CHARTE de l’Observatoire parisien des libertés publiques

 

CHARTE de l’Observatoire parisien des libertés publiques

Depuis plusieurs années, la mise en œuvre de lois sécuritaires alimente un climat de tension entre la police et la population, au prétexte du maintien de l’ordre public.
Dans les rues, les quartiers, les commissariats, les relations de la police avec la population se dégradent.
L’instrumentalisation des forces de police et de gendarmerie par le Gouvernement aboutit, de fait, à faire obstacle à l’expression de la contestation dans l’espace public, notamment par l’emploi d’armes de guerre (LBD, grenades GLI F4…), d’abord dans les quartiers populaires, à l’encontre des jeunes en particulier, puis lors des manifestations, avec pour conséquence des traumatismes, des blessures graves, ou même des mutilations.
En attestent les multiples réactions des instances nationales (Défenseur des droits, Commission nationale consultative des droits de l’Homme) et internationales (Comité des droits de l’Homme du Conseil de l’Europe ; Rapporteur spécial des droits de l’Homme de l’ONU), ainsi que les vives inquiétudes exprimées publiquement par les services soignants, qui ont eu à traiter ces derniers mois un nombre sans précédent de personnes victimes de lésions graves. Pourtant, le Gouvernement français persiste à nier la réalité, comme l’a dénoncé le Rapporteur spécial de l’ONU.

Face à l’ampleur et à la gravité de cette situation, et à la suite des initiatives locales (Toulouse, Nantes, Quimper, Montpellier, Perpignan et Gironde…), la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme a décidé, en partenariat avec la section de Paris du Syndicat des avocats de France, de constituer un Observatoire des libertés publiques.
L’observatoire parisien se fixe comme objectifs de documenter les pratiques policières, l’utilisation abusive des procédures, notamment judiciaires, et d’informer de leurs droits les personnes concernées par ces pratiques.
Des observatrices et observateurs sont présents sur les lieux où s’exercent ces pratiques et recueillent des témoignages. Des rapports et analyses seront rendus publics afin de sensibiliser les citoyens, les acteurs de la justice et les pouvoirs publics, d’alimenter le débat d’intérêt général sur les libertés et d’apporter une réponse collective à ces dérives.

contact@obs-paris.org
Paris 10 juillet 2019

projection/débat « Après l’ombre » mardi 19 juin 20h15 au Chaplin-Denfert

La section LDH Paris 14/6 propose une projection/débat

le mardi 19 juin à 20h15 du film

« Après l’Ombre » de Stéphane Mercurio,

au Chaplin-Denfert 24 place Denfert-Rochereau.

La projection sera suivie d’un débat avec la réalisatrice.

Une longue peine, comment ça se raconte ? C’est étrange ce mot qui signifie punition et chagrin en même temps. Ainsi s’exprime Didier Ruiz lorsqu’il entreprend la mise en scène de son dernier spectacle monté avec d’anciens détenus de longue peine…

 

« SOTCHI. Des barreaux derrière les anneaux »

EVENEMENT JO 2014

« SOTCHI. Des barreaux derrière les anneaux »

EVENEMENT JO 2014 « SOTCHI. Des barreaux derrière les anneaux »

Samedi 1er février – RDV à 11h place Stalingrad (à l’entrée de la Rotonde) – Paris 19ème

A une semaine de l’ouverture des Jeux Olympiques (JO) d’hiver de Sotchi, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Amnesty International France, la FIDH (Fédération Internationale des Ligues des droits de l’Homme), Inter-LGBT, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Russie-Libertés révèleront, lors d’un événement commun ce que cache le faste des cérémonies.

Samedi 1er février à 11h30, près de 170 militants

de ces organisations formeront les anneaux olympiques.

Au milieu de ces anneaux humains, apparaîtront progressivement des violations graves des droits de l’Homme en Russie, que les JO ne doivent masquer : répression des manifestations, restriction de la libre parole et de l’information, discriminations envers les minorités sexuelles, stigmatisation et exploitation des migrants et recours à la torture.

Ciné droits : Etre là

« Être là ». Que devient la dignité humaine en prison ? Pour tâcher de répondre à la question, le film documentaire de Régis Sauder nous apporte de précieux éléments. « … ce n’est pas un film sur la folie, mais un film sur la dignité de l’homme souffrant et sur celui ou celle qui lui tend la main et l’accompagne. C’est un film sur l’entraide» (Régis Sauder).

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Ce documentaire est extrêmement « utile » non seulement parce qu’il montre ce volet de la psychiatrie en prison rarement vu, mais aussi parce qu’il nous fait ressentir, comme rarement au cinéma, la question de la dignité de la condition humaine.

Nous vous avions déjà convié à venir découvrir de merveilleux film. Séance de rattrapage ! Venez nous retrouver pour une projection de ce film citoyen qui sera suivi d’un débat avec Anne Tardieu, ancienne président de la Fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme.

Quand ? Jeudi 28 Mars à 20h45

Où ? Au Chaplin St Lambert, 6 rue Péclet (M° Commerce, ligne 8)