
Samedi 17 octobre : Refus de la misère, refus de la galère, refus de la répression policière !



Nos organisations tiennent à rappeler que le droit à manifester est un droit fondamental, y compris pour les mineurs. L’article 15 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant précise que les enfants (au titre de cette convention) ont le droit de se rassembler de façon non violente pour exprimer leurs opinions.
Entraver l’exercice de ce droit ne peut être le rôle de l’éducation nationale et des chefs d’établissements. Pourtant diverses méthodes sont et ont été utilisées au lycée Rabelais de Fontenay-le-Comte, notamment.
1ere forme d’entrave : le chantage à l’accès à l’internat et au self
Lundi soir, le chef d’établissement a déclaré aux élèves que ceux qui comptaient participer à la mobilisation du mardi n’étaient pas acceptés à l’internat, les élèves devaient s’engager pour entrer à ne pas participer à la mobilisation du lendemain. Plusieurs élèves ont donc dû trouver une forme d’hébergement pour pouvoir exercer leur droit à manifester le lendemain. Les familles ont été averties par la vie scolaire.
De même le chef d’établissement aurait interdit l’accès au self aux élèves participant aux mobilisations.
Les entraves matérielles (couchage, nourriture) au droit à manifester sont inacceptables. Est-ce que dans la logique de l’éducation nationale, seuls peuvent exercer leur droit fondamental à manifester les élèves fontenaisiens dont les familles ont les moyens de leur trouver où dormir, pour les internes, et de quoi se nourrir en dehors de l’établissement, pour les demi-pensionnaires ?
Nous demandons à ce que l’accès à l’internat et au self ne soit pas remis en cause pour les lycéens et lycéennes mobilisé.e.s.
Deuxième forme d’entrave : l’impossibilité de revenir en cours après la manifestation.
Des lycéennes et lycéens ont témoigné que l’accès à l’établissement leur a été refusé l’après-midi alors qu’ils ou elles avaient participé à la mobilisation de la matinée.
Cela relève également d’une forme d’intimidation à la participation aux manifestations. Le chef d’établissement devrait se satisfaire de constater l’attachement des élèves à revenir en cours après avoir exprimé leurs revendications. Si le chef d’établissement veut entrer dans un dialogue apaisé avec les lycéens, il doit commencer par accepter qu’ils reviennent en cours.
Troisième forme d’entrave : les absences injustifiées dans le dossier Parcoursup
L’inquiétude des élèves face à Parcoursup et son algorithme opaque se révèle dans leurs revendications. Et c’est cette inquiétude qu’utilise le chef d’établissement en inscrivant les absences justifiées par le mouvement lycéen en « absences injustifiées ».
Loin d’apaiser leur inquiétude, cette mesure aggrave l’angoisse des jeunes et de leurs familles et explique en grande partie le recul de la mobilisation des élèves.
Nous demandons à ce que la mobilisation des lycéens soit reconnue comme un motif d’absence justifiée par le Lycée Rabelais et par tous les établissements de Vendée.
Fontenay-le-Comte, le 10 octobre 2026

La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique.
Nous sommes toutes et tous choqués d’une telle répression qui brise des vies : un lycéen a eu la mâchoire fracturée à Saint-Ouen-l’Aumône par un tir tendu au lance grenade ; un autre a perdu un œil à Tours sous l’impact d’un tir de LBD. Leur crime ? Avoir demandé, avec leurs camarades, des conditions décentes d’éducation. Nous ne pouvons attendre que d’autres jeunes soient mutilés pour agir.
Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.
C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.
En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.
Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.
Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.
Nous, signataires, sommes du côté de la mobilisation légitime de la jeunesse de notre pays pour son avenir, et non de celui des LBD, des grenades, des matraques et des arrestations de masse.
Nous exigeons de l’Assemblée nationale et du gouvernement :
L’État doit recréer de toute urgence les conditions permettant la libre expression civique des jeunes, ce d’autant plus que leur revendication d’un service public d’égale qualité pour toutes et tous est totalement légitime et nous la soutenons.
Aucun jeune ne doit risquer son intégrité physique ou sa liberté lorsqu’il fait entendre sa voix.
Stoppons l’escalade. Protégeons la jeunesse.
Nos organisations vont saisir le Défenseur des droits et les Rapporteurs spéciaux de l’Onu des violences commises par les forces de l’ordre et des ordres donnés.
Elles prient instamment le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de bien vouloir contrôler les dossiers des gardes à vue et les conditions de traitement des personnes, comme ce fut le cas en 2023 lors des manifestations « retraite ».

L’été 2026, le plus chaud jamais observé, a mis en évidence les conséquences terribles du dérèglement climatique : canicules, incendies, sécheresse et plus largement hausse tendancielle de la température détruisent des vies, broient des existences, engendrent de la souffrance.
Tous les pans de notre vie ont été touchés : nos enfants, notre alimentation, notre santé, nos conditions de travail et de vie, le confort et la santé de nos aîné.e.s , les incendies, l’angoisse quant à l’accès à l’eau potable, l’alimentation avec les drames dans les exploitations agricoles.
Alors que le bâti scolaire, comme le bâti des hôpitaux et le bâti pénitentiaire, n’est absolument pas adapté pour ce nouveau climat, le gouvernement est déjà revenu sur l’enveloppe promise pour sa rénovation. Nos enfants méritent mieux que des promesses pendant la canicule détricotées quelques mois plus tard.
L’inaction climatique porte gravement atteinte à de nombreux droits humains. Tout comme les politiques délétères pour la biodiversité et favorables aux pollutions chimiques, elle doit cesser, à rebours de la tendance mortifère constatée à l’échelle nationale et européenne.
Après cet été terrible, ce début d’automne météorologique voit la chaleur continuer à un niveau lui-aussi jamais observé pour le mois de septembre, et avec elle la sécheresse et la menace pour l’accès à l’eau potable qui continue de peser sur plusieurs départements en plus des départements d’Outre-Mer, régulièrement touchés.
Le contexte géopolitique du conflit entre les USA et l’Iran entraîne depuis de longs mois l’explosion des prix des énergies fossiles que ce soit à la pompe pour les véhicules, ou pour le chauffage viennent heurter les équilibres budgétaires des plus démunis qui n’ont pas les moyens de changer d’énergie ni pour leur véhicule, ni pour le chauffage de leur logement. Les accompagnements prévus jusqu’ici par les pouvoirs publics ne permettent toujours pas aux plus pauvres de faire ces transitions et bénéficient en part importante aux ménages les plus aisés.
Pour que les pouvoirs publics répondent à l’urgence d’une politique ambitieuse contre les changements climatiques, leurs racines et leurs conséquences ; pour une protection des populations et des travailleurs et travailleuses renforcée, qui prenne pleinement en compte les inégalités d’exposition et de vulnérabilité face aux risques pour la santé et la sécurité ; pour un accompagnement des sinistré-e-s. Nous appelons à un rassemblement SAMEDI 26 SEPTEMBRE à 11 Heures, devant la sous-Préfecture à Fontenay-le-Comte.
Mener une politique à la hauteur de l’urgence climatique, c’est mobiliser les moyens suffisants à toutes les échelles de l’action publique et dans tous les territoires, d’Outre-mer comme de l’hexagone. Cela passe par l’adoption d’un budget 2027 qui prend en compte cette urgence. C’est aussi cesser la répression contre les défenseure-e-s de l’environnement, mettre fin aux attaques dont font l’objet les acteurs associatifs, garantir l’effectivité de la démocratie environnementale.
Action climatique et État de droit sont étroitement liés. L’extrême droite et ses alliés luttent brutalement contre l’une et l’autre. Les tentatives grossières de dissimulation de sa responsabilité, à la veille d’échéances électorales, ne doivent pas prospérer : l’extrême droite incarne le déni des changements climatiques ; elle s’attaque de longue date avec violence à celles et ceux qui les documentent et les combattent ; elle vote en faveur du désastre et des inégalités croissantes dont il est synonyme.
Il est temps d’introduire de la justice sociale dans l’adaptation au changement climatique. Ce n’est pas aux travailleurs et aux travailleuses d’affronter seuls les effets économiques, sanitaires et sécuritaires de ce changement climatique.
FIN DU MONDE, FIN DU MOIS, MEME COMBAT !
RASSEMBLEMENT A L’APPEL DE
LDH, FSU, CGT, SOLIDAIRES, ATTAC, CRS, TERRES ET RIVIERES
A vos agendas, comme l’an dernier, nous vous préparons 3 évènements autour des droits des femmes.
Le forum associatif et syndical, avec ses tables rondes et ses animations aura lieu le DIMANCHE 8 MARS salle Jean Jaurès à partir de 14h00.
Nous avons prévu 2 tables rondes : l’une sur les concours de beauté et une seconde sur le masculinisme.
Pour l’animation ARCHIPEL nous a prévu des danses et musiques de la Réunion et la chorale les Mutines nous régalera de ses chants féministes.

Rendez-vous à la librairie Florilège pour un arpentage VENDREDI 6 MARS par un arpentage autour du livre de Pauline Ferrari, Formés à la haine des femmes qui traite de la question des masculinismes. Le rapport annuel du Haut conseil à l’égalité de cette année a mis en avant la menace que constituent ces mouvements . https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/rapport-2026-sur-letat-des-lieux-du-sexisme-en-france-la-menace-masculiniste

Le MARDI 10 MARS, enfin, ce sera un ciné-débat autour du film Tiger Stripes qui traite de la puberté et de son impact dans une société patriarcale.
» Un portrait comme on en voit peu, entre règles scolaires, quotidien familial et profondeur de la jungle. Combinant pensée magique et cinéma de genre, la réalisatrice pulvérise les injonctions sociétales. Elle célèbre une féminité juvénile triomphante. Ce premier long-métrage audacieux, girly et mordant, kawaï et trash, est un réenchantement pour le cinéma de Malaisie et d’Asie du Sud-Est. » https://www.semainedelacritique.com/fr/articles/a-propos-de-tiger-stripes









Le 28 septembre est la journée internationale pour le droit à l’avortement.
Il y a un an, la Cour Suprême des Etats-Unis portait un coup redoutable contre ce droit fondamental. En Europe, Malte et Andorre interdisent totalement l’IVG. En Pologne et en Hongrie, les restrictions majeures confinent à l’interdiction. En Italie et en Espagne, l’application de la loi est considérablement entravée par des professionnel-le-s, s’abritant derrière leur clause de conscience, ou par les moyens restreints alloués aux systèmes de soins.
De nombreux pays dits démocratiques, poussés par la progression des extrêmes droites, se désengagent de ce droit fondamental pour les femmes. De fait, ils désagrègent les démocraties.
Le 30 septembre, nous afficherons haut et fort notre solidarité avec toutes les femmes du monde et en particulier celles des pays qui interdisent totalement ou partiellement le droit à l’avortement !
Nous affirmerons que les extrêmes droites sont partout un danger immédiat pour les femmes et les droits humains !
En France, le respect des droits des femmes exige de la part du gouvernement, non des discours emphatiques, des effets de manche ou des postures, mais des actes constructifs et des budgets conséquents.
Nous réclamons :
– l’inscription réellement protectrice du droit à l’avortement dans la Constitution française et dans la Charte européenne des droits fondamentaux pour que ce droit des femmes partout en Europe soient respectés et garantis ;
– la parution des décrets d’application de la loi Gaillot de février 2022 permettant aux sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales ;
– des choix politiques qui augmentent les budgets pour la santé.
– l’accès aux soins pour toutes sur tous les territoires avec la réouverture des CIVG fermés, des maternités et hôpitaux de proximité ;
– une politique publique de production des médicaments essentiels, de premier recours, incluant les produits nécessaires à l’IVG, pour éviter toute pénurie et rupture d’accès aux soins. Cela passe par la création d’établissements pharmaceutiques nationaux et européens avec financement public qui produiront, diffuseront les médicaments et géreront la constitution des stocks ainsi que leur maintien ;
– la disparition de la double clause de conscience spécifique à l’IVG ;
– la garantie pour les femmes du choix des méthodes pour l’IVG et la contraception ;
– des campagnes publiques d’informations sur les droits sexuels et reproductifs ainsi que les séances d’éducations à la vie affective et sexuelle en milieu scolaire prévues par la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception ;
– la pénalisation des activistes anti-IVG et la dissolution de leurs associations qui vont à l’encontre des droits des femmes et fragilisent la démocratie.
