Ciné débat mardi 13 octobre à 20h30 au cinéma Grand Ecran à Fontenay-le-Comte – Pensez à réserver votre place
Avec l’AFPS 79 / 85 et d’autres…
Naza, des cinéastes israélien·nes Rachel Szor et Yuval Abraham, prix spécial du jury à la dernière Mostra, bénéficiera en France d’une sortie particulière. Elle a lieu en effet sur deux jours, les 12 et 13 octobre, via un visa exceptionnel de 500 séances en salle. Puis, fin novembre, le film, qui documente les méthodes de guerre de l’armée israélienne à Gaza, sera proposé en accès libre sur le site du quotidien britannique The Guardian, coproducteur de Naza.
Le documentaire #Naza dénonce les opérations menées à #Gaza. La #LDH apporte son soutien aux réalisateur-ices menacé-es par le gouvernement israélien et défend la liberté de création et d’information : documenter l’horreur d’un génocide et interroger les faits ne doit pas être criminalisé.
Nouvelle saison de coopération avec les mardis du Transfo au 45 rue de la Combe à Benet pour des projections débats autour de documentaires. Accès libre.
« Et si le conflit israélo-palestinien était surtout une question d’éducation ? This is My Land observe la manière dont on enseigne l’histoire dans les écoles (6 écoles publiques ou religieuses) d’Israël et de Palestine. Portraits d’enseignants, enthousiastes ou révoltes, rencontres avec des enfants désenchantés : le film révèle les murs que l’on dresse dans la tête des jeunes générations… »
La jeune réalisatrice vit en France mais a grandi en Israël où elle a effectué le service militaire qui lui a fait découvrir une réalité tout autre que celle qui lui avait été enseignée pendant sa scolarité.
Elle décide de retourner en Israël voir comment les programmes scolaires officiels traitent de l’Histoire contemporaine et du conflit.
« Étant née et ayant grandi en Israël, j’ai reçu une éducation israélienne. Ce n’est qu’au cours de mon service militaire, durant la deuxième intifada, en 2002, que j’ai pu voir de près les procédures opérationnelles adoptées par l’armée israélienne à l’encontre des Palestiniens. J’ai alors commencé à douter, à remettre en question ce que j’avais appris jusqu’alors. Enfin, bien des années plus tard, j’ai compris à quel point l’enseignement de l’histoire de mon pays était partial et sélectif. » (Tamara Erde)
Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les barrières ne sont pas que physiques.
Nous serons présent.e.s samedi matin sur le marché de Fontenay-le-Comte , puis pique-nique militant quai Poey d’Avant à partir de 13h15, ensuite manifestation départ Place de Verdun.
Nous vous invitons à porter un vêtement ou un accessoire blanc en signe de paix.
A l’invitation de la LDH et de l’AFPS85 ;
avec les syndicats fontenaisiens : CGT, FSU , CFDT, SOLIDAIRES ; le Collectif de Résistance Sociale ; et les partis politiques : Les Ecologistes, le PCF, la France Insoumise ;
MANIFESTATION
LE 7 JUIN 2025 14h30 PLACE DE VERDUN à FONTENAY LE COMTE
Arrêter le massacre des civils palestiniens
Arrêter la famine
Arrêter les déplacements forcés de population et le nettoyage ethnique de Gaza et de la Cisjordanie
Basel, jeune militant palestinien de Cisjordanie, lutte depuis son enfance contre l’expulsion de sa communauté par les autorités israéliennes. Il documente l’éradication progressive des villages, alors que les soldats déployés par le gouvernement israélien démolissent les maisons et chassent leurs habitants. Il rencontre Yuval, un journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une alliance improbable se développe.
No Other Land est le fruit d’une collaboration entre deux Palestiniens, l’avocat et journaliste Basel Adra et le fermier Hamdan Ballal qui vivent à Masafer Yatta, au sud de la Cisjordanie occupée, et deux Israéliens, le journaliste d’investigation Yuval Abraham et la cheffe opératrice Rachel Szor, solidaires avec les habitants et opposés à l’occupation et au système d’apartheid ; tous les quatre sont cités au générique comme réalisateurs et monteurs. Basel et Yuval (auxquels on se réfère par leur prénom dans le film) sont aussi les sujets centraux du film.
Alors même qu’aucun d’entre eux n’avait d’expérience dans ce domaine, ce collectif palestino-israélien de quatre jeunes militants s’est lancé dans la réalisation de ce documentaire avec la volonté de faire connaître au public, particulièrement le public occidental, ce qui se passe car, explique Basel « les gens ne savent pas ce que leurs gouvernements soutiennent et ils ont le droit de savoir où vont leur argent et leurs armes. »
Le fil rouge central est la relation de travail entre Yuval et Basel, dont la proximité et la confiance se sont construites au fil d’années de collaboration. Et pourtant, même entre eux et malgré eux, il y a une cloison, érigée par le système politique, qui établit la liberté de mouvement complète de Yuval, et le confinement absolu de Basel.
Avant qu’ils ne commencent à travailler ensemble, Basel filmait seul depuis sept ans, et Hamdan probablement dix ans. Ils ont également utilisé des images d’archives personnelles, tournées par les parents de Basel et des voisins, qui remontent à vingt ans, quand Basel était enfant.
Bien qu’il leur ait été difficile de terminer ce film alors que les horreurs qu’il montre se poursuivent, ils ont décidé de commencer le montage de toutes ces images avant la destruction totale de ces communautés.
Après le 7 octobre, comme on le voit brièvement à la fin du film qui a été tourné avant cette date, les colons ont envahi le village de Basel, abattu son cousin, et là, les communautés ont commencé à partir, pour la première fois. Pour eux, ça a été le moment où ils ont décidé d’achever ce film, afin de le montrer au monde, « pour pouvoir arrêter tout cela ».
Brûlant d’actualité, No Other Land documente de l’intérieur la violence de l’occupation israélienne en Cisjordanie. Le résultat est un film coup de poing qui s’enfonce dans un crescendo de violences insupportable ; des militaires armés jusqu’aux dents défendent les bulldozers qui écrasent et dévastent des villages entiers ; les habitants de ces villages immémoriaux s’accrochent à leur terre, reconstruisant avec les moyens du bord ce qui peut l’être et qui va de nouveau être détruit dans un cycle infernal. On est saisi d’effroi et de honte face à tant d’inhumanité. Et pourtant cette forme de journalisme impliqué nous rend proches des réalisateurs et leur connivence nous apporte l’espoir de lendemains possiblement apaisés.
Réalisation : Basel Adra, Hamdan Ballal, Yuval Abraham
Cheffe opératrice : Rachel Szor
Date de sortie : 13 novembre 2024
Durée : 135 minutes
Suite à la projection du documentaire oscarisé No Other Land hier soir, voici quelques éléments évoqués lors de la discussion :
– d’enjoindre aux acteurs économiques, financiers, d’empêcher toute activité et investissement, toute relation économique ou commerciale avec Israël qui seraient de nature à renforcer sa présence illicite dans le territoire palestinien occupé ;
– d’interdire l’importation de tout produit issu des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée ;
– d’interdire toute exportation d’armes ou de matériels connexes en direction d’Israël ;
– d’enjoindre aux colons franco-israéliens de quitter leurs résidences dans les colonies ;
– de prendre des mesures contre les militaires franco-israéliens qui interviennent dans le territoire palestinien occupé.