

Attention ! plus qu’une petite vingtaine de places disponibles !
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Attention ! plus qu’une petite vingtaine de places disponibles !
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Une conférence organisée par le Collectif aubois de lutte conre les extrêmes droites.
(et non pas , comme annoncé dans la presse de ce jour, par la LDH, qui n’est que membre du Collectif).
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Fanny Gallot
Née en 1981, est historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine et chercheuse française. Elle s’intéresse aux inégalités de genre dans les conditions de travail et la participation des femmes dans les conflits ouvriers.
Fanny Gallot étudie l’histoire à l’université de Rouen-Normandie. En 2012, elle soutient sa thèse à l’Université Lumière-Lyon-II, qu’elle a menée sous la direction de Michelle Zancarini-Fournel. Elle s’intitule Les ouvrières, des années 1968 au très contemporain : pratiques et représentations. Elle étudie deux entreprises Chantelle à Saint-Herblain et Moulinex à Alençon où les ouvrières sont majoritaires.
Sa thèse est publiée en 2015, sous le titre En découdre : comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société.
En 2015, Fanny Gallot est nommée maîtresse de conférences à l’Université Paris-Est-Créteil. Elle est également militante syndicale au SNESUP-FSU.
Engagement politique
Fanny Gallot est co-responsable du département d’Histoire de l’Institut la Boétie[4]. Elle fait partie des auteurs « issus de nombreux horizons, mais tous plus ou moins proches des idées de LFI » qui participent à la rédaction de l’ouvrage Extrême droite : la résistible ascension publié en septembre 2024 par cet institut coprésidé par Jean-Luc Mélenchon et Clémence Guetté.
Publications

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De notre envoyée spéciale, ce matin à Troyes.


















Et encore…











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Mercredi 16 septembre
LA FRANCE ETERNELLE, une enquête archéologique par l’UPOP Aube

https://upopaube.over-blog.com/2026/09/la-france-eternelle-une-enquete-acheologique.html
Dimanche 20 septembre

Rassemblement populaire avec le collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites contre le « Permis de tuer ».

“Joyeuses Luttes !” – Repas partagé et journée festive aux Adelphes
🎉 Une journée pour se retrouver, partager… et célébrer nos luttes !
📅 Dimanche 20 septembre, les Adelphes vous donnent rendez-vous pour une journée placée sous le signe de la joie, de la convivialité et du collectif !
🍽️ 11h30 — Accueil
Venez rencontrer les bénévoles, (re)découvrir notre local et faire connaissance !
🥗 12h — Repas partagé
Ramenez ce qui vous fait plaisir et mettons tout en commun ! Parce qu’un bon moment, ça se partage aussi autour d’une table 💛
🎤 13h — Micro ouvert
Un texte à lire ? Une chanson ? Une envie de crier, rire ou partager ? Le micro est à vous !
💃 14h15 — Atelier danse
Venez danser avec Lola, vous amuser et lâcher prise ensemble !
🎨 15h — Atelier cyanotype
Découvrez cette technique d’impression avec Inès et repartez avec votre création !
🎶 16h — Chorale féministe
On écoute, on chante, on fait raisonner nos voix avec la chorale des Adelphes !
🎤 17h — Micro ouvert
Deuxième chance de prendre le micro et de faire entendre votre voix !
🎬 18h — Séance cinéma
On termine la journée avec la projection de Freaks de Tod Browning.
✨ Et tout au long de l’après-midi : expo participative de pancartes de lutte, coin fanzines & surprises ! N’hésite pas à ramener tes pancartes préférées pour les exposer
📍 Parvis de l’Art Déco à Sainte-Savine
🕦 11h30-20h
🎟️ Entrée libre
Jeudi 24 septembre

Samedi 26 septembre : marche pour le climat, le vivant, pour la Paix, et la justice sociale à Troyes

Jeudi 8 octobre :


Samedi 10 octobre : mobilisation nationale pour la Palestine, contre le génocide à Gaza.
Dimanche 18 octobre : village associatif de la Chapelle Saint-Luc.
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L’UPOP invite ce mardi un artiste peu commun, Jean-Baptiste COLIN autrement dit JBC, artiste street art dont les œuvres très colorées tapissent les murs de grandes villes, pour parler de l’IA générative d’images qui vient de faire une entrée fracassante dans le domaine de la création.
JBC nous expliquera donc ce qu’est l’IA, et ce qu’elle va générer comme atouts et comme préjudices dans le domaine créatif et innovant qui est le sien. Est-elle art ou simple imitation ? Qui en est propriétaire, un homme ou une plate-forme ? Sans oublier les problèmes liés aux vidéo-infox, hypertrucages fabuleux ou pernicieux qui peuplent les réseaux sociaux et altèrent le jugement scientifique.
La grande question du remplacement de l’homme par la machine est ainsi de nouveau posée, et Jean-Baptiste Colin nous livrera son analyse d’artiste créateur.



Une réunion d’information autour du guide des manifestant.e.s. élaboré par le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites.

L’UNAFAM nous présente un témoignage intéressant d’une personne qui s’est battue contre la schizophrénie et qui en a fait une intéressante pièce de théâtre.

L’association e-graine nous invite:
Nous souhaitons travailler sur les questions d’antiracisme et de décolonialité, qui fait suite à certaines de nos actions de l’année dernière durant le festival des solidarités en partenariat avec le tiers lieu culturel Aux Adelphes à Sainte-Savine. Nous organisons un atelier d’autodéfense intellectuelle contre le racisme qui a pour objectif de partager des conseils, des outils et des ressources concrètes pour mieux faire face aux situations de racisme, que l’on en soit victime ou témoin :
Date : Mercredi 20 mai 2026
Lieu : Sainte-Savine – Aux Adelphes
Horaire : 18h30 – 20h30
Le Collectif « Aucune Famille à la Rue » nous rappelle qu’une cagnotte est ouverte pour permettre à des familles, prises en charges trois nuits par le 115 quand il y a de la place se retrouvent dans la rue le reste du temps.
L’argent collecté leur permet de payer des nuitées aux familles dans la mesure du possible lorsqu’elles ne sont pas prises en charge.
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Jeudi 5 mars à la Maison de l’animation culturelle de Pont-Sainte-Marie, l’UNAFAM10, la MACIF et la LDH de l’Aube proposaient une soirée sur le thème « Pour notre santé mentale, réparons le lien social », avec la projection du film québécois « Ces voix oubliées » de Blaise Barrette, un documentaire suivant le parcours de 15 personnes souffrant de problèmes de santé mentale invitées à participer à un programme de rétablissement par le chant. En tant que chanteurs, ils réussiront à enregistrer un CD et à performer sur scène devant 500 personnes. Pendant un an, Le cinéaste Blaise Barrette a suivi leur aventure exceptionnelle qui leur a permis de reprendre confiance en eux-mêmes.
Le film fut suivi d’un débat et d’une présentation par la MACIF de son action en faveur des jeunes aidants.
La soirée se terminait dans la convivialité autour d’un buffet.


Vendredi 6 mars, le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites offrait à Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, un comité d’accueil pour sa venue à la Maison de quartier des Chartreux à Troyes, en soutien à la candidature de Pierre Brochet à la mairie de Troyes.
Laurent Jacobelli a notamment fait parler de lui en tenant le 22 janvier dernier à l’Assemblée nationale des propos insultants, graves et infamants, entraînant une saisine du bureau soutenue par l’ensemble des députés de gauche.




Samedi 7 mars, Sainte-Savine célébrait les femmes durant la journée complète avec le slogan « Vive les femmes ! » avec les associations Endofrance, Solidarité Femmes Aube, le CIDFF, Aux Adelphes et la LDH de l’Aube.
La LDH de l’Aube proposait un stand présentant de la documentation relative à la défense des droits des femmes.

Dimanche 8 mars, le cinéma UTOPIA de Pont-Sainte-Marie présentait à 10 h une séance spéciale avec la projection en avant-première du film La Maison des Femmes de Mélissa GODET, en présence de l’équipe du film, précédée d’un petit-déjeuner offert par le CCAS de Pont-Sainte-Marie.

L’après-midi, la Marche pour les Droits des Femmes, organisée à Troyes par les organisations syndicales et associations réunissait 400 personnes.
Liberté de disposer de son corps, lutte contre les violences et pour l’émancipation économique : une centaine d’organisations avaient appelé à manifester dimanche partout en France pour défendre les droits des femmes, menacés par la montée de l’extrême droite.

Les 11 et 12 mars à La Chapelle Saint-Luc

Du 14 au 20 mars le Colllectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs appelle à la mobilisation contre le racisme, la xénophobie les discriminations, les extrêmes-droites.
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Il a fallu rajouter des chaises et des bancs avant de commencer la conférence organisée hier soir à la salle Hubert-Raymond de La Chapelle-Saint-Luc par le Collectif aubois de veille et de lutte contre les extrêmes-droites. Certains militants aux jambes aguerries ont dû rester debout durant les deux bonnes heures d’exposé et d’échanges avec Ugo Palheta, sociologue, maître de conférences à l’Université de Lille.

S’ensuivirent une séance de dédicaces par Ugo Palheta de ses ouvrages, présentés par Les Amis de la librairie indépendante et coopérative Les Passeurs de Textes, la poursuite des questions et partages d’expériences entre les différents auditeurs et le conférencier autour d’un buffet bien garni de nourritures plus matérielles, agrémentées des boissons du moment, au cours d’un repas partagé, fourni par les bénévoles du Collectif aubois de veille et de lutte contre les extrêmes-droites.

Le Collectif tient à remercier en premier lieu Ugo Palheta pour avoir accepté de venir à Troyes malgré les incidents récurrents sur la ligne SNCF Paris-Troyes (une alerte à la bombe à la Gare de l’Est l’a précisément contraint à différer son départ de Paris en prenant le train suivant) et de devoir faire le retour ce matin vers Paris bien avant l’aube, la Ville de La Chapelle Saint-Luc pour la mise à disposition de la salle, la presse locale (et en particulier Stéphanie Munier, qui a publié 2 articles pour annoncer l’événement), les radios locales (Thème Radio, Latitude, Troyes Aube Radio…) et tout le public venu en nombre pour rappeler que l’extrême-droite n’est pas une fatalité dans notre département et que, si elle fait du bruit, c’est bien parce qu’elle n’a que ça à faire valoir comme argument.

La campagne des élections municipales est déjà engagée et le Collectif de veille de de lutte contre les extrêmes-droites sera présent partout où il peut l’être pour faire barrage au fascisme.

Ugo Palheta est sociologue, actuellement maître de conférences à l’université de Lille, rattaché à l’équipe « Cultures et sociétés urbaines » du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (Cresppa, UMR 7217), et associé à l’unité « Migrations internationales et minorités » (U08) de l’Institut national d’études démographiques (INED), co-directeur de publication de la revue en ligne Contretemps, et anime un podcast consacré aux questions des extrêmes-droites (en France et au-delà), du fascisme (historique et contemporain) et de l’antifascisme, intitulé « Minuit dans le siècle », sur la plateforme Spectre.
Il est l’auteur d’ouvrages faisant référence tels « La possibiliité du fascisme » (Ed. La Découverte, 2018), « Face à la menace fasciste: Sortir de l’autoritarisme » (Ed. Textuel, 2021), « La nouvelle internationale fasciste, » (Ed. Textuel, 2022), « Défaire le racisme, affronter le fascisme » (Ed. La Dispute, 2022), « Comment le fascisme gagne la France: De Macron à Le Pen » (Ed. La ,Découverte,2025), entre autres.

Partager la publication "120 personnes désireuses de comprendre la menace fasciste pour mieux la combattre, hier soir avec Ugo Palheta"


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Centre social Victor-Hugo, 14 rue Bernard Palissy, La Chapelle Saint-Luc
Le Centre Social Victor-Hugo vous invite à venir promouvoir les droits de l’enfant, prévenir la violence et renforcer le vivre-ensemble par des activités ludiques et participatives.




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D’après nos observateurs présents à la manifestation, ce sont 120 personnes qui ont participé au rassemblement et au parcours en ville. Certaines d’entre elles ont dû quitter la manifestation avant la fin pour rejoindre le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites en vue d’aller accueillir Eric Zemmour à Rouilly-Saint-Loup. Voir plus bas.










Après la Marche des Résistances troyenne, une partie d’entre nous, soit près de 50 membres du Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites et de sympathisants, s’est rendue à Rouilly-Saint-Loup où Éric Zemmour tenait meeting pour soutenir son candidat aux élections municipales à Troyes.
Comme chez leurs amis du RN (Matthieu Valet s’était produit à Charmont-sous-Barbuise), les leaders politiques zemmouriens semblent ne plus oser s’approcher des villes pour y tenir leurs réunions quasi secrètes, à l’instar du club Bilderberg.

On comprend que la discrétion soit de mise pour un personnage multi-condamné depuis des années pour provocation à la discrimination raciale (2011), provocation à la haine religieuse envers les musulmans (2018), provocation à la haine raciale et injures publiques à caractère raciste (2020-2024), contrefaçon de droits d’auteur et atteinte à l’ordre moral (2022), injure à caractère raciste (2023), complicité de diffamation (2024), provocation à la haine contre les migrants et les mineurs isolés (2024), injure raciale dans l’affaire de Crépol (2025), contestation de crime contre l’humanité en soutenant que Pétain avait sauvé des juifs français » pendant la seconde guerre mondiale (2025), condamnation définitive pour provocation à la haine raciale et injures racistes pour propos tenus en 2019 (2025)…
Le plus surprenant fut le nombre de gendarmes présents sur place, en nombre supérieur au nôtre et procédant à des contrôles d’identité systématiques, exigeant pour la majorité d’entre nous la présentation de la carte nationale d’identité, alors qu’aucun texte de la loi n’exige la possession de celle-ci, et nous menaçant d’un séjour de quelques heures à la gendarmerie en cas de refus.

Dans tous les cas, tous les accès aux abords de la salle nous furent interdits et seule fut possible notre présence à distance, définie par des cordons de gendarmes qui, visiblement, s’ennuyaient fermement, ce qui nous incita à élever un peu plus la voix et les percussions sur ustensiles en tous genres pour les distraire un peu, leur arrachant quelques sourires…
Les slogans et les chants nous ont permis d’exprimer notre réprobation en direction des amateurs de zemmoureries venus de toute la région Grand-Est et au-delà (ce qui dénote d’un effectif local plutôt restreint), en famille et de tous âges car chez ces gens-là, l’éducation à la haine, au racisme et à la discrimination débute à la naissance pour terminer à la mort. Dans tous les cas, il semblerait qu’on ne guérisse jamais des « zemmourroïdes ».

On s’étonnera néanmoins que le maire de Rouilly-Saint-Loup, étiqueté divers-gauche et a priori peu enclin à soutenir ces idées de basse-fosse, ait accepté de louer la salle communale à une telle engeance. Il se disait dans nos rangs que, selon des personnes bien informées, la salle avait été officiellement réservée pour célébrer un anniversaire. On appréciera l’honnêteté des locataires.
On s’étonnera donc également qu’un peloton de gendarmerie (ils n’étaient pas 80 000, mais quand même), se relayant sur les deux cordons de sécurité, ait été mobilisé pour protéger quelques vieillards cacochymes et autres petits bourgeois ras du front ayant entraîné leurs malheureux enfants dans leur aventure sulfureuse, alors qu’il n’y avait décidemment aucun risque… puisque cette charmante famille zemmourienne était réunie pour célébrer un anniversaire.
Et que contrairement à eux, nous rejetons toute violence.
RD

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Par Rémy Dufaut

L’extrême-droite progresse partout en Europe. Pour regagner la confiance des citoyens, la Commission européenne annonce avoir créé un bouclier européen de la démocratie. Mais n’est-il pas déjà un peu tard ?
Après avoir presque réussi sa « normalisation » en Allemagne, au Pays-Bas, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Europe Centrale et de l’Est, (sans compter Israël, et les USA) avec l’appui des diasporas d’électeurs expatriés dans le monde entier, l’actualité, outre ses déboires judiciaires, pousse l’extrême-droite dans ses retranchements à l’approche des élections municipales en France.
En Bretagne, qui fait jusqu’à nouvel ordre encore partie de la République Française et qui votait encore, il y a peu, plutôt à gauche, on voit apparaître un média présentant toutes les caractéristiques de la plus grande respectabilité, se révélant n’être qu’un faux site d’info locale qui, en empruntant les codes de la presse locale, diffuse ses positions sur l’identité, l’immigration ou l’insécurité. Bien que sa visibilité reste cantonnée à certains cercles, le site est fréquemment repris par des médias de la même mouvance (aussi appelée « fachosphère »), comme TV-Libertés, Boulevard Voltaire ou Polémia, mais aussi Causeur, L’Incorrect ou Sud Radio.
C’est toujours en Bretagne que l’on voit des militants d’extrême-droite brûler des ouvrages sur l’éducation sexuelle et les questions de genre, sélectionnés par la médiathèque municipale de Lanester, prenant le député écologiste Damien Girard directement pour cible. Cette courte vidéo est suivie d’images d’archives des autodafés nazis de l’Allemagne des années 1930, où une croix gammée est représentée.
Se déguisant à l’occasion « en vert », l’extrême-droite fait tout depuis longtemps pour s’implanter dans les campagnes pour promouvoir les idées identitaires et catholiques traditionalistes.
Pourtant, malgré ce costume vert, le Rassemblement national (RN) a mobilisé ses troupes pour pouvoir passer une série d’amendements visant à promouvoir un mix énergétique à 100% nucléaire sans éolien terrestre et offshore ni photovoltaïque en votant sur la proposition de loi Gremillet le 24 juin dernier.
C’est au Gud (Groupe union défense), organisation de jeunesse d’extrême-droite ultraviolente dont il dirigea la revue Vaincre, que Bernard Carayon, aujourd’hui fervent partisan du « secret des affaires », grand défenseur de la bétonisation et promoteur inconditionnel de l’A69, fit ses premières armes en politique. Sans surprise, il fut l’un des premiers à se féliciter de l’autorisation de la reprise des travaux sur le chantier de l’A69, décidée par la Cour administrative d’appel de Toulouse, le 28 mai dernier.
Finalement aussi à l’aise en ville qu’à la campagne, l’extrême-droite envoie ses groupuscules « parasiter » les rassemblements emblématiques de la gauche pour les décrédibiliser, en particulier les marches féministes ou LGBTQI+.
Non contente d’user de cette « stratégie de détournement de mobilisation » doublée d’« une stratégie médiatique » dans un objectif de provocation, l’extrême-droite n’hésite pas à divulguer, encore en Bretagne, une liste d’avocats, citant leur nom ainsi que leur adresse professionnelle dans une enquête intitulée « Invasion migratoire : les coupables », Le magazine d’extrême-droite Frontières a ainsi publié une liste de 60 conseils œuvrant pour le droit des étrangers. L’affaire sera jugée le 30 septembre 2025 par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.
Un autre procès s’est achevé à Paris ce 28 juin, celui du groupe Action des forces opérationnelles (AFO), qui a compté jusqu’à 110 membres répartis au sein de 10 sections régionales et avait « atteint un degré d’organisation inégalé jusqu’alors ». Parmi leurs projets, on a relevé ceux d’empoisonnement de la viande hallal dans les grandes surfaces, de lancer de grenades dans les véhicules de musulmans (ou perçus comme tels) en remontant en deux roues les files de voitures, les assassinats de 200 imams radicaux préalablement identifiés et localisés… Si les profils des terroristes d’extrême-droite sont hétérogènes, deux caractéristiques inquiétantes semblent néanmoins s’en dégager. D’abord, une surreprésentation d’anciens militaires ou policiers. Tout au long du procès, ils ont minimisé le sérieux de leurs projets, qu’ils ont mis sur le compte de l’ambiance anxiogène post attentats de 2015. Le délibéré est attendu fin septembre.
Après les révélations faites par « Mediapart » concernant Caroline Parmentier, une députée proche de Marine Le Pen, le site « Les Jours », nous apprend que Laure Lavalette, élue du Var, porte-parole du groupe RN à l’Assemblée nationale et annoncée candidate à Toulon, a non seulement chanté les louanges de l’Algérie française, mais a aussi produit un texte à la gloire de Jean Bastien-Thiry, colonel tristement célèbre pour avoir organisé l’attentat du Petit-Clamart en 1962, attentat manqué qui projetait d’assassiner le général de Gaulle, président de la République. Sur son compte Facebock, elle glorifie la mémoire de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), organisation terroriste d’extrême-droite créée pour la conservation de l’Algérie française.
27 militants d’extrême-droite ont attaqué, le 16 février 2025 à Paris, la projection d’un film de Costa-Gavras organisée par Young struggle, une organisation internationaliste. Après l’agression qui a envoyé un militant de la CGT à l’hôpital, le groupe s’est enfui aux cris de « Paris est nazi, Lyon est nazi aussi ». « Le but est de fumer l’équipe type ou des mecs isolés. » On parle ici du groupe antifasciste la Jeune garde, proche de Young struggle et cible assumée des Hussards, nom de ce groupe intimement lié au GUD. Quinze personnes sont actuellement mises en examen, l’enquête est toujours en cours.
Après l’affaire des assistants parlementaires, le RN est (de nouveau) mis en cause pour des irrégularités au Parlement européen. L’ancien groupe parlementaire Identité et Démocratie, auquel appartenait le RN, est suspecté d’avoir utilisé de façon irrégulière plus de 4,3 millions d’euros de crédits européens, entre 2019 et 2024, selon un rapport de la direction générale des finances du Parlement européen. D’après Marine Le Pen, « il peut y avoir des désaccords administratifs avec le Parlement européen » et « on va essayer, encore une fois, de les résoudre », a-t-elle ajouté, avant de qualifier l’institution d’« organe politique [qui] mène à l’égard de son opposition une guerre de tranchées » et lui « cherche des noises matin, midi et soir, en toutes circonstances ».
C’est sans doute pour ces raisons que, dans son obstination à vouloir obtenir la respectabilité qui lui fera toujours défaut, le RN fait appel à une entreprise spécialisée pour fouiller les profils numériques de ses futurs candidats aux législatives et éviter les « brebis galeuses », dans le cas d’une future dissolution de l’assemblée nationale. Chaque candidat que le parti veut investir est passé au crible, avec plusieurs filtres : les propos racistes, homophobes ou antisémites, mais aussi les commentaires sur le conflit israélo-palestinien ou encore la Russie et Vladimir Poutine. Jusqu’à présent, environ 300 dossiers ont été scrutés, et selon un cadre bien informé du parti, seuls « quelques cas problématiques » sont ressortis du lot. On peut s’attendre à de nouveaux débordements.
Une soirée intitulée « Sommet des libertés » a été organisée par le milliardaire breton Vincent Bolloré, à travers son nouvel hebdo le JDNews, et le milliardaire catho-réac Pierre-Édouard Stérin, via son projet Périclès. Au Casino de Paris, mardi 24 juin 2025, les milliardaires d’extrême-droite réunissaient sur scène Jordan Bardella, Sarah Knafo, Marion Maréchal ou encore Éric Ciotti. Que du beau monde. Au programme : éloge de CNews, apologie de Javier Milei et haine des étrangers…
Et c’est là que l’on retrouve, en plus du transfuge Ciotti, un allié « de taille », si l’on peut dire, en la personne de Nicolas Sarkozy. Celui-ci a tenu à faire savoir qu’il a reçu Jordan Bardella pendant une heure dans son bureau parisien, mardi, rue de Miromesnil, à Paris. L’ancien président de la République, pas le dernier pour chasser sur les terres électorales de l’extrême-droite et affaiblir le cordon sanitaire entre la droite dite républicaine et les héritiers de Pétain, s’est donc longuement entretenu avec le président du RN, comme si de rien n’était. “Le cordon sanitaire”, concept de Jacques Chirac, c’était l’interdiction pour la droite de s’allier avec l’extrême-droite. Lorsque Jacques Chirac est devenu premier ministre, il avait même interdit à sa majorité de parler à des membres du Front national. Ben… la France semble avoir coupé le cordon…
De tous ces sujets et de beaucoup d’autres, il sera question demain à Sainte-Savine où l’association Aux Adelphes, tiers-lieu associatif, tiendra son forum-événement contre la montée du fascisme et des extrêmes-droites.
Le collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites, auquel participe la LDH de l’Aube, prendra part à la table ronde avec d’autres associations, collectifs et organisations partenaires à partir de 15h45.

Partager la publication "Petit point (non exhaustif) sur la montée des extrêmes-droites"
Par Rémy Dufaut

Une délégation du Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites s’est rendue ce samedi à Charmont-sous-Barbuise où Matthieu VALET, député européen RN, porte-parole du Syndicat indépendant des commissaires de police jusqu’à la fin de l’année 2023 et par ailleurs non exempt de casseroles à traîner, tenait metting à partir de midi.

L’attente fut relativement calme hormis 3 algarades, portées avec beaucoup de ferveur par des irrécupérables, à l’encontre de notre attitude pacifique et silencieuse. Si l’on pouvait encore s’interroger sur le niveau de haine dont peuvent faire preuve les militants RN, le doute n’est plus permis. Par correction, nous garderons pour nous les noms d’oiseaux dont nous avons été affublés, ainsi que les contre-vérités assénées avec un aplomb qui perdait néanmoins de sa vigueur à mesure que nous déroulions avec le sourire nos arguments, en réponses à ceux annonés par les fidèles des messes des extrêmes-droites, dont on peut considérer qu’ils en manquent (d’arguments) de toute évidence. Il faut dire que ceux-ci étant toujours les mêmes, si peu nombreux et tellement simples à retenir, il suffit de tenter de se mettre à leur bien bas niveau pour réussir à jouer dans leur cour au jeu du Jacques a dit… Quelques coups de klaxon et des encouragements à notre destination n’ont pas manqué de nous être cependant adressés par des automobilistes passant par là, nous faisant part de leur reconnaissance pour notre présence, ce qui prouve que tous les habitants du canton, et loin s’en faut, ne partagent pas les idées nauséabondes du RN.

Le prophète a fini par arriver avec un peu de retard et, accueilli par les 2 député(e)s locaux, tout ce beau monde s’est engouffré dans la salle de la MJC qui, bien que l’assistance était pour un tiers composée de jeunes (voire très jeunes gens car, chez ces gens-là, on amène ses enfants pour faire du chiffre), ne méritait aujourd’hui pour le coup aucune des 3 lettres affichées à son fronton *…


Comblés par le constat d’une telle hospitalité et de cette convivialité, les membres du Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites, ont pu s’exprimer auprès de la journaliste de l’Est-Eclair mandatée pour l’occasion, afin qu’elle prenne note du fait que tout le monde n’accepte pas la montée en puissance des extrêmes-droites, avec leurs idées hautement délétères, et pour lui transmettre un peu d’espoir avant qu’elle n’aille se jeter dans la cage aux fauves…
* Pour mémoire, la maison est par essence le lieu du foyer, de la protection, du feu et de la chaleur, chaleur signifiant ici la création et le maintien d’une température suscitant un sentiment de bien-être, de confort et de sécurité.
Les jeunes constituent le segment le plus dynamique et le moteur de la croissance et du développement de toute société. La jeunesse représente la créativité, le sens de l’innovation et le dynamisme.
La Culture n’est pas la priorité de l’extrême-droite et l’on peut même considérer qu’elle constitue l’une de ses bêtes noires. Toutes les collectivités gérées par l’extrême-droite ont réduit voire supprimé leurs aides aux associations et structures culturelles.


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Le collectif regroupe de façon transpartisane associations, collectifs, syndicats et partis. Pour montrer à l’extrême-droite locale que les Aubois n’acceptent pas qu’une élue condamnée par la justice conteste le verdict rendu à la suite d’un procès parfaitement juste et équitable, basé sur des faits avérés à la suite d’un longue enquête, ainsi que ses conséquences, bafoue la loi et remette en cause l’institution judiciaire en la menaçant aussi violemment, il était nécessaire qu’une autre voix que celle de l’extrême-droite se fasse entendre.
C’est ainsi qu’une quinzaine de membres des organisations composant le collectif ont distribué des tracts aux passants aux abords du marché central, pendant que le député RN local, sans attendre la manifestaton nationale qui se tiendra demain à Paris, tentait de rameuter ses troupes composées pour l’occasion d’une poignée d’anciens combattants arborant leurs médailles gagnées on sait comment en Algérie et de quelques jeunes égarés du mouvement politique français nationaliste et royaliste d’extrême-droite dénommé Action française.

Il s’agissait pour le collectif de rappeler que:
Dans un Etat de droit
la loi s’applique pareillement
à toutes et tous
Marine Le Pen et plusieurs dirigeants du Rassemblement national (RN) ont été condamnés pour des détournements de fonds publics de plus de 4 millions d’euros. En sus d’une peine de prison de quatre ans, la peine d’inéligibilité pour Marine Le Pen est assortie de l’exécution provisoire. La candidate annoncée du RN à l’élection présidentielle de 2027 ne pourrait se présenter, sauf à ce que la décision d’appel l’infirme.
La condamnation en première instance de Marine Le Pen et de 24 cadres du RN pour détournement de fonds publics ou recel a déclenché une violente campagne contre le système judiciaire et l’Etat de droit. En mettant en cause la séparation des pouvoirs, l’extrême-droite s’en prend ouvertement à un fondement de notre République démocratique.
Ces attaques ne sont pas fondées sur l’appréciation factuelle et juridique des motifs de la décision du tribunal. Elles sont entièrement axées sur l’idée d’un « complot » qui viserait à priver le « peuple » de sa souveraineté et de l’expression de « sa » volonté. Un « gouvernement des juges » remplacerait le « gouvernement par le peuple ». Par un retournement caricatural du sens des choses, alors que le jugement est motivé en droit et au regard des éléments de preuve recueillis, au terme d’un procès équitable, il serait une violation de « l’Etat de droit », un coup porté à la démocratie !
Le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites condamne fermement ces attaques et les relais qu’elles trouvent au-delà même des rangs de l’extrême-droite. Il affirme son plein et entier soutien aux magistrat·es dans l’exercice de leurs fonctions, sur leur liberté d’organisation syndicale et sur les moyens dont la justice doit être dotée pour assumer ses missions.
Alors que les premières enquêtes d’opinion attestent du fait que la majorité de la population estime normale la décision prise par la justice, le collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites appelle à résister avec détermination à l’offensive idéologique en cours et à la vigilance quant aux possibles évolutions de la situation.
La confusion qui règne actuellement en France et, en l’occurrence, sur le marché de Troyes ce samedi matin, n’a pas manqué de se manifester quand les passants que nous abordions nous demandaient bien que nous puissions clairement être identifiés par des badges : »Vous êtes pour Marine le Pen ? » Question à laquelle notre réponse négative, les assurant du contraire, recevait immédiatement un soupir de soulagement et des encouragements à poursuivre notre combat tellement nécessaire. Si ces discussions très intéressantes pouvaient buter sur quelques désaccords, toutes se terminaient de la part de nos interlocuteurs par : « Qu’elle aille en prison! Elle a triché, elle a volé, elle doit payer. Elle ne peut plus prétendre diriger le pays. » Preuve s’il en en est que, si certains d’entre eux nous annoncaient avoir auparavant voté pour elle, c’était bien la dernière fois.

Il flottait ce matin à Troyes, dans l’air printanier, un formidable sentiment d’espoir. Nous mêmes nous sommes trouvés plutôt surpris de l’accueil chaleureux reçu de la plupart des chalands troyens. Il y a là franchement de quoi réchauffer le coeur…
En réponse aux nombreuses demandes, pour nous contacter, nous écrire sur l’adresse courriel de ce site qui transmettra:
RD
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Le député RN Jordan Guitton organise ce samedi matin à 10h sur le marché de Troyes une « opération de tractage en soutien à Marine le Pen et à la démocratie« .
Etant très attachés à la démocratie, la vraie, pas la copie innacceptable que veulent en faire les escrocs en s’en prenant à la Justice et aux magistrats, nous accompagnerons nos amis du PCF qui ont également prévu un tractage ce samedi matin sur le marché, pour rappeler que, dans un état de droit, la loi s’applique pareillement à toutes et tous.
Le collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites vous y attend donc dans le calme et la dignité, plus nombreux que les partisans de la haine.
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Fin de semaine chargée dans l’Aube pour les militants combattant les extrêmes-droites et le racisme.
Vendredi soir, le Groupe d’Action Populaire de Bar-sur-Aube et le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites invitaient les citoyennes et citoyens baralbins et des alentours à écouter un exposé complet et passionnant par Samuel Bouron, sociologue, maître de conférences à l’iniversité Paris-Dauphine-PSL et chercheur à l’IRISSO, de l’enquête au long cours qu’il a menée en immersion chez les identitaires en 2010, étudee enrichie par l’analyse sociologique et à la lumière actuelle de leur médiatisation, de leurs filiations idéologiques et de leurs réseaux.


Ouverture de la soirée par Josiane Mayor pour le Groupe d’Action Populaire de Bar-sur-Aube et Hubert Bruneel pour le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites
Samuel Bouron a cependant tenu à tempérer ce constat alarmant de l’omniprésence des extrêmes-droites dans les médias, qui leur a permis de devenir « grand public » mais qui ne pourront résister aux alternatives essentielles que représentent les mouvements antifascistes ou de lutte contre les extrêmes-droites tels que notre collectif et les réseaux militants, que rejoignent de plus en plus les jeunes et qui participent notamment à l’édition d’une multitude de médias indépendants, de podcasts et de streams. Ils établissent également de fortes connexions avec des médias plus généralistes mais pas moins combatifs (Médiapart, StreetPress, Blast)

Et ils sont chaque jour plus présents que les identitaires dont les effectifs ne doivent pas être évalués au bruit qu’ils produisent. Ils ne sont réellement pas si nombreux qu’on voudrait nous le faire croire.
Merci Donc à Samuel Bouron pour être venu jusqu’à Bar-sur-Aube, ville trop souvent oubliée des mouvements militants troyens, au groupe d’action populaire de Bar-sur-Aube que nous nous engageons à soutenir et à sortir de son isolement, à la section locale de la CGT, qui nous a accueillis dans ses murs, à la librairie Les Passeurs de Textes qui avait fourni le stock de livres mis en vente au cours de la soirée et aimablement dédicacés par Samuel Bouron, à la presse locale (tout particulièrement Stéphanie Munier pour sa pleine page dans Libération-Champagne et son bel article dans l’Est-Eclair), aux autres médias locaux qui ont relayé l’information dans leurs colonnes et sur les ondes et au public plus nombreux que prévu, pour certain venu du département voisin de la Haute-Marne…
Cette soirée était dédiée tout particulièrement à notre camarade et amie Isabelle Desimpel qui nous a quittés récemment à la suite d’un bête (comme tous) accident et qui s’était auparavant démenée pour que cette soirée puisse avoir lieu.
Nous comptons renouveler cet automne ce riche moment d’échange à Romilly-sur-Seine, autre ville oubliée de l’Aube, avec un autre conférencier.

A lire:
Politiser la haine La bataille culturelle de l’extrême-droite identitaire de Samuel Bouron (Ed. La Dispute , février 2025)
Extrême-droite: la résistible ascension, collectif coordonné par Ugo Palheta, auquel Samuel Bouron a collaboré (« Les livres de l’Institut La Boétie », Ed. Amsterdam, septembre 2024)

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Isabelle, tu n’aimais pas tourner autour du pot. Avec ta parole franche et concise, tu savais aplanir les difficultés, apaiser les conflits et toujours trouver la solution. Tu ne mâchais pas tes mots pour tes innombrables amis autant que pour les autres. Pour toi, la justice et la vérité ne pouvaient que surmonter le brouhaha dominant qui envahit le monde d’aujourd’hui, clameur confuse que tu fuyais de toutes tes forces, refusant de faire le jeu des GAFAM.
Tu entrais toujours dans le débat seulement après avoir bien écouté les arguments des uns et des autres, mettant fin en deux mots aux tergiversations, au moment où nous t’attendions le moins. Et c’est bien ainsi que tu es partie, sans prévenir.
C’est avec émotion que nous ouvrirons la conférence du vendredi 21 mars prochain à Bar-sur-Aube, pour laquelle tu avais su convaincre Samuel Bouron de venir nous parler de l’exposition omniprésente de l’extrême-droite dans les médias. C’est à toi que sera dédiée cette soirée qui n’aurait pas pu être sans ta ténacité.
Merci Isabelle, notre camarade, notre amie. Nous ne doutons pas que là où tu sois, tu sauras te faire entendre et calmer les ardeurs d’éventuels ennemis de la justice et de la liberté, en leur rappelant encore et encore que la vie est belle, même si, à présent, suite à ton départ précipité, nous sommes un peu tentés d’en douter…
Nous nous associons de tout coeur à toutes les militantes et militants des syndicats, associations, coopératives et collectifs qui te pleurent avec nous.
Nous présentons à ta maman, à ta fille, son conjoint et à toute la famille nos condoléances les plus sincères et attristées.
Pour le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites
Rémy Dufaut
Les obséques auront lieu lundi 17 mars à 15 h au crématorium de Rosières-près-Troyes.
Ni fleurs, ni couronnes, ni plaques, une urne sera déposée pour recueillir vos dons qui seront distribués aux associations pour lesquelles Isabelle militait.
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