Nos organisations tiennent à rappeler que le droit à manifester est un droit fondamental, y compris pour les mineurs. L’article 15 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant précise que les enfants (au titre de cette convention) ont le droit de se rassembler de façon non violente pour exprimer leurs opinions.
Entraver l’exercice de ce droit ne peut être le rôle de l’éducation nationale et des chefs d’établissements. Pourtant diverses méthodes sont et ont été utilisées au lycée Rabelais de Fontenay-le-Comte, notamment.
1ere forme d’entrave : le chantage à l’accès à l’internat et au self Lundi soir, le chef d’établissement a déclaré aux élèves que ceux qui comptaient participer à la mobilisation du mardi n’étaient pas acceptés à l’internat, les élèves devaient s’engager pour entrer à ne pas participer à la mobilisation du lendemain. Plusieurs élèves ont donc dû trouver une forme d’hébergement pour pouvoir exercer leur droit à manifester le lendemain. Les familles ont été averties par la vie scolaire. De même le chef d’établissement aurait interdit l’accès au self aux élèves participant aux mobilisations. Les entraves matérielles (couchage, nourriture) au droit à manifester sont inacceptables. Est-ce que dans la logique de l’éducation nationale, seuls peuvent exercer leur droit fondamental à manifester les élèves fontenaisiens dont les familles ont les moyens de leur trouver où dormir, pour les internes, et de quoi se nourrir en dehors de l’établissement, pour les demi-pensionnaires ?
Nous demandons à ce que l’accès à l’internat et au self ne soit pas remis en cause pour les lycéens et lycéennes mobilisé.e.s.
Deuxième forme d’entrave : l’impossibilité de revenir en cours après la manifestation.
Des lycéennes et lycéens ont témoigné que l’accès à l’établissement leur a été refusé l’après-midi alors qu’ils ou elles avaient participé à la mobilisation de la matinée. Cela relève également d’une forme d’intimidation à la participation aux manifestations. Le chef d’établissement devrait se satisfaire de constater l’attachement des élèves à revenir en cours après avoir exprimé leurs revendications. Si le chef d’établissement veut entrer dans un dialogue apaisé avec les lycéens, il doit commencer par accepter qu’ils reviennent en cours.
Troisième forme d’entrave : les absences injustifiées dans le dossier Parcoursup L’inquiétude des élèves face à Parcoursup et son algorithme opaque se révèle dans leurs revendications. Et c’est cette inquiétude qu’utilise le chef d’établissement en inscrivant les absences justifiées par le mouvement lycéen en « absences injustifiées ». Loin d’apaiser leur inquiétude, cette mesure aggrave l’angoisse des jeunes et de leurs familles et explique en grande partie le recul de la mobilisation des élèves.
Nous demandons à ce que la mobilisation des lycéens soit reconnue comme un motif d’absence justifiée par le Lycée Rabelais et par tous les établissements de Vendée.
Appel à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France et notamment à 10h, place Viète, à Fontenay-le-Comte. A Luçon, les lycéennes et lycéens devraient se mobiliser à partir de 8 heures devant le Lycée Atlantique, même si aucun rassemblement de soutien n’est organisé, nous vous invitons à aller à leur rencontre.
La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique.
Nous sommes toutes et tous choqués d’une telle répression qui brise des vies : un lycéen a eu la mâchoire fracturée à Saint-Ouen-l’Aumône par un tir tendu au lance grenade ; un autre a perdu un œil à Tours sous l’impact d’un tir de LBD. Leur crime ? Avoir demandé, avec leurs camarades, des conditions décentes d’éducation. Nous ne pouvons attendre que d’autres jeunes soient mutilés pour agir.
Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.
C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.
En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.
Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.
Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.
Nous, signataires, sommes du côté de la mobilisation légitime de la jeunesse de notre pays pour son avenir, et non de celui des LBD, des grenades, des matraques et des arrestations de masse.
Nous exigeons de l’Assemblée nationale et du gouvernement :
la mise en place prioritaire d’un dialogue avec les jeunes mobilisés ;
le traitement systématique des enfants pour ce qu’ils sont, des personnes à protéger comme le stipule la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide) ;
l’application d’une politique de désescalade des tensions ;
l’abolition définitive des pratiques de maintien de l’ordre liberticides, matérialisées notamment par l’instruction ministérielle sur les violences urbaines (le Govu qui doit être abrogé) : le retrait immédiat des unités de la BAC et de toutes celles non formées à la gestion des rassemblements, des brigades équestres et des unités cynophiles ; l’interdiction stricte de l’usage des armes de guerre sur les manifestations, du gaz lacrymogène de façon indifférenciée, ainsi que l’arrêt des interpellations massives et de la criminalisation de la jeunesse ;
une réelle prise en compte de la parole des jeunes par la recherche de la démocratie éducative pour construire les politiques publiques.
L’État doit recréer de toute urgence les conditions permettant la libre expression civique des jeunes, ce d’autant plus que leur revendication d’un service public d’égale qualité pour toutes et tous est totalement légitime et nous la soutenons.
Aucun jeune ne doit risquer son intégrité physique ou sa liberté lorsqu’il fait entendre sa voix.
Stoppons l’escalade. Protégeons la jeunesse.
Nos organisations vont saisir le Défenseur des droits et les Rapporteurs spéciaux de l’Onu des violences commises par les forces de l’ordre et des ordres donnés.
Elles prient instamment le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de bien vouloir contrôler les dossiers des gardes à vue et les conditions de traitement des personnes, comme ce fut le cas en 2023 lors des manifestations « retraite ».
Comme évoqué ce matin au rassemblement, voici le lien vers la plateforme pour interpeller les sénateurs et leur demander de rejeter la proposition de loi relative à la légitime de défense des forces de l’ordre.
Rassemblement de solidarité avec la population iranienne
Depuis le 28 décembre 2025, les Iraniennes et les Iraniens sont dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie dans un contexte d’effondrement économique puis rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.
Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.
Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants et manifestantes qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.
Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement comme ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.
Pour exprimer notre solidarité avec la population iranienne,
Pour refuser la répression sanguinaire, la peine de mort et l’enfermement massif des manifestantes et manifestants,
Pour exiger le respect du droit de manifester et de s’organiser pour les Iraniennes et les Iraniens,
Pour que les Iraniens et les Iraniennes puissent choisir eux-mêmes leur destin aux termes d’élections libres
Nous appelons à un rassemblement jeudi 22 janvier à 18h30 devant la mairie de Fontenay-le-Comte.
Au lendemain du premier tour des législatives anticipées, nous remercions tout d’abord le candidat Pierre-Hugues Fourage qui, par son désistement républicain, permet de maintenir la digue contre un député d’extrême droite pour notre circonscription.
Ce comportement républicain n’est malheureusement pas celui des membres du parti Horizons auquel adhère le député sortant Pierre Henriet.
En effet dans de nombreuses circonscriptions, les candidats de ce parti arrivés en troisième position se maintiennent. Pierre Henriet ne s’est pas exprimé publiquement à ce sujet avant le premier tour, mais jusqu’ici il n’a pas montré beaucoup d’indépendance par rapport à ses différents groupes d’appartenances politiques… Sans préjuger de ce qu’il aurait fait s’il était arrivé en troisième position, le doute est permis.
Les résultats sur notre circonscription montrent qu’encore une fois, Pierre Henriet aura besoin des voix de gauche pour s’imposer. Cela ne l’obligera pas plus qu’en 2022, nous en sommes conscients. Il continuera comme Emmanuel Macron, dans le mépris qu’il nous a montré à plusieurs reprises. Comment ne pas rappeler ce qu’en disait Albert Camus : » Le fascisme, c’est le mépris. Inversement, toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme » .
Peu nous importe, en conscience, fidèles à notre rôle, nous , la LdH, appelons à voter pour lui au second tour pour mettre en échec la candidature d’extrême droite.
Et si nous pouvons faire cet appel, c’est parce que nous nous engageons à tout faire avec l’ensemble des organisations, des citoyennes et des citoyens qui portent le combat des droits fondamentaux, sociaux, économiques, individuels, pour toutes et tous à continuer notre lutte contre l’extrême droite après le 8 juillet. Et nous ne serons pas seuls.
Oui, nous n’avons pas encore écarté la menace d’un gouvernement d’extrême droite et pour faire reculer durablement l’extrême droite, nous aurons à lutter contre la puissance des médias, contre le macronisme pourrissant qui fera tout pour éliminer et exclure ce qu’il se passe à sa gauche et refuse d’accepter et de reconnaître l’attachement profond à la démocratie d’une gauche qui ne tergiverse pas avec le front républicain et a assumé et assume encore son rôle face à une menace historique de prise de pouvoir de l’extrême droite. Nous aurons à lutter contre les haines qui progressent : l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie, l’homophobie, la haine des pauvres, des privés d’emplois et des malades, l’islamophobie. Le rapport annuel de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) à ce sujet est sans appel : ces haines sont de plus en plus fréquentes à mesure qu’on avance vers la droite de l’échiquier politique. La tolérance à ces haines aussi. Nous aurons à lutter contre la destruction de nos droits et l’avancée de la misère et la précarité.
Ce ne sera pas facile, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu.
Rendez-vous est pris pour lundi 8 juillet à 18h00 rue des Drapiers devant la permanence du député sortant Pierre Henriet.
Nous poursuivrons ensuite par un moment convivial Quai Poey d’Avant pour lequel nous vous invitons à prévoir quelque chose à partager.
Nous étions environ 80 personnes rassemblées ce matin à Fontenay-le-Comte pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza et la paix au Proche-Orient répondant à un appel conjoint : LDH, CGT, Amnesty, Libre Pensée, AFPS, Solidaires, FSU, Attac, CRS avec le soutien de FI et EELV
Prises de parole
LDH
« C’est avec beaucoup d’émotion que je prends la parole ce matin à ce rassemblement alors que nous sommes sans aucune information de la bande de Gaza qui est sous black out médiatique et communicationnel depuis hier soir et que les forces armées israéliennes ont augmenté les bombardements sur place. Nous sommes sans nouvelles des habitants de Gaza, des journalistes, des personnels des ONG, des personnels des organisations internationales.
Nous tenons à dénoncer sans réserve les attaques commises par le Hamas, contre les populations civiles israéliennes. Ce sont souvent des populations civiles qui sont des artisans de la paix, des gens qui vivaient près des frontières, dans des Kibboutz et qui organisaient chaque jour des convois pour l’aide médicale pour les populations gazaouies. Cependant, ces crimes ne peuvent en aucun cas justifier qu’Israël commette d’autres crimes de guerre avec l’aval de ses alliés. Chaque victime civile israélienne comme palestinienne est à déplorer. Chaque vie compte autant qu’une autre à nos yeux.
Des quartiers entiers de la Bande de Gaza ont été rasés, des écoles, des universités, des hôpitaux détruits. Un décompte datant du 18 octobre, qui n’a pas pu être vérifié pour le moment, dresse un bilan de 3 478 personnes tuées dont 853 enfants et 6 journalistes, 12 500 blessés, et des centaines de milliers de personnes déplacées qui se trouvent sans abri, alors que les attaques du Hamas avaient tué 1400 personnes. J’insiste sur le mot personne, car il ne s’agit pas de chiffres mais de personnes comme vous et moi.
Du fait d’un siège inhumain, l’eau, l’électricité et la nourriture manquent cruellement. Déjà durement touchée, la population de la Bande de Gaza est au bord d’une catastrophe humanitaire majeure. A-t-elle vécue une catastrophe cette nuit, nous ne le savons pas ! Ce sont des crimes de guerre et qui visent aujourd’hui les hommes, les femmes et les enfants de la Bande de Gaza, au nombre de 2,2 millions.
Nous demandons d’urgence au président de la République de cesser son soutien inconditionnel à la politique israélienne. La France devrait porter la voix de la paix.
La France doit demander la levée immédiate du siège inhumain imposé à la population de Gaza, et l’annulation de l’ordre d’évacuation CYNIQUE de la moitié du territoire de la Bande de Gaza. CYNIQUE car on demande à des populations de se déplacer pour fuir dans un territoire surpeuplé et sans issue, pour échapper à des bombes auxquelles elles n’échapperont pas. »
Amnesty International :
« Nous demandons
Aux autorités israéliennes :
– de cesser sur-le-champ les attaques illégales et respecter le droit international humanitaire, notamment en veillant à prendre toutes les précautions possibles pour réduire au minimum les dommages causés aux civil·e·s et aux biens de caractère civil, et s’abstenir de mener des attaques directes contre des civil·e·s et des biens de caractère civil, ainsi que des attaques aveugles et disproportionnées ; – permettre sans délai l’acheminement sans entraves de l’aide humanitaire à la population civile de Gaza ; – lever d’urgence le blocus illégal de Gaza, qui s’apparente à une sanction collective et constitue un crime de guerre, compte tenu de la terrible situation et des impératifs humanitaires. – annuler leur ordre d’« évacuation » qui provoque le déplacement de plus d’un million de personnes ; – accorder l’accès immédiat à la Commission internationale indépendante chargée d’enquêter dans le Territoire palestinien occupé afin de mener des investigations, y compris en recueillant avant qu’il ne soit trop tard des témoignages et des preuves.
À la communauté internationale et particulièrement aux alliés d’Israël, notamment aux États membres de l’Union européenne, aux États-Unis et au Royaume-Uni :
– de prendre des mesures concrètes afin de protéger la population civile de Gaza contre les attaques illégales ; – imposer un embargo général sur les armes contre toutes les parties au conflit, compte tenu des graves violations constitutives de crimes de droit international qui sont commises. Les États ne doivent pas fournir à Israëldes armes et du matériel militaire — technologies, pièces et composants connexes, assistance technique, formation, aide financière ou autre. Ils doivent appeler les États qui fournissent des armes aux groupes armés palestiniens de s’en abstenir. – s’abstenir de toute déclaration ou action qui pourrait, même indirectement, légitimer les crimes et violations commis par Israël à Gaza ; – faire pression sur Israël pour lever son blocus illégal en place depuis 16 ans dans la bande de Gaza, qui s’apparente à une sanction collective contre la population civile, est un crime de guerre et un aspect clé du système d’apartheid israélien ; – veiller à ce que l’enquête en cours de la Cour pénale internationale (CPI) sur la situation en Palestine reçoive un soutien complet et toutes les ressources nécessaires.
Au Bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) :
– d’accélérer sans attendre son enquête sur la situation en Palestine, en examinant tous les crimes présumés commis par toutes les parties, dont le crime contre l’humanité d’apartheid dont sont victimes les Palestinien·ne·s.
Au Hamas et autres groupes armés :
– de cesser immédiatement d’attaquer délibérément des civil·e·s, de tirer des roquettes sans discrimination et de prendre des otages. Ils doivent libérer immédiatement et sans condition tous les otages civils »
Union Locale CGT
« Trois semaines après les actes inacceptables de terreur perpétrés dans le sud d’Israël, Gaza vit suspendue à la menace d’une attaque terrestre et maritime de grande ampleur. Le bain de sang doit absolument être évité.
Nous sommes ici pour clamer et revendiquer et un cessez-le-feu immédiat, premier pas indispensable pour engager un processus de paix juste et durable dans la région israëlo-palestinienne.
La CGT tient à apporter sa solidarité entière et sans conditions aux populations en deuil en Israël et en Palestine, ainsi que son soutien total aux millions de civils pris pour cible et meurtris par les escalades de violence.
Notre internationalisme syndical nous engage à nous mobiliser en toutes circonstances en faveur de la paix, en soutien à tous les peuples agressés, opprimés, assassinés.
Il nous engage encore à nous opposer à toutes les colonisations et impérialismes, à toutes les dominations.
Nous devons œuvrer pour contraindre la France et l’Europe à agir pour un cessez le feu immédiat et la réouverture de négociations pour une paix juste et durable.
Nous devons les contraindre à agir pour qu’enfin les résolutions de l’ONU soient respectées : démantèlement des colonies, retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens, levée du blocus contre Gaza en place depuis 2007 et fin de l’état de siège.
L’embrasement est aux portes de nombreux pays, particulièrement dans cette région déjà très fragilisée par des décennies de conflits armés.
Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité se multiplient. Ils doivent être condamnés fortement, punis et empêchés quels que soient les auteurs.
Au lieu d’œuvrer diplomatiquement à des solutions respectant le droit international, notre gouvernement nous prive du droit de manifester pour la paix : il tente d’entraver toutes les expressions de solidarité envers les populations palestiniennes meurtries.
Répression à tout va, arrestations de militants, poursuite abusive pour des présumés apologie de terrorisme… et nous sommes solidaires avec nos camarades du Nord qui ont été interpelés de manière très violente et très injuste.
Il s’agit d’atteintes graves aux libertés collectives et individuelles, à la liberté de conscience.
La situation est exceptionnellement dangereuse pour les démocraties.
Les peuples savent que la paix et la justice sont les uniques solutions pour vivre toutes et tous ensemble, nous les humains.
Camarades de tous pays, exigeons paix, justice et autodétermination pour tous les peuples.
«
et EELV et AFPS dont nous n’avons pas les textes.
Des poèmes de Mahmoud Darwich ont été lus dont cet extrait :
« Mais nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir.
Espoir de libération et d’indépendance. Espoir d’une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes.
Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l’école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d’amour et de paix.
Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir. »
Et la chanson qui a été diffusée pour clore le rassemblement
Dans sa résolution « Environnement, écologie et droits », [1]la LDH a formalisé une position politique de fond sur les liens entre la défense des droits et des libertés et la préservation des écosystèmes.
L’effectivité du droit à un environnement sain doit être soutenue par le principe de non-régression, selon lequel la préservation de l’environnement ne peut faire l’objet que d’une amélioration constante.
Il s’agit de formaliser un réseau de solidarité et de délibération autour de « communs » qui n’ait pas une finalité d’appropriation mais, au contraire, de vigilance face aux usages abusifs afin d’en prévenir la confiscation, notamment par des acteurs économiques.
Dégradation du droit à un environnement sain et durable
Les méga-bassines sont de gigantesques ouvrages artificiels, plastifiés et imperméables. Elles sont alimentées par le pompage d’eau de bonne qualité dans les nappes phréatiques en période hivernale. Les conditions de stockage en plein soleil entraînent la perte de la ressource par évaporation et sa dégradation par la prolifération de bactéries et de micro-algues.
Ces prélèvements dans les nappes, loin de profiter d’une surabondance de la ressource en eau dans les sols en hiver, entretiennent et aggravent les manques d’eau qui déséquilibrent les écosystèmes de nos régions toute l’année. Les sols, particulièrement les zones humides, ne remplissent plus leur fonction de stockage de l’eau, la température du sol augmente, le phénomène de ruissellement de l’eau aussi.
Bien que largement financées par des fonds publics, les bassines constituent un accaparement privé de la ressource en eau qui offre à une minorité d’irrigants un passe-droit face aux restrictions préfectorales frappant les autres usages sur des périodes de plus en plus longues.
Cet accaparement permet de ne pas se soucier de la disponibilité de la ressource en eau et évite ainsi aux exploitants qui en bénéficient de questionner le modèle agricole et son adéquation au changement climatique en cours.
Refus du débat démocratique sur la question des méga-bassines
Les associations et militant.e.s opposé.e.s à la construction des méga-bassines utilisent toutes les voies du débat démocratique pour faire valoir leurs positions : réunions, manifestations, tractages. Ils et elles s’appuient sur des expertises scientifiques et sur leurs propres connaissances des milieux impactés. Leur démarche rencontre un vaste succès avec des soutiens de plus en plus divers et déterminés.
En refusant de reconnaître ce formidable engagement démocratique et de rouvrir les tables de discussions pour inclure ces mouvements au processus de décision, le pouvoir exécutif manque à son rôle de garant de la construction démocratique. Des processus participatifs doivent être mis en place par les pouvoirs publics pour garantir une concertation publique féconde sur ces projets.
Interdiction de manifestation, répression des mouvements écologiques
La décision d’interdire la manifestation du 29 octobre 2022 constitue une atteinte au droit à manifester qui engage le pouvoir exécutif dans une escalade répressive. Elle a justifié des usages disproportionnés de la force publique pour réprimer un mouvement de défense environnementale.
1700 policiers et gendarmes mobilisés, 6 hélicoptères, utilisation massive d’armes dites non-létales mais très dangereuses (gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes, LDB) interdiction de circuler dans une large zone autour de Sainte-Soline, barrages policiers, contrôles d’identités et fouilles de véhicule à la clé.
Créant les conditions de possibles affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestant.e.s , cette décision a aussi fourni au ministre de l’Intérieur l’occasion d’utiliser le terme polémique d’ « écoterroristes » pour designer les participant.e.s à cette manifestation.
Les premières décisions de justice donnent à voir un pouvoir judiciaire qui emboîte le pas à l’exécutif dans son choix du tout répressif. Cinq manifestants ont été condamnés le 28 novembre 2022 pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences » , un délit prétexte à la répression des mouvements sociaux déjà dénoncé par la LDH.
Le droit à manifester est un droit fondamental
Si cette escalade autoritariste permet à l’exécutif de s’en tenir à des discours sur le maintien de l’ordre et d’éluder toute remise en cause démocratique des méga-bassines, elle attente au droit à manifester et constitue une menace pour l’intégrité physique des opposant.e.s . Les mutilations et blessures de manifestant.e.s de Sainte-Soline le démontrent.
En 2014, lors des manifestations contre la construction d’un barrage à Sivens, Rémi Fraisse a été tué au cours d’une intervention des gendarmes mobiles. La survenue de circonstances comparables nous amène à appeler le gouvernement à prévenir toute violence policière et à garantir un droit à manifester en toute sécurité lors des prochaines manifestations contre les méga-bassines.
La section Fontenay-Luçon Sud Vendée de la LDH, avec la LDH Poitou-Charentes, appelle à se mobiliser le 25 et 26 mars prochain aux côtés des collectifs, syndicats et organisations écologiques qui défendent pour toutes et tous, et pour l’environnement, le droit à l’eau bien commun.
Un peu d’histoire méconnue de la ville de Fontenay le Comte…
Le 16 pluviôse an II – 4 février 1794 la Convention nationale décrète l’abolition de l’esclavage. On le sait, cette abolition arrachée par la révolte des Haïtiens est de courte durée, Napoléon annule cette abolition en 1802.
A Fontenay-le-Peuple, comme dans d’autres communes sur tout le territoire, une célébration de ce décret d’abolition est organisée. Nous en trouvons trace dans les archives des Registres de délibération de la commune, à la date du 30 ventôse an II : lien.
Voici une copie de l’acte :
Extrait des registres de délibérations de la commune, tome XII page 192
Transcription : Extrait des registres de délibérations de la commune, tome XII, p. 192
Célébration de la fête commémorative de l’abolition de l’esclavage
Séance du 30 Ventôse an 2 de la République française
Ce jour a été consacré à la célébration d’une fête civique en mémoire et
à l’occasion du Décret de la Convention Nationale qui abolit l’esclavage
des hommes de couleurs et ordonne que dans toutes les colonies, ils
jouiront des Droits de citoyen français.
Le cortège composé de la totalité des citoyens et citoyennes de la
Commune et des Commissaires des Sociétés populaires du canton du
district est parti de la place de la Révolution* en chantant des couplets patriotiques.
Il a été prononcé par le maire et quelques autres citoyens
des discours analogues à la fête. La joie et l’amour de la patrie brillaient
dans les yeux de tous les citoyens. La fête a été terminée par un bal
civique, où l’on a reçue l’offrande des citoyens pour les veuves des
hommes morts en combattant pour la patrie.
*actuelle place Viète
Quelques jours plus tard, la commune entérine le changement des noms de rue. Source
Benjamin Fillon en fait plus tard un tableau récapitulatif. Source
Dans le bourg de Foussais-Payré, l’arbre de la Liberté planté pendant la période de la Révolution a traversé les siècles. Aujourd’hui il devient un « arbre remarquable » labellisé par l’association ARBRES , même s’il était déjà répertorié par les amateurs d’arbres ( ici ) .
Pour notre part, nous connaissons l’existence de cet arbre depuis des années et c’est avec plaisir que nous apprenons dans Ouest France qu’un rassemblement a eu lieu ses frondaisons et que les acquis de la Révolution y ont été célébrés !
L’arbre de la Liberté de Payré en 2015
Rien ne nous dit que cet arbre ait été menacé un jour, mais évoquons cette gravure/montage de Lesueur :
Au recto du montage ancien, en haut à gauche, étiquette avec légende manuscrite à l’encre : ‘Dans la Vendée des brigands veulent abatre [sic] L’Arbre de la Liberté, des jeunes / Filles à force de prieres [sic], et de Larmes les en empêchent.’ https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/50350037972Capture d’écran de l’article Ouest France