La haine raciste est au cœur du projet de l’extrême droite



Le rassemblement d’hier soir, organisé dans l’urgence un lundi et après la manifestation de samedi par le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites a réuni plus de 200 personnes (selon un décompte sérieux) venues rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, tombé sous les balles d’un raciste obnubilé par la haine de l’autre, attisée sans relâche depuis des décennies par les extrêmes droites. On a pensé également aux autres victimes blessées par ce fanatique et dont les jours, fort heureusement ne sont plus en danger mais qui en conserveront des séquelles toute leur vie. Toutes ont été prises pour cibles en raison de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur appartenance réelle ou supposée à une communauté.



Le 23 octobre 2026, à Trappes et La Verrière, la haine raciste a tué Pengo Bossio Wangi, un homme de 26 ans, parce qu’il était noir ; et elle a blessé gravement cinq personnes dont une enfant de douze ans.

Cette fusillade ne peut être interprétée comme un simple fait divers, comme l’acte isolé d’un déséquilibré.

Les victimes ont été prises pour cibles en raison de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur appartenance réelle ou supposée à une communauté.

Notre Collectif met en cause la responsabilité politique et morale des médias et responsables politiques qui, par leurs discours, leurs amalgames et leurs prises de position, attisent et banalisent la haine raciste.

Les mots ne sont jamais anodins lorsqu’ils désignent des populations à la vindicte, légitiment les préjugés ou alimentent la peur de l’autre.

Les propos racistes, xénophobes, islamophobes, toujours plus haineux et stigmatisants, se diffusent dans notre société, portés par une part croissante des acteurs politiques, et relayés par de puissants médias. Ils instillent violence et exclusions identitaires, et nourrissent des passages à l’acte meurtriers.

Cette haine raciste est au cœur du projet de l’extrême droite, celui d’une société fondée sur de pseudo-identités qui légitimeraient de rejeter comme fondamentalement différents et dangereux celles et ceux qui sont réduits à leur religion, leur couleur de peau, leur origine perçue comme « étrangère ».

Il appartient aux forces républicaines qui entendent respecter les principes fondamentaux d’égalité et de solidarité qui structurent notre Etat de droit, de prendre la mesure du risque qu’elles font peser sur notre société et notre démocratie lorsqu’elles jouent, parfois par stratégie électorale, avec ces idées dangereuses.

Toute indulgence, toute ambiguïté, toute alliance, toute complaisance avec les forces, les partis et les idées d’extrême droite est une compromission inacceptable.

Face à une haine qui cherche à diviser la communauté nationale, notre force sera l’unité de toutes et tous, quelles que soient nos convictions et croyances, autour de la défense des valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité/sororité.

Nous appelons à une lutte ferme et résolue contre le racisme et les préjugés qui le nourrissent. Nous l’exigeons de la part des pouvoirs publics, des responsables politiques et des médias.

Ensemble, dressons-nous contre les extrêmes-droites, partout, en tout lieu et dans toutes les circonstances de nos vies quotidiennes. Ensemble, élevons nos voix contre les paroles racistes qui tuent.

Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites

Troyes, le 26 octobre 2026









Face à l’horreur raciste, un tournant politique s’impose !