Les Mardis du Transfo : 29 septembre à 20h30 – This is my land avec l’AFPS85

Nouvelle saison de coopération avec les mardis du Transfo au 45 rue de la Combe à Benet pour des projections débats autour de documentaires. Accès libre.

« Et si le conflit israélo-palestinien était surtout une question d’éducation ? This is My Land observe la manière dont on enseigne l’histoire dans les écoles (6 écoles publiques ou religieuses) d’Israël et de Palestine. Portraits d’enseignants, enthousiastes ou révoltes, rencontres avec des enfants désenchantés : le film révèle les murs que l’on dresse dans la tête des jeunes générations… »

La jeune réalisatrice vit en France mais a grandi en Israël où elle a effectué le service militaire qui lui a fait découvrir une réalité tout autre que celle qui lui avait été enseignée pendant sa scolarité.

Elle décide de retourner en Israël voir comment les programmes scolaires officiels traitent de l’Histoire contemporaine et du conflit.

« Étant née et ayant grandi en Israël, j’ai reçu une éducation israélienne. Ce n’est qu’au cours de mon service militaire, durant la deuxième intifada, en 2002, que j’ai pu voir de près les procédures opérationnelles adoptées par l’armée israélienne à l’encontre des Palestiniens. J’ai alors commencé à douter, à remettre en question ce que j’avais appris jusqu’alors. Enfin, bien des années plus tard, j’ai compris à quel point l’enseignement de l’histoire de mon pays était partial et sélectif. » (Tamara Erde)

Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les barrières ne sont pas que physiques.

26 septembre, rassemblement pour le climat et la justice sociale

L’été 2026, le plus chaud jamais observé, a mis en évidence les conséquences terribles du dérèglement climatique : canicules, incendies, sécheresse et plus largement hausse tendancielle de la température détruisent des vies, broient des existences, engendrent de la souffrance.

Tous les pans de notre vie ont été touchés : nos enfants, notre alimentation, notre santé, nos conditions de travail et de vie, le confort et la santé de nos aîné.e.s , les incendies, l’angoisse quant à l’accès à l’eau potable, l’alimentation avec les drames dans les exploitations agricoles.

Alors que le bâti scolaire, comme le bâti des hôpitaux et le bâti pénitentiaire, n’est absolument pas adapté pour ce nouveau climat, le gouvernement est déjà revenu sur l’enveloppe promise pour sa rénovation. Nos enfants méritent mieux que des promesses pendant la canicule détricotées quelques mois plus tard.

L’inaction climatique porte gravement atteinte à de nombreux droits humains. Tout comme les politiques délétères pour la biodiversité et favorables aux pollutions chimiques, elle doit cesser, à rebours de la tendance mortifère constatée à l’échelle nationale et européenne.

Après cet été terrible, ce début d’automne météorologique voit la chaleur continuer à un niveau lui-aussi jamais observé pour le mois de septembre, et avec elle la sécheresse et la menace pour l’accès à l’eau potable qui continue de peser sur plusieurs départements en plus des départements d’Outre-Mer, régulièrement touchés. 

Le contexte géopolitique du conflit entre les USA et l’Iran entraîne depuis de longs mois l’explosion des prix des énergies fossiles que ce soit à la pompe pour les véhicules, ou pour le chauffage viennent heurter les équilibres budgétaires des plus démunis qui n’ont pas les moyens de changer d’énergie ni pour leur véhicule, ni pour le chauffage de leur logement. Les accompagnements prévus jusqu’ici par les pouvoirs publics ne permettent toujours pas aux plus pauvres de faire ces transitions et bénéficient en part importante aux ménages les plus aisés. 

Pour que les pouvoirs publics répondent à l’urgence d’une politique ambitieuse contre les changements climatiques, leurs racines et leurs conséquences ; pour une protection des populations et des travailleurs et travailleuses renforcée, qui prenne pleinement en compte les inégalités d’exposition et de vulnérabilité face aux risques pour la santé et la sécurité ; pour un accompagnement des sinistré-e-s. Nous appelons à un rassemblement SAMEDI 26 SEPTEMBRE à 11 Heures, devant la sous-Préfecture à Fontenay-le-Comte.

Mener une politique à la hauteur de l’urgence climatique, c’est mobiliser les moyens suffisants à toutes les échelles de l’action publique et dans tous les territoires, d’Outre-mer comme de l’hexagone. Cela passe par l’adoption d’un budget 2027 qui prend en compte cette urgence. C’est aussi cesser la répression contre les défenseure-e-s de l’environnement, mettre fin aux attaques dont font l’objet les acteurs associatifs, garantir l’effectivité de la démocratie environnementale.

Action climatique et État de droit sont étroitement liés. L’extrême droite et ses alliés luttent brutalement contre l’une et l’autre. Les tentatives grossières de dissimulation de sa responsabilité, à la veille d’échéances électorales, ne doivent pas prospérer : l’extrême droite incarne le déni des changements climatiques ; elle s’attaque de longue date avec violence à celles et ceux qui les documentent et les combattent ; elle vote en faveur du désastre et des inégalités croissantes dont il est synonyme.

Il est temps d’introduire de la justice sociale dans l’adaptation au changement climatique.  Ce n’est pas aux travailleurs et aux travailleuses d’affronter seuls les effets économiques, sanitaires et sécuritaires de ce changement climatique. 

FIN DU MONDE, FIN DU MOIS, MEME COMBAT ! 

RASSEMBLEMENT A L’APPEL DE

LDH, FSU, CGT, SOLIDAIRES, ATTAC, CRS, TERRES ET RIVIERES

Non au permis de tuer – Interpellez les sénateurs

Comme évoqué ce matin au rassemblement, voici le lien vers la plateforme pour interpeller les sénateurs et leur demander de rejeter la proposition de loi relative à la légitime de défense des forces de l’ordre.

Lien vers la plateforme : https://agir.risefor.org/action-group-detail/@https%3A%2F%2Fagir.risefor.org%2Factiongroups%2F1385%2F@

NON AU PERMIS DE TUER : RASSEMBLEMENT LE 19 SEPTEMBRE

Dans un État de droit, l’usage des armes à feu devrait pourtant intervenir en tout dernier recours : un seul tir peut tuer. C’est aussi parce que nous sommes dans un État de droit que tout décès causé par un agent de l’État doit faire l’objet d’une enquête immédiate. Or l’instauration d’une présomption de légalité des tirs reviendrait à admettre d’emblée la conformité de l’usage de l’arme et donc de freiner, voire d’empêcher, la réalisation d’investigations, avec pour conséquence possible que des utilisations injustifiées échappent à toute sanction.

Dès lors, les victimes seraient privées de toute espérance quant à la manifestation de la vérité et tous les dysfonctionnements actuels seraient légitimés.

Ces dysfonctionnements sont directement liés à l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure qui facilite, depuis 2017, le recours à l’emploi des armes pour les forces de l’ordre. Cet article liste des hypothèses leur permettant de tirer, ce qui crée une incertitude juridique délétère s’agissant d’un acte aussi grave dans lequel la prise de décision doit être extrêmement rapide. Car si cet article intègre les conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité dans les critères d’appréciation de la légalité du tir, le fait d’envisager des hypothèses de tir, comme lors d’un refus d’obtempérer, laisse penser qu’il suffit d’être dans ce cas pour que la loi le permette. Depuis son adoption, on constate une augmentation significative du nombre de victimes de tirs de police (notamment en cas de refus d’obtempérer).

Or, au lieu d’abroger cet article, il est prévu aujourd’hui de présumer que les conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité sont remplies. Ce qui signifie que les policiers risquent de se concentrer encore plus sur les seules hypothèses de tir, en ne considérant pas que le tir par arme à feu ne peut être décidé qu’en tout dernier recours, comme l’exigent les principes directeurs de l’Onu.

Le risque est grand qu’aucune enquête ne soit ouverte, tout tir étant présumé légal dans les hypothèses listées par le texte. Pourtant, les preuves doivent être réunies immédiatement. Ainsi, les enregistrements des caméras-piéton ou de vidéoprotection sont effacés au bout de 30 jours. Il reviendra à la victime de devoir apporter la preuve que les conditions d’absolue nécessité ou de stricte proportionnalité du tir n’étaient pas remplies, mais sans pouvoir recevoir l’aide des preuves qui ne sont accessibles qu’aux magistrats.

⟶ 3 décembre 2024 : dépôt à l’Assemblée nationale
⟶
7 juillet 2026 : vote en première lecture à l’Assemblée nationale
⟶  21 juillet 2026  : la commission des lois de l’Assemblée nationale classe la pétition citoyenne de plus de 730 000 signatures contre la PPL
⟶ dimanche 20 septembre : mobilisation nationale contre le « permis de tuer »,
Paris départ à 14h à République

A venir : ⟶  vote au Sénat ⟶ éventuelle deuxième lecture à l’Assemblée nationale ⟶ adoption finale du texte

Demandes de la LDH

La LDH n’a de cesse de rappeler que, dans tous les cas, l’emploi des armes par les policiers doit être conditionné à une situation d’immédiateté, d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité, c’est-à-dire en cas de risque grave et imminent pour leur vie, leur intégrité physique ou celle d’autrui.

De nombreux obstacles existent déjà à un traitement judiciaire égalitaire et efficient des procédures de violences policières. Le manque d’indépendance du parquet, de l’IGPN et de l’IGGN, les liens professionnels entre les forces de l’ordre et les magistrates et magistrats pourtant chargés de les contrôler, le manque de formation et d’encadrement par la hiérarchie policière sont autant de facteurs qui conditionnent les pratiques d’enquête et les décisions de justice, souvent plus clémentes que pour le reste de la population…

Il est essentiel et urgent de construire un cadre juridique qui soit à la fois clair pour la police et protecteur pour toutes et tous. Ce sont des préalables au rétablissement de la confiance entre les forces de l’ordre et la population.

C’est pourquoi la LDH demande :

  •  le refus de la proposition de loi sur la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ;
  • l’abrogation du cadre légal instauré depuis 2017 par l’article L.435-1 du Code de la sécurité intérieure, ainsi que la note du 1er mars 2017 de la direction générale de la police nationale (DGPN) interprétant largement le texte ;
  • l’indépendance de l’organe de contrôle et d’enquête sur les pratiques des forces de l’ordre ;
  • l’amélioration de la formation initiale et continue des forces de l’ordre, tant sur les conditions d’utilisation (technique) des armes que sur l’expérience de terrain ; ainsi qu’une formation théorique, sur les conditions d’emploi (formation juridique), avec des cas pratiques, en incluant une formation sociologique pour prendre conscience des biais de comportement ;
  • la poursuite de la réforme constitutionnelle initiée en vue de rendre le parquet indépendant par rapport à l’exécutif ;
  • un traitement judiciaire équitable des faits de violences policières et un meilleur encadrement des procédures d’outrage et rébellion ;
  • une réforme des conditions autorisant les contrôles d’identité, aujourd’hui détournés de leur objet à des fins de pression et de répression ;
  • le suivi des recommandations institutionnelles issues de l’avis récent de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) pour rétablir la confiance entre la police et la population ;
  • un renforcement du contrôle des armes et un suivi de leur usage par  :
    • un contrôle par le Parlement ­ de l’achat des armes afin d’en limiter le volume, ­ et du choix de l’armement de dotation des policiers et des gendarmes ainsi qu’un contrôle de l’existence d’un test des armes lors de simulations de situations, par un organisme indépendant ;
    • un suivi obligatoire de l’emploi des armes, car les procédures judiciaires montrent que le report de l’usage d’une arme dans le fichier de traitement relatif au suivi de l’usage des armes (TSUA), n’est pas toujours effectué ou de façon lacunaire ;
    • un recensement obligatoire par le ministère de l’Intérieur de tout décès ou de toute atteinte à l’intégrité physique d’une personne (au moins en cas de mutilation ou d’infirmité permanente) par une personne dépositaire de l’autorité publique utilisant une arme, en singularisant le cas de l’arme à feu et en tenant compte des recommandations de l’étude sur le « monitoring des décès » par les forces de l’ordre.

La présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre est une vraie rupture dans l’Etat de droit. Ca leur donne un permis de tuer, puisqu’ils savent par avance qu’ils seront en totale impunité.