ne protège pas les jeunes en rognant sur leurs libertés et en portant atteinte à leurs droits et à leur vie privée, la LDH, avec le soutien des élus de gauche, a saisi le tribunal administratif en référé liberté et a obtenu la suspension de cet arrêté couvre-feu qui ne disait pas son nom ainsi que la prise en charge de ses frais d’avocat, reconnaissant l’illégalité de la position de François Baroin. Cet arrêté était avant tout une opération de communication et, à la publication de la décision du juge, François Baroin n’a pas hésité à travestir la vérité pour ne pas perdre, du haut de sa superbe, la face et reconnaître publiquement que son arrêté avait été taclé alors que son adjoint à la sécurité avait déclaré qu’il était juridiquement parfait.
Une posture qui a démontré une nouvelle fois que le maire de Troyes fait prévaloir une politique répressive et punitive au détriment d’actions de prévention et d’éducation.
Une posture consistant à banaliser les agissements des extrêmes-droites comme l’ont montré en avril l’accueil complice qu’il avait réservé au canon français et sa visite amicale qu’il avait accordée aux convives des agapes idenditaires.
Rien n’est joué. Rien n’est perdu.
Cuire ou agir: nous avons choisi d’agir et nous restons mobilisés.
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🎉 Une journée pour se retrouver, partager… et célébrer nos luttes !
📅 Dimanche 20 septembre, les Adelphes vous donnent rendez-vous pour une journée placée sous le signe de la joie, de la convivialité et du collectif !
🍽️ 11h30 — Accueil Venez rencontrer les bénévoles, (re)découvrir notre local et faire connaissance !
🥗 12h — Repas partagé Ramenez ce qui vous fait plaisir et mettons tout en commun ! Parce qu’un bon moment, ça se partage aussi autour d’une table 💛
🎤 13h — Micro ouvert Un texte à lire ? Une chanson ? Une envie de crier, rire ou partager ? Le micro est à vous !
💃 14h15 — Atelier danse Venez danser avec Lola, vous amuser et lâcher prise ensemble !
🎨 15h — Atelier cyanotype Découvrez cette technique d’impression avec Inès et repartez avec votre création !
🎶 16h — Chorale féministe On écoute, on chante, on fait raisonner nos voix avec la chorale des Adelphes !
🎤 17h — Micro ouvert Deuxième chance de prendre le micro et de faire entendre votre voix !
🎬 18h — Séance cinéma On termine la journée avec la projection de Freaks de Tod Browning.
✨ Et tout au long de l’après-midi : expo participative de pancartes de lutte, coin fanzines & surprises ! N’hésite pas à ramener tes pancartes préférées pour les exposer
📍 Parvis de l’Art Déco à Sainte-Savine 🕦 11h30-20h 🎟️ Entrée libre
Jeudi 24 septembre
Samedi26 septembre : marche pour le climat, le vivant, pour la Paix, et la justice sociale à Troyes
Jeudi 8 octobre :
Samedi10 octobre : mobilisation nationale pour la Palestine, contre le génocide à Gaza.
Dimanche 18 octobre : village associatif de la Chapelle Saint-Luc.
Plusieurs rassemblements d’avocats et de magistrats sont organisés, lundi, à travers la France pour protester contre la réforme de la justice criminelle portée par Gérald Darmanin. Ils manifestent aussi pour dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.
Cette manifestation sert « à dire à nos concitoyens que la justice n’a actuellement pas les moyens d’assurer une protection suffisante » explique sur France Inter Ludovic Friat, président de l’Union syndicale des magistrats.
Prévue à l’agenda de l’Assemblée Nationale le 7 juillet prochain, une proposition de loi (PPL), déposée par le député (LR) Eric Pauget, vise à instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Ce texte est soutenu par le gouvernement : celui-ci a déjà fait adopter, lors d’une première discussion à l’Assemblée Nationale en janvier 2026, un amendement tendant à créer une présomption de légalité des tirs par les forces de l’ordre.
La LDH s’associait à la mobilisation nationale de ce lundi 29 juin.
« Nous continuons à exiger l’abandon de l’intégralité de la réforme SURE portée par le garde des Sceaux et à faire entendre notre voix pour une justice de qualité. »
Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présent le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État.
Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet.
Il n’y a pas de place pour l’indifférence
Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel·les, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société.
Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.
La question n’est pas nouvelle et opposait déjà les historiens un siècle avant le bicentenaire de l’adoption de la Déclaration des Droits de l’homme, célébré en grande pompe le 26 août 1989, au pied de l’Arche de la Défense.
Il y a 20 ans, la question se posait toujours mais de façon plus précise encore, la France semblant dénoncée cette fois par le Conseil de l’Europe et Amnesty international pour des atteintes aux droits de l’homme qui porteraient sur le fonctionnement de la justice et du système pénitentiaire.
Le Free Gaza Movement, créé en 2006 lors du début du blocus israélien sur Gaza, avait lancé, en 2010, 15 flotilles depuis août 2008, dont 5 ont réussi à atteindre Gaza. Après l’opération « Plomb durci », l’armée israélienne a attaqué les embarcations à diverses reprises.
Quinze flottilles ou vagues ont été lancées depuis août 2008, dont cinq ont réussi à atteindre Gaza. Après l’opération « Plomb durci », l’armée israélienne a attaqué nos embarcations à trois reprises. Lors de notre attaque en juillet 2009, Free Gaza a décidé d’organiser une flottille beaucoup plus importante avec l’aide de l’IHH, de la Campagne européenne pour la fin du siège et de trois autres initiatives de moindre envergure. Nous avons appareillé en mai 2010, sous le nom de Flottille de la Liberté I. Il s’agissait de notre neuvième voyage. L’attaque meurtrière d’Israël contre les six embarcations a fait dix morts et plus de soixante blessés (…) » – sur le navire turc Mavi Marmara. (International Solidarity Movement – ISM-France)
Depuis, cela n’a jamais cessé.
Lancée mi-2025, la nouvelle initiative maritime internationale Global Sumud Flotilla, menée par des organisations non gouvernementales, vise à forcer le blocus israélien de la bande de Gaza considéré comme illégal par de très nombreux observateurs internationaux neutres ainsi que de nombreux juristes.
Dix bateaux partent d’Italie et d’Espagne entre le 25 et le 27 septembre 2025, dans le cadre d’une nouvelle vague organisée par la Freedom Flotilla Coalition (FFC) et l’association locale Thousand Madleens to Gaza (TMTG).
La flotte devient un effort combiné de la Freedom Flotilla Coalition, du Mouvement libre de Gaza, de la Flottille Sumud du Maghreb – un convoi dirigé par les peuples des comtés nord-africains – et de Sumud Nusantara, qui est organisée par la Malaisie et neuf autres pays.
La Global Sumud Flotilla est la 38e flotte à mettre le cap vers Gaza dans le but de briser le blocus maritime, qui précède depuis longtemps la guerre actuelle à Gaza. C’est la plus grande tentative dans tous les efforts qui ont commencé, rappelons le, en 2008.
Dès septembre 2025, la flottille est attaquée par des drones notamment, porteurs d’armes chimiques. L’armée israélienne ne répond pas aux questions concernant cette attaque contre la flottille, mais le responsable du ministère israélien des Affaires étrangères, Eden Bar Tal, déclare qu’« Israël ne permettra à aucun navire d’entrer dans la zone de combat active ». Des gouvernements européens, l’Italie et l’Espagne envoient des navires de guerre pour aider la flottille d’aide internationale en route vers Gaza.
Cela n’empêche que des bateaux soient arrêtés par la marine israélienne dans les eaux internationales et leurs occupants détenus en Israël où ils sont victimes de traitements indignes d’un Etat dit démocratique.
De nombreux pays réagissent mais la France demeure peu mobilisée contre ce déni de démocratie et de liberté d’apporter une assistance humanitaire aux populations gazaouies. Elle se contente de rappeler que « se rendre à Gaza est dangereux », que les participants à cette initiative « ont été informés des risques encourus ». « Se rendre à Gaza est dangereux et strictement déconseillé que ce soit par voie terrestre ou maritime. Les conseils aux voyageurs s’appliquent à tous y compris aux parlementaires et aux journalistes. » Le ministère, qui rappelle que « la sécurité de nos compatriotes est une priorité », ajoute que ses services « suivent attentivement la situation de nos ressortissants et assureront leur mission de protection consulaire, pour gérer au mieux les conséquences de cette initiative ».
La troisième tentative en un an de briser le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, ravagée par la guerre et confrontée à de graves pénuries depuis octobre 2023 est interrompue le 18 mai dernier par l’interception de la « nouvelle flottille pour Gaza » au large de Chypre par la marine militaire israélienne.
Face aux premiers arraisonnements de bateaux et aux menaces ouvertement annoncées par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, la Global Sumud Flotilla, épaulée par la LDH engage une procédure en référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris.
La LDH déclare: La #LDH agit en justice pour soutenir les navigants de la Global Sumud Flotilla en intervenant au soutien d’un référé-liberté : la diplomatie française se doit d’agir en protection des personnes, dont certaines viennent d’être arrêtées encore aujourd’hui, et notamment ses ressortissants. Avec cette nouvelle interception illégale, #Israël viole une fois encore le droit international : l’impunité doit cesser !
Les avocates ne manquent pourtant pas d’arguments.
Hélas, le tribunal se déclare incompétent pour assurer la protection de ces militants qui consiste à mettre en œuvre un corridor humanitaire vers Gaza; il s’estime en revanche compétent à l’égard de la demande de mise en œuvre de la protection consulaire pour permettre leur retour en sécurité sur le territoire français, mais relève que cette protection est « déjà en cours de déploiement sans défaillance« .
La France, suivant l’Espagne, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas, annonce convoquer les représentants israéliens après l’arraisonnement illégal de l’ensemble de la Global Sumud Flotilla dans les eaux internationales et la capture au large de Chypre, tout aussi illégale sur le plan du droit international, des 428 membres de la flottille, venus d’une quarantaine de pays différents. Ceux-ci, transférés en Israël sont emprisonnés et livrés à des traitements humiliants, violents et dégradants, allant des sévices psychologiques aux violences physiques et sexuelles. Les images en sont diffusées largement et avec délectation par le ministre israélien d’extrême droite ultranationaliste Ben Gvir.
Le gouvernement français, pour signifier son grand courroux, interdit l’accès du territoire français au ministre israélien Itamar Ben Gvir pour s’être mis en scène devant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et mains liées, annonce le chef de la diplomatie, Jean-Noël Barrot, samedi 23 mai, « désapprouvant » toutefois l’action des militants propalestiniens, « qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires ».
Des tortures dont ces militants pour la paix ont été victimes, « peau de balle » (et balai de crin), hormis ce semblant d’indignation, nécessairement édulcorée par le souvenir de la citation maladroite par Jean-Noël Barrot, en avril dernier, à propos de la loi israélienne instaurant la pendaison pour des « terroristes » palestiniens, votée par la Knesset le 30 mars, d’une phrase attribuée à la première ministre israélienne Golda Meir (1969-1974) : « Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. »
Ce qui ne manque pas de susciter certaines réactions parfaitement compréhensibles au sein même de l’assemblée nationale…
A Troyes, le Collectif aubois pour la Paix en Palestine s’est rassemblé ce vendredi 22 mai pour dénoncer la criminalisation des militants.e.s pro-palestinien.ne.s, les difficultés croissantes d’accueil des universitaires et artistes palestinien.ne.s, le refus par la France des visas, le gel des évacuations en dehors de Gaza, la suspension des programmes d’accueil, le concours de la France à la disparition de la culture palestinienne, qui est une composante du génocide. Il salue les Flottilles de la Liberté, dénonce leur arraisonnement par Israël dans les eaux internationales, exige du gouvernement français qu’il dénonce ces actes de barbarie et agisse pour la libération immédiate de toute personne détenue. Il exige l’ouverture complète et sans restriction de la bande de Gaza à l’aide humanitaire et à toutes les personnes qui veulent témoigner de leur solidarité.
Il invite à signer les pétitions qu’il fait circuler, qui seront déposées en préfecture pour montrer au gouvernement qu’ici, à Troyes et partout en France, nous voyons ce qui se passe en Palestine, nous voyons les agissements de l’Etat français et que nous ne les laisserons jamais agir impunément.
La LDH, pour sa part, et avec tous ses partenaires, ne compte pas en rester là.
RD
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« Le 1er Mai est la fête des travailleuses et des travailleurs, pas la fête du travail » : 450 manifestants à Troyes ce vendredi.
Une partie de l’équipe de la LDH de l’Aube/HB
Cette année marque les 140 ans du 1er Mai, jour férié, chômé et payé. Alors que la loi pourrait évoluer et autoriser fleuristes et boulangers à faire travailler leurs salariés ce jour-là, six unions locales se sont organisées en intersyndicale pour protéger cette journée.
En cette Journée internationale de solidarité et de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs réaffirmons avec force notre attachement aux conquêtes sociales obtenues dans les luttes, qui ont permis de donner une expression concrète aux droits économiques, sociaux et culturels.
Un projet de société solidaire passe par l’effectivité des droits pour toutes et tous et le contrat social qui nous unit en République devrait en faire sa priorité. Les organisations syndicales ont porté, avec le reste de la société civile, cette exigence ces dernières années, passant par des mesures d’urgence sociale, reconnues y compris par le centre-droit comme nécessaires dans la suite de l’échec de l’extrême-droite aux élections législatives de 2024.
Jusqu’ici, les gouvernements successifs n’en ont rien fait et ont mené des politiques régressives pour l’accès aux droits sociaux.
Pire, ces derniers mois, poussé par ses propres franges ultralibérales, le centre-droit a voulu remettre en cause le symbole même des luttes des travailleuses et des travailleurs, le repos militant du 1er Mai. Si le Premier ministre a renoncé à poursuivre la proposition de loi qui portait cette remise en cause, il a aussitôt annoncé le dépôt, dans les jours prochains, d’un nouveau projet de loi pour ouvrir le travail des salariés et ainsi revenir sur un acquis de près de 80 ans.
Dans cette attente, le Premier ministre a d’ores et déjà incité plusieurs secteurs d’activité à ouvrir leur commerce au mépris des règles d’ordre public, en méconnaissance des principes généraux de l’Etat de droit.
Encouragée par ce climat délétère, l’extrême-droite en profite pour aller plus loin et s’attaquer aux évènements associés au 1er Mai, comme en témoigne la suppression de la cérémonie dédiée aux mineurs à Liévin par le maire Rassemblement national (RN) nouvellement élu, en plus de ses traditionnels contre-évènements violemment réactionnaires.
Démocrates, refusez de donner le moindre point à l’extrême-droite et à son projet politique funeste ! Progressistes, unissons-nous pour être nombreuses et nombreux pour nos droits et contre l’extrême-droite dans les manifestations du 1er Mai !
Paris, le 30 avril 2026
A Troyes : Manifestation à 10 h. Départ Place Jean-Jaurès.
Comme tous les ans, la LDH sera présente le 1er mai place Jean-Jaurès et disposera d’un stand de 9h à 16h. Tout le monde est cordialement invité à venir y passer 5 minutes, 1 heure ou la journée entière.
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Le 30 mars de chaque année est une journée particulière en Palestine et pour tou.te.s les Palestinien.ne.s qu’ils vivent en Palestine, dans les camps de réfugié.e.s ou dans la diaspora dans le monde entier.
C’est la « journée de la terre » commémorée depuis le 30 mars 1976, jour où la police israélienne a tiré sur des Palestiniens qui manifestaient contre la confiscation de leur terre. Le bilan a été de 6 morts, des dizaines de blessés et des centaines de personnes incarcérées.
Cette journée de mobilisation, à l’appel de 90 organisations au niveau national est le symbole d’un peuple attaché à leur terre.
Cette journée nous rappelle une nouvelle fois de façon criante, insupportable ce que vivent les palestiniennes et les palestiniens. Leur situation est marquée depuis des décennies par l’occupation israélienne, les blocus, les expropriations, les violences subies et les violations des droits de l’homme.
Aujourd’hui depuis 2 ans et demi les Palestiniennes et Palestiniens subissent une situation terrible, catastrophique, inhumaine…
En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.
À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.
Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.
Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.
En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.
Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.
En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.
Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.
Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.
Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.
À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.
Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.
Le plan de Trump, Netanyahu et de leurs complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.
Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.
Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.
En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.
Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.
Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.
Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.
Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !
Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :
un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
la reconstruction sous direction palestinienne
l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.
Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :
L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes
L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports
L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël
L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.
(Déclaration commune du collectif pour la Paix)
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Lu, arrivé de Chine à New York avec le rêve d’ouvrir son restaurant, voit rapidement ses espoirs s’effondrer, le laissant enlisé dans les dettes et les petits boulots invisibles. Sa femme et sa fille, qu’il n’a pas vues depuis des années, viennent enfin le rejoindre, avec le désir de reconstruire une vie à ses côtés. Alors, le temps de quelques jours, Lu s’efforce de leur offrir un moment de bonheur et de raviver les lumières d’un avenir possible.
Jeudi 5 mars à la Maison de l’animation culturelle de Pont-Sainte-Marie, l’UNAFAM10, la MACIF et la LDH de l’Aube proposaient une soirée sur le thème « Pour notre santé mentale, réparons le lien social », avec la projection du film québécois « Ces voix oubliées » de Blaise Barrette, un documentaire suivant le parcours de 15 personnes souffrant de problèmes de santé mentale invitées à participer à un programme de rétablissement par le chant. En tant que chanteurs, ils réussiront à enregistrer un CD et à performer sur scène devant 500 personnes. Pendant un an, Le cinéaste Blaise Barrette a suivi leur aventure exceptionnelle qui leur a permis de reprendre confiance en eux-mêmes.
Le film fut suivi d’un débat et d’une présentation par la MACIF de son action en faveur des jeunes aidants.
La soirée se terminait dans la convivialité autour d’un buffet.
Vendredi 6 mars, le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites offrait à Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, un comité d’accueil pour sa venue à la Maison de quartier des Chartreux à Troyes, en soutien à la candidature de Pierre Brochet à la mairie de Troyes.
Laurent Jacobelli a notamment fait parler de lui en tenant le 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale des propos insultants, graves et infamants, entraînant une saisine du bureau soutenue par l’ensemble des députés de gauche.
Samedi 7 mars, Sainte-Savine célébrait les femmes durant la journée complète avec le slogan « Vive les femmes ! » avec les associations Endofrance, Solidarité Femmes Aube, le CIDFF, Aux Adelphes et la LDH de l’Aube.
La LDH de l’Aube proposait un stand présentant de la documentation relative à la défense des droits des femmes.
Dimanche 8 mars, le cinéma UTOPIA de Pont-Sainte-Marie présentait à 10 h une séance spéciale avec la projection en avant-première du film La Maison des Femmes de Mélissa GODET, en présence de l’équipe du film, précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie.
L’après-midi, la Marche pour les Droits des Femmes, organisée à Troyes par les organisations syndicales et associations réunissait 400 personnes.
Liberté de disposer de son corps, lutte contre les violences et pour l’émancipation économique : une centaine d’organisations avaient appelé à manifester dimanche partout en France pour défendre les droits des femmes, menacés par la montée de l’extrême droite.
Du 14 au 20 mars le Colllectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs appelle à la mobilisation contre le racisme, la xénophobie les discriminations, les extrêmes-droites.
Manifestation ce matin à Troyes à l’appel du collectif aubois pour la Paix
MBK
Depuis pratiquement 2 ans et demi des Palestiniennes et Palestiniens meurent sous les bombes.
En janvier 2026, le ministère de la Santé de Gaza estime qu’au moins 71395 personnes ont perdu la vie dans la bande de Gaza, soit une personne sur 31. Ces chiffres rapportés et sont tenus pour sûrspar les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et différentes organisations internationales. La grande majorité des victimes sont des civils et comparé à ceux d’autres conflits mondiaux récents, le nombre de décès de journalistes, de travailleurs humanitaires et de santé, ainsi que d’enfants, est parmi les plus élevé. Selon les Nations Unies, la bande de Gaza compte le plus grand nombre d’enfants amputés par habitant au monde, dès décembre 2024. On estime que des milliers d’autres corps restent très probablement ensevelis sous les décombres des bâtiments détruits.
À ces morts viennent s’additionner des dizaines de milliers de victimes de l’insoutenable situation sanitaire et alimentaire de Gaza. Plus de 85 % de la population de Gaza a été victime de déplacements forcés.
Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 10 octobre entre Israël et le Hamas, le plan Trump se met en marche, les otages israéliens ont été libérés. Mais comme il fallait s’y attendre, le cessez le feu n’est pas effectif. Israël ne cesse de le violer. “Dès que le Hamas aura libéré les otages, la guerre s’arrêtera” nous a-t-on répété inlassablement dans les médias. Aujourd’hui, toute la fausseté de cet argument éclate au grand jour.
Aujourd’hui encore, la propagande israélo-trumpienne ne doit pas nous leurrer. La situation à Gaza reste celle d’un génocide fait de la combinaison du blocus, du refus d’entrée des biens essentiels et d’une malnutrition orchestrée. Nous assistons à un étranglement du peuple palestinien, un génocide organisé froidement et méthodiquement sur fond de l’annonce d’un cessez-le-feu qui n’est en aucune manière effectif.
MBK
En seulement 3 mois, le nombre total de morts sous la mitraille s’élève à plus de 529 dont plus de cent enfants selon l’UNICEF. A ces morts directes, il faut additionner tous ces malades, qui ne sont pas soignés, en raison de la destruction des infrastructures de soin ; pas soignés parce qu’Israël empêche leur exfiltration de l’enclave.
Les médicaments ne rentrent toujours pas, laissant à l’abandon, entre autres, des centaines de milliers de malades chroniques. Nous assistons à une politique délibérée d’organisation de la famine : seule une centaine de camions pénètrent dans l’enclave, là où il en faudrait 600 pour respecter le prétendu plan de paix trumpien.
En janvier 2026, l’UNICEF rapportait que le froid hivernal causait des décès par hypothermie chez les enfants déplacés.
Les faits sont là : la « pax americana » n’est que la couverture de la poursuite méthodique, froide et implacable de l’extermination du peuple palestinien et de l’expulsion de ses terres.
Les images de tentes noyées sous la pluie, sous la boue ne cessent de nous parvenir.
Il faut se rendre à l’évidence : le génocide est toujours en cours avec son cortège de souffrances et de morts.
À ce constat sur la situation à Gaza, nous ajoutons la situation en Cisjordanie. C’est par dizaines qu’on compte les Palestinien nes tués sous les raids israéliens et sous les tirs des colons juifs israéliens. Sur la seule journée du 3 février, 30 civils palestiniens ont été interpellés. Ils rejoignent ainsi les plus de 210 000 cas d’arrestations enregistrés depuis octobre 2023. S’y ajoute une politique systématique de destruction des terres agricoles ainsi que des maisons des familles palestiniennes. Les déplacements forcés de la population se poursuivent.
Le plan américain n’attaque en rien la racine du problème : l’expulsion des Palestinien nes de leur terre. Il ne s’attaque en rien à la cause profonde de la violence : le siège, l’occupation et le nettoyage ethnique perpétrés par Israël.
Le plan de Trump, Netanyaou et de leur complices n’a que pour objectif l’accaparement des ressources vitales (eau, terres agricoles) et d’intérêts énergétiques et financiers.
Son plan de mise sous tutelle de la bande de Gaza et de ses habitants, empreint d’une logique coloniale, piétine le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
MBK
Nous lançons un cri d’alarme : le génocide est toujours en cours. Ce qui est en jeu, c’est l’extermination d’un peuple massacré et expulsé de ses terres. D’ores et déjà, c’est par dizaines de milliers que nous comptons les morts. Le plan Trump ne fait qu’organiser la poursuite du génocide et s’il n’y est pas mis obstacle, c’est en centaines de milliers que le sinistre décompte devra se faire.
Chaque silence, chaque renoncement contribue à l’affaiblissement du droit et ouvre plus grande la porte à la barbarie.
En n’appliquant pas fermement le droit international et en ne sanctionnant pas ses violations, la communauté internationale cède à la loi du plus fort et entérine la barbarie qui s’exerce depuis plus de deux ans à Gaza et dans un certain nombre de pays dans le monde.
Nous affirmons qu’une paix durable ne pourra se réaliser qu’en garantissant le droit au retour des Palestiniens et la reconnaissance effective de leur droit à l’autodétermination.
Nous affirmons que l’avenir des Palestiniens doit être décidé et construit par eux même, que seules l’égalité des droits et la justice apporteront une paix juste et durable.
Nous affirmons que le plan Trump n’ayant qu’une perspective pro-israélienne ne fournit rien d’autre qu’un horizon de guerre permanente à tous les peuples de la région.
Nous affirmons que l’urgence de l’heure est de faire cesser le massacre !
Pour ces raisons, nous appelons à rejeter ce plan et nous exigeons :
un cessez-le-feu total et définitif et la fin du génocide,
l’entrée sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza
la reconstruction sous direction palestinienne
l’entière auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin
le droit au retour des réfugiés palestiniens et la fin de l’occupation et de l’apartheid, conformément à la résolution de l’ONU.
Nous exigeons de notre propre gouvernement qu’il engage des actions concrètes pour forcer Israël à arrêter son offensive génocidaire :
L’interpellation sur notre territoire de tout génocidaire y compris lorsqu’il le survole.
L’arrêt de toute livraison d’armes ou de composants utilisés pour le montage d’armes
L’interdiction de tout transit d’armes via nos ports et aéroports
L’arrêt des coopérations commerciales, universitaires et de recherche avec Israël.
La suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
La LDH de l’Aube tient à préciser qu’elle reste fidèle à ses engagements pour défendre le peuple palestinien au sein du collectif, ainsi qu’à sa volonté de dénoncer toutes les violations des droits humains et des crimes contre l’humanité. La LDH ne tient pas à remettre en cause le collectif. Etant en relation avec des réfugiés d’Iran, elle sait combien ceux-ci ont besoin de soutien.Elle s’associe au MRAP pour déclarer:
Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir !
Soutenons tous les peuples victimes de la guerre et de l’arbitraire !
Le 28 décembre 2025, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.
À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.
Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.
Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.
La répression aurait fait plus de 30 000 morts.
Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement ainsi qu’ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.
Liberté, démocratie, dignité sont l’avenir que les Iraniennes et Iraniens sont en train d’écrire eux-mêmes, sans sauveur suprême, ni libérateur étranger.
Les Iraniens et les Iraniennes sont seul-es maîtres de leur destin qu’ils choisiront aux termes d’élections libres.
Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien qu’il respecte le droit de manifester et d’exprimer ses opinions et cesse immédiatement la répression à l’encontre des manifestant-es.
Nous exprimons notre entière solidarité avec la lutte des Iraniennes et Iraniens contre l’oppression et la tyrannie.
Solidarité avec les Iranien-ne-s en lutte pour la démocratie et la liberté.
Solidarité avec tous les peuples victimes de la guerre, de la tyrannie, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, partout dans le monde.
Nous dénonçons toutes les atteintes aux droits humains et aux violations du droit international.
À bas les dictateurs !
Femmes, vie, liberté vit et vaincra !
Prochaine manifestation à Troyes pour la Paix partout dans le monde vendredi 20 février.
Partager la publication "Stop au massacre en Palestine !"
Des mots déchirants répétés inlassablement par Meraj Tehrani d‘une voix emplie de larmes. Cet artiste iranien, rappeur entre autres, a publié sur ses réseaux sociaux, ce mercredi 14 janvier, une vidéo pour raconter l’horreur de ce qu’il a vu.
Internet est coupé depuis une semaine en Iran.
«Il y a exactement une semaine, l’Iran a sombré dans l’obscurité numérique quand ses autorités ont bloqué internet dans tout le pays», a écrit l’ONG Netblocks sur ses réseaux sociaux. Selon les groupes de défense de droits humains, la coupure d’internet vise à cacher l’ampleur réelle de la répression. Malgré ce blocus total, quelques informations filtrent grâce au peu de contacts que réussissent à maintenir les Iraniennes et Iraniens exilé(e)s et surtout aux témoignages de celles et ceux qui ont réussi à fuir par la Turquie, notamment. C’est pourquoi nous nous efforçons de partager tous ces témoignages qui nous parviennent pour que la vérité sorte de l’ombre dans laquelle les mollahs plongent l’Iran depuis 47 ans. Cette vérité est crue mais elle doit être sue. C’est la seule chose que nous puissions faire aujourd’hui.
« Ils tiraient directement dans les yeux des gens » : le récit glaçant d’Iraniens qui fuient les violences du régime des mollahs après les manifestations.
Face à la violente répression du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979, ils sont nombreux à passer par le poste frontière avec la Turquie.
« J’ai vu les forces de sécurité tirer », raconte un manifestant.
Un manifestant iranien, aujourd’hui réfugié en Europe, livre à France 24 un témoignage exclusif sur la répression à Téhéran et la mort de plusieurs protestataires. Ce ressortissant iranien, qui préfère garder l’anonymat, est arrivé en Europe après avoir participé à des manifestations. Il affirme avoir vu des manifestants se faire tuer par les « forces de sécurité ». Après 24 heures d’attente à l’aéroport de Téhéran, il a pu quitter le pays. Voici l’intégralité de ce témoignage exclusif.
Un rescapé de Téhéran, témoin direct des exactions, brise le silence.
Les voix qui nous parviennent d’Iran aujourd’hui sont très rares. Les autorités privent depuis plusieurs jours la population d’accès à Internet. Les ONG dénoncent un « massacre à huis clos » et dénombrent déjà plusieurs milliers de morts parmi les manifestants, tués par les forces armées. C’est donc un témoignage précieux que nous vous proposons, celui d’un Iranien qui a réussi à fuir le pays avant-hier soir, témoin direct de la répression sanglante du régime.
« Il est au pied de la potence » : en Iran, le manifestant Erfan Soltani échappe (pour l’instant) à l’exécution.
L’Iranien Erfan Soltani, arrêté lors d’une manifestation contre le régime, devait être exécuté mercredi. La mise à mort de cet homme de 26 ans, devenu un symbole de résistance, a finalement été repoussée, mais son sort reste encore incertain.