Retour sur les manifestations d’hier




Mobilisation importante mais en baisse, heurts en marge de certains cortèges, centres-villes sous haute protection… Ce qu’il faut retenir de la journée de mobilisation du 31 octobre.

Ce troisième samedi consécutif de cortèges en France a réuni entre 320 000 et près d’un demi-million de manifestants selon les sources. 565 personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre.



Manifestations du 31 octobre : hormis des tensions à Reims, un « acte III » calme en Champagne-Ardenne.

Dans le cadre des quelque 150 mobilisations attendues en France, le 31 octobre, pour le troisième samedi de rang, des cortèges ont arpenté les rues de Reims (Marne), où 23 personnes ont été interpellées, Châlons-en-Champagne et Charleville-Mézières (Ardennes), où cet acte III s’est déroulé sans incident.



« Même manifester, cela devient difficile » : partout en France, des cortèges inquiets pour les libertés.

Contrairement aux espoirs du gouvernement, la mobilisation n’a pas faibli pour cette troisième journée de manifestations. Les revendications contre la vie chère et pour la défense de l’éducation nationale demeurent, mais une sourde colère monte contre le pouvoir, qui se barricade derrière la répression.



Troyes : 350 personnes dans la rue

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Manifestations: communiqué de la LDH de l’Aube



A l’instar des syndicats, la LDH de l’Aube soutient ce samedi 31 octobre le mouvement citoyen aubois de revendications pour une véritable politique en faveur des lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants, pour les libertés fondamentales, contre la vie chère, contre le racisme et les discours mortifères des extrêmes droites.



On ne sait plus où donner de la tête :

Préfet de l’Aube 

il y a 17 heurest͏p͏n͏r͏o͏e͏s͏S͏d͏o͏g͏8͏0͏t͏g͏m͏2͏8͏1͏3͏m͏8͏4͏8͏a͏0͏t͏6͏5͏4͏4͏l͏h͏3͏8͏h͏a͏0͏ ͏2͏1͏9͏7͏g͏a͏l͏4͏3͏2͏a͏g͏0͏2͏1͏f͏u͏m͏u͏0͏l͏ ·

#SÉCURITÉ | Interdiction de manifestations et rassemblements à Troyes 🔴

📆 A l’occasion de la journée du 31 octobre et de la nuit d’Halloween, le préfet de l’Aube, Pascal GAUCI, a pris deux arrêtés portant interdiction de manifestation, rassemblement ou défilé sur la voie publique dans certains secteurs de la ville de Troyes.

🔹 Samedi 31 octobre, de 11h à 18h :

– interdiction des manifestations, défilés et rassemblements à caractère revendicatif dans un périmètre défini du centre-ville.

🔹 Du samedi 31 octobre à 18h au dimanche 1er novembre à 7h :

– interdiction de toute manifestation, défilé et rassemblement sur la voie publique dans un autre périmètre du centre-ville, à l’occasion des festivités Halloween.

📌 Les périmètres concernés sont précisés dans les arrêtés préfectoraux consultables sur le site de la préfecture: https://www.aube.gouv.fr/…/Recueil-des-Actes…/RAA-2026

Ces mesures visent à garantir la sécurité des personnes et des biens et à préserver l’ordre public.

#PréfectureDeLAube#Troyes#SécuritéPublique#Halloween


Le rassemblement serait donc bien maintenu à 14h mais devant la préfecture…


Désormais, les arrêtés préfectoraux et municipaux contradictoires tombant au même rythme que les feuilles des arbres et étant annoncés sur les réseaux sociaux, nous annoncerons les rassemblements et manifestations au conditionnel…

Manifestations du 24 octobre

MAD



En Champagne-Ardenne, « agitation » et « tensions à Reims avec mille manifestant.e.s et des blessés, « calme » à Troyes avec un demi-millier et deux arrestations dont une musclée.


La deuxième grande journée de mobilisation lycéenne et contre la vie chère a eu lieu ce samedi 24 octobre 2026. Les manifestations se sont déroulées à Reims (Marne), Troyes (Aube), et Charleville-Mézières (Ardennes).




A Troyes, les journalistes « papier » en ont vu 100 de moins que leurs consoeurs et confrères de la TV régionale, « d’après un dernier décompte ». Ils ont assisté, à la toute fin de la manifestation, à l’interpellation musclée d’un manifestant qu’ils ont désigné comme « coordinateur » pour avoir emporté un drapeau tricolore.



Les forces de l’ordre accusées de protéger l’ultradroite en marge des manifs, Nuñez conteste.



Des violences impliquant des groupuscules d’extrême droite ont été signalées dans plusieurs villes de France samedi 24 octobre, en marge de manifestations. À Rouen, un homme a été violemment agressé. À Clermont-Ferrand, des individus ont fait des saluts nazis sur la terrasse d’un café. À Nice, onze militants d’ultra-droite ont été interpellés.



En marge des mobilisations du 24 octobre, plusieurs milices d’ultradroite sont sorties dans les rues de plusieurs villes en France pour frapper des manifestants. Parmi les 59 personnes placées en garde à vue à la suite des manifestations, 11 font partie de cette mouvance et cinq sont connues des services de police. Plusieurs élus de gauche ont dénoncé ces attaques.

Troyes: retour sur le 17 octobre



Alors que la majorité des médias ont décrit une France à feu et à sang ce samedi 17 octobre, il nous semble utile de ramener les choses à leur juste proportion.

Le pays traverse une crise qui ne devrait surprendre personne, tant, ces derniers mois, les signaux d’alarme ont été nombreux mais sans les effets escomptés, en direction du gouvernement, qui s’est montré particulièrement dépassé par les événements, en cette journée particulière, à tel point qu’a été évoquée puis écartée la possibilité de l’état d’urgence.

Les médias ont, chacun à sa façon, tenté de rendre compte de ce qui importait à leurs yeux en matière d’informations. Les chaînes d’info continue n’ont pas manqué de stimuler leur audience en étalant ce qu’on trouve généralement au fond du tonneau quand il n’y a plus rien à en soutirer.

Et pourtant, dans de nombreuses villes françaises, les mobilisations du 17 octobre, qui ont rassemblé un nombre inattendu par le gouvernement, en particulier, de participants de tous âges et d’horizons divers, se sont déroulées dans le calme, la bonne humeur, la joie et le plaisir sans doute, pour beaucoup d’entre eux, de se retrouver autour de revendications partagées : celles des lycéennes et des lycéens qui n’en peuvent plus de crever de froid l’hiver, de chaud l’été dans leurs établissements construits au siècle dernier, voire au précédent, sans que les travaux de maintenance nécessaires n’aient été entrepris et encore moins ceux d’amélioration; le manque de personnel enseignant et d’encadrement; l’obligation de mettre en jeu leur avenir par le biais de Parcoursup dont on sait qu’il s’agit de la pire des solutions.

Celles des étudiants qui voient les financements de leurs universités réduire régulièrement et leur frais d’inscription augmenter, leurs conditions pour étudier et vivre régresser et leur avenir s’assombrir.

Celles de leurs parents qui peinent à boucler les fins de mois, se retrouvant à découvert le 10 et se demandant comment ils vont passer l’hiver si celui-ci est aussi froid qu’a été chaud l’été…

Celles de toutes les citoyennes et tous les citoyens attendant depuis des années un peu plus de justice sociale mais constatant le démantèlement des services publics, l’arrogance d’un président préférant la veille aller écouter Céline Dion et partant dès le lendemain en visite diplomatique à l’étranger, pour négocier quelques tonnes de diesel au meilleur prix à, l’image de Donald Trump, l’incurie de son gouvernement et le recours systématique à la violence sous prétexte du maintien de l’ordre.

A Troyes, notamment, la manifestation ne connut aucun incident notable, hormis quelques poubelles renversées et aussitôt ramassées. « Au total, les policiers ont interpellé deux personnes sur l’ensemble de l’après-midi : un homme majeur pour un feu de poubelle devant la cathédrale et une femme mineure pour un tag sur le commissariat. »


Le lendemain, 18 octobre, la presse écrite locale dénombrait près de 3000 personnes pendant que la TV locale en comptait plus de 2000 dans les rues de Troyes.



FR3 Champagne-Ardenne, de son côté, signalait dans son JT du 19/20 des tensions et des dégradations à Reims, le calme à Troyes, Charleville-Mézières et partout ailleurs dans la région.

Sur les chaînes nationales, privées comme publiques, il ne fut question que de Reims et des violences extrêmes qui y ont été perpétrées, ville dans laquelle se résume pour elles sans doute la Champagne-Ardenne.


Ce 18 octobre, FR3 Champagne-Ardenne ouvrait son 19/20 sur les pillages et dégradations en marge des manifestations à Reims. A Troyes, on ne parlait déjà plus que des Nuits de Champagne.


Le 19 octobre, L’Est-Eclair titrait sur les raisons du calme observé à Troyes lors des manifestations du 17 octobre, tout en dénonçant néanmoins, comme pour signifier une certaine déception, un feu de poubelle éteint, des poubelles renversées et ramassées, le hall de L’Est-Eclair et de Libération-Champagne investi par des dizaines de manifestants « qui souhaitaient faire entendre leurs revendications aux médias », une présence discrète des forces de l’ordre, quelques pétards et mortiers, deux interpellations.

Sur la même page, était précisé que « Choqués, les maires de l’Aube appellent à une réponse rapide et ferme. » en concluant, citant François Baroin, que « l’impunité ne peut être une réponse ».

Sur le site internet de L’Est-Eclair était publiée une vidéo des élus locaux rassemblés, à l’instar d’élus d’autre communes, sur le parvis de la mairie de Troyes à l’appel de l’association des maires de France, suite aux dégradations commises sur des bâtiments publics dans plusieurs villes françaises lors des manifestations du samedi 17 octobre. Face à eux, 150 citoyens et commerçants venus communier avec eux ne pouvaient qu’opiner à l’insistance du premier adjoint Marc Sebeyran pour rappeler l’état de « délitement de la société ».

Décidément, on se demande si tout ce beau monde n’aurait pas apprécié qu’aient eu lieu à Troyes quelques petits pillages et dégradations, pour avoir à les condamner fermement et justifier la mise en place d’un cessez-le feu et de l’état d’urgence en France ?

En fin d’après-midi, L’Est-Eclair informait ses fidèles lecteurs que la ville de Troyes serait épargnée d’un couvre-feu et de l’interdiction de manifester, au grand dam de Marc Sebeyran, qui tenait à préciser que « Pour l’instant, à Troyes, nous sommes épargnés par cette violence, nous en sommes très contents. Mais bien sûr, nous sommes très vigilants. »

Pour sa part, FR3 Champagne-Ardenne présentait le sommaire de son 19/20: « Unité des élus et citoyens ; rassemblements devant les mairies ; commerces pillés en France ; reportage dans un village de Haute-Marne (Dommartin-le Franc, situé sur la « diagonale du vide », 250 habitants) sur les impressions des habitants…

On se demande de quelles exactions ils ont bien pu être victimes, à Dommartin-le-Franc.

Et on se pose vraiment la même question en ce qui concerne Troyes, tout comme les 34800 et quelques autres communes françaises où il ne s’est rien passé de grave ce 17 octobre et où on a au contraire pu voir souvent de très belles choses et partager de très beaux instants…




RD

Mobilisations du 17 octobre



Laurent Nuñez prévoit des centaines de « rassemblements spontanés », « manifestations » et « blocages » dans toute la France.

Environ 500 actions sont « envisagées » et plus de 90 manifestations sont « en cours de structuration », selon l’entourage du ministre de l’intérieur. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a convoqué une cellule interministérielle de crise.



Manifestations du 17 octobre : c’est le grand flou en France et dans l’Aube.

Une dizaine de rassemblements sont annoncés dans le département de l’Aube pour la journée de mobilisation du samedi 17 octobre qui pourrait signer le retour des Gilets jaunes.



D’après les données du site Manif’Est, le rassemblement est prévu à

14 h place Jean-Jaurès à Troyes




Droits des manifestant.e.s



 Le Conseil d’État pose des réserves à l’interdiction des équipements de sécurité en manifestation.

Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Syndicat des avocats de France (SAF) de l’interdiction faite par le préfet de l’Hérault de porter des équipements de sécurité en manifestation dans le cadre du blocus des lycées, le juge des référés confirme la légalité de cette interdiction, mais avec des réserves.



Palestine : mobilisation internationale le 10 octobre




Palestine : mobilisation internationale le 10 octobre. Stop génocide, colonisation, apartheid. Sanctions contre Israël

Manifestations, rassemblements

Cela fait trois ans, depuis l’attaque et les massacres du 7 octobre survenus après 17 ans de blocus et d’agressions contre Gaza, qu’Israël mène une guerre génocidaire contre la population palestinienne de Gaza, accompagnée d’une accélération vertigineuse de la colonisation en Cisjordanie dont Jérusalem-Est, et des agressions menées par Israël contre les pays de la région. Cette situation, qui n’a été rendue possible que par l’inaction, voire la complicité des États occidentaux dont la France, précipite le monde dans la guerre, le chaos, la loi de la jungle. Au-delà des implications très pratiques de cette situation sur notre vie quotidienne, ce sont les valeurs qui fondent notre humanité commune qui menacent de s’écrouler. Nous ne l’acceptons pas, nous ne laisserons pas faire : c’est ce que nous allons exprimer de toutes nos forces le 10 octobre dans la rue, partout en France, en Europe et dans le monde dans le cadre de la journée internationale de mobilisation.

À Gaza, le cessez-le-feu du 10 octobre 2025 est violé par Israël, la population déplacée, victime des massacres et de la destruction de tous ses moyens d’existence, est confinée dans un espace de plus en plus réduit, les attaques israéliennes continuent de viser la population civile, l’entrée de l’aide est dramatiquement insuffisante. La population de Cisjordanie vit dans la terreur des colons et de l’armée israélienne, la colonisation continue de s’accélérer dans une politique d’État ouvertement assumée par Israël. À Jérusalem-Est les destructions de maisons palestiniennes se multiplient. En Israël même, les Palestiniens subissent des menaces permanentes, ils sont visés par une politique d’apartheid qui en fait des citoyens de seconde zone. Les villages du Sud du Liban sont anéantis, systématiquement rasés par l’armée israélienne. L’UNWRA, agence de l’ONU qui fournit des services essentiels aux réfugiés palestiniens tout en rappelant leur droit au retour, est maintenant interdite sur le territoire israélien et ses installations à Jérusalem sont détruites.

Des tortures systématiques sont infligées par Israël aux 9400 prisonniers politiques palestiniens, dont 370 enfants. Une centaine d’entre eux sont morts depuis le 7 octobre de ces tortures, ainsi que du manque de soins et de nourriture. Les visites de la Croix-Rouge ne sont toujours pas rétablies.

Nous ne sommes pas devant des violations ponctuelles du droit international, nous sommes devant une politique délibérée, menée par Israël depuis des décennies, qui vise à effacer le peuple palestinien et à s’emparer de son territoire. Cette politique n’a pu se développer qu’en raison de l’impunité totale que la plupart des pays occidentaux, dont la France, accordent à l’État d’Israël. Depuis la résolution de l’AG de l’ONU du 18 septembre 2024, qui suit l’avis de la CIJ du 19 juillet, ils ont pourtant l’obligation d’agir pour mettre fin à l’occupation.

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI) dénonce cette guerre génocidaire menée par l’État israélien contre le peuple palestinien. Ce sont des décennies d’impunité totale de l’État d’Israël, alors qu’il viole en permanence le droit international, qui nous ont menés à cette situation.

La reconnaissance de la Palestine n’a pas de sens si elle n’est pas associée à une protection du peuple palestinien et à la garantie de son droit à l’autodétermination. Les principes affichés par le président de la République à l’AG de l’ONU, dont celui de la souveraineté des peuples, restent vains s’ils ne se traduisent pas en actes. Il est urgent de prendre des sanctions contre Israël en tant qu’État, il est urgent de mettre fin à tout commerce d’armes ou de composants militaires avec Israël, et d’interdire tout transit sur notre territoire d’armes à destination d’Israël. Les citoyens français ayant participé au génocide et aux crimes de guerre doivent être traduits en justice.

Les innombrables poursuites visant en France les militant-es de la solidarité avec la Palestine, les gels des avoirs, l’emprisonnement de réfugiés palestiniens, le narratif imposé par Israël qui imprègne les médias grand public, tout cela doit cesser au plus vite. Les libertés d’expression, de manifestation et d’association doivent être garanties.

L’objectif de notre action, c’est le respect du droit :

  • Arrêt immédiat des agressions israéliennes : génocide à Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem, bombardements et déplacements massifs au Liban
  • Fin immédiate de l’occupation, de la colonisation et des politiques d’apartheid ;
  • Protection de l’UNRWA ;
  • Respect du droit au retour des réfugiés palestiniens,
  • Libération des prisonniers politiques palestiniens.

Nous exigeons des actions fortes et immédiates de la France :

  • Des sanctions contre Israël, dont la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.
  • L’arrêt du commerce d’armes avec Israël, l’interdiction de toute livraison d’armes ou de composants militaires à Israël, l’arrêt du transit des armes vers Israël par les ports français,
  • La mise en œuvre des mandats d’arrêt internationaux contre les dirigeants israéliens poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Nous appelons à une mobilisation massive pour faire entendre ces exigences.

Membres du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens signataires
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA) – Alternative Communiste – Américains contre la guerre (AAW) – Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre (4ACG) – Apel-Égalité – Association de Solidarité Inter Peuples -Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Cedetim / IPAM – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Confédération générale du Travail (CGT) – Confédération Paysanne – Confédération Internationale Solidaire et Écologiste (CISE) –Droit-Solidarité – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Femmes Égalité – L’Alliance Pour la République Écologique et Sociale (L’Après) – La Courneuve-Palestine – La France Insoumise (LFI) – Les Femmes en noir (FEN) – Les Écologistes EELV – Mouvement pour une alternative non-violente (MAN) – Mouvement de la Paix – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA-A) – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Pour une écologie populaire et sociale (PEPS) – Réseau Coopératif de la Gauche Alternative (RCGA) – Union communiste libertaire (UCL)– Union étudiante – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union pour la Reconstruction Communiste (URC) – Union syndicale Solidaires

Petit retour sur l’actualité à Troyes et ailleurs



La préfecture justifie la violence policière


Vidéo de la voiture de police à Troyes : la préfecture évoque une manœuvre de dégagement d’un policier blessé.

La préfecture de l’Aube a réagi à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une voiture de police rouler à vive allure en direction des manifestants à Troyes jeudi matin. Elle évoque « une manœuvre de dégagement après la blessure d’un policier victime de projectiles ».


En somme, le « dégagement » d’un policier blessé justifie pour la préfecture de l’Aube, de mettre en danger les vies de dizaines d’enfants. Dans « Cette séquence isolée de son contexte » au cours de laquelle sont exfiltrés deux policiers blessés « dont l’un s’est vu prescrire huit jours d’ITT (incapacité totale de travail) à la suite de ses blessures« , il ne faut pas voir une voiture foncer sur une foule de jeunes lycéennes et lycéens en les gratifiant au surplus de jets de gaz lacrymogène. La vie des deux policiers ne semble pourtant pas présenter un tel caractère d’urgence, à la lecture de l’article, pour qu’elle puisse être préférable à celles de dizaines de gamines et gamins…



MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE

Le Petit Aubois

il y a 20 heures20 h ·

MANIFESTATIONS DANS LES LYCÉES DE L’AUBE : LA JUSTICE SÉVIT APRÈS DES VIOLENCES À TROYES ET ROMILLY-SUR-SEINE

Face à l’escalade des tensions et aux débordements constatés dans plusieurs établissements scolaires du département, le parquet de Troyes passe à l’offensive. Bilan : 27 gardes à vue et 20 déferrements.

Les manifestations lycéennes engagées depuis le début de la semaine ont pris une tournure particulièrement violente dans l’Aube. Dans un communiqué de presse, envoyé aux rédactions ce vendredi 2 octobre 2026, la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Troyes a fait le point sur les événements survenus à Troyes ainsi qu’à Romilly-sur-Seine.

Depuis le lundi 28 septembre, la situation s’est détériorée aux abords de plusieurs lycées. Feux de poubelles, jets de projectiles et tirs de mortiers d’artifice ont rythmé les rassemblements. Face à ces violences, les forces de sécurité intérieure ont dû intervenir dans des conditions particulièrement délicates, les contraignant parfois à faire usage de gaz lacrymogènes de dispersion pour s’extraire d’attroupements hostiles.

Soulignant la gravité de ces agissements qui mettent en danger les élèves, la communauté éducative et les forces de l’ordre, le parquet a engagé des poursuites systématiques dès lors que les auteurs ont pu être identifiés.

Au total, 27 personnes ont été placées en garde à vue depuis le début de la semaine : 26 mineurs et un seul individu majeur.

Les chefs d’accusation retenus illustrent la sévérité des faits reprochés : outrages et violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, dégradations par moyen dangereux de biens d’utilité publique, transport et détention de produits incendiaires, participation à un attroupement en vue de commettre un délit, ou encore provocation à la rébellion.

Marquant sa volonté de fermeté, le parquet a ordonné le déferrement de 20 personnes devant la justice :

Pour le seul majeur impliqué : Une poursuite devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate a été engagée dès ce vendredi.� Pour 8 mineurs : Une convocation devant le tribunal pour enfants ou le juge des enfants est prévue dans les prochaines semaines. Dans l’attente de leur jugement, des mesures éducatives ou de contrôle judiciaire ont été ordonnées, comprenant des interdictions de manifester, des interdictions de paraître et des couvre-feux.� Pour 11 autres mineurs : Les jeunes ont été orientés vers le délégué du procureur pour une procédure de composition pénale en présence de leurs parents. Diverses sanctions ont été arrêtées, dont des stages de citoyenneté, des travaux non rémunérés, l’obligation de réparer les préjudices, ainsi que des interdictions de manifester et un couvre-feu nocturne (interdiction de paraître sur la voie publique entre 21h et 6h sans représentants légaux).�

Par ces mesures administratives et judiciaires strictes, l’institution judiciaire entend envoyer un signal clair afin de ramener le calme aux abords des établissements scolaires aubois.


Nous vous épargnerons les commentaires suscités par cette publication chez les décérébrés de tout poil et préférons leur apporter cette réponse bien sentie et parfaitement appropriée trouvée sur les réseaux sociaux (Merci à Isa Morvan, son autrice).

AUX VIEUX CONS QUI JUBILENT QUAND LES LYCÉENS PRENNENT CHER

Aux vieux cons qui regardent des lycéens s’en prendre plein la gueule face aux CRS et qui lâchent tranquillement : « Bien fait pour eux. Ils n’avaient qu’à rester en cours. »

ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.

Voilà, c’est dit. Pas d’éléments de langage d’attaché de presse.

Avec votre morale de napperon, votre nostalgie sous cellophane et votre mémoire de poisson rouge sous Lexomil. Je vous vois. Planqués derrière vos écrans, transformés en généraux de canapé dès qu’un môme de seize ans renverse une poubelle.

« De mon temps, on respectait l’autorité. »

MON CUL.

De votre temps, vous étiez jeunes. Vous fumiez en cachette derrière le lycée. Vous racontiez des conneries. Vous faisiez chier vos parents. Vous vouliez baiser, vivre, gueuler, vous barrer et refaire le monde avec trois francs en poche et des hormones qui vous sortaient par les oreilles. Puis le temps vous a roulé dessus comme un camion-benne. Et maintenant, vous êtes devenus exactement les vieux cons que vous trouviez insupportables à vingt ans. Félicitations. Votre médaille est disponible à l’accueil de l’EHPAD idéologique.

Parce que le vieux con adore la jeunesse. Aux Jeux olympiques. Au bac. Sur LinkedIn, avec une chemise blanche et un projet entrepreneurial biodégradable. Mais qu’un lycéen descende dans la rue, bloque son bahut et gueule que quelque chose déconne, soudain Gérard bande pour l’ordre républicain.

CRS ! BOUCLIERS ! MATRAQUES ! RANGEZ-MOI CES PUBÈRES !

Putain, on dirait qu’une poubelle brûlée menace directement son Livret A.

Et puis il y a cette phrase. Cette putain de phrase : « Ils l’ont cherché. »

Non.

On peut condamner un pavé lancé sur un flic. On peut condamner un abribus explosé. On peut condamner les violences, d’où qu’elles viennent. ET regarder un gamin tomber sans applaudir mécaniquement parce que celui qui tient la matraque porte un uniforme. Ces idées tiennent parfaitement ensemble dans un cerveau adulte. Normalement.

Parce que derrière les vidéos, les slogans et les barricades bricolées, il y a des gamins. Des gamins qui parlent de leur lycée, de leur avenir et du monde qu’on leur refile avec la délicatesse d’un locataire qui rend les clés après avoir chié dans le salon. Dette. Précarité. Logement hors de prix. École qui craque. Services publics essorés.

Et vous voudriez quoi ? « Madame, s’il vous plaît, puis-je être révolté sans perturber la circulation ? »

BORDEL DE MERDE.

Une révolte qui ne dérange personne, ça s’appelle une publication Instagram avec un carré noir. La jeunesse est chiante. HEUREUSEMENT. Elle déborde. Elle exagère. Elle gueule parfois avant d’avoir lu toute la notice.

Mais le vieux con veut des jeunes parfaitement domestiqués : engagés mais polis, en colère mais silencieux, révoltés mais surtout pas devant chez lui. Il veut Che Guevara avec Parcoursup. Rimbaud avec une convention de stage. Mai 68 à condition que ça finisse avant 18 heures parce qu’il faut rentrer la Dacia.

Et quand ça cogne ? « Fallait pas être là. »

Cette phrase me fout la gerbe. Parce qu’elle dit : reste chez toi. Ferme ta gueule. Obéis. Ne dérange pas. Et si tu déranges, ce qui t’arrive devient automatiquement ta faute. Belle conception de la démocratie. Propre. Pratique. Lavable en machine.

Tu peux penser qu’un blocage est une connerie. Qu’une manif part en vrille. Qu’un lycéen raconte n’importe quoi. Mais voir un jeune prendre un coup et lâcher : « Bien fait. » Là, on n’est plus dans le désaccord. On est dans la jouissance moisie du petit chef qui sommeillait derrière le rideau.

Alors aux vieux cons qui jubilent quand des lycéens prennent cher parce qu’ils auraient dû « rester à leur place » : ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE.

Gardez vos « de mon temps ». Gardez vos leçons. Gardez votre fantasme d’une jeunesse à genoux devant l’autorité avec le carnet de correspondance entre les dents. Et essayez de vous souvenir du petit con que vous étiez avant de devenir le vieux con que vous êtes.

Parce que le problème n’est pas d’avoir vieilli. On vieillit tous. Le problème, c’est d’avoir tellement oublié sa propre jeunesse qu’on finit par applaudir lorsque celle des autres se fait cogner.

Et ça, bordel, ce ne sont pas les rides.

C’EST DE LA MOISISSURE.

Et je le répète pour que vous l’intégriez une fois pour toutes :

ALLEZ. VOUS. FAIRE. FOUTRE.

#Lycée



La LDH appelle à soutenir les mobilisations lycéennes ce mardi 6 octobre et sera présente à leurs côtés avec les parents d’élèves, syndicats et autres organisations, à Troyes comme ailleurs.



A ne pas manquer

Mercredi 16 septembre

LA FRANCE ETERNELLE, une enquête archéologique par l’UPOP Aube



https://upopaube.over-blog.com/2026/09/la-france-eternelle-une-enquete-acheologique.html



Dimanche 20 septembre


Rassemblement populaire avec le collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites contre le « Permis de tuer ».





“Joyeuses Luttes !” – Repas partagé et journée festive aux Adelphes

  • dimanche 20 septembre 2026
  • 11:30  20:00
  • Aux Adelphes72 Avenue du Général GallieniSainte-Savine, Grand Est, 10300France (carte)
  • Google Agenda  ICS

🎉 Une journée pour se retrouver, partager… et célébrer nos luttes !

📅 Dimanche 20 septembre, les Adelphes vous donnent rendez-vous pour une journée placée sous le signe de la joie, de la convivialité et du collectif !

🍽️ 11h30 — Accueil
Venez rencontrer les bénévoles, (re)découvrir notre local et faire connaissance !

🥗 12h — Repas partagé
Ramenez ce qui vous fait plaisir et mettons tout en commun ! Parce qu’un bon moment, ça se partage aussi autour d’une table 💛

🎤 13h — Micro ouvert
Un texte à lire ? Une chanson ? Une envie de crier, rire ou partager ? Le micro est à vous !

💃 14h15 — Atelier danse
Venez danser avec Lola, vous amuser et lâcher prise ensemble !

🎨 15h — Atelier cyanotype
Découvrez cette technique d’impression avec Inès et repartez avec votre création !

🎶 16h — Chorale féministe
On écoute, on chante, on fait raisonner nos voix avec la chorale des Adelphes !

🎤 17h — Micro ouvert
Deuxième chance de prendre le micro et de faire entendre votre voix !

🎬 18h — Séance cinéma
On termine la journée avec la projection de Freaks de Tod Browning.

✨ Et tout au long de l’après-midi : expo participative de pancartes de lutte, coin fanzines & surprises ! N’hésite pas à ramener tes pancartes préférées pour les exposer

📍 Parvis de l’Art Déco à Sainte-Savine
🕦 11h30-20h
🎟️ Entrée libre


Jeudi 24 septembre 







Samedi 26 septembre : marche pour le climat, le vivant, pour la Paix, et la justice sociale à Troyes





Jeudi 8 octobre :




Samedi 10 octobre : mobilisation nationale pour la Palestine, contre le génocide à Gaza.


Dimanche 18 octobre : village associatif de la Chapelle Saint-Luc.

Avocats et magistrats se mobilisent contre les « conditions dégradées de travail » et la réforme de la justice criminelle



Plusieurs rassemblements d’avocats et de magistrats sont organisés, lundi, à travers la France pour protester contre la réforme de la justice criminelle portée par Gérald Darmanin. Ils manifestent aussi pour dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.



Cette manifestation sert « à dire à nos concitoyens que la justice n’a actuellement pas les moyens d’assurer une protection suffisante » explique sur France Inter Ludovic Friat, président de l’Union syndicale des magistrats.



Prévue à l’agenda de l’Assemblée Nationale le 7 juillet prochain, une proposition de loi (PPL), déposée par le député (LR) Eric Pauget, vise à instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Ce texte est soutenu par le gouvernement : celui-ci a déjà fait adopter, lors d’une première discussion à l’Assemblée Nationale en janvier 2026, un amendement tendant à créer une présomption de légalité des tirs par les forces de l’ordre.



La LDH s’associait à la mobilisation nationale de ce lundi 29 juin.

« Nous continuons à exiger l’abandon de l’intégralité de la réforme SURE portée par le garde des Sceaux et à faire entendre notre voix pour une justice de qualité. »

Étudiants étrangers en France : des manifestations dans plusieurs villes malgré l’assouplissement du décret sur les frais d’inscription



Bien que le ministre de l’Enseignement supérieur ait décidé d’atténuer le durcissement prévu à la rentrée concernant les droits d’inscription à l’université des étudiants non ressortissants de l’Union européenne, plusieurs centaines de personnes ont manifesté, mardi, contre cette mesure, à Paris et dans plusieurs villes de France.



Des étudiants se sont mobilisés ce mardi à l’IUT de Troyes pour dénoncer le plan « Choose France for Higher Education ». Cette mesure gouvernementale prévoit une augmentation des frais d’inscription pour les étudiants extra-européens dans les universités françaises. Le rassemblement s’inscrit dans un mouvement national organisé par la Fédération des associations générales étudiantes. « Notre but, c’est de faire retentir, de laisser les étudiants troyens s’exprimer », explique Valentin, membre de la Fédération des Étudiants Troyens – Campus 3. La mobilisation vise à faire pression pour repousser le décret.


La sénatrice Corinne NARASSIGUIN et plusieurs de ses collègues socialistes déposaient au Sénat, le 13 avril dernier, un texte de loi visant à lever les obstacles à l’intégration des étrangers en France. Celui-ci, en proposant des solutions, démontre clairement l’urgence d’améliorer les conditions d’accueil de ces étrangers. Ce qui n’est évidemment pas l’objectif de la droite.

En même temps, le plan gouvernemental « Choose France for Higher Education » contient une véritable incohérence, l’objectif affiché étant de « rendre la France plus attractive pour les étudiants étrangers ». Quel est le but réel, en augmentant de façon discriminatoire les frais d’inscription en fonction de la nationalité, de placer les étudiants extracommunautaires dans une précarité insurmontable ? Certainement pas de leur rendre la France plus attractive…

RD

Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale




Quand les discours racistes prolifèrent jusque dans la bouche des représentants de la Nation,

Quand les pires préjugés s’expriment dans les institutions censées garantir l’accès aux droits,

Quand tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion sont victimes de comportements racistes et xénophobes dans leur quotidien,

Quand de nombreux médias se font les porte-voix de la haine contre les étranger-e-s et leurs enfants, les musulman-e-s notamment, installant et construisant des discours de haine qui se banalisent dans la société

Quand des manifestations d’extrême-droite suintent la haine de l’Autre, avec des saluts nazis,

Quand le racisme et l’antisémitisme s’amplifient dans la société,

Quand le nombre d’actes racistes et antisémites augmente dans des proportions alarmantes,

Quand 1,2 million d’individus estiment avoir été victimes de racisme en 2022 mais que seulement 3% l’ont signalé,

Quand les discriminations à caractère raciste restent massives dans l’accès à l’emploi et au logement, dans les rapports avec les institutions, notamment la police et la justice,

Quand les crimes racistes se multiplient mais ne semblent plus susciter de mobilisations massives,

Quand des Juifs vivent dans l’inquiétude,

Quand des musulman-e-s se demandent si la haine qui les cible témoigne de l’impossibilité de notre pays de les accepter pleinement un jour, et que l’islamophobie s’exprime de manière toujours plus violente dans certains médias comme au sein de formations politiques,

Quand les restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeur-euse-s d’asile attentent à leurs droits et à leur dignité,

Quand les conditions de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ne garantissent plus pleinement le droit à un procès équitable,

Quand les refus de régularisation et de renouvellement de titres de séjour détruisent des vies, que les préfectures « fabriquent » des sans-papiers,

Quand les obligations de quitter le territoire français (OQTF) deviennent systématiques afin d’agiter des chiffres visant à créer un « problème étranger »,

Quand la remise en cause des allocations logement (APL) pour les étudiant-e-s étranger-e-s précarise de nombreux jeunes,

Quand des dizaines de milliers de personnes étrangères perdent tout ce qu’elles ont construit à cause de la loi immigration du 26 janvier 2024, de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, et des autres lois xénophobes qui les ont précédées,

Nous avons, plus que jamais, le devoir et le besoin de retrouver le chemin de l’égalité et du refus des haines,

Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de solidarité, de justice, et de respect des libertés.

Les organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs, actrices de la société civile, appellent en toute indépendance vis à vis des formations politiques à une large mobilisation de la société, dans toute sa diversité, pour les mobilisations autour de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale entre le 14 et le 21 mars, partout en France. Défendons le projet d’une société antiraciste, c’est-à-dire une société humaniste, solidaire et égalitaire.

Premiers signataires : Attac, CGT, Femmes Egalité, FSU, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Mémorial98, Mrap, Solidaires, SOS Racisme.

Signataires : Artisans du monde Saint-Nazaire, Association Accueil des demandeurs d’asile de Mulhouse, Association d’Aide et de défense des mineurs isolés étrangers (Aadmie), Association nationale des Pieds-Noirs progressistes et leurs ami.e.s, Association pour la reconnaissance et la défense des droits des immigrés en Bocage (ARDDIB), Association Roya citoyenne, Cercle de silence Hazebrouck, Collectif d’aide aux personnes exilées à Dol de Bretagne (CAMADol), CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), Emmaüs France, FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), Itinérance Sud Manche, La Baule humaniste (LBH), La Croisée des chemins, Monde solidaire la flèche, Planning familial, Réseau féministe « Ruptures », Réseau d’action contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), Syndicat de la magistrature (SM), Toutes et Tous Migrants, Union nationale des étudiants de France (Unef).

Troyes : une fin de semaine militante chargée 



Jeudi 5 mars à la Maison de l’animation culturelle de Pont-Sainte-Marie, l’UNAFAM10, la MACIF et la LDH de l’Aube proposaient une soirée sur le thème « Pour notre santé mentale, réparons le lien social », avec la projection du film québécois « Ces voix oubliées » de Blaise Barrette, un documentaire suivant le parcours de 15 personnes souffrant de problèmes de santé mentale invitées à participer à un programme de rétablissement par le chant. En tant que chanteurs, ils réussiront à enregistrer un CD et à performer sur scène devant 500 personnes. Pendant un an, Le cinéaste Blaise Barrette a suivi leur aventure exceptionnelle qui leur a permis de reprendre confiance en eux-mêmes.

Le film fut suivi d’un débat et d’une présentation par la MACIF de son action en faveur des jeunes aidants.

La soirée se terminait dans la convivialité autour d’un buffet.




Vendredi 6 mars, le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites offrait à Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, un comité d’accueil pour sa venue à la Maison de quartier des Chartreux à Troyes, en soutien à la candidature de Pierre Brochet à la mairie de Troyes.

Laurent Jacobelli a notamment fait parler de lui en tenant le 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale des propos insultants, graves et infamants, entraînant une saisine du bureau soutenue par l’ensemble des députés de gauche.





Samedi 7 mars, Sainte-Savine célébrait les femmes durant la journée complète avec le slogan « Vive les femmes ! » avec les associations Endofrance, Solidarité Femmes Aube, le CIDFF, Aux Adelphes et la LDH de l’Aube.

La LDH de l’Aube proposait un stand présentant de la documentation relative à la défense des droits des femmes.





Dimanche 8 mars, le cinéma UTOPIA de Pont-Sainte-Marie présentait à 10 h une séance spéciale avec la projection en avant-première du film La Maison des Femmes de Mélissa GODET, en présence de l’équipe du film, précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie.




L’après-midi, la Marche pour les Droits des Femmes, organisée à Troyes par les organisations syndicales et associations réunissait 400 personnes.

Liberté de disposer de son corps, lutte contre les violences et pour l’émancipation économique : une centaine d’organisations avaient appelé à manifester dimanche partout en France pour défendre les droits des femmes, menacés par la montée de l’extrême droite.




A venir:

Les 11 et 12 mars à La Chapelle Saint-Luc




Du 14 au 20 mars le Colllectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs appelle à la mobilisation contre le racisme, la xénophobie  les discriminations, les extrêmes-droites.

Aube : mobilisations de l’intersyndicale

La section LDH de l’Aube s’associe à la grève et aux mobilisations du 2 octobre dans le département comme dans toute la France, pour un autre budget, pour les salaires, pour les services publics, pour la justice sociale, pour les retraites, pour les industries, pour les emplois, pour la culture.

Elle vous invite à vous joindre aux rassemblements et aux manifestations à TROYES, ROMILLY-SUR-SEINE et BAR-SUR-AUBE.

Troyes: climat, justice, libertés. Mobilisons-nous!



Demain 27 septembre, à l’occasion des journées de manifestations pour le climat, nous marcherons à Troyes, avec toutes les organisations progressistes, pour ouvrir la voie à une transition écologique, sociale et démocratique.

  • pour exiger des mesures fortes face à l’urgence climatique et sociale ;
  • pour contester les choix politiques qui maintiennent les privilèges d’une minorité au détriment des vies, des territoires et des solidarités ;
  • pour faire entendre nos voix pour les libertés et la justice, ici et ailleurs.


Nous vous donnons rendez-vous demain

Samedi 27 septembre à 14h00

Place Jean Jaurès, à Troyes.

Alors qu’un mouvement social s’engage dans un moment de crise politique, l’Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux doivent être respectés



Qui est à l’origine du mouvement « Bloquons tout » le 10 septembre ?


Né dans l’anonymat d’une chaîne Telegram en mai, l’appel à bloquer la France le 10 septembre s’est diffusé massivement en ligne après l’annonce du plan d’austérité de François Bayrou. Porté par une nébuleuse de groupes aux revendications multiples, le mouvement « Bloquons tout » fédère désormais une mosaïque d’acteurs allant de l’extrême-droite à l’ultragauche, sans structure ni leadership identifié.

Les services de renseignement notent une composition hétérogène et déstructurée : « Une frange plutôt d’extrême-droite, d’autres plus d’extrême-gauche, des anciens Gilets jaunes, et des personnes sans aucune idéologie. »



A cette mobilisation se sont jointes un certain nombre de sections syndicales mais la confusion demeure, au point d’alimenter les discours les plus fantaisistes, voire complotistes, visant, pour certains, à décrédibiliser le mouvement.


Vrai ou faux. Mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre: l’Élysée a-t-il organisé la mobilisation en secret ?


Plusieurs soutiens de la première heure de l’appel à tout bloquer ce mercredi 10 septembre soupçonnent Emmanuel Macron d’avoir lancé le mouvement en secret.



Il n’en demeure pas moins que la réalité nous interpelle et que les motivations de certains des participant(e)s méritent d’être entendues.


« Je suis rincé par le travail, le mal-logement et les inégalités » : cinq Français nous expliquent pourquoi ils vont bloquer la France le 10 septembre


Ils s’appellent Natacha, Jeff, Jacques, Robin, Lucie et ont un objectif : répondre à l’appel à la mobilisation mercredi. Franceinfo a recueilli leurs témoignages.



Mais Retaillau, ministre de l’Intérieur sortant, avait-il besoin de mettre 80 000 policiers et gendarmes sur le terrain face aux 100 000 manifestants estimés ? Il voudrait pousser à l’affrontement qu’il ne s’y prendrait pas mieux, d’autant qu’il dit lui-même ne pas craindre « des mouvements d’ampleur »…



Les journalistes semblent particulièrement visés au point que le SNJ a annoncé ce jeudi avoir mandaté un cabinet d’avocats pour déposer un recours en urgence devant le Conseil d’État. « Nous devons vraiment peser de tout notre poids sur ce qui nous paraît vital, c’est un recul pour notre société démocratique », conclut Soraya Morvan-Smith, , secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, citée par L’Humanité.


Modification du cadre de protection des journalistes en manifestation en France : ni la méthode, ni le contenu ne conviennent

Alors que les appels à manifester en France se multiplient dans un contexte politique instable, le ministère de l’Intérieur et la police nationale se sont accordés, dans le silence de l’été, sur un document qui nie toutes les avancées en matière de protection des journalistes qui couvrent les manifestations. Un recul inquiétant des garanties de leur sécurité dans des contextes parfois violents et une atteinte caractérisée au droit à l’information des citoyens. Reporters sans frontières (RSF) condamne ces nouvelles prérogatives données aux forces de l’ordre et appelle le ministère de l’Intérieur, la police nationale et la Préfecture de police de Paris à réunir d’urgence les parties prenantes pour expliquer la portée de cette doctrine et le cadre garantissant l’exercice du journalisme en situation de “violences urbaines”.



Dès le 3 septembre, la LDH publiait ce communiqué:

Les mesures annoncées en juillet 2025 en lien avec le projet de loi de finances 2026 emportent des conséquences lourdes pour l’accès à des droits fondamentaux avec de nouveaux reculs dans l’action des services publics, pour l’accès aux soins, des régressions du droit du travail, des droits niés pour les personnes étrangères.

Cette perspective a naturellement conduit à des réactions de rejet par des segments entiers de la population, et l’annonce de mobilisations dès ce mois de septembre 2025. Des appels sur les réseaux sociaux comme par la plupart des syndicats vont se traduire par des mobilisations le 10 et le 18 septembre 2025. Ces appels mettent en avant le refus de politiques d’austérité qui vont aggraver les inégalités et les précarités qui marquent les temps présents.

Le Premier ministre a fait le choix de déposer une motion de confiance pour le 8 septembre 2025 qui devrait se traduire par un vote ouvrant une nouvelle étape de la crise politique, toujours en l’absence de majorité au Parlement.

Cette conjonction de crise sociale et de crise institutionnelle provoquée par les décisions du gouvernement est porteuse de risques majeurs pour les droits et libertés.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’inquiète particulièrement de la réaction des pouvoirs publics contre l’expression d’une contestation sociale qui pourtant s’inscrit pleinement dans les voies constitutionnellement garanties de l’expression collective et sociale des opinions et notamment pour les manifestations, les réunions, l’exercice du droit de grève. La LDH en appelle solennellement aux autorités pour ne pas enclencher une telle fuite en avant.

Elle le fait à la lumière de la brutalisation du maintien de l’ordre, des interdictions et entraves aux manifestations, de la répression judiciaire des manifestantes et manifestants, des dissolutions d’associations et de collectifs qui se sont développés depuis une quinzaine d’années contre les expressions légitimes et salvatrices de protestation, composantes nécessaires à une bonne santé de la démocratie. Elle en appelle à l’ensemble des responsables dans les institutions et les lieux de pouvoir politique pour un respect absolu et scrupuleux de l’Etat de droit, des libertés et des droits fondamentaux.

Plus de 1600 signatures, ensemble faisons signer nos organisations.



Passons à l’étape suivante; de nombreuses personnes voudraient pouvoir faire signer l’appel à leur organisation. Ensemble faisons signer nos organisations locales régionales et nationales dans nos collectifs, associations, mouvements, ONGs, partis et syndicats. Voici le lien à leur transmettre:
https://framaforms.org/appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre-organisations-1755017070  

Bien entendu continuons également à faire signer l’appel aux individus dont voici le lien : https://framaforms.org/appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre-1754304474

Vous pouvez enfin  partager la publication du magazine Regards :
https://regards.fr/tribune-appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre/


Pour la prochaine newsletter nous sollicitons vos propositions, pour parler du fond, partager vos expérience locales insister sur votre cause ou votre secteur, partager vos affiches et flyers.
Pour toute question, n’hésitez pas à contacter Ben au 0649985753 

La mobilisation contre la loi Duplomb doit se poursuivre

1 439 678 signatures à 18 h 30






Mobilisation

La présidente de la LDH, Nathalie Tehio, appelle la communauté internationale à prendre ses responsabilités face à une politique israélienne qui tente d’imposer la loi du plus fort contre le droit & la justice. Aujourd’hui plus que jamais, il nous faut agir, nous mobiliser !

À Gaza, au moins 31 morts et plus de 176 blessés dans des nouveaux tirs israéliens



Les secouristes de Gaza ont déclaré que des tirs israéliens ont tué au moins 31 Palestiniens et en ont blessé plus de 176 tôt dimanche, alors que des milliers de personnes se dirigeaient vers un site de distribution d’aide alimentaire géré par les États-Unis.

Plus de 54 418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.



Enquête : les ordres d’évacuation de l’armée israélienne depuis mars couvrent 78 % de la bande de Gaza


Entre le 18 mars – jour de rupture du cessez-le-feu – et le 29 mai, l’armée israélienne a publié 32 ordres d’évacuation contraignant la population gazaouie à fuir. Selon l’analyse des Observateurs de France 24, 78 % du territoire est désormais concerné par au moins un de ces ordres. Plus de deux millions d’habitants de Gaza sont désormais censés se retrancher sur un territoire qui représente moins de 65 km².



Guerre dans la bande de Gaza : qui utilise ou non le mot « génocide » pour décrire les opérations israéliennes, et pour quelles raisons ?


De plus en plus d’ONG, de chercheurs et de responsables politiques emploient ce terme lourd de sens pour qualifier la politique d’Israël vis-à-vis des Gazaouis.

Le mot est clivant. Et le débat, extrêmement tendu. Après plus d’un an et demi de guerre dans la bande de Gaza contre le Hamas, organisation islamiste, en réaction aux attaques terroristes du 7 octobre 2023, l’Etat d’Israël est régulièrement accusé de commettre un génocide à l’encontre des habitants de l’enclave palestinienne. Des banderoles de manifestations jusqu’aux rapports de l’ONU en passant par certains discours de dirigeants politiques, ce terme, très chargé historiquement, est de plus en plus fréquemment utilisé pour décrire la politique menée à l’encontre des quelque deux millions de Gazaouis piégés dans cette zone dévastée.



Gaza. Influenceurs par temps de génocide


La guerre contre Gaza est le premier génocide retransmis en direct sur les petits écrans de nos téléphones. Malgré l’absence d’électricité, l’accès difficile à Internet et la famine, les Palestiniens de Gaza continuent à documenter sans relâche leur calvaire. Certains sont devenus des icônes suivies en ligne par des millions de personnes. Une présence en ligne, notamment en anglais, qui s’est construite depuis les mobilisations sur tout le territoire de la Palestine historique en 2021.



Gaza : Guillaume Erner face à « deux visions de la réalité »


Où il est question d’un léger « différend » à l’antenne de France Culture, le 26 mai 2025.



Israël/Cisjordanie : la milice coloniale du gouvernement Netanyahu s’organise pour détruire les vies palestiniennes


Encouragés par le gouvernement israélien, couverts par l’armée et rarement condamnés, les actes de violences de colons contre la population palestinienne explosent ces derniers mois. À la faveur de la levée des sanctions par les États-Unis, le sentiment d’impunité est total.