La LDH a tenu son 93ème congrès national: des résolutions très attendues par les militants


Nathalie Tehio a été reconduite à son poste de présidente.

Le 93ème congrès national de la LDH s’est tenu à Rennes les 23,24 et 25 mai. A l’issue du congrès, le Comité national renouvelé a élu le Bureau national et réélu Nathalie Tehio présidente.

Lionel Brun-Valicon est trésorier, Emmanuelle Jourdan-Chartier et Evelyne Sire-Marin sont vice-présidentes.

Pierre-Antoine CazauBarbara Durot, Rozenn Guéguen-Caruso, Hadrien Maury-CasaltaNathalie Rangognio sont co-secrétaires générales et généraux.

Patrick Canin, Sophie Giroud, Isabeau Le BourhisJan Robert Suesser sont membres du bureau.

Composent désormais le Comité national :

Premier collège : Habiba Bigdade, Sophie Bachmann, Pierre Bernat, Capucine Blouet, Nicolas Bourbon, Ingrid Boury, Lionel Brun-Valicon, Patrick Canin, Pierre-Antoine Cazau, Pierrick Clément, Cyrille Crisnaire, Barbara Durot, Grâce Favrel, Sophie Giroud, Rozenn Gueguen Caruso, Fabienne Haloui, Thomas Houdusse, Sarah Hunet-Ciclaire, Emmanuelle Jourdan-Chartier, Philippe Laville, Isabeau Le Bourhis, Lucas Lévy-Lajeunesse, Kristina Lowis, Hadrien Maury-Casalta, Franck Merlin-Anglade, Nicolas Moysan-Laroy, Emmanuel Naquet, Rosa Ould Ameziane, Pauline Pawlotsky, Jean-Claude Pilet, Nathalie Rangognio, Vincent Rebérioux, Alexandre Richard, Vladimir Sestovic, Evelyne Sire-Marin, Jan Robert Suesser, Nathalie Tehio, Agnès Tricoire, Marie-Christine Vergiat, Philippe Vervaecke 

Second collège :

Second collège : Jean-Michel Arberet (Ile-de-France), Antoine Boutet (Pays de la Loire), Christian Braquet (Provence-Alpes-Côte d’Azur), Marie Agnès Chalumeaux (Bourgogne-Franche Comté), Christian Eypper (Centre Val de Loire), Patrice Ganot (Guadeloupe), Jean-Claude Guicheney (Nouvelle-Aquitaine), Myriam Matonog (Auvergne-Rhône-Alpes), André Paccou (Corse), Clément Pialat (Grand Est), Eric Puren (Normandie), Julie Tanneau (Bretagne), Alain Vantroys (Hauts-de-France).


La LDH, aussi Ligue des droits humains 



Cette mention de « droits humains » faisait l’objet d’un débat depuis de nombreuses années au sein de la LDH.

Une consultation des sections a été lancée en 2023 concernant un éventuel changement de nom de la Ligue des droits de l’Homme. A la suite de celle-ci et malgré de nombreuses réponses en faveur d’un changement vers l’appellation « Ligue des droits humains », le Comité national a décidé de ne pas modifier le nom initial, au prétexte que la LDH avait été créée sur les bases de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, élargie par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.

Le Congrès de 2026 a enfin tranché:

La Ligue française pour la défense des droits de l’Homme et du Citoyen, créée en 1898 en référence à la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789, se dénommait jusqu’ici en abrégé dans ses statuts, « LDH » et « Ligue des droits de l’Homme ». Réunie en congrès à Rennes, du 23 au 25 mai 2026, l’association vient d’ajouter à ces dénominations un troisième nom abrégé, qui peut donc également être utilisé pour la désigner : « Ligue des droits humains ».



La LDH a adopté une résolution « Contre la loi du plus fort, choisir l’Etat de droit ».


Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’Etat de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.

(..) L’histoire nous enseigne que les démocraties ne disparaissent pas brutalement, mais se désagrègent lorsqu’elles cessent d’être défendues. Aujourd’hui, l’urgence est là. Il s’agit de débattre, mais aussi d’agir, de voter, de s’unir et de se mobiliser pour empêcher que s’impose un modèle politique fondé sur l’exclusion, la peur et l’arbitraire. La démocratie ne se préserve pas : elle se construit chaque jour. Contre la loi du plus fort, nous faisons le choix des droits, de la démocratie et de l’État de droit.  



RD

Global Sumud Flotila : la France est elle vraiment la patrie des Droits de l’Homme ?




La question n’est pas nouvelle et opposait déjà les historiens un siècle avant le bicentenaire de l’adoption de la Déclaration des Droits de l’homme, célébré en grande pompe le 26 août 1989, au pied de l’Arche de la Défense.



Il y a 20 ans, la question se posait toujours mais de façon plus précise encore, la France semblant dénoncée cette fois par le Conseil de l’Europe et Amnesty international pour des atteintes aux droits de l’homme qui porteraient sur le fonctionnement de la justice et du système pénitentiaire.



Le Free Gaza Movement, créé en 2006 lors du début du blocus israélien sur Gaza, avait lancé, en 2010, 15 flotilles depuis août 2008, dont 5 ont réussi à atteindre Gaza. Après l’opération « Plomb durci », l’armée israélienne a attaqué les embarcations à diverses reprises.

Quinze flottilles ou vagues ont été lancées depuis août 2008, dont cinq ont réussi à atteindre Gaza. Après l’opération « Plomb durci », l’armée israélienne a attaqué nos embarcations à trois reprises. Lors de notre attaque en juillet 2009, Free Gaza a décidé d’organiser une flottille beaucoup plus importante avec l’aide de l’IHH, de la Campagne européenne pour la fin du siège et de trois autres initiatives de moindre envergure. Nous avons appareillé en mai 2010, sous le nom de Flottille de la Liberté I. Il s’agissait de notre neuvième voyage. L’attaque meurtrière d’Israël contre les six embarcations a fait dix morts et plus de soixante blessés  (…) » – sur le navire turc Mavi Marmara. (International Solidarity Movement – ISM-France)

Depuis, cela n’a jamais cessé.

Lancée mi-2025, la nouvelle initiative maritime internationale Global Sumud Flotilla, menée par des organisations non gouvernementales, vise à forcer le blocus israélien de la bande de Gaza considéré comme illégal par de très nombreux observateurs internationaux neutres ainsi que de nombreux juristes.

Dix bateaux partent d’Italie et d’Espagne entre le 25 et le 27 septembre 2025, dans le cadre d’une nouvelle vague organisée par la Freedom Flotilla Coalition (FFC) et l’association locale Thousand Madleens to Gaza (TMTG).

La flotte devient un effort combiné de la Freedom Flotilla Coalition, du Mouvement libre de Gaza, de la Flottille Sumud du Maghreb – un convoi dirigé par les peuples des comtés nord-africains – et de Sumud Nusantara, qui est organisée par la Malaisie et neuf autres pays.

La Global Sumud Flotilla est la 38e flotte à mettre le cap vers Gaza dans le but de briser le blocus maritime, qui précède depuis longtemps la guerre actuelle à Gaza. C’est la plus grande tentative dans tous les efforts qui ont commencé, rappelons le, en 2008.

Dès septembre 2025, la flottille est attaquée par des drones notamment, porteurs d’armes chimiques. L’armée israélienne ne répond pas aux questions concernant cette attaque contre la flottille, mais le responsable du ministère israélien des Affaires étrangères, Eden Bar Tal, déclare qu’« Israël ne permettra à aucun navire d’entrer dans la zone de combat active ». Des gouvernements européens, l’Italie et l’Espagne envoient des navires de guerre pour aider la flottille d’aide internationale en route vers Gaza.



Cela n’empêche que des bateaux soient arrêtés par la marine israélienne dans les eaux internationales et leurs occupants détenus en Israël où ils sont victimes de traitements indignes d’un Etat dit démocratique.



De nombreux pays réagissent mais la France demeure peu mobilisée contre ce déni de démocratie et de liberté d’apporter une assistance humanitaire aux populations gazaouies. Elle se contente de rappeler que « se rendre à Gaza est dangereux », que les participants à cette initiative « ont été informés des risques encourus ».  « Se rendre à Gaza est dangereux et strictement déconseillé que ce soit par voie terrestre ou maritime. Les conseils aux voyageurs s’appliquent à tous y compris aux parlementaires et aux journalistes. » Le ministère, qui rappelle que « la sécurité de nos compatriotes est une priorité », ajoute que ses services « suivent attentivement la situation de nos ressortissants et assureront leur mission de protection consulaire, pour gérer au mieux les conséquences de cette initiative ».



L’inaction de la diplomatie française est sérieusement mise en cause.


La troisième tentative en un an de briser le blocus israélien imposé à la bande de Gaza, ravagée par la guerre et confrontée à de graves pénuries depuis octobre 2023 est interrompue le 18 mai dernier par l’interception de la « nouvelle flottille pour Gaza » au large de Chypre par la marine militaire israélienne.

Face aux premiers arraisonnements de bateaux et aux menaces ouvertement annoncées par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, la Global Sumud Flotilla, épaulée par la LDH engage une procédure en référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris.

La LDH déclare: La #LDH agit en justice pour soutenir les navigants de la Global Sumud Flotilla en intervenant au soutien d’un référé-liberté : la diplomatie française se doit d’agir en protection des personnes, dont certaines viennent d’être arrêtées encore aujourd’hui, et notamment ses ressortissants. Avec cette nouvelle interception illégale, #Israël viole une fois encore le droit international : l’impunité doit cesser !

Les avocates ne manquent pourtant pas d’arguments.



Hélas, le tribunal se déclare incompétent pour assurer la protection de ces militants qui consiste à mettre en œuvre un corridor humanitaire vers Gaza; il s’estime en revanche compétent à l’égard de la demande de mise en œuvre de la protection consulaire pour permettre leur retour en sécurité sur le territoire français, mais relève que cette protection est «  déjà en cours de déploiement sans défaillance« .



La France, suivant l’Espagne, l’Italie, la Belgique et les Pays-Bas, annonce convoquer les représentants israéliens après l’arraisonnement illégal de l’ensemble de la Global Sumud Flotilla dans les eaux internationales et la capture au large de Chypre, tout aussi illégale sur le plan du droit international, des 428 membres de la flottille, venus d’une quarantaine de pays différents. Ceux-ci, transférés en Israël sont emprisonnés et livrés à des traitements humiliants, violents et dégradants, allant des sévices psychologiques aux violences physiques et sexuelles. Les images en sont diffusées largement et avec délectation par le ministre israélien d’extrême droite ultranationaliste Ben Gvir.



De retour à Paris, les militants peuvent ouvertement témoigner des violences.


Une forte réaction européenne est attendue de la part de la Global Sumud Flotilla.


Cette demande est inégalement entendue de la part des dirigeants de l’Europe et d’au delà.


Le gouvernement français, pour signifier son grand courroux, interdit l’accès du territoire français au ministre israélien Itamar Ben Gvir pour s’être mis en scène devant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et mains liées, annonce le chef de la diplomatie, Jean-Noël Barrot, samedi 23 mai, « désapprouvant » toutefois l’action des militants propalestiniens, « qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires ».


Des tortures dont ces militants pour la paix ont été victimes, « peau de balle » (et balai de crin), hormis ce semblant d’indignation, nécessairement édulcorée par le souvenir de la citation maladroite par Jean-Noël Barrot, en avril dernier, à propos de la loi israélienne instaurant la pendaison pour des « terroristes »  palestiniens, votée par la Knesset le 30 mars, d’une phrase attribuée à la première ministre israélienne Golda Meir (1969-1974) : « Nous pouvons pardonner à nos ennemis d’avoir tué nos enfants, mais nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. »

Ce qui ne manque pas de susciter certaines réactions parfaitement compréhensibles au sein même de l’assemblée nationale…



A Troyes



A Troyes, le Collectif aubois pour la Paix en Palestine s’est rassemblé ce vendredi 22 mai pour dénoncer la criminalisation des militants.e.s pro-palestinien.ne.s, les difficultés croissantes d’accueil des universitaires et artistes palestinien.ne.s, le refus par la France des visas, le gel des évacuations en dehors de Gaza, la suspension des programmes d’accueil, le concours de la France à la disparition de la culture palestinienne, qui est une composante du génocide. Il salue les Flottilles de la Liberté, dénonce leur arraisonnement par Israël dans les eaux internationales, exige du gouvernement français qu’il dénonce ces actes de barbarie et agisse pour la libération immédiate de toute personne détenue. Il exige l’ouverture complète et sans restriction de la bande de Gaza à l’aide humanitaire et à toutes les personnes qui veulent témoigner de leur solidarité.

Il invite à signer les pétitions qu’il fait circuler, qui seront déposées en préfecture pour montrer au gouvernement qu’ici, à Troyes et partout en France, nous voyons ce qui se passe en Palestine, nous voyons les agissements de l’Etat français et que nous ne les laisserons jamais agir impunément.

La LDH, pour sa part, et avec tous ses partenaires, ne compte pas en rester là.

RD

Les droits et les libertés continuent de reculer en France




« La France connaît une dégradation profonde et structurelle de l’environnement dans lequel la société civile peut s’exprimer et agir. » C’est en ces termes que s’ouvre un nouveau rapport de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).

D’après son analyse, cette évolution s’inscrit dans un contexte d’influence grandissante de l’extrême droite, notamment dans le paysage médiatique, qui marque également un tournant dans le discours des responsables publics.

Cet environnement de plus en plus autoritaire ouvre la voie au développement d’un arsenal législatif dissuasif, aux interdictions et limitations à l’exercice du droit de manifester, aux répressions et violences policières, et, plus largement, à un rétrécissement des espaces de dialogue civique.

C’est en ces termes que la Fédération Internationale des Droits Humains (FIDH) dressait dans son rapport de septembre 2025 un tableau peu reluisant de l’état du droit et des libertés en France



Depuis, les Lanceurs d’Alerte dénoncent la multiplication des procédures-bâillons, se demandant si la France ne serait pas devenue en la matière l’une des pires élèves de l’Union européenne.



La multiplication des zones à Régime Restrictif (ZRR) visant les chercheurs et les universitaires, en les plaçant sous surveillance rapprochée et en imposant l’arbitraire du secret militaire pour permettre de prendre des décisions contraires aux principes du droit (droit de la défense), contrevient aux missions de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.



Après la loi Yadan, finalement retirée et la loi Duplomb, qui a également suscité de vifs débats et une pétition signée par 1,5 million de citoyennes et citoyens mais qui revient aujourd’hui sous la forme de loi d’urgence agricole, le gouvernement vise à déréguler les élevages, sous prétexte de souveraineté alimentaire. Ce nouveau cadre juridique permettrait au gouvernement de légiférer par ordonnance et non plus par la voie parlementaire.



Début mai, l’assemblée nationale approuvait la proposition de loi portée par le député Rodwell et soutenue par le gouvernement, portant à 7 mois le temps de rétention des étrangers jugés « dangereux ». Une disposition d’allongement similaire avait été à l’été 2025 censurée par le Conseil constitutionnel, qui l’avait jugée disproportionnée. La députée écologiste Léa Balage El Mariky a dénoncé une « dérive majeure » transformant « les psychiatres en agents de sécurité intérieure » et « le soin en contrôle ».


Nous évoquions également récemment dans ces colonnes la loi de programmation militaire dans laquelle s’est glissé l’état d’alerte de sécurité nationale dont on ne peut pas dire qu’il soit un gage de liberté et de démocratie pour les mois et les années à venir, en se présentant plutôt comme un état d’urgence qui ne dit pas son nom, remettant en cause la séparation des pouvoirs et les libertés publiques.



Très récemment, le projet de loi dit « Ripost », visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, faisant de rassemblements festifs et de certains débordements de tous temps inhérents à la jeunesse, des délits, voire des crimes démontrant de la part de ces législateurs d’un autre temps une méconnaissance des principes de nécessité et de proportionnalité des peines ; une violation du principe de légalité et de l’équité de la procédure ; une atteinte aux principes cardinaux de la justice pénale; un manquement à la garantie de la liberté d’expression et du droit de réunion pacifique.



Plaidant en faveur d’une approche fondée sur la réduction des risques, la prévention et la protection des droits des personnes, le Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD) propose à ce projet 5 amendements loin d’être excessifs et parfaitement justifiés en regard des faits incriminés.


RD





Quelques nouvelles variées (mais non exhaustives) des extrêmes droites



PARIS

La manifestation d’extrême droite du Comité du 9-mai interdite à Paris, le groupuscule dépose un recours.

Le Comité du 9-Mai, groupe d’extrême droite radicale, entend organiser un défilé à Paris ce week-end, en hommage notamment à Quentin Deranque. La Préfecture de Police l’a interdit mais le tribunal administratif pourrait bien l’autoriser comme en 2025.



MOULINS

150 personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire de Moulins, cet après-midi, pour soutenir le journal L’Humanité poursuivi pour diffamation par Guillaume Senet, le fondateur de Murmures de la cité. Fabien Gay, le directeur du quotidien communiste, a transformé ce rassemblement en tribune politique.



CAEN

Après les débordements lors du banquet du Canon français, le 18 avril, la ville de Caen voit l’extrême droite tisser sa toile dans une terre jusqu’ici épargnée par la vague brune. Malgré des résultats électoraux mineurs, la xénophobie et la violence progressent, alertent des militants de gauche et des habitants.


QUIMPER

Banquets du « Canon français » : la maire de Quimper ciblée par « des messages haineux et violents » après avoir suspendu l’événement.



TOULOUSE

« Passe-plats de l’extrême droite » : la polémique du Canon français enflamme Toulouse.



ANGERS

Une quarantaine de personnes se sont réunies devant le palais de justice d’Angers, mercredi 6 mai 2026 en milieu de journée, pour soutenir Jean-Eudes Gannat, élu d’extrême droite et militant identitaire. Le jeune homme est jugé pour des propos tenus à Segré, et sur les réseaux sociaux , à l’encontre d’Afghans, qualifiés de « cousins des Talibans ». Il est poursuivi pour provocation à la haine et injure en raison de l’origine.



CARCASSONNE

Vive la Carcassonne libre !

À Carcassonne, 300 personnes ont défilé, mercredi 29 avril, pour protester contre les attaques en tous genres du nouveau maire RN, Christophe Barthès. La foule avait été conviée par les organisations de jeunesse. Dans la préfecture de l’Aude, l’édile s’en prend à tous les contre-pouvoirs. Les associations humanistes comme la Ligue des droits de l’Homme ? Arrêt des subventions. Les locaux mis à disposition pour les syndicats et les associations ? Fermés à double tour. Tant pis pour les salarié·es qui ont besoin de conseils ou de formations. Christophe Barthès va même jusqu’à infiltrer des groupes de discussions de lycéens pour les convaincre de ne pas se mobiliser. Peine perdue, cheh !



NICE

Les deux jeunes militants d’extrême droite interpellés pour violences en marge d’un rassemblement antifasciste à Nice finalement jugés en juillet.

Les deux jeunes suspectés d’appartenir à « Aquila popularis » et d’avoir notamment commis des violences en marge d’un rassemblement contre le racisme organisé, place Saint-François à Nice, seront jugés le mercredi 3 juillet.



ESPAGNE

Dans les régions, l’extrême droite impose la « priorité nationale » sur les aides sociales.

L’idée de réserver certains services et prestations sociales aux personnes de nationalité espagnole s’invite dans les accords régionaux en Espagne, portée par le parti d’extrême droite Vox et acceptée par les conservateurs du Parti populaire.



ROUMANIE

L’alliance opportuniste des socialistes avec l’extrême droite.

Le Parlement roumain a voté la censure du gouvernement à la faveur d’une alliance des sociaux-démocrates avec l’extrême droite. Les deux camps voulaient faire chuter le premier ministre pro-européen, Ilie Bolojan, qu’ils accusent d’avoir plongé le pays dans la pauvreté par une politique d’austérité. Cette alliance de circonstance soulève de nombreuses interrogations quant à l’avenir européen de la Roumanie.



SUEDE

En Suède, la droite précipite la normalisation de l’extrême droite.

A l’approche des élections législatives du 13 septembre, les conservateurs, les Libéraux et les Chrétiens-démocrates ont fait savoir qu’ils étaient prêts à gouverner avec les Démocrates de Suède, qui leur ont permis de revenir au pouvoir en 2022.



ROYAUME-UNI

Déroute annoncée pour les travaillistes, l’extrême droite favorite… Les enjeux des élections locales au Royaume-Uni, qui font trembler Keir Starmer.

Selon certaines prévisions, le Labour risque de perdre jeudi environ 1 850 des quelque 2 550 sièges qu’il défend. De son côté, le parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage veut confirmer sa montée en puissance à travers tout le pays.



INDE

L’extrême droite progresse et les communistes perdent le Kerala.

Ce 4 mai, l’extrême droite de Narendra Modi a conquis le Bengale-Occidental, une première depuis l’indépendance. L’État du Kérala, dirigé par les communistes, passe aux mains du Congrès, et le Tamil Nadu sera dirigé par une formation populiste. Le point sur ces élections dont on ne parle que trop peu avec Axel Nodinot, journaliste à la rubrique monde, et Théo Bourrieau.



JAPON

Près de Tokyo, un projet de mosquée instrumentalisé par l’extrême droite.

L’initiative, destinée à offrir un lieu de culte à la communauté musulmane locale, est la cible d’une campagne de dénigrement et de fausses informations. Dans la presse japonaise, des voix s’élèvent pour appeler au dialogue avec les immigrés de confession musulmane.



AMERIQUE LATINE

Comment l’Amérique latine est devenue une terre d’élection pour l’extrême droite.

Du Honduras au Chili, une dizaine de pays ont placé à leur tête des dirigeants liés à la droite radicale. Ils s’inspirent notamment du président salvadorien, Nayib Bukele, qui a éradiqué les gangs au prix de graves atteintes à l’Etat de droit.



« La lutte active contre l’extrême droite ne la renforce pas, la passivité oui. » (Azzedine Hajji)

RD

La LDH est-elle social-démocrate ?



En cette journée particulière du 1er Mai, fêtée dans presque toutes les villes de France et dont l’existence en tant que journée fériée et chômée est sérieusement menacée, une question, qui nous semble mériter tout notre intérêt, s’est posée : la LDH est-elle social-démocrate ?

On rappellera brièvement que la LDH a été créée en 1898 pour défendre un innocent, le capitaine Dreyfus. La Ligue des droits de l’Homme et du citoyen est de tous les combats pour la justice, les libertés, les droits économiques et sociaux, contre le racisme et l’antisémitisme depuis 128 ans.

Il appartient en premier lieu de définir ce qu’est la social-démocratie et si la LDH s’inscrit pleinement dans cette caractérisation.

Contre Attaque la définit ainsi :

« Tendance de la bourgeoisie qui n’est en réalité ni sociale ni démocrate, qui accepte de faire quelques concessions économiques et d’édulcorer les violences capitalistes dans le seul but de maintenir un ordre social profondément injuste et inégalitaire.

Exemple : le Parti Socialiste et la CFDT sont présentées comme des institutions « sociales-démocrates » alors qu’elles ont accompagné les pires reculs sociaux des dernières décennies, que ce soit sur le plan du droit du travail, des libertés publiques ou de l’écologie. Si les mots avaient un sens, le Parti Socialiste serait classé comme un mouvement de droite dure, et la France Insoumise ne serait pas décrite comme « radicale », mais comme un vrai parti de la gauche social-démocrate. C’est-à-dire un parti ne cherchant pas à renverser l’ordre bourgeois mais à l’aménager pour qu’il devienne plus supportable. »

Pour le Monde Diplomatique, « La social-démocratie est un courant socialiste réformiste aujourd’hui non-marxiste, incarné en particulier par les socialismes allemand et scandinave. Les partis sociaux-démocrates sont étroitement liés aux organisations syndicales, ce qui explique la préférence et la pratique de la négociation, de la concertation pour réformer la société, plutôt que les luttes sociales.

La social-démocratie est peu à peu convertie au « social-libéralisme » et a intégré les thèses du libéralisme : économie de marché, liberté d’entreprendre, limitation du rôle de l’Etat aux périodes de crise. »

En 2008, la LDH rappelait que « La Ligue est un contre-pouvoir : à ce titre, elle veille à être indépendante des structures de l’État et son action ne peut être limitée par les relations qu’elle entretient avec celles-ci. Son domaine d’intervention exclut qu’elle participe, sous quelque forme que ce soit, à l’exercice du pouvoir.

Elle inscrit son action dans le cadre de l’état de droit et de la démocratie, sans s’interdire d’aller au-delà lorsque la situation l’exige et que le respect de droits fondamentaux est en cause. »



En 2019, elle réaffirmait son engagement dans Le projet inter-associatif au service de la lutte contre les discriminations. Elle sollicitait à cet effet l’expertise des associations de proximité afin de co-construire des dispositifs adaptés aux réalités locales.



En 2023, scandaleusement attaquée par le gouvernement lui-même, elle devait être défendue, entre autres, par l’historien Emmanuel Naquet qui rappelait, exemples à l’appui, comment la LDH s’est toujours mise au service d’une certaine vision de l’État de droit et d’une République revivifiée, plus ouverte et plus juste, dans le cadre d’une démocratie politique et sociale.  


Les citoyennes et les citoyens ne s’y trompaient pas, venant par milliers renforcer les rangs de la LDH, en lui apportant massivement leur soutien, par leur adhésion.

En 2024, lors de son Congrès à Bordeaux, la LDH adoptait une résolution dont la dernière partie proposait que la LDH joue un rôle pivot (proposant « une table commune, ouverte aux discussions impliquant tous les partenaires progressistes ») afin de construire « une alternative politique » à l’extrême droite.



En 2025, sa présidente, Nathalie Tehio précisait que « La démocratie est le régime qui par excellence ne se limite pas à une technique de gouvernement. Elle nous réserve encore des surprises et c’est heureux ! »



En mars 2026, la LDH appelait toutes les citoyennes et citoyens à se mobiliser dans le cadre des élections municipales pour faire barrage à l’extrême droite. Elle proposait divers moyens d’agir au sein de chaque commune, en plus du vote, pour enrayer ce mouvement délétère et inquiétant de la montée des extrêmes droites, dont on connaît, par l’expérience des mandats précédents des maires RN ou assimilés, les dégâts provoqués pour la démocratie, la culture, la justice, la gestion du bien commun… L’extrême droite nous montre son vrai visage : la promesse d’une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, à l’environnement et un délitement de notre Etat de droit.



Pour terminer, nous citerons celui qui fut le président de la LDH de 1914 à 1926.

« La Ligue doit garder son caractère d’organisation de gauche et même d’extrême gauche démocratique, et il ne doit pas y avoir, à cet égard, même l’apparence d’une hésitation. Sans doute, la Ligue reste ouverte à tous les républicains désireux de soutenir les droits de l’Homme, si modérées que puissent être leurs opinions politiques et sociales ; mais elle n’a pas de barrière à gauche, elle tient à conserver le contact avec la masse populaire, sans laquelle il n’y a pas de démocratie vivante. » (Ferdinand Buisson, 1919)

Est-ce cela être « social-démocrate » ? Laissons la question ouverte si elle est indissociable du débat.

Mais dans tous les cas, la LDH ne se retrouve nullement dans la description du Monde Diplomatique et encore moins dans celle de Contre Attaque.

La LDH sera toujours fidèle à ses convictions et jalouse de son indépendance tout en appelant les forces de progrès, les citoyennes et les citoyens à s’unir pour définir, loin des incantations de toutes sortes, une véritable alternative aux extrêmes droites et à leurs alliés, autour de l’effectivité des droits pour tous et pour construire une société mue par la justice économique, sociale et écologique.


RD (avec le concours de HB)

Aube et alentours : la semaine militante



Châlons-en-Champagne





Et dimanche 22 mars,

à Troyes et Romilly-sur-Seine,

toutes et tous aux urnes !

Pas d’élu(e) RN !




En France: 31 maires d’extrême droite, et ce n’est qu’un début

Ce n’est pas une vague brune. Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite monte. Le Rassemblement national va très probablement conserver sans difficultés ses treize communes. C’est même déjà gagné dans sept d’entre elles : Perpignan, Hénin-Beaumont, Hayange, Bruay-la-Buissière, Beaucaire, Moissac et même Fréjus. David Rachline, pourtant mis en examen pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, réunit 51,3 % des scrutins dès le premier tour. 
Dans leurs sillages, onze communes, qui jusque-là n’étaient pas aux mains du RN, sont tombées dans l’escarcelle du parti dès le premier tour. Nous avons donc d’ores et déjà 18 villes RN. Il faut ajouter trois néo-maires UDR, le parti d’Éric Ciotti et six autres, comme Robert Ménard à Béziers, étiquetés divers-extrême droite qui, là aussi, passent au premier tour. Cela fait donc 27 maires d’extrême droite d’ores et déjà élus. Sans compter ceux qui, comme Nicolas Dupont-Aignan, élu dès dimanche soir, ont pu être étiquetés souverainiste ou divers droite malgré un soutien affiché à Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Et ce n’est qu’un début ! L’extrême droite bascule en tête dans plus de 50 autres villes. Plusieurs d’entre elles vont probablement tomber. À Nice, Éric Ciotti est en ballotage favorable (43 %). Mais ce n’est cependant pas définitivement plié : si Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste arrivée en troisième position, se désiste au profit de Christian Estrosi (ou accepte une fusion), ce dernier peut l’emporter. À Marseille, autre commune sous les feux des projecteurs, là non plus rien n’est joué. Le RN avec Franck Allisio est arrivé deuxième (35 %), un point derrière le maire sortant écolo Benoît Payan. Ce dernier a déjà refusé la main tendue de Sébastien Delogu (LFI), qui devrait donc rester en lice. La candidate de la droite Martine Vassal devrait elle aussi se maintenir. Ça s’annonce serré… 
✍️ Mat.Mo & C.M.

StreetPress

Elections municipales 2026 dans l’Aube : Romilly-sur-Seine



Après Troyes, chef-lieu du département puis 2 communes de la périphérie, nous sommes aujourd’hui à Romilly-sur-Seine, 2ème ville du département par sa population.


L’histogramme de la démographie révèle un pic de la population à la fin des années 1970, un déclin lié à la fermeture d’industries (délocalisation de la bonneterie et réduction d’activité de la SNCF) dans les années 2010 puis une remontée timide jusqu’à ce jour.

Traditionnellement ancrée à gauche, du fait de son histoire ouvrière, la ville connaîtra un virage progressif dès les années 1990.

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1949septembre 1984Maurice CamusetPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-1 (1964-1970)
octobre 1984mars 1989Georges DidierPCFConseiller général du canton de Romilly-sur-Seine-2 (1973-1998)
mars 1989mars 2008Michel CarteletPSEnseignant, député (1981-1993)
mars 2008en coursÉric Vuillemin
Réélu pour le mandat 2020-2026 
UMPLRNotaire


C’est en mars 2008 que la droite conquiert finalement ce bastion communiste, ce qui représente une petite révolution dans cette ville tenue par le PCF pendant 40 ans et par la gauche depuis la nuit des temps.


Aux dernières élections municipales de 2020, la participation est de 37,94 % (3111 sur 8199 inscrits). Le maire sortant DVD Eric Vuillemin est réélu avec 57,41% des suffrages exprimés. La liste DVG de Fethi Cheikh obtient 28,24%, la liste RN de Jean-Patrick Vernet 14,33%.

En 2026, 5 listes sont en lice:

  • Union de la gauche conduite par Fethi Cheikh (PCF)
  • Sans étiquette de Adam de Mota (DVD)
  • Divers gauche de Mickaël Millet (Génération.s)
  • RN d’Angélique Ranc (RN)
  • DVD d’Eric Vuillemin (DVD)

La gauche et la droite partant divisées, le RN cultive l’espoir de parachever la dégringolade de la ville. Il y a donc urgence à ce que les électeurs clairvoyants, démocrates, progressistes, épris de liberté et de respect des droits humains se rendent aux urnes le 15 mars.

RD

L’affaire Shein



C’est un appel surgi au détour d’une session de scrolling sur Instagram.« Maintenant que tout le monde semble d’accord pour s’indigner pour une poupée, trouvons le courage d’agir pour les «vrais enfants». Merci pour eux. » Le post est publié sur la page du journaliste et auteur Adrien Borne, très engagé sur le sujet des violences faites aux enfants. 



L’implantation de Shein, la marque asiatique de mode ultra-éphémère actuellement sous le feu de vives polémiques, à Reims (Marne) et d’autres villes de province est encore décalée et aucune nouvelle date prévue, a annoncé le propriétaire du BHV Marais, le 14 novembre.



« Les consommateurs de Shein ne sont pas prêts à écouter ».

L’union a interrogé les commerçants et consommateurs laonnois du site d’ultra fast fashion Shein. Environnement, exploitation, surconsommation… Quels sont les vrais coûts de la plateforme ?



Plusieurs procédures ont été initiées pour faire face au non-respect des normes par des plateformes d’e-commerces étrangères. Au cours d’un contrôle de 200 000 colis issus d’une commande Shein, le 6 novembre 2025 à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, huit articles sur dix se sont révélés non conformes.



La plateforme de commerce en ligne est de nouveau convoquée devant l’Assemblée nationale, le 26 novembre, après son premier refus d’être auditionnée mardi 18 novembre. Elle se justifie notamment par des procédures judiciaires en cours.



Le géant chinois de l’ultrafast fashion Shein incarne une forme poussée de capitalisme mondialisé où la maximisation du profit sacrifie les droits humains, la qualité et la justice sociale.



Peut-on vraiment réguler Shein ?

Comment les pouvoirs publics peuvent-ils agir face à la plateforme ? Peut-elle être suspendue ? Comment contrôler et garantir sa conformité aux obligations réglementaires ?

Communiqués de la LDH

Semaine du 10 au 14 novembre


Chargeur En cours de chargement…
Logo EAD Cela prend trop de temps ?

Recharger Recharger le document
| Ouvert Ouvrir dans un nouvel onglet

Pont-Sainte-Marie: soirée des associations



La traditionnelle remise des trophées avait lieu cette année ce vendredi 17 octobre au cours de la soirée des associations de Pont-Sainte-Marie.

La section LDH de l’Aube, représentée par sa présidente, Maryvonne BLUM, accompagnée du trésorier Gérard LAILLET et d’une adhérente, Françoise BLUM, a reçu un trophée des mains de M. le Maire pour sa participation à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes les 5 et 8 mars à Pont Sainte-Marie notamment. La qualité et la quantité du travail effectué (8000 heures cumulées de bénévolat en 2024) par la section au niveau départemental pour la défense des droits humains a été particulièrement soulignée à l’occasion de cette cérémonie.

Un buffet convivial, préparé par l’association Agis dans ta Ville, qui favorise les échanges et la solidarité entre tous les acteurs de la vie associative maripontaine, clôturait la soirée.

FB
FB

Vendin-le-Vieil : « On ne peut pas dire d’une prison qui ne respecte pas les droits de l’homme qu’elle remplit son rôle »



Plus d’un tiers des détenus de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, ont déposé des recours contre leurs conditions de détention ou leur transfert en cette fin août. Me Caroline Bromboszcz, avocate au barreau de Lille qui représente quatre détenus, dénonce leurs conditions de détention.


Plus de 1600 signatures, ensemble faisons signer nos organisations.



Passons à l’étape suivante; de nombreuses personnes voudraient pouvoir faire signer l’appel à leur organisation. Ensemble faisons signer nos organisations locales régionales et nationales dans nos collectifs, associations, mouvements, ONGs, partis et syndicats. Voici le lien à leur transmettre:
https://framaforms.org/appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre-organisations-1755017070  

Bien entendu continuons également à faire signer l’appel aux individus dont voici le lien : https://framaforms.org/appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre-1754304474

Vous pouvez enfin  partager la publication du magazine Regards :
https://regards.fr/tribune-appel-a-soutenir-amplifier-et-prolonger-la-mobilisation-du-10-septembre/


Pour la prochaine newsletter nous sollicitons vos propositions, pour parler du fond, partager vos expérience locales insister sur votre cause ou votre secteur, partager vos affiches et flyers.
Pour toute question, n’hésitez pas à contacter Ben au 0649985753 

La mobilisation contre la loi Duplomb doit se poursuivre

1 439 678 signatures à 18 h 30






« Vendanges de la honte » en Champagne : la justice prononce des peines de prison pour traite d’êtres humains

RD



Un peu plus d’un mois après le procès des vendanges dites « de la honte », qui s’est tenu le 19 juin dernier, le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne a rendu sa décision ce lundi après-midi. Il reconnaît coupables l’ensemble des prévenus, de tous les faits qui leur étaient reprochés.



Le 30 juillet, la journée mondiale des Nations Unies contre la traite


Le 30 juillet marque la journée mondiale des Nations unies contre la traite des personnes. Cette journée a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution A/RES/68/192 en 2013. Les États membres des Nations unies ont déclaré qu’une telle journée était nécessaire pour sensibiliser à la situation des victimes de la traite des êtres humains et pour la promotion et la protection de leurs droits.  

Ukraine: encore et toujours



Guerre en Ukraine : hausse des pertes civiles, pression du Kremlin…


Alors que l’Ukraine a fait face à une nouvelle nuit de frappes, la Russie a appelé l’Occident à faire pression sur l’Ukraine, qui subit depuis 6 mois une augmentation de ses pertes civiles, selon un nouveau rapport.


Au 1239e jour de la guerre, l’Ukraine s’est réveillée après une nouvelle nuit de frappes russes, mercredi 16 juillet 2025. Le président ukrainien a fait état ce jour d’une dizaine de blessés, alors que le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme a indiqué dans un nouveau rapport une hausse de 50 % des pertes civiles ukrainiennes. De son côté, le Kremlin a appelé l’Occident à faire pression sur l’Ukraine, jugeant que le soutien que Kiev reçoit l’incite à « poursuivre la guerre ».



50 jours peuvent-ils conduire à la paix en Ukraine?


Les apparences sont parfois trompeuses. Depuis quelques jours, Donald Trump donne l’impression d’avoir changé son fusil d’épaule sur la question ukrainienne. Il a annoncé la reprise de la fourniture d’armes à l’Ukraine, suspendue pourtant le 1er juillet par le Pentagone. Puis, il a lancé lundi un ultimatum de 50 jours à Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre, sous peine de sanctions économiques.



Guerre en Ukraine : Trump est fâché sur Poutine, est-ce un tournant dans cette guerre ?


L’annonce conjointe de Donald Trump, promettant à la fois un renforcement notable du soutien militaire des États-Unis à l’Ukraine et un ultimatum de 50 jours à la Russie pour mettre fin à la guerre, marque-t-elle un tournant stratégique dans le conflit ? Analyse avec Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris et chercheur associé à l’Institut Jacques Delors.



« Tant que nous ne serons pas en sécurité, vous n’aurez pas l’âme en paix »


Le Centre pour les libertés civiles documente les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine et se bat pour les droits humains dans toute l’Ukraine. Rencontre avec sa directrice, alors que les attaques russes s’intensifient.

« Entrisme » des Frères musulmans (suite)



Nous faisions récemment état du rapport officiel intitulé « Frères musulmans et islamisme politique en France » qui a été remis au gouvernement le 21 mai 2025

Emmanuel Macron annonce un élargissement des possibilités de sanctions financières, à l’issue d’un nouveau conseil de défense


Pour ce qui demande un changement législatif, le chef de l’Etat a souhaité un texte de loi « pour la fin de l’été » et « qui soit applicable en fin d’année ». Il a également annoncé qu’il recevrait « à l’automne » les représentants du Forum de l’islam de France (Forif).



Cathos intégristes et écoles privées : le véritable « entrisme »


Alors que le gouvernement poursuit ses obsessions islamophobes, la question politique du rôle de l’Église catholique dans la perpétuation des violences sur mineurs est sans cesse écartée. Une laïcité à géométrie variable, qui condamne des milliers d’enfants chaque année.

Droits de l’enfant

Ce travail de longue haleine avait donné lieu le lundi 5 mai dernier à la présentation des réalisations des élèves en deux temps: 14h 30 pour les élèves et 18h30 pour les partenaires officiels au Centre Social Victor-Hugo de La Chapelle Saint-Luc. La LDH de l’Aube et l’association IMAJ étaient intervenues durant l’année scolaire. A l’occasion de cette restitution, les 2 intervenant(e)s de la LDH avaient déclaré:

La Ligue des droits de l’homme est reconnue en tant qu’association de défense et de sensibilisation des droits humains dans toutes les sphères de la vie publique.

Elle est agréée par le ministère de l’Éducation Nationale pour intervenir dans les écoles, les collèges et les lycées. A ce titre, la section de l’Aube intervient depuis de nombreuses années sur les droits fondamentaux, l’égalité femmes/hommes et la prévention des discriminations en allant à la rencontre des élèves pendant le temps scolaire, en appui des activités d’enseignement (dans le cadre des programmes officiels d’Éducation Morale et Civique), et en cohérence avec les projets pédagogiques des professeurs et des établissements.

C’est pourquoi nous avons, sans hésiter, répondu présents pour nous associer au projet sur les droits des enfants et travailler avec les élèves et les enseignants de l’école Jean Jaurès et du collège Albert Camus de La Chapelle-Saint-Luc.

Les droits des enfants participent des droits fondamentaux. Ils résultent d’une volonté impulsée par la communauté internationale relativement récemment, car c’est seulement le 20 novembre 1989 que la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, dans le but de reconnaître et de protéger les droits des enfants.

Ce texte affirme que chaque enfant a le droit :

d’être protégé, nourri, soigné, éduqué, de s’exprimer, d’avoir des loisirs,

d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation, contre toutes les formes de discrimination.

d’être entouré et aimé.

Ce texte met en avant des principes majeurs tels que la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit de vivre et de se développer, et le respect des opinions.

Bien que la plupart des  responsables politiques se sentaient à l’époque concernés par les droit des enfants puisque 193 pays ont ratifié la convention, nous savons tous que ces droits sont encore bafoués partout dans le monde et que de nombreux enfants sont victimes de violences, de maltraitances, sont atteints dans leur corps, sont exploités, sont obligés de travailler très jeunes, sont incorporés de force pour faire la guerre, n’ont pas accès à l’école, à l’eau potable, aux soins …

Et nous savons aussi tous que les filles sont encore plus discriminées que les garçons et que leur situation est dramatique dans de nombreux pays.

Le respect des droits des enfants constitue donc un enjeu majeur et un engagement de tous les jours, au nom de l’égalité des droits pour tous et partout, que ce soit en France ou dans toutes les régions du monde. Il s’agit d’une obligation morale.

Ce projet « Cité éducative » a été une très belle opportunité pour permettre aux élèves de découvrir les droits des enfants, de les connaître, d’échanger et de s’exprimer.

Nous avons travaillé ensemble en comparant ce que vivent les enfants dans différents pays avec ce qu’ils vivent ici, en prenant conscience de la réalité des atteintes portées aux droits des enfants. Nous l’avons fait en abordant les thèmes inhérents au quotidien des enfants : l’eau, la santé, l’alimentation, le logement, la protection, la famille, l’éducation, et enfin l’égalité, qui constitue le fil rouge de l’accès à tous les droits.

Au terme de ce projet, qui nous a mobilisés plusieurs mois, cette exposition témoigne de la qualité et de l’importance de l’investissement des élèves et de leurs professeurs.

L’objectif était de sensibiliser les élèves, mais aussi plus largement de les encourager à communiquer, à faire connaître les droits des enfants autour d’eux. Ces travaux prouvent qu’ils ont compris la nécessité de promouvoir et de sensibiliser tous les publics. Les cartes qui vont faire « circuler » les différents articles de la CIDE également.

Nous pouvons affirmer qu’il s’est agi d’une véritable action citoyenne de jeunes qui ont tous fait preuve de maturité et de motivation.

Merci à tous les élèves, nous avons appris à nous connaître et à établir des relations de confiance. Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler et à réfléchir avec vous. Nous avons aussi beaucoup appris avec vous et nous vous en remercions. Si j’osais, je dirais que nous avons grandi ensemble et vécu une belle aventure !

Et à vous, leurs professeurs, vous avez su préparer et prolonger nos interventions, un grand merci : merci Séverine, merci Myriam, merci Pierre-Louis. Nous pouvons souligner la place qui a été réservée à la création artistique, à l’expression théâtrale et à la littérature pour approfondir la réflexion et porter les messages.

Nous tenons à exprimer également notre gratitude à toutes les personnes qui ont permis la mise en place de ce projet.

Quel que soit notre âge, à nous tous de poursuivre la route au service des droits pour construire une société plus juste, plus solidaire et plus humaine.

Merci        

Nicole et Hubert 




Aujourd’hui, tout ce travail des élèves, des enseignants et des divers intervenants obtient une véritable reconnaissance dans cette consécration par la Ville de La Chapelle Saint-Luc.

La LDH ne compte pas en rester là et poursuivra dès la rentrée prochaine ses interventions en milieu scolaire, convaincue que l’éducation est la clé de voûte de la formation des citoyens de demain.

Urgence: familles à la rue



Pétition


A l’attention de : 

M. François BAROIN : Maire de Troyes
M. Marc BRET : Adjoint au Maire chargé des Solidarités, de l’Innovation Sociale et de l’Emploi
M. Jacques WITKOWSKI : Préfet de la région Grand-Est
M. Pascal COURTADE : Préfet du département de l’Aube
L’ensemble des députés de l’Aube 

A Troyes comme ailleurs, pas d’enfants à la rue ! 

Nous sommes des citoyens, personnels éducatifs, parents d’élèves, travailleurs sociaux, mobilisés pour soutenir les mamans et leurs enfants mineurs, qui dorment à la rue. 

Suite à la fermeture le 31 mars dernier des chambres réservées au Plan Grand Froid, plus d’une dizaine d’enfants, parfois très jeunes, ne sont pas orientés par le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation et dorment à la rue, dans des parcs ou dans des halls d’immeubles avec tous les risques que cela comporte (agressions, violence, problèmes de santé, aléas climatiques, absentéisme scolaire, harcèlement, troubles psychologiques…) et sont de plus en plus exposés à des chaleurs caniculaires et des orages violents. 

Cette situation nous est insupportable !
Nous ne pouvons accepter les silences ou les « on ne peut rien faire » des pouvoirs publiques qui se renvoient la balle !
Nous ne pouvons accepter la résignation ! 
Des solutions existent et doivent être mises places de toute urgence !

Nous demandons la réouverture des chambre fermées le 31 mars ainsi que la mise à disposition d’un bâtiment réservé aux familles avec enfants en partenariat avec des associations locales telles que Un Digne Toit.

Un toit c’est un droit, à Troyes comme ailleurs ! 

                    Le collectif Aucune Famille A la Rue – 10

Signez la pétition !

« Seringuer des femmes » : la gamification masculiniste des paniques morales



À l’approche de la Fête de la musique 2025, des appels à « seringuer des femmes » circulent sur les réseaux sociaux. Ce texte propose une analyse d’une stratégie d’intimidation genrée à bas bruit et de ses angles morts médiatico-politiques, entre gamification virale et désengagement institutionnel.

Wagner, l’armée de l’ombre de Poutine



Une violence inouïe se déchaîne sur les discussions Telegram liées au groupe armé Wagner. Des journalistes de l’Associated Press ont eu accès à un rapport confidentiel transmis à la Cour pénale internationale qui détaille les exactions commises par les mercenaires. Il pointe l’utilisation des réseaux sociaux comme un outil de communication pour exposer leur brutalité.