26 septembre, rassemblement pour le climat et la justice sociale

L’été 2026, le plus chaud jamais observé, a mis en évidence les conséquences terribles du dérèglement climatique : canicules, incendies, sécheresse et plus largement hausse tendancielle de la température détruisent des vies, broient des existences, engendrent de la souffrance.

Tous les pans de notre vie ont été touchés : nos enfants, notre alimentation, notre santé, nos conditions de travail et de vie, le confort et la santé de nos aîné.e.s , les incendies, l’angoisse quant à l’accès à l’eau potable, l’alimentation avec les drames dans les exploitations agricoles.

Alors que le bâti scolaire, comme le bâti des hôpitaux et le bâti pénitentiaire, n’est absolument pas adapté pour ce nouveau climat, le gouvernement est déjà revenu sur l’enveloppe promise pour sa rénovation. Nos enfants méritent mieux que des promesses pendant la canicule détricotées quelques mois plus tard.

L’inaction climatique porte gravement atteinte à de nombreux droits humains. Tout comme les politiques délétères pour la biodiversité et favorables aux pollutions chimiques, elle doit cesser, à rebours de la tendance mortifère constatée à l’échelle nationale et européenne.

Après cet été terrible, ce début d’automne météorologique voit la chaleur continuer à un niveau lui-aussi jamais observé pour le mois de septembre, et avec elle la sécheresse et la menace pour l’accès à l’eau potable qui continue de peser sur plusieurs départements en plus des départements d’Outre-Mer, régulièrement touchés. 

Le contexte géopolitique du conflit entre les USA et l’Iran entraîne depuis de longs mois l’explosion des prix des énergies fossiles que ce soit à la pompe pour les véhicules, ou pour le chauffage viennent heurter les équilibres budgétaires des plus démunis qui n’ont pas les moyens de changer d’énergie ni pour leur véhicule, ni pour le chauffage de leur logement. Les accompagnements prévus jusqu’ici par les pouvoirs publics ne permettent toujours pas aux plus pauvres de faire ces transitions et bénéficient en part importante aux ménages les plus aisés. 

Pour que les pouvoirs publics répondent à l’urgence d’une politique ambitieuse contre les changements climatiques, leurs racines et leurs conséquences ; pour une protection des populations et des travailleurs et travailleuses renforcée, qui prenne pleinement en compte les inégalités d’exposition et de vulnérabilité face aux risques pour la santé et la sécurité ; pour un accompagnement des sinistré-e-s. Nous appelons à un rassemblement SAMEDI 26 SEPTEMBRE à 11 Heures, devant la sous-Préfecture à Fontenay-le-Comte.

Mener une politique à la hauteur de l’urgence climatique, c’est mobiliser les moyens suffisants à toutes les échelles de l’action publique et dans tous les territoires, d’Outre-mer comme de l’hexagone. Cela passe par l’adoption d’un budget 2027 qui prend en compte cette urgence. C’est aussi cesser la répression contre les défenseure-e-s de l’environnement, mettre fin aux attaques dont font l’objet les acteurs associatifs, garantir l’effectivité de la démocratie environnementale.

Action climatique et État de droit sont étroitement liés. L’extrême droite et ses alliés luttent brutalement contre l’une et l’autre. Les tentatives grossières de dissimulation de sa responsabilité, à la veille d’échéances électorales, ne doivent pas prospérer : l’extrême droite incarne le déni des changements climatiques ; elle s’attaque de longue date avec violence à celles et ceux qui les documentent et les combattent ; elle vote en faveur du désastre et des inégalités croissantes dont il est synonyme.

Il est temps d’introduire de la justice sociale dans l’adaptation au changement climatique.  Ce n’est pas aux travailleurs et aux travailleuses d’affronter seuls les effets économiques, sanitaires et sécuritaires de ce changement climatique. 

FIN DU MONDE, FIN DU MOIS, MEME COMBAT ! 

RASSEMBLEMENT A L’APPEL DE

LDH, FSU, CGT, SOLIDAIRES, ATTAC, CRS, TERRES ET RIVIERES

Lettre ouverte contre la réforme des retraites, rédigée dans le cadre de Fontenay pour les droits des femmes

contact : fontenay@ldh-france.org
A l’attention de Monsieur le Député Pierre Henriet,


Rassemblé.e.s dans le cadre de notre manifestation autour de la journée internationale de lutte pour les droits des Femmes, « Fontenay pour les droits des Femmes », nous souhaitons vous faire savoir notre refus du projet de réforme des retraites Borne-Dussopt que vous avez soutenu lors de la première lecture.
Ce projet va à l’encontre des intérêts des travailleurs et notamment des femmes.
Le passage à la retraite aggrave les différences de revenus hommes/femmes
Alors que les femmes touchent en moyenne un salaire inférieur de 28% à celui des hommes, elles touchent aujourd’hui des pensions de droit direct (avant réversion) 40% inférieures à celles des hommes.
Nous revendiquons l’égalité salariale hommes/femmes, la fin des emplois précaires et précarisés, la fin des temps partiels imposés qui visent en large majorité les femmes, le relèvement du SMIC qui concerne à 60% les femmes.
Ces mesures suffiraient amplement à combler le déficit projeté de notre système de retraite mobilisé par M. Dussopt pour justifier cette contre-réforme.
Nous réclamons une meilleure prise en compte de la pénibilité des métiers féminisés qui a subi un net recul par la suppression de 4 des critères de pénibilité lors de la précédente législature.
Les carrières hachées des femmes, les temps partiels imposés ou non, entravent la capacité des femmes à accomplir une carrière complète ; l’augmentation des durées de cotisation a un impact négatif très fort sur leur niveau de pension
Après avoir eu un enfant, 1 femme sur 2 (contre 1 homme sur 10) arrête de travailler. 40% des femmes partent à la retraite avec des pensions amputées contre 30% des hommes, et ce alors même qu’elles retardent déjà leur départ à la retraite de 6 mois par rapport aux hommes.
Les femmes plus touchées par le chômage non indemnisé en fin de carrière

L’augmentation de l’âge de départ à la retraite à 64 ans aura un impact bien plus important pour les femmes qui seront de plus en plus nombreuses à se retrouver coincées en situation de chômage en fin de droit tout en ne pouvant faire valoir leur droit à la retraite avant 64 ans. La précarité des femmes en fin de carrière sera plus importante et plus longue.
Des pensions de réversion pour tous les couples et non seulement pour les couples mariés permettraient également d’œuvrer pour le niveau de vie des femmes à la retraite.
Nous refusons ce projet de réforme qui touchera tou.te.s les salarié.e.s et dont les principales victimes seront les femmes et nous serons attentives et attentifs à votre vote.


Fontenay-le-Comte, le 11 mars 2023
Les organisations :
LDH section Fontenay Luçon Sud Vendée
Union Locale CGT Fontenay-le-Comte
Union Locale Solidaires Fontenay-le-Comte
Collectif de Résistance Sociale Fontenay-le-Comte
Fédération de Vendée de la Libre Pensée
Planning Familial 85


suivent les signatures individuelles :