1er Mai, « intelligence collective », « tolérance administrative », « clarification » : cherchez l’embrouille



Le Conseil d’État a examiné trois recours déposés contre le gouvernement. Saisi par deux syndicats (Sud et la CGT) et par les députés écologistes, qui contestent la proposition du gouvernement faite aux boulangeries et fleuristes indépendants de travailler le 1er-Mai 2026, le Conseil d’Etat a examiné trois recours, mercredi 29 avril 2026. Sa réponse est attendue avant vendredi 1er mai 2026.



Qui a le droit de travailler le 1er-Mai ? Le 1er-Mai a occupé cette année le devant de la scène bien en amont de la journée des travailleurs, pour cause de débats sur un possible élargissement des possibilités de faire travailler des salariés ce jour-là. Rappel des règles en vigueur et ce qui pourrait changer.



1er mai : la journée des droits des travailleuses et des travailleurs pas à la fête.

Il est des actes ou volontés qui éclairent mieux que de longs discours l’état d’esprit d’un gouvernement. Ce dernier, en s’attaquant de manière sournoise à un symbole de l’histoire des luttes des travailleurs, le 1er mai, confirme qu’il veut effacer de la mémoire collective tout ce que nous devons aux combats sociaux pour créer des garde-fous démocratiques et sociaux au capitalisme, afin de tiédir, pour paraphraser Karl Marx, les eaux glaciales du calcul égoïste. Comme pour « la journée des droits de la femme », que d’aucuns nomment à tort « journée de la femme », « la journée des droits des travailleurs » n’est pas la « la fête du Travail », vestige du régime de Vichy.




A Troyes : Comme tous les ans, la LDH sera présente le 1er mai place Jean-Jaurès et disposera d’un stand de 9h à 16h. Tout le monde est cordialement invité à venir y passer 5 minutes, 1 heure ou la journée entière. A partir de 9 h, les bonnes volontés seront les bienvenues pour aider à l’installation. La manifestation démarrera à 10h. Le démontage et le rangement du stand auront lieu à partir de 16 h. La participation des bonnes volontés sera là encore très opportune. A vendredi.


Troyes 1er Mai 2025

Quelle mémoire de la guerre d’Algérie 60 ans après l’indépendance ? Quatre Franco-algériennes témoignent

Donia, à droite, a participé à l’organisation de la journée « Raconter l’Algérie ». Comme Manel et Lina, la jeune Franco-algérienne veut renouveler et nourrir les récits autour de l’histoire algérienne. 


Le 2 juillet, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à la Flèche d’Or à Paris, pour célébrer en avance le soixantième anniversaire de l’indépendance algérienne, proclamée le 5 juillet 1962. Parmi elles, nous avons interrogé quatre jeunes femmes franco-algériennes sur leur rapport à la mémoire de cette période charnière, l’héritage qu’elles en gardent, l’importance de ces questions dans leur famille et dans leur vie.

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