Retraites : non à une nouvelle régression des droits sociaux

Communiqué LDH

Alors qu’inégalités et précarisation s’aggravent sans cesse, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) ne peut que s’inquiéter de voir le gouvernement s’entêter à faire passer en force une réforme des retraites que l’ensemble des organisations syndicales et l’immense majorité des Françaises et Français rejettent.

Après les réformes du Code du travail, de l’assurance chômage, dans un contexte de détérioration continue des services publics, cette réforme du système général des retraites constitue une nouvelle étape vers la remise en cause de l’Etat social, avec l’obsession de réduire à la portion congrue le système de répartition afin que les compléments soient assurés par les mécanismes privés de capitalisation pour celles et ceux qui le peuvent.

Cette réforme, dont la nécessité économique est loin d’être avérée, aggravera les injustices sociales au détriment de celles et ceux ayant des carrières longues, pénibles et précaires, et notamment des femmes qui constituent l’immense majorité des précaires. Elle réduira également la possibilité d’arriver à la retraite et de la vivre en bonne santé.

Inacceptable dans son contenu, cette réforme interroge également en termes de méthode, la procédure annoncée constituant un véritable déni de démocratie si le gouvernement va jusqu’au bout de ce qu’il a annoncé.

En effet, après une réforme du Code du travail par ordonnances, celle des retraites esquive tout débat public en utilisant une procédure législative accélérée (article 47-1 de la Constitution1) et en s’appuyant non sur un projet de loi ordinaire mais sur un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif.

Ce choix n’a rien d’anodin car il permet au gouvernement de s’affranchir d’un véritable débat et de passer outre les droits du Parlement. Moins connu que l’article 49-3, dont le gouvernement a fait un usage abusif à l’automne, l’article 47-1 alinéa 2 de la Constitution permet de dessaisir l’Assemblée nationale au bout de 20 jours à compter du dépôt du projet de loi. Ensuite, le Sénat doit statuer dans un délai de quinze jours. Et, à défaut d’un vote dans un délai de cinquante jours, le projet peut être mis en œuvre par ordonnance.

Conjuguer de telles méthodes avec des mesures d’injustice sociale ne peut qu’accentuer la crise de confiance actuelle, qui met en péril notre démocratie et favorise les dérives vers l’extrême droite.

La mobilisation qui se dessine pour jeudi prochain à l’appel d’un front syndical uni est seule de nature à faire obstacle à une régression sociale inacceptable.

C’est pourquoi la LDH appelle les citoyennes et citoyens à se mobiliser et à manifester le 19 janvier aux côtés des organisations syndicales.

1 « Si l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée en première lecture dans le délai de vingt jours après le dépôt d’un projet, le gouvernement saisit le Sénat qui doit statuer dans un délai de quinze jours. Il est ensuite procédé dans les conditions prévues à l’article 45. Si le Parlement ne s’est pas prononcé dans un délai de cinquante jours, les dispositions du projet peuvent être mises en œuvre par ordonnance. »

Paris, le 17 janvier 2023

Tract syndical Vendée : 2 rendez-vous 10h à Fontenay le Comte – 14h à La Roche sur Yon

Manifestation NousToutes85 contre les violences sexistes et sexuelles

Nous étions 500 à marcher (sportivement) sous le soleil yonnais. Voici l’article de Ouest France : lien

Saluons le travail formidable du collectif NousToutes85 !

Voici quelques photos :

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Appel :

Nous appelons à la manifestation organisée par le collectif NousToutes85# à La Roche sur Yon

Covoiturage possible au départ de Fontenay-Le-Comte

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Communiqué National :

Pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Depuis 1999, le 25 novembre marque, à l’initiative de l’ONU, la Journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Vingt-trois ans plus tard, les violences patriarcales restent massives et aucune partie du monde n’y échappe. En témoignent ces Iraniennes qui, tous les jours, descendent dans la rue, rejointes dans leur combat pour la liberté par de nombreux hommes. Ce 25 novembre 2022 doit être l’occasion de rendre hommage à ces femmes qui, les premières et avec un incroyable courage, ont affronté le régime meurtrier des mollahs, protestant contre l’obligation qui leur est faite de porter le hijab.

Depuis cinq ans aussi, le mouvement #MeToo, a permis que dans de nombreux pays, soit enfin entendue la parole de femmes qui dénoncent les violences sexuelles ou sexistes dont elles ont été victimes et qui les ont souvent brisées, physiquement ou psychologiquement. L’opinion publique ouvre les yeux, parfois avec douleur, sur des pratiques trop longtemps tues ou acceptées et qui prennent des formes diverses : publicités dégradantes, pornographie, prostitution, coups, violences, agressions, harcèlement, violences économiques…

A plusieurs reprises, les pouvoirs publics ont déclaré vouloir faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une grande cause nationale. A ce titre, la lutte contre les violences sexuelles et sexistes doit être une priorité. Cela nécessite que des dispositions concrètes soient prises pour améliorer la prise en charge des femmes concernées par la police, par la justice, par les associations qui œuvrent dans ce champ. Cela implique aussi la mise en place d’un travail éducatif et préventif, en direction des filles mais aussi des garçons, afin que ces nouvelles générations prennent toute leur place dans un changement global de rapports entre les femmes et les hommes.

La LDH (Ligue des droits de l’Homme) appelle toutes et tous à participer aux mobilisations qui auront lieu un peu partout en France à l’occasion de ce 25 novembre 2022.

Paris, le 15 novembre 2022

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Contre l’extrême droite, pour la démocratie et la liberté pédagogique des enseignants, pour les valeurs de solidarité et de fraternité.

La lecture de cet article de presse vous donnera le contexte dans lequel nous nous trouvons. 

Nous alertons depuis le week-end dernier, en privé, les diverses organisations démocratiques (associations, syndicats) sur les manoeuvres du parti Reconquête et leur écho en termes de harcèlements et de menaces reprises par la « fachosphère » (sites Boulevard Voltaire, Riposte laïque, Résistance Républicaine etc ).

Nous avons également adressé un message de soutien à l’établissement. 

Le rassemblement organisé par Reconquête et soutenu par la fachosphère aux abords de l’établissement et aux horaires de circulation des élèves constitue, pour nous, une tentative d’intimidation inacceptable contre l’enseignement public.

Nous ne souhaitons pas envenimer la situation à laquelle les élèves et les enseignants seront soumis. La liberté pédagogique des enseignants doit être protégée, ainsi que la sérénité des élèves. 


Nous ne resterons pas inactifs face à ces menaces de l’extrême droite qui démontrent encore une fois l’incompatibilité de ces mouvements avec la démocratie.

Les valeurs de solidarité et de fraternité sont portées par de nombreux citoyennes et citoyens en Vendée qui oeuvrent, à travers tout le département, dans un tissu associatif dense, pour l’accueil et l’accompagnement des personnes exilées. L’an dernier nous manifestions ensemble, le 18 décembre, pour la journée internationale des migrants, dans le cadre de la campagne nationale « antiracisme et solidarité » avec ce slogan : La Vendée aussi s’appelle Solidarité.Le week-end dernier, dans le sud Vendée, à l’initiative d’AMISUV nous participions à une journée d’échanges riches et festifs dans le cadre d’une journée « Gens d’ici, Gens d’ailleurs« .

Tous ces éléments expliquent pourquoi tout à l’heure, nous tiendrons, sur place, notre rôle de vigie de la démocratie et de défense des libertés en observant le déroulement du rassemblement initié par l’extrême droite. 

Rassemblement en Défense du Droit à l’IVG

Pour s’informer sur le droit à l’avortement en France et les entraves qui existent à l’accès à ce droit, ici et ailleurs.

Pour réclamer que le droit à l’avortement soit garanti ici, ouvert ailleurs.

En solidarité avec  celles qui n’ont pas  accès à ce droit fondamental à travers le monde.

Rejoignez-nous ! Le 15 octobre à 10 h, devant le musée à Fontenay le Comte

Etats-Unis et droit à l’avortement : un recul de 50 ans ! Rassemblement le 2 juillet à 14h à la Roche-sur-Yon

L’IVG SAUVE DES VIES

Ce vendredi 24 juin, la Cour suprême des Etats-Unis a annoncé la révocation de l’arrêt Roe vs Wade qui, depuis 1973, garantissait le droit à l’avortement dans le pays. Désormais, même si l’avortement ne devient pas formellement illégal, chaque Etat pourra décider de sa législation en la matière. Sur cinquante Etats, vingt-six à vingt-huit pourraient interdire l’avortement. A peine une heure après la décision de la Cour suprême, l’Etat du Missouri a d’ailleurs annoncé qu’il interdirait l’IVG. Et six autres ont, depuis, annoncé vouloir faire de même.
Cette décision est scandaleuse à plus d’un titre : d’une part, l’égalité des droits entre toutes les femmes des Etats-Unis n’est plus garantie et, d’autre part, des droits durement conquis par les luttes des femmes sont balayés d’un revers.
La LDH (Ligue des droits de l’Homme) s’alarme du recul des droits des femmes aux Etats-Unis et du signal envoyé ainsi au monde entier. Les premières victimes de cette décision seront bien-sûr toutes les femmes, mais surtout les plus pauvres d’entre elles. Ce seront aussi toutes celles qui, dans le monde entier, y compris en Europe, se battent encore pour conquérir ces droits (sachant qu’une vingtaine de pays l’interdisent totalement, comme Andorre, tandis que de nombreux autres pays en restreignent drastiquement l’accès).
Rappelons que le droit fondamental des femmes à disposer de leurs corps et de leurs droits reproductifs doit être reconnu comme un droit universel, quelles que soient les convictions ou idéologies de chacun.


Ne pas protéger le droit à l’avortement, c’est enfin mettre en danger de mort les femmes qui choisissent, pour des raisons qui leur sont propres, d’interrompre une grossesse. A travers le monde, plus de vingt-cinq millions d’IVG dangereuses sont encore pratiquées chaque année : c’est la troisième cause de mortalité féminine dans le monde.
La LDH exprime tout son soutien à toutes les femmes des USA et à toutes les femmes qui, dans le monde, sont privées de leurs droits fondamentaux, y compris celui de la protection de leur vie et de leur santé.
La LDH sera de leurs combats et appelle aux mobilisations du 2 juillet qui auront lieu partout en Europe, et notre section appelle au rassemblement organisé à la Roche sur Yon, le 2 juillet à 14h place Simone Veil  par le Planning Familial 85. 

Communiqué contre le pass vaccinal, pour l’accès aux soins

Communiqué

Le Collectif de Résistance Sociale de Fontenay-le-Comte, l’ UL CGT de Fontenay-le-Comte et l’UL Solidaires 85, la FSU 85, la LDH, La France Insoumise du Sud-Vendée, sont à l’origine du communiqué suivant lié à la politique sanitaire du gouvernement.

La lutte contre le covid nécessite une politique sanitaire collective et démocratique, elle ne saurait légitimer une dérive du droit, qui se situe dans la lignée de la loi sécurité globale que nous avons combattue. Les passes sanitaire, puis vaccinal, entraînent notre pays dans une logique sécuritaire, celle de l’état d’exception permanent, où les droits individuels sont mis à mal.

Nous ne souscrivons pas à la contrainte vaccinale qui se met en place, et sommes en désaccord avec le contrôle permanent des citoyens, qu’ils soient favorables ou pas à la vaccination.

Au-delà de l’urgence à laquelle nous devons faire face de manière unie, nous demandons la mise en place d’un vrai plan volontariste en faveur des services publics hospitaliers qui rende attractifs les métiers de soignant.es et accessibles les soins pour toutes et tous.

Nous souhaitons en outre une réelle politique de la médecine de ville, qui permette à chaque patient d’être pris en charge de manière rapide sur tout le territoire. Nous dénonçons l’inaction de l’État face à tous les déserts médicaux. La crise actuelle manifeste le délitement d’un pays livré à l’impréparation depuis des décennies.

Remettre le service public et les libertés au centre du politique, placer la justice et l’égalité sociale comme boussoles de notre république, voilà notre souhait. Ce n’est pas seulement le covid qui bloque le système hospitalier, mais c’est avant tout la politique menée depuis des années, et aggravée par gouvernement actuel.


Fontenay-le-Comte, le vendredi 14 janvier 2022

Pour les urgences et le SMUR de Luçon

Nous étions présents au rassemblement du vendredi 11 juin.

Voici quelques images et le lien vers la pétition sur le site de l’ADSP

A comme ASSOCIATION D’ USAGERS

D comme  POUR LA DEFENSE

S comme  DU SERVICE PUBLIC

P comme  DU PAYS DE LUCON

https://www.adsp-pays-lucon.fr/449566300

Nouveau rassemblement : POUR LE MAINTIEN DES SERVICES D’URGENCES HOSPITALIÈRES ET MOBILES à LUÇON

Suite au rassemblement du 4 juin, le principe d’un rassemblement hebdomadaire a été adopté. Rendez-vous le 11 juin à 18h. Face aux urgences de l’hôpital de Luçon.

ACCÈS À LA SANTÉ : UN DROIT FONDAMENTAL !

POUR UNE VÉRITABLE DÉFENSE DE LA SANTÉ PUBLIQUE

ET L’ACCÈS À DES SOINS DE QUALITÉ PARTOUT ET POUR TOUS

Dégradation des conditions d’accueil des patients et du travail des soignants, menaces de suppression du service d’urgences de l’hopital de Luçon et du SMUR :

La LDH rappelle avec force que l’hôpital est un service public :

  • L’égal accès à des soins de santé de qualité doit être garanti, pour toutes et pour tous , sur l’ensemble du territoire ;
  • La dignité de la personne doit être respectée tout au long de son parcours de santé ;
  • L’acte de soin, l’accompagnement des patients, est une relation humaine ;
  • La bientraitance des patients est liée à celle des soignants ; à leurs formations, à leurs conditions de rémunération et d’exercice

Nous appelons donc à rejoindre le rassemblement initié par la municipalité de Luçon, le 11 juin à 18h , devant le service des urgences afin de rappeler ces aspects fondamentaux et nous opposer à la restriction des services d’urgences hospitaliers et mobile à Luçon.

POUR LE MAINTIEN DES SERVICES D’URGENCES HOSPITALIÈRES ET MOBILES à LUÇON

ACCÈS À LA SANTÉ : UN DROIT FONDAMENTAL !

POUR UNE VÉRITABLE DÉFENSE DE LA SANTÉ PUBLIQUE

ET L’ACCÈS À DES SOINS DE QUALITÉ PARTOUT ET POUR TOUS

Dégradation des conditions d’accueil des patients et du travail des soignants, menaces de suppression du service d’urgences de l’hopital de Luçon et du SMUR :

La LDH rappelle avec force que l’hôpital est un service public :

  • L’égal accès à des soins de santé de qualité doit être garanti, pour toutes et pour tous , sur l’ensemble du territoire ;
  • La dignité de la personne doit être respectée tout au long de son parcours de santé ;
  • L’acte de soin, l’accompagnement des patients, est une relation humaine ;
  • La bientraitance des patients est liée à celle des soignants ; à leurs formations, à leurs conditions de rémunération et d’exercice

Nous appelons donc à rejoindre le rassemblement initié par la municipalité de Luçon, le 4 juin à 18h , devant le service des urgences afin de rappeler ces aspects fondamentaux et nous opposer à la restriction des services d’urgences hospitaliers et mobile à Luçon.