A vos agendas, comme l’an dernier, nous vous préparons 3 évènements autour des droits des femmes.
Le forum associatif et syndical, avec ses tables rondes et ses animations aura lieu le DIMANCHE 8 MARS salle Jean Jaurès à partir de 14h00.
Nous avons prévu 2 tables rondes : l’une sur les concours de beauté et une seconde sur le masculinisme.
Pour l’animation ARCHIPEL nous a prévu des danses et musiques de la Réunion et la chorale les Mutines nous régalera de ses chants féministes.
Rendez-vous à la librairie Florilège pour un arpentage VENDREDI 6 MARS par un arpentage autour du livre de Pauline Ferrari, Formés à la haine des femmes qui traite de la question des masculinismes. Le rapport annuel du Haut conseil à l’égalité de cette année a mis en avant la menace que constituent ces mouvements . https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/rapport-2026-sur-letat-des-lieux-du-sexisme-en-france-la-menace-masculiniste
Le MARDI 10 MARS, enfin, ce sera un ciné-débat autour du film Tiger Stripes qui traite de la puberté et de son impact dans une société patriarcale.
» Un portrait comme on en voit peu, entre règles scolaires, quotidien familial et profondeur de la jungle. Combinant pensée magique et cinéma de genre, la réalisatrice pulvérise les injonctions sociétales. Elle célèbre une féminité juvénile triomphante. Ce premier long-métrage audacieux, girly et mordant, kawaï et trash, est un réenchantement pour le cinéma de Malaisie et d’Asie du Sud-Est. » https://www.semainedelacritique.com/fr/articles/a-propos-de-tiger-stripes
A vos agendas, comme l’an dernier, nous vous préparons 3 évènements autour des droits des femmes.
Le SAMEDI 8 mars à partir de 15h Rendez-vous SALLE JEAN JAURES , 32 rue du Gaingalet, 85200 Fontenay-le-Comte
Rejoignez-nous pour une journée conviviale, militante et festive pour les droits des femmes. Sur place, chansons grâce aux Mutines, table ronde, et tables d’informations des associations, syndicats de Fontenay le Comte et de Vendée. En soirée, repas partagé (chacun, chacune apporte son repas) !
Nous espérons vous y voir nombreuses et nombreux !
Suite à la journée de samedi, voici quelques infos et compléments. N’hésitez pas à revenir vers moi si j’en ai oublié.
Solidairement,
1ère table ronde
Les documentaires :
Diffusé le 09/02/2025 à 21h05 – Disponible jusqu’au 13/11/2025
L’école de la République se retrouve au cœur d’une nouvelle bataille culturelle animée par le radicalisme religieux et politique. Le théâtre de ce nouveau champ de bataille, c’est l’éducation à la sexualité. De fausses informations sur le contenu du programme circulent auprès des élèves et de leurs parents, lesquels exercent des pressions et font régner un climat de tension dans les écoles. Face à cette dérive conspirationniste, à la croisée de différents courants sur les réseaux sociaux notamment religieux avec une alliance inédite des catholiques extrémistes ou musulmans extrémistes, les professeurs ont le sentiment d’enseigner en terrain miné.
Dans un lycée en banlieue parisienne, une douzaine d’adolescent-e-s, en classe de seconde générale ou professionnelle, se retrouvent dans une salle, pour assister à un cours pas comme les autres… Option éducation sexuelle! Ils-elles ont 15 ans et ont été sélectionnée-e-s pour participer à 5 ateliers d’éducation à la sexualité, animés par Thomas Guiheneuc. Le film raconte cette expérience pilote et suit le quotidien du groupe d’adolescent-e-s volon-taires pendant plusieurs semaines. A travers des exercices sur les représentations genrées, sur les forces et influences des normes et stéréotypes, sur le souci du plaisir de soi et de l’autre, sur la compréhension de l’égalité et du consentement, ces lycéen-ne-s se dévoilent et se racontent. Documentaire : Option éducation sexuelle (2021) Réalisation : Marie-Pierre Jaury Auteurs : Marie-Pierre Jaury, Carine Lefebvre-Quennell, Thomas Guilhéneuc Production : Point du Jour, Les films du Balibari
L’autrice de la citation “Je n’ai jamais réussi à définir le féminisme.Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson.”
Sur le rapport d’une certaine culture française aux violences de genre, le livre de Valérie Rey-Robert « Une culture du viol à la française » qui est en accès gratuit chez son éditeur suite au procès des viols de Mazan (mais il me semble qu’il est aussi disponible chez Florilège) : https://editionslibertalia.com/blog/une-culture-du-viol-a-la-francaise-libre-telechargement
et une petite vidéo de présentation par l’autrice :
« L’institution judiciaire doit la première évoluer pour mieux recueillir les plaintes avec constitution de partie civile, donner des espaces où faire face à la détresse, poursuivre avec discernement et mener correctement une instruction à charge et à décharge.
Mais la justice manque cruellement de moyens. Il suffit pour s’en convaincre de lire le rapport publié le 16 octobre 2024 de la Commission européenne pour l’évaluation des systèmes judiciaires européens (Cepej), sur les chiffres de 2022. La France ne consacre à sa justice que 0,20% du produit intérieur brut (PIB) annuel contre 0,30% pour l’Allemagne et 0,31% pour l’Italie, par exemple. Et la France ne dispose que de 3,2 procureurs pour 100.000 habitants alors que la médiane européenne se situe à 11,2. Comment diligenter correctement les enquêtes en ce cas ? L’ancien garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas parlait déjà en 2016 de « clochardisation de la justice »…
Un autre exemple récent montre pourtant les progrès qui restent à accomplir : les révélations du Monde sur la plainte pour viol déposée en 2005 par Caroline Merlet contre Patrick Poivre d’Arvor, dont l’enquête préliminaire a été classée sans suite, mais après une audition du présentateur et des investigations policières au siège de TF1. Outre le fait que le mode opératoire dénoncé par d’autres femmes s’y retrouvait déjà, il est incompréhensible que le parquet de Nanterre ait pu classer sans suite une nouvelle enquête préliminaire en juin 2021, à la suite de la plainte de Florence Porcel, sans avoir pu accéder aux éléments déjà existants. Si certains faits sont prescrits, leur sérialité peut d’évidence jouer dans l’appréciation des éléments plus récents, sans remettre en cause un principe protecteur à la fois des libertés et de la capacité de la justice à établir des faits (car le temps rend les témoignages fragiles).
D’autres institutions doivent aussi impérativement s’améliorer ; c’est le cas de la police, en première ligne pour recueillir les plaintes des victimes de violences. Les initiatives d’accueil de celles-ci à part, pour préserver leur vie privée et tenir compte de leur état, souvent, de vulnérabilité, sont à saluer, et le dépôt de plainte est un moment où la formation du policier est essentielle. De plus, une enquête bâclée augmente les risques de classement sans suite. Pourtant, combien de refus de plaintes, de comportements parfois eux-mêmes sexistes ou même seulement trop brusques, mal adaptés existent encore ? Il y a le tragique, les femmes victimes de violences conjugales tuées faute d’avoir pu porter plainte, car elles n’ont pas été prises au sérieux ; des mobilisations puissantes, comme en Seine-Saint-Denis, ont mis en évidence les manques criants de l’accueil des victimes de violences sexistes et sexuelles dans les commissariats. Il y a le tragicomique, comme cette jeune femme qui rapportait avoir été arrêtée dans la rue par un policier qui lui tendait un prospectus, auquel elle a dit « Non merci » et s’est entendu répondre « Ça vous intéresse pas, les violences faites aux femmes ? Faudra pas venir vous plaindre après ». Etrange conception de la sensibilisation aux violences sexistes et sexuelles… »
Le VENDREDI 7 MARS à 20h30, au BOVIE BAR arpentage du livre TOUT LE MONDE PEUT ETRE FEMINISTE de bell hooks Conçu pour pouvoir être lu par tout le monde, ce livre répond de manière simple et argumentée à la question « qu’est-ce que le féminisme ? », en soulignant l’importance du mouvement féministe aujourd’hui. Ce petit guide, à mettre entre toutes les mains, nous invite à rechercher des alternatives à la culture patriarcale, raciste et homophobe, et à bâtir ainsi un avenir différent
Lors de l’arpentage :
sur les féminismes et le colonialisme
« Je ne prévoyais pas que la prudence gouvernementale qui avait éloigné la femme appellerait la brute, car la République a pu faire les libres mais à coup sûr elle n’a pas fait des hommes dans l’acception du mot. Ces nouveaux citoyens étaient naguère des créatures esclaves, ils sont aujourd’hui des créatures libres » – Guadeloupe 1848
Les états généraux du féminisme ont été organisés dans l’exposition coloniale de Vincennes de 1931 et articulaient dans beaucoup d’intervention féminisme et « mission civilisatrice ».
Nous sommes très heureux d’avoir été à l’initiative de cette journée et de vous avoir trouvé au rendez-vous ! Merci aux associations, collectifs et aux artistes qui ont permis cette journée !
A vos agendas ! Le samedi 11 mars, rejoignez-nous pour une journée conviviale, militante et festive pour les droits des femmes.
Le matin, rencontrons-nous sur le marché pour échanger et compléter la phrase : « Et si le patriarcat n’existait pas… »
A partir de 15h, rendez-vous SALLE JEAN JAURES , 32 rue du Gaingalet, 85200 Fontenay-le-Comte .
Sur place, chansons grâce aux Mutines, poésies, tables rondes, et tables d’informations des associations, syndicats de Fontenay le Comte et de Vendée.
En début de soirée, verre de la sororité et de l’amitié, puis repas partagé (chacun, chacune apporte son repas) et ensuite, chansons , musiques et ambiance festive !
Nous espérons vous y voir nombreuses et nombreux !