« Il est grand temps qu’on fasse fermer cette chaîne nauséabonde » : l’initiateur de la pétition contre CNews se réjouit d’avoir dépassé les 500 000 signatures



Lancée par un simple citoyen, le 10 juin 2026, la pétition a rassemblé plus de 500 000 signatures, soit le seuil pour qu’elle soit, éventuellement, étudiée dans l’hémicycle.

Elle a obtenu 750 277 signatures à l’heure où nous publions cet article, le nombre augmentant aujourd’hui en moyenne de 1000 toutes les 30 minutes, bien que le serveur dédié aux pétitions de l’Assemblée Nationale soit particulièrement surchargé.



Les accusations contre CNews ont redoublé après l’attentat raciste de Trappes le 23 octobre, dans lequel un Français de 39 ans, Kévin T., soupçonné d’avoir tiré délibérément sur «des personnes […] de type musulman ou africain ou nord-africain » selon le procureur national antiterroriste Olivier Christen. Une partie de la gauche, à l’instar du maire de Trappes, Ali Rabeh, a accusé certains médias, en particulier CNews, d’avoir une responsabilité dans cette attaque, en accordant trop de place aux discours stigmatisant les immigrés ou leurs descendants.


La fermeture de la chaîne n’est pour l’heure pas d’actualité.

La fermeture d’une chaîne de la TNT relève du régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, qui n’a pas fait de commentaire lundi. L’autorité administrative indépendante attribue aux chaînes et radios le droit d’émettre moyennant des obligations, comme le respect de la diversité des opinions ou l’interdiction de diffuser des propos discriminatoires. Si elles sont enfreintes, l’Arcom agit graduellement : mise en demeure, sanction financière, réduction temporaire du droit d’émettre, et, enfin, le retrait de l’autorisation. Après lui avoir infligé des millions d’euros d’amende, l’Arcom avait décidé en 2024 de ne pas reconduire la fréquence TNT de C8, propriété comme CNews de Canal+, où officiait l’animateur Cyril Hanouna.

Déjà mise à l’amende pour des séquences de nature à inciter à la haine ou à la discrimination, CNews a été mise en demeure en juin dernier par l’Arcom de corriger un «déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des courants de pensée et d’opinion « sur son antenne, notamment » sur la menace que représenteraient l’immigration et l’islam pour la société française ». La chaîne a contesté devant le Conseil d’État.



CNews dénonce une « pétition politique »; Pascal Praud dénonce une “gauche sectaire”, « une volonté d’intimidation et de censure, dans un contexte de tensions entre La France insoumise et plusieurs médias ». Il prend également la défense des journalistes, qu’il estime « de plus en plus ciblés par des responsables politiques et des manifestants ».


Les soutiens de CNews

On dénombre sur le net pas moins de 4 autres pétitions qui ne recoivent pas tout à fait le même succès.

https://www.mypetition.org/petition/medias/maintien-cnews/288857

https://www.mypetition.org/petition/medias/soutien-a-cnews-stop-aux-menaces/288727

https://www.change.org/p/opposons-nous-%C3%A0-la-fermeture-de-cnews

https://damocles.co/non-censure-cnews



Les précédents


En mars 2024, une précédente prétition de soutien à CNews, prônant la liberté d’expression et l’impartialité des traitements, dénonçait : « Les censeurs lancent une vaste offensive pour vous empêcher de regarder CNEWS. » Elle a obtenu 65 signatures.

A l’automne 2025, une nouvelle pétition de soutien à CNews visant à « empêcher la censure de CNews, qui ose aborder les sujets qui fâchent », a reçu royalement 5101 signatures.



En octobre 2026, une pétition annonciatrice de la suite, « Pour la fermeture de BFM TV et CNews : pour une information plus transparente et pluraliste », a reçu 4270 signatures.

Une autre pour la fermeture de CNews a recueilli 3686 signatures avec un argument incontestable: « Fermer une chaîne qui viole la loi n’est pas censurer. C’est faire respecter l’État de droit. »



On est fort heureusement passé maintenant à la vitesse supérieure.

A présent, la question ne se pose plus. L’ARCOM a retiré en juillet 2024 les fréquences TNT à C8 et NRJ 12. Cette décision faisait suite à de nombreux rappels à l’ordre et sanctions financières cumulées au cours des années précédentes.

Ne serait-ce pas le cas de CNews ?



RD

Manifestations: communiqué de la LDH de l’Aube



A l’instar des syndicats, la LDH de l’Aube soutient ce samedi 31 octobre le mouvement citoyen aubois de revendications pour une véritable politique en faveur des lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants, pour les libertés fondamentales, contre la vie chère, contre le racisme et les discours mortifères des extrêmes droites.



On ne sait plus où donner de la tête :

Préfet de l’Aube 

il y a 17 heurest͏p͏n͏r͏o͏e͏s͏S͏d͏o͏g͏8͏0͏t͏g͏m͏2͏8͏1͏3͏m͏8͏4͏8͏a͏0͏t͏6͏5͏4͏4͏l͏h͏3͏8͏h͏a͏0͏ ͏2͏1͏9͏7͏g͏a͏l͏4͏3͏2͏a͏g͏0͏2͏1͏f͏u͏m͏u͏0͏l͏ ·

#SÉCURITÉ | Interdiction de manifestations et rassemblements à Troyes 🔴

📆 A l’occasion de la journée du 31 octobre et de la nuit d’Halloween, le préfet de l’Aube, Pascal GAUCI, a pris deux arrêtés portant interdiction de manifestation, rassemblement ou défilé sur la voie publique dans certains secteurs de la ville de Troyes.

🔹 Samedi 31 octobre, de 11h à 18h :

– interdiction des manifestations, défilés et rassemblements à caractère revendicatif dans un périmètre défini du centre-ville.

🔹 Du samedi 31 octobre à 18h au dimanche 1er novembre à 7h :

– interdiction de toute manifestation, défilé et rassemblement sur la voie publique dans un autre périmètre du centre-ville, à l’occasion des festivités Halloween.

📌 Les périmètres concernés sont précisés dans les arrêtés préfectoraux consultables sur le site de la préfecture: https://www.aube.gouv.fr/…/Recueil-des-Actes…/RAA-2026

Ces mesures visent à garantir la sécurité des personnes et des biens et à préserver l’ordre public.

#PréfectureDeLAube#Troyes#SécuritéPublique#Halloween


Le rassemblement serait donc bien maintenu à 14h mais devant la préfecture…


Désormais, les arrêtés préfectoraux et municipaux contradictoires tombant au même rythme que les feuilles des arbres et étant annoncés sur les réseaux sociaux, nous annoncerons les rassemblements et manifestations au conditionnel…

La haine raciste est au cœur du projet de l’extrême droite



Le rassemblement d’hier soir, organisé dans l’urgence un lundi et après la manifestation de samedi par le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites a réuni plus de 200 personnes (selon un décompte sérieux) venues rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, tombé sous les balles d’un raciste obnubilé par la haine de l’autre, attisée sans relâche depuis des décennies par les extrêmes droites. On a pensé également aux autres victimes blessées par ce fanatique et dont les jours, fort heureusement ne sont plus en danger mais qui en conserveront des séquelles toute leur vie. Toutes ont été prises pour cibles en raison de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur appartenance réelle ou supposée à une communauté.



Le 23 octobre 2026, à Trappes et La Verrière, la haine raciste a tué Pengo Bossio Wangi, un homme de 26 ans, parce qu’il était noir ; et elle a blessé gravement cinq personnes dont une enfant de douze ans.

Cette fusillade ne peut être interprétée comme un simple fait divers, comme l’acte isolé d’un déséquilibré.

Les victimes ont été prises pour cibles en raison de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur appartenance réelle ou supposée à une communauté.

Notre Collectif met en cause la responsabilité politique et morale des médias et responsables politiques qui, par leurs discours, leurs amalgames et leurs prises de position, attisent et banalisent la haine raciste.

Les mots ne sont jamais anodins lorsqu’ils désignent des populations à la vindicte, légitiment les préjugés ou alimentent la peur de l’autre.

Les propos racistes, xénophobes, islamophobes, toujours plus haineux et stigmatisants, se diffusent dans notre société, portés par une part croissante des acteurs politiques, et relayés par de puissants médias. Ils instillent violence et exclusions identitaires, et nourrissent des passages à l’acte meurtriers.

Cette haine raciste est au cœur du projet de l’extrême droite, celui d’une société fondée sur de pseudo-identités qui légitimeraient de rejeter comme fondamentalement différents et dangereux celles et ceux qui sont réduits à leur religion, leur couleur de peau, leur origine perçue comme « étrangère ».

Il appartient aux forces républicaines qui entendent respecter les principes fondamentaux d’égalité et de solidarité qui structurent notre Etat de droit, de prendre la mesure du risque qu’elles font peser sur notre société et notre démocratie lorsqu’elles jouent, parfois par stratégie électorale, avec ces idées dangereuses.

Toute indulgence, toute ambiguïté, toute alliance, toute complaisance avec les forces, les partis et les idées d’extrême droite est une compromission inacceptable.

Face à une haine qui cherche à diviser la communauté nationale, notre force sera l’unité de toutes et tous, quelles que soient nos convictions et croyances, autour de la défense des valeurs d’égalité, de liberté, de fraternité/sororité.

Nous appelons à une lutte ferme et résolue contre le racisme et les préjugés qui le nourrissent. Nous l’exigeons de la part des pouvoirs publics, des responsables politiques et des médias.

Ensemble, dressons-nous contre les extrêmes-droites, partout, en tout lieu et dans toutes les circonstances de nos vies quotidiennes. Ensemble, élevons nos voix contre les paroles racistes qui tuent.

Collectif aubois de lutte contre les extrêmes-droites

Troyes, le 26 octobre 2026









Face à l’horreur raciste, un tournant politique s’impose !





Le RN troyen de plus en plus décomplexé





A la lecture des propos de Pierre Brochet, dans la page réservée à la tribune politique du Press’Troyes d’octobre (magazine municipal mensuel), on se demande si cet espace d’expression ne devrait pas être délimité par certaines exigences, à savoir l’intérêt des Troyennes et des Troyens dans un esprit de recherche du mieux-vivre à Troyes plutôt que l’appel constant à la haine de l’autre sous prétexte que « notre identité le vaut bien ».

La chronique du conseiller municipal RN présente toutes les caractéristiques d’un discours creux, totalement dénué d’intérêt et pour le moins peu inspiré. Démarrer sur les facades en pans de bois qui font depuis des décennies la réputation de la ville, pour en arriver au même discours que les précédents, raciste, islamophobe, xénophobe et grossièrement injurieux pour d’aussi respectables commerçants que les autres, citoyens français comme les autres, Troyens comme les autres, est révélateur d’une pauvreté d’esprit remarquable.

Qui veut donc désigner Pierre Brochet bien plus qu’à demi-mot en évoquant « des commerces s’adressant à une clientèle définie par ses habitudes religieuses ou communautaires » ? Je vous le donne en mille.

Pierre Brochet connaît bien mal ces citoyens dont il pense si peu de bien et dont il a si peur. Leur seule préoccupation est en réalité de ne pas fermer boutique pour pouvoir faire vivre leur famille au demeurant parfaitement intégrée ou en voie de l’être. Ils n’ont aucun intérêt à installer un kebab à côté d’un autre, une boucherie halal à côté d’une autre, un bar à chicha à côté d’un autre, un salon de barbier/coiffeur à côté d’un autre…

Cette communauté qui tenterait d’imposer ses traditions et sa culture, de se substituer à la population actuelle, dans l’imagination féconde et complotiste de Pierre Brochet, pour faire de la ville ou de certaines « rues entières » une base avancée de l’islam, viendrait évidemment à entrer en concurrence en particulier avec les quartiers à forte concentration historique d’immigrés italiens, polonais, malgaches, asiatiques (et éventuellement bouddhistes) ou de personnes de confession et de culture juives, qui apportent depuis toujours toute sa richesse à la bonne ville de Troyes et ne posent d’ailleurs aucun problème à personne, pas même à Pierre Brochet, qui parle en l’occurrence de « ségrégation insidieuse ».

Ce ciblage est indécent. Pierre Brochet se livre ouvertement à de la discrimination, ce qui constitue un délit puni par la loi française.

Selon l’Article 225-1 du Code pénal, une discrimination est une différence de traitement non justifiée entre des personnes. Elle se base sur des critères précis interdits par la loi : 

  • L’origine, le nom de famille ou la couleur de peau
  • Le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre
  • Le handicap ou l’état de santé
  • L’âge ou l’apparence physique
  • Les opinions politiques ou les convictions religieuses 

Pierre Brochet devient donc présumé coupable de délinquance, pour discrimination systémique, risquant 3 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende, au même titre que Marine Le Pen, condamnée 5 fois (notamment à 1 à  3 ans de prison dont 2 avec sursis), ainsi que Marie-Christine Arnautu, Marie-Christine Boutonnet, Dominique Bilde, Mylène Troszczynski, Yaël Ménaché, Julien Sanchez (2 fois), Bruno Bilde (2 fois), Yoann Gillet, Frédéric Boccaletti, Julien Odoul, Timothée Houssin, Catherine Griset, Louis Aliot, Emmanuel Taché, Marie-France Lorho, Laurent Jacobelli et les autres en passe de l’être…



Le directeur de la publication, François Baroin, qui autorise et valide donc cette publication dans l’organe de presse dont il est responsable, tombe également sous le coup de la loi.



RD

On a quand même tendance à croire l’un… mais pas l’autre…




Le maire (La France insoumise) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a démenti avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département, dénonçant mardi 29 septembre des « mensonges » après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.



« Mediapart » a publié, lundi, des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. Le président du Rassemblement national, qui nie en bloc, a annoncé une plainte en diffamation.


Les heur(t)s et malheurs des polices municipales




Vidéo. Le RN dans la tourmente après les propos racistes d’un policier municipal de Carcassonne, membre de son service d’ordre.



Après la révélation par « Midi libre » des images de la caméra-piéton d’un policier municipal de Carcassonne, membre du Rassemblement national et de son service d’ordre, le parti a annoncé son exclusion et le maire sa suspension. Une enquête judiciaire avait été ouverte en début d’année.





UNE IMAGE QUI DIT TOUT

A gauche, César R, le chef de la police municipale RN et chef de la sécurité RN qui n’aime pas les « bougnoules », « bicots », « nègres », « singes », comme il le dit dans un enregistrement.

A droite, le maire (RN) de Carcassonne, son patron, Christophe Barthès (déjà condamné pour harcèlement), celui qui arrose au jet les syndicalistes qui défendent la Bourse du travail.

Au centre, le chef : Jordan Bardella (poursuivi dans plusieurs enquêtes judiciaires).

Dans le fameux enregistrement, on les entend défendre Marcel Bigeard contre les accusations de torture dont ils menacent l’auteur de l’accusation et de rendre visite à leurs copains paras du 3e RPIma, ancien régiment de Bigeard, basé à Carcassonne.

Et puis sur le Linkedin du policier raciste en question, ses idoles : assassins et tortionnaires en Algérie, barbouzes en Afrique, Paul Aussaresses (condamné pour apologie de la torture), Bob Denard (condamné pour coups d’Etats), Pierre Chateau Jobert (condamné à mort par contumace pour avoir été un responsable de l’organisation terroriste OAS), Jean Sassi (condamné à deux ans de prison et rayé des cadres de l’armée), Bob Maloubier (agent secret)….

Le terreau du FN/RN !




En 2019, Louis Alliot, alors député RN des Pyrénées-Orientales déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à étendre les pouvoirs de la police municipale…


En 2022, Marine Le Pen Marine souhaitait rendre obligatoire la création de polices municipales dans les villes de plus de 10 000 habitants.



En mars 2026, 62% des policiers municipaux étaient équipés d’une arme à feu.



Cela ne facilite pas pour autant la réforme promise par l’Etat.

Né du feuilleton à rebondissements du « Beauvau des polices municipales », le projet de loi sur l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres connaît un parcours parlementaire tumultueux. Présenté en conseil des ministres le 29 octobre 2025, il a été adopté au Sénat le 10 février 2026. Mais les chances d’un examen à l’Assemblée avant les élections présidentielles s’amoindrissent après le refus du chef du gouvernement de convoquer une session extraordinaire en septembre. 



Il y a pourtant urgence. Les municipalités RN nouvellement élues, suivies par d’autres de la droite traditionnelle, embauchent à tout va des policiers municipaux.



Bien qu’elles peinent à recruter, alors que ce fut l’un des chevaux de bataille du RN lors de la campagne des municipales de 2026. Et les offres d’emploi sont encore pléthoriques.


Pour devenir gardien-brigadier de la police municipale (catégorie C), il faut au minimum le brevet des collèges, un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent (niveau 3 ou niveau V). 



Allant jusqu’à utiliser l’argument de l’armement pour attirer les amateurs de sensations fortes.



Alors que d’autres cherchent à les désarmer.




Petite étude des effectifs des polices municipales :

  • Effectifs totaux : La France compte environ 28 000 à 28 500 agents de police municipale.
  • Communes concernées : Environ 4 600 communes sur les 36 000 que compte le pays possèdent une police municipale.
  • Répartition géographique : Le phénomène est très urbain ; l’Île-de-France concentre 17 % des agents et l’arc méditerranéen en regroupe 26 %. 



Les plus grandes polices municipales

Dans ces grandes villes, on observe de fortes disparités.

  • Paris intra muros: Plus de 2 000 agents (créée en 2021) pour 2.05 millions d’habitants  (soit 1/1025)
  • Marseille intra muros: environ 540 à 660 agents pour 895000 habitants (soit 1/1356)
  • Nice intra muros: environ 410 à 450 agents pour 357 737 (soit 1/794)
  • Toulouse intra muros: environ 390 agents pour  514 819 (soit 1/1320)
  • Lyon intra muros : environ 280 à 350 agents pour 527 000 (soit 1/1505)



Exemple local dans des communes périphériques du Grand Troyes

La Police Municipale mutualisée de Rosières, Saint-Julien-les-Villas, Saint-Parres-aux-Tertres, Pont-Sainte-Marie et Bréviandes est composée de 10 agents dont un chef de service, 8 policiers municipaux et une secrétaire.

Le bureau de la police municipale est situé dans les locaux de la mairie de Saint-Julien-les-Villas. 



Rosières-Près-Troyes : nombre d’habitants de la commune : 4414 – Superficie : 6 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1

Saint-Julien-Les-Villas : nombre d’habitants de la commune : 6801 – Superficie : 5 km 2
Nombre d’agents de police municipale : 3

Saint-Parres-Aux-Tertres : nombre d’habitants de la commune : 3136 – Superficie : 12 km2
Nombre d’agents de police municipale : 1 + 1 ASVP

Pont-Sainte-Marie : nombre d’habitants de la commune : 5161 – Superficie : 4 km2
Nombre d’agents de police municipale : 2

Bréviandes : nombre d’habitants de la commune :  3 219 – superficie : 6 km2

Nombre d’agents de police municipale : 1



Si on se livre à quelques calculs, on s’aperçoit que la zone couverte par cette police mutualisée concerne 22731 habitants sur 33 km2. Soit 1 policier pour 2841 habitants (on ne compte que 8 policiers, le chef de service et la secrétaire n’étant pas a priori sur le terrain).

La moyenne en France est de 4 à 5 policiers municipaux pour 10000 habitants soit 1 pour 2000 à 2500.

Contrairement à ce qui est annoncé, les effectifs y sont donc un peu plus réduits dans ce secteur de la périphérie troyenne que dans la moyenne des villes françaises.





La police utlise de plus en plus les technologies et tout particulièrement les caméras de surveillance, qui se multiplient à une telle vitesse qu’il est impossible d’en faire le décompte. Estimation 1.5 à 2 millions (publiques et privées dont 850000 professionnelles) pour la France entière.

On note là encore de grosses disparités, Nice battant, là également, des records avec 5000 caméras publiques (soit 1/71 habitants) alors que Paris n’en compte que 4000 à 5000 (1/410 à 512 habitants).

 


Les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel depuis 2022. Relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, l’outil permet d’obtenir des informations personnelles sur 9 millions de personnes grâce à une photo prise sur le vif. Des fonctionnaires ont recours à cette pratique hors de tout cadre légal, en particulier lors de contrôles d’identité, révèle Disclose, témoignages et documents à l’appui. Jusqu’à présent, le ministère de l’Intérieur laisse faire.



Les agents de police municipale ne disposent pas des habilitations judiciaires ni des accès aux fichiers nationaux d’antécédents de la même manière que les forces de la police nationale. Les polices municipales n’ont donc aucun cadre légal pour pratiquer la reconnaissance faciale sur le terrain. Ce qui n’empêche pas l’utilisation parfois excessive par ceux-ci de leurs téléphones professionnels lors des contrôles d’identité.




Au constat du niveau des conversations des policiers municipaux s’étant eux-mêmes piégés par cette vidéo décomplexée mais très compromettante, on imagine que toute cette technologie renforcée par l’intelligence artificielle pourra sans mal relever le degré d’analyse de certains d’entre eux.

Toutefois, celle-ci n’ ayant jusqu’alors pas toujours fait ses preuves en la matière, on peut aussi redouter le pire…

Mais, ce qu’il nous faut craindre le plus, dans l’immédiat, c’est ce racisme qui devient systémique dans la police.


RD

Le RN se surpasse en matière de discrimination




Interdiction du voile : les femmes musulmanes, oubliées du débat.

À l’aune de l’élection présidentielle, le Rassemblement national n’a, une nouvelle fois, pas manqué de reprendre en main le débat public en relançant son obsession : le voile.







On se demande bien où Pierre Brochet a vu que « les meurtres sur fond (soupçonné) de trafic de drogue font désormais régulièrement « la une » à Troyes ».

Cette hypothèse a pu être émise un certain nombre de fois ces dernières années dans la presse que lit Pierre Brochet (on épargnera au lecteur le palmarès de la honte de la presse française) mais pas plus d’une ou deux dans la presse locale. Pierre Brochet prend d’ailleurs la précaution de préciser la mention « (soupçonné) ».

De là à pondre un peu plus de 400 mots pour faire une affaire d’État d’un sordide fait divers, il n’y a qu’un pas pour Pierre Brochet.

Ces quelque 400 mots ne sont hélas pas anodins, car tout y est :  des poncifs discriminatoires, xénophobes, racistes, islamophobes, au mépris et à l’accusation gratuite et totalement infondée des petits commerçants étrangers qui sont parfaitement en règle avec l’administration, paient leurs loyers, leurs charges, leurs impôts, sont particulièrement attentifs aux règles commerciales, d’hygiène, aux normes sanitaires, de  sécurité, d’accessibilité,  de traçabilité, de l’affichage des mentions obligatoires, des horaires d’ouverture, de diffusion musicale et de l’absence de toute nuisance pour le voisinage, du fait des contrôles répétés et poussés dont ils sont régulièrement  l’objet, sur dénonciation calomnieuse, la plupart du temps, et des risques de fermeture immédiate au moindre manquement.

Iraient-ils dans ces conditions fourguer de la drogue, sachant parfaitement que le client potentiel est susceptible d’appartenir aux forces de police ou des douanes grimées en civil ?

Pierre Brochet prend-il un minimum de temps pour réfléchir avant d’énoncer de telles énormités ?

Ce n’est pas ce que dit soupçonner Pierre Brochet qui « détruit aussi le commerce, fausse la concurrence et contribue à l’infiltration des réseaux criminels au cœur de notre ville.»  C’est l’extrême-droite qui est déjà infiltrée dans la ville, celle dont la délinquante favorite, plus seulement soupçonnée mais condamnée deux fois pour détournement de fonds publics, compte faire campagne avec un bracelet électronique à la cheville.

Comment un organe se réclamant de la presse municipale d’information et son directeur de la publication, le maire de Troyes, peuvent-ils accepter de laisser paraître, sous couvert d’expression libre, de telles contrevérités, qui vont conduire les Troyens et les touristes à déserter les rues de la cité pour en faire ce que prisent tout particulièrement les membres des partis d’extrême droite : une ville gentrifiée, sans commerce, sans badaud, sans chaland, sans vie : une ville morte ?

Organisons la peur pour dresser les uns contre les autres. On aura beau jeu, alors, d’instaurer des couvre-feux.

RD

Après Ceuta : pour les droits des personnes migrantes, contre toutes les formes de racisme et pour la protection de la démocratie face aux manipulations des faits par les gouvernements




Les dirigeants européens conviennent que Schengen est la «solution» et pas un «problème».

Après plusieurs jours de tension, les différents ministres européens de l’Intérieur, divisés sur l’approche de la question migratoire, se réunissaient en visioconférence, le 4 août au matin.



Crise de Ceuta : les ministres de l’Intérieur européens sont convenus que l’espace Schengen « n’était pas le problème, mais plutôt la solution », selon Laurent Nuñez.

Les ministres de l’Intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne ont échangé à bâtons rompus, lors d’une réunion extraordinaire, pour tirer les leçons de l’épisode migratoire de Ceuta et des vives tensions qu’il a suscitées.



Que permet l’espace Schengen pour la protection des frontières ?

La crise migratoire qui a secoué l’enclave espagnole en fin de semaine vire à la crise politique pour l’Union européenne. Plusieurs dirigeants européens ont notamment réclamé l’exclusion ou la suspension de l’Espagne de l’espace Schengen. Mais est-ce possible ? InfoMigrants fait le point.



Chronique troyenne : après la suspension par la justice du « vrai-faux » couvre-feu, la traque continue… et les lâches s’en réjouissent


Les « likes » et commentaires haineux continuent de pleuvoir.



Pendant que François Baroin prend sans doute des vacances loin des tracas de la ville, ses communiqués sont désormais portés par le communicant municipal (vidéaste et photographe pour la ville de Troyes et la communauté de communes Troyes Champagne Métropole), au demeurant vice-président de l’association Bmx Roller Skate de Troyes. C’est dire s’il s’y connaît en vélos.

En effet, il relate avec une certaine délectation sur les réseaux sociaux l’opération menée hier en ville, ayant pour « objectif de lutter contre l’immigration irrégulière et clandestine, de s’assurer du respect des règles en vigueur et de renforcer la sécurité de tous. »

Etonnamment, ce sont exclusivement les jeunes livreurs à vélo étrangers, titulaires ou non d’un titre de séjour, qui sont concernés par le communiqué troyen, ceux que la droite et l’extrême droite ont pour marotte de renvoyer dans leur pays ou dans des centres de rétention low cost en Europe ou en Afrique centrales.


C’est le préfet de l’Aube qui fait le job, ce qui est certes davantage de son ressort que de celui du maire ou de la police municipale. Celui-ci sort néanmoins en ville en compagnie de Nicolas Honoré, adjoint au maire pour superviser ces opérations de police en direction des jeunes étrangers. Cette opération aurait été « souhaitée par l’équipe municipale ». Peut-être serait-il plus juste de préciser qu’un quart au moins de l’équipe municipale ne l’a pas certainement pas « souhaitée » et que ce sont les 5 élus RN (sur 49) qui semblent dicter leur loi. On se doute bien qu’à ce compte cette opération a vocation à être renouvelée. C’est ce qu’on appelle du harcèlement.

Cette opération s’est étendue sur 2 journées, que le préfet, dans sa diligence à honorer la « priorité » nationale », n’a pas manqué d’étendre à tous les étrangers, « afin de détecter la présence potentielle d’étrangers en situation irrégulière ». Le préfet, quant à lui, ne focalise pas sa communication sur les seuls jeunes livreurs à vélo. La nuance est à relever.






La veille au matin, les gendarmes, ne pouvant plus sévir dans les trains, à l’occasion de l’interruption estivale du trafic ferroviaire liée aux travaux d’électrification, se repliaient sur les Flixbus à la sortie de l’autoroute.



Pour la troisième fois, la préfecture de l’Aube enfonçait le clou: « Ce jeudi 23 juillet 2026, la préfecture de l’Aube a communiqué le bilan de l’opération de lutte contre l’immigration irrégulière qui s’est déroulée en début de semaine. Des contrôles avaient notamment été réalisés par les gendarmes dans les Flixbus au péage de Torvilliers. Des contrôles ont également eu lieu en zone police. Douze personnes ont été interpellées au total. » On aime les chiffres à la préfecture.



Nous répétons que ce déchaînement d’actions policières contre les personnes en situation irrégulière, ou non, n’est tout bonnement qu’une véritable chasse à l’étranger dictée par la haine de l’autre, le racisme, l’inhumanité et la xénophobie ambiants, distillés par l’extrême droite qui n’en peut plus d’avoir conquis des sièges dans les départements et communes mais n’est pas à même de faire le ménage dans ses propres rangs.

Pour s’en convaincre, il suffit de relever les nombres de « likes » sur la publication du communicant troyen ainsi que de commentaires à vomir (pas tous, fort heureusement) de la part d’individus fiers d’eux mais anonymes, qui n’auraient pas le courage et la force de vivre une seule journée de celles et ceux qui ont souvent sauvé leur peau de justesse pour arriver chez nous, où elles et ils font d’ailleurs les travaux que nos fiers anonymes ne veulent pas faire, dans les conditions que l’on connaît.

Et j‘ai, encore une fois, honte d’être troyen.

RD


CNews et Frontières : fermez-les !


Début juin, l’émission 100 % Frontières diffusée chaque jour sur CNews est si radicale qu’elle choque même en interne. Au point qu’un chroniqueur de la chaîne a discrètement saisi l’Arcom pour dénoncer la place « quasi exclusive » accordée à « l’immigration » ou à « l’islam », « sans maîtrise de l’antenne ».



Le 15 juin, l’Arcom met CNews en demeure de se conformer à l’exigence d’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion.



Quelques jours plus tard, Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, dans le giron de Vincent Bolloré comme CNews, dénonce, dans une tribune publiée par Le Figaro, une décision visant à « faire taire (…) une chaîne que des millions de Français choisissent librement ».




Analysant le traitement des célébrations post-victoire du PSG, le soir du 30 mai, Acrimed demande comment les pouvoirs publics comptent contenir la haine bien réelle déversée à flux continu par une chaîne d’extrême droite bénéficiant d’une fréquence publique…


Aujourd’hui, on apprend que le patron du média identitaire Frontières, partenaire de CNews, a été rémunéré en 2020 et 2021 par un think tank hongrois proche de Viktor Orbán. Cette structure a récemment été identifiée par les autorités françaises comme partie prenante d’un réseau d’influence étrangère, d’après les informations de Mediapart.



«Si vous fermez CNews, il y aura un écran noir, mais ce sera un soulèvement», alerte Philippe de Villiers, dans l’émission CNewsesque #FaceaPhilippeDeVilliers.


Alors, oui au soulèvement, mais un soulèvement de fraîcheur, ou plutôt un soulagement, oui à la fin des imprécations racistes et du journalisme de préfecture, de l’appel à la haine, du déni des violences policières, de la surenchère permanente et de l’amplification systématique des faits de violence, de l’altérisation, l’ essentialisation, la racialisation des auteurs réels ou supposés de ceux-ci, de la falsification du réel, de la criminalisation – voire la pathologisation – à outrance des « fauteurs de trouble », en opposant « les honnêtes gens d’un côté, ceux qui se lèvent, qui font tourner l’économie, qui ouvrent leurs magasins, et puis ceux qui en quelques secondes […] vont tout casser », de l’exacerbation continue du ressentiment et de la haine raciale, de la stigmatisation de ces « fils d’immigrés […] qui ont été dressés à mordre »…

Alors, oui! CNews et Frontières, fermez-la !



RD

Manifestons contre tous les racismes






Mobilisation générale pour la justice, la paix et la solidarité. Après la réussite forte et inspirante du rassemblement initié à Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, à l’appel de Bally Bagayoko, maire de la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte-sur-Seine, où plus de 15 000 personnes ont répondu présent le 4 avril 2026, nous appelons à amplifier cette mobilisation. Cet appel s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de renoncer : humanistes, antifascistes, antiracistes, à toutes celles et ceux qui assument de combattre les actes et les propos racistes qui se généralisent jusqu’au sommet de l’État.

Parce que le racisme est systémique, la réponse doit être politique. Nous ne pouvons accepter les lois qui discriminent des parties de la population et banalisent le racisme, ni les complaisances, les silences et les renoncements de beaucoup face aux discours médiatiques et politiques qui portent la haine et le rejet.

Il n’y a pas de place pour l’indifférence

Nous appelons la jeunesse à se lever, les universitaires à éclairer, les artistes à créer et à dénoncer, les médias républicains à informer avec responsabilité. Nous appelons les féministes, les personnes sans papiers, les acteurs et actrices engagés pour la paix, contre les dominations et les injustices. Nous appelons les syndicalistes, les associatifs, les habitantes et habitants des quartiers populaires comme de tous les territoires, les intellectuel·les, les sportifs et sportives, les créateurs et créatrices, et toutes les forces vives de la société.

Face à la montée du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie, de la négrophobie, de l’antitsiganisme, du racisme anti-asiatique et de toutes les formes de haine, face à la progression des idées d’extrême droite et des discours de division, il n’y a pas de place pour l’indifférence. Nous refusons la banalisation de ces idées et affirmons notre détermination à y faire barrage par la mobilisation.




A ne pas manquer


L’UPOP invite ce mardi un artiste peu commun, Jean-Baptiste COLIN autrement dit JBC, artiste street art dont les œuvres très colorées tapissent les murs de grandes villes, pour parler de l’IA générative d’images qui vient de faire une entrée fracassante dans le domaine de la création.

 JBC nous expliquera donc ce qu’est l’IA, et ce qu’elle va générer comme atouts et comme préjudices dans le domaine créatif et innovant qui est le sien. Est-elle art ou simple imitation ?  Qui en est propriétaire, un homme ou une plate-forme ? Sans oublier les problèmes liés aux vidéo-infox, hypertrucages fabuleux ou pernicieux qui peuplent les réseaux sociaux et altèrent le jugement scientifique.

La grande question du remplacement de l’homme par la machine est ainsi de nouveau posée, et Jean-Baptiste Colin nous livrera son analyse d’artiste créateur.





Une réunion d’information autour du guide des manifestant.e.s. élaboré par le Collectif aubois de lutte contre les extrêmes droites.



L’UNAFAM nous présente un témoignage intéressant d’une personne qui s’est battue contre la schizophrénie et qui en a fait une intéressante pièce de théâtre.





L’association e-graine nous invite:

Nous souhaitons travailler sur les questions d’antiracisme et de décolonialité, qui fait suite à certaines de nos actions de l’année dernière durant le festival des solidarités en partenariat avec le tiers lieu culturel Aux Adelphes à Sainte-Savine. Nous organisons un atelier d’autodéfense intellectuelle contre le racisme qui a pour objectif de partager des conseils, des outils et des ressources concrètes pour mieux faire face aux situations de racisme, que l’on en soit victime ou témoin : 

Date : Mercredi 20 mai 2026

Lieu : Sainte-Savine – Aux Adelphes

Horaire : 18h30 – 20h30

Inscription : https://www.helloasso.com/associations/e-graine-dans-le-grand-est/evenements/atelier-autodefense-intellectuelle-sur-l-antiracisme





Le Collectif « Aucune Famille à la Rue » nous rappelle qu’une cagnotte est ouverte pour permettre à des familles, prises en charges trois nuits par le 115 quand il y a de la place se retrouvent dans la rue le reste du temps.

L’argent collecté leur permet de payer des nuitées aux familles dans la mesure du possible lorsqu’elles ne sont pas prises en charge.

Quelques nouvelles variées (mais non exhaustives) des extrêmes droites



PARIS

La manifestation d’extrême droite du Comité du 9-mai interdite à Paris, le groupuscule dépose un recours.

Le Comité du 9-Mai, groupe d’extrême droite radicale, entend organiser un défilé à Paris ce week-end, en hommage notamment à Quentin Deranque. La Préfecture de Police l’a interdit mais le tribunal administratif pourrait bien l’autoriser comme en 2025.



MOULINS

150 personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire de Moulins, cet après-midi, pour soutenir le journal L’Humanité poursuivi pour diffamation par Guillaume Senet, le fondateur de Murmures de la cité. Fabien Gay, le directeur du quotidien communiste, a transformé ce rassemblement en tribune politique.



CAEN

Après les débordements lors du banquet du Canon français, le 18 avril, la ville de Caen voit l’extrême droite tisser sa toile dans une terre jusqu’ici épargnée par la vague brune. Malgré des résultats électoraux mineurs, la xénophobie et la violence progressent, alertent des militants de gauche et des habitants.


QUIMPER

Banquets du « Canon français » : la maire de Quimper ciblée par « des messages haineux et violents » après avoir suspendu l’événement.



TOULOUSE

« Passe-plats de l’extrême droite » : la polémique du Canon français enflamme Toulouse.



ANGERS

Une quarantaine de personnes se sont réunies devant le palais de justice d’Angers, mercredi 6 mai 2026 en milieu de journée, pour soutenir Jean-Eudes Gannat, élu d’extrême droite et militant identitaire. Le jeune homme est jugé pour des propos tenus à Segré, et sur les réseaux sociaux , à l’encontre d’Afghans, qualifiés de « cousins des Talibans ». Il est poursuivi pour provocation à la haine et injure en raison de l’origine.



CARCASSONNE

Vive la Carcassonne libre !

À Carcassonne, 300 personnes ont défilé, mercredi 29 avril, pour protester contre les attaques en tous genres du nouveau maire RN, Christophe Barthès. La foule avait été conviée par les organisations de jeunesse. Dans la préfecture de l’Aude, l’édile s’en prend à tous les contre-pouvoirs. Les associations humanistes comme la Ligue des droits de l’Homme ? Arrêt des subventions. Les locaux mis à disposition pour les syndicats et les associations ? Fermés à double tour. Tant pis pour les salarié·es qui ont besoin de conseils ou de formations. Christophe Barthès va même jusqu’à infiltrer des groupes de discussions de lycéens pour les convaincre de ne pas se mobiliser. Peine perdue, cheh !



NICE

Les deux jeunes militants d’extrême droite interpellés pour violences en marge d’un rassemblement antifasciste à Nice finalement jugés en juillet.

Les deux jeunes suspectés d’appartenir à « Aquila popularis » et d’avoir notamment commis des violences en marge d’un rassemblement contre le racisme organisé, place Saint-François à Nice, seront jugés le mercredi 3 juillet.



ESPAGNE

Dans les régions, l’extrême droite impose la « priorité nationale » sur les aides sociales.

L’idée de réserver certains services et prestations sociales aux personnes de nationalité espagnole s’invite dans les accords régionaux en Espagne, portée par le parti d’extrême droite Vox et acceptée par les conservateurs du Parti populaire.



ROUMANIE

L’alliance opportuniste des socialistes avec l’extrême droite.

Le Parlement roumain a voté la censure du gouvernement à la faveur d’une alliance des sociaux-démocrates avec l’extrême droite. Les deux camps voulaient faire chuter le premier ministre pro-européen, Ilie Bolojan, qu’ils accusent d’avoir plongé le pays dans la pauvreté par une politique d’austérité. Cette alliance de circonstance soulève de nombreuses interrogations quant à l’avenir européen de la Roumanie.



SUEDE

En Suède, la droite précipite la normalisation de l’extrême droite.

A l’approche des élections législatives du 13 septembre, les conservateurs, les Libéraux et les Chrétiens-démocrates ont fait savoir qu’ils étaient prêts à gouverner avec les Démocrates de Suède, qui leur ont permis de revenir au pouvoir en 2022.



ROYAUME-UNI

Déroute annoncée pour les travaillistes, l’extrême droite favorite… Les enjeux des élections locales au Royaume-Uni, qui font trembler Keir Starmer.

Selon certaines prévisions, le Labour risque de perdre jeudi environ 1 850 des quelque 2 550 sièges qu’il défend. De son côté, le parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage veut confirmer sa montée en puissance à travers tout le pays.



INDE

L’extrême droite progresse et les communistes perdent le Kerala.

Ce 4 mai, l’extrême droite de Narendra Modi a conquis le Bengale-Occidental, une première depuis l’indépendance. L’État du Kérala, dirigé par les communistes, passe aux mains du Congrès, et le Tamil Nadu sera dirigé par une formation populiste. Le point sur ces élections dont on ne parle que trop peu avec Axel Nodinot, journaliste à la rubrique monde, et Théo Bourrieau.



JAPON

Près de Tokyo, un projet de mosquée instrumentalisé par l’extrême droite.

L’initiative, destinée à offrir un lieu de culte à la communauté musulmane locale, est la cible d’une campagne de dénigrement et de fausses informations. Dans la presse japonaise, des voix s’élèvent pour appeler au dialogue avec les immigrés de confession musulmane.



AMERIQUE LATINE

Comment l’Amérique latine est devenue une terre d’élection pour l’extrême droite.

Du Honduras au Chili, une dizaine de pays ont placé à leur tête des dirigeants liés à la droite radicale. Ils s’inspirent notamment du président salvadorien, Nayib Bukele, qui a éradiqué les gangs au prix de graves atteintes à l’Etat de droit.



…

« La lutte active contre l’extrême droite ne la renforce pas, la passivité oui. » (Azzedine Hajji)

RD

Contre le racisme, la parole décomplexée et la suspicion permanente 



Il ne semble pas inutile de rappeler que toute allusion à la supériorité par la race, l’ethnie ou la couleur de peau est condamnable et détruit le vivre ensemble humaniste.



« Ces intimidations contribuent à créer la peur » : 250 manifestants contre le racisme en soutien à une élue rennaise.

Environ 250 personnes ont manifesté à Rennes ce dimanche contre le racisme et les violences envers les élus. Un rassemblement qui fait suite aux attaques racistes dont l’élue municipale rennaise d’opposition (LFI), Régine Komokoli, explique être victime.



Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, appelle à une grande marche contre le racisme le dimanche 21 juin. Une mobilisation nationale, dans la continuité du rassemblement du 4 avril.

Deux mois après un premier rassemblement local qui avait réuni des milliers de personnes sur le parvis de l’hôtel de ville de Saint-Denis, Bally Bagayoko n’entend pas baisser la garde. Le maire LFI de la ville, élu le 15 mars dernier au premier tour à la tête de la deuxième plus grande commune d’Île-de-France, a lancé samedi 2 mai sur ses réseaux sociaux un appel à une « grande marche contre le racisme et toutes les formes de discrimination » pour le dimanche 21 juin, jour de la traditionnelle Fête de la musique.



Les électeurs du Rassemblement national (RN) sont racistes. Cela peut sembler anodin de le dire pour quiconque veut bien voir ce qu’il y a à voir dans ce parti, mais c’est l’une des conclusions que l’on peut tirer après lecture de l’ouvrage du sociologue Félicien Faury, Des électeurs ordinaires (Éditions du Seuil, 2024). Entretien.




Les témoins n’avaient rien inventé. Le « Canon français » promeut bien le racisme et le néonazisme.



Saluts nazis, propos racistes… À l’intérieur du banquet normand organisé par le Canon français en avril à Caen

Après l’événement, des habitants disent avoir été témoins de saluts nazis et de propos racistes dans les rues de la ville. Les organisateurs démentent, mais un journaliste de France Inter a été témoin de propos racistes et de gestes qui s’apparentent à des saluts nazis à l’intérieur du banquet.



Calais : les chasseurs mis à contribution pour traquer les migrants

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Nous évoquions récemment ici même le règlement européen « retour » adopté le 26 mars 2026 grâce au lobbying des extrêmes droites au Parlement européen et qui porte un coup sans précédent au droit international, entérinant le remodelage du droit de l’Union en vue de l’adapter à l’idéologie raciste, anti migratoire et anti-démocratique qui prévaut à l’échelle européenne et bien au-delà.



L’accord « One in, One out » entre la France et le Royaume-Uni que le Conseil d’Etat ne rejetait pas fin 2025 contre l’avis de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme) enfonçait encore davantage le clou.


Non content de ces dispositions qui favorisent des traitements cruels, inhumains ou dégradants, exposant les deux gouvernements à des violations de la Convention des Nations unies contre la torture et de la Convention relative au statut des réfugiés, le ministre de l’Intérieur français recrute à présent des chasseurs pour assister la police dans ses activités de harcèlement des personnes en exil.

Ça n’est pas une pratique vraiment nouvelle puisque, avant même les passages remarqués de Darmanin et de Retaillau, leur prédécesseur Castaner sollicitait la population pour l' »aider à sauver des vies ».



On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre cette campagne censée faire appel à la générosité des chasseurs, pour soi-disant sauver des vies, et les sombres périodes qu’a connues la France au cours desquelles l’occupant nazi récompensa la collaboration, la dénonciation et la délation pour emmener à la mort 6 millions de vieillards, de femmes, d’hommes, d’enfants et qui font encore rêver les nostalgiques.




Nous vous proposons la lecture de ce bref ouvrage salutaire que notre amie Agnès nous recommande.


RD

Dans l’actualité de ce 31 mars: fin de la trêve hivernale



« On va punir les ménages » au lieu d’être « dans une logique de prévention », déplore la Fondation pour le logement des défavorisés.

Les expulsions vont reprendre avec la fin de la trêve hivernale. Les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées, observe la Fondation.



 

Mais aussi


Allô l’Arcom ? C’est encore pour CNews

La chaîne TNT, vaisseau amiral des médias Bolloré, a une spécialité : lancer des campagnes de haine contre telle ou telle personnalité. Depuis son élection à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) subit un déluge d’insanités racistes. Dans « Le Procès Bolloré », le livre du FPL publié le 19 mars, d’autres personnes expliquaient parfaitement cette mécanique infernale.




 

Payés moins de 6 euros de l’heure, accidents, agressions : une étude alerte sur le sort des livreurs


Un livreur sur deux a des symptômes dépressifs, les accidents du travail sont courants mais ignorés… Une nouvelle étude inédite par son ampleur détaille les dégâts sur la santé du monde ubérisé des plateformes de livraison. Témoignages.



 

Crise de l’énergie : le retour en grâce de l’E85, le «carburant malin» au bilan environnemental controversé


Carburant l’argent. Face à la flambée des prix à la pompe, le superéthanol E85 attire les automobilistes en quête d’économies. Un mauvais pari, tant pour leur portefeuille que pour l’environnement et notre souveraineté alimentaire. Explications.



 

Le renforcement des contrôles policiers rend la traversée de la Manche plus mortelle, selon des chercheurs


Dans une étude publiée la semaine dernière, des chercheurs britanniques et l’organisation Border Forensics ont disséqué la politique migratoire menée à la frontière entre le Royaume-Uni et la France ces dernières années. Selon eux, l’augmentation des décès est directement liée au renforcement des contrôles.



 

Les dangers des réseaux sociaux enfin reconnus par la justice

Les 24 et 25 mars deux décisions de justice (Nouveau Mexique, Californie) marquent un tournant dans la reconnaissance des dangers des réseaux sociaux. Meta et Instagram ont été condamnés pour des contenus addictifs avec des conséquences psychologiques.

L’accusation a porté sur la façon dont les plateformes captent l’attention des jeunes pour augmenter le temps passé afin de générer davantage de profits publicitaires au détriment de leur santé mentale. Même si les montants des condamnations restent symboliques, les décisions pourraient enclencher une dynamique capable de fragiliser la défense des géants de l’Internet, fondée jusqu’ici sur l’irresponsabilité et la neutralité technologique. Uniquement en Californie, plus de 3000 procédures sont en cours d’instruction.

Ces jugements font résonance avec des décisions prises en Australie, bientôt suivies par le Royaume-Uni, la Malaisie. La France prend des initiatives pour encadrer l’usage des smartphones. Partout les alertes sanitaires se multiplient poussant les réseaux sociaux à ne plus ignorer les dommages de leur modèle économique.

Signal utile pour les adultes, médecins, enseignants, parents souvent démunis face aux usages intensifs des réseaux.

Rapport de force inversé, les géants de l’Internet savent désormais qu’ils ne peuvent plus se dispenser d ‘une éthique de la responsabilité.

Tiré du Monde du samedi 28 mars 2026

JC


L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans débattue ce mardi au Sénat

Le Sénat, qui penche à droite, ne remet pas en cause l’objectif général du texte adopté à l’Assemblée nationale. Mais il subsiste un différend quant à la rédaction de cette loi.



 

Moyen-Orient

 

Israël légalise la peine de mort pour les Palestiniens


Les députés israéliens ont adopté une loi instaurant la peine de mort pour les « terroristes » palestiniens. Est visée toute personne reconnue coupable de meurtre commis « dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l’intention de mettre fin à l’existence de l’État d’Israël ». Car « il n’y a pas de terroriste juif », justifie l’auteure de la proposition de loi.



« Zone tampon et de sécurité », ressource en eau… Que cherche à conquérir Israël au sud du Liban?

Le ministre israélien de la Défense Israel Katz a annoncé ce mardi 31 mars « le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu’au Litani », au Liban. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ordonné ce dimanche 29 mars l’extension de sa « zone de sécurité » au sud du pays. La région, déjà occupée par Israël entre 1978 et 2000, revêt une importance stratégique et religieuse pour certains. 



 

Dans l’audiovisuel, un tapis rouge pour l’ambassadeur d’Israël


Au lendemain de l’agression israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février 2026, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, débute une intense tournée médiatique. Propagande à foison, invisibilisation des victimes, contradiction atone : on pensait avoir tout vu, tout entendu. C’était sans compter une séquence inédite, qui se répétera sur trois plateaux différents en dix jours…




 

Iran : L’armée intensifie l’enrôlement d’enfants



Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran mène actuellement une campagne visant à recruter des enfants dès l’âge de 12 ans pour qu’ils s’engagent volontairement en tant que « combattants pour la défense de la patrie », a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Le recrutement et l’utilisation d’enfants à des fins militaires constituent une violation grave des droits des enfants, et un crime de guerre lorsque les enfants ont moins de 15 ans.

Troyes : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale



Ce vendredi 20 mars, à l’appel des organisations AGUI, CGT, CIMADE, FSU, GREENPEACE, LDH, MRAP, MUSAWA et de citoyen.ne.s, une soixantaine de personnes se sont rassemblées place Alexandre-Israël (place de l’hôtel de ville) pour dénoncer le racisme et la xénophobie qui gagnent chaque jour du terrain, en même temps que les droites extrêmes et les extrêmes-droites, qui attisent la haine et le rejet de l’autre.

Le communiqué des organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs, actrices de la société civile, a été lu à quatre voix devant un public de militants fidèles à leurs engagements et de passants attirés par l’attroupement.

Merci aux membres du collectif Louise-Michel pour la mise à disposition de leur matériel de sonorisation.


MB


MB



Soixantième anniversaire de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale


La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale est célébrée chaque année le 21 mars, pour commémorer ce jour de 1960 où, à Sharpeville (en Afrique du Sud), la police a ouvert le feu et tué 69 personnes lors d’une manifestation pacifique contre les lois relatives aux laissez-passer imposées par l’apartheid. En proclamant la Journée internationale en 1966, l’Assemblée générale a engagé la communauté internationale à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale (Résolution 2142 (XXI)).

En 1979, l’Assemblée générale a adopté un Programme d’activités à entreprendre au cours de la seconde moitié de la Décennie de la lutte contre le racisme et la discrimination raciale (A/RES/34/24). À cette occasion, l’Assemblée générale a décidé qu’une semaine de solidarité avec les peuples en lutte contre le racisme et la discrimination raciale, commençant le 21 mars, sera organisée chaque année par l’ensemble des États.

Depuis lors, le système d’apartheid en Afrique du Sud a été démantelé. Les lois et pratiques racistes ont été abolies dans de nombreux pays et nous avons mis en place un cadre international de lutte contre le racisme, guidé par la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. Cette Convention est sur le point d’être ratifiée de façon universelle même si dans toutes les régions, trop d’individus, de communautés et de sociétés souffrent encore de l’injustice et des préjugés causés par le racisme.


Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale




Quand les discours racistes prolifèrent jusque dans la bouche des représentants de la Nation,

Quand les pires préjugés s’expriment dans les institutions censées garantir l’accès aux droits,

Quand tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion sont victimes de comportements racistes et xénophobes dans leur quotidien,

Quand de nombreux médias se font les porte-voix de la haine contre les étranger-e-s et leurs enfants, les musulman-e-s notamment, installant et construisant des discours de haine qui se banalisent dans la société

Quand des manifestations d’extrême-droite suintent la haine de l’Autre, avec des saluts nazis,

Quand le racisme et l’antisémitisme s’amplifient dans la société,

Quand le nombre d’actes racistes et antisémites augmente dans des proportions alarmantes,

Quand 1,2 million d’individus estiment avoir été victimes de racisme en 2022 mais que seulement 3% l’ont signalé,

Quand les discriminations à caractère raciste restent massives dans l’accès à l’emploi et au logement, dans les rapports avec les institutions, notamment la police et la justice,

Quand les crimes racistes se multiplient mais ne semblent plus susciter de mobilisations massives,

Quand des Juifs vivent dans l’inquiétude,

Quand des musulman-e-s se demandent si la haine qui les cible témoigne de l’impossibilité de notre pays de les accepter pleinement un jour, et que l’islamophobie s’exprime de manière toujours plus violente dans certains médias comme au sein de formations politiques,

Quand les restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeur-euse-s d’asile attentent à leurs droits et à leur dignité,

Quand les conditions de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ne garantissent plus pleinement le droit à un procès équitable,

Quand les refus de régularisation et de renouvellement de titres de séjour détruisent des vies, que les préfectures « fabriquent » des sans-papiers,

Quand les obligations de quitter le territoire français (OQTF) deviennent systématiques afin d’agiter des chiffres visant à créer un « problème étranger »,

Quand la remise en cause des allocations logement (APL) pour les étudiant-e-s étranger-e-s précarise de nombreux jeunes,

Quand des dizaines de milliers de personnes étrangères perdent tout ce qu’elles ont construit à cause de la loi immigration du 26 janvier 2024, de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, et des autres lois xénophobes qui les ont précédées,

Nous avons, plus que jamais, le devoir et le besoin de retrouver le chemin de l’égalité et du refus des haines,

Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de solidarité, de justice, et de respect des libertés.

Les organisations du collectif Né-es ici ou venu-es d’ailleurs, actrices de la société civile, appellent en toute indépendance vis à vis des formations politiques à une large mobilisation de la société, dans toute sa diversité, pour les mobilisations autour de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale entre le 14 et le 21 mars, partout en France. Défendons le projet d’une société antiraciste, c’est-à-dire une société humaniste, solidaire et égalitaire.

Premiers signataires : Attac, CGT, Femmes Egalité, FSU, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), LDH (Ligue des droits de l’Homme), Mémorial98, Mrap, Solidaires, SOS Racisme.

Signataires : Artisans du monde Saint-Nazaire, Association Accueil des demandeurs d’asile de Mulhouse, Association d’Aide et de défense des mineurs isolés étrangers (Aadmie), Association nationale des Pieds-Noirs progressistes et leurs ami.e.s, Association pour la reconnaissance et la défense des droits des immigrés en Bocage (ARDDIB), Association Roya citoyenne, Cercle de silence Hazebrouck, Collectif d’aide aux personnes exilées à Dol de Bretagne (CAMADol), CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), Emmaüs France, FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), Itinérance Sud Manche, La Baule humaniste (LBH), La Croisée des chemins, Monde solidaire la flèche, Planning familial, Réseau féministe « Ruptures », Réseau d’action contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), Syndicat de la magistrature (SM), Toutes et Tous Migrants, Union nationale des étudiants de France (Unef).

Aube et alentours : la semaine militante



Châlons-en-Champagne





Et dimanche 22 mars,

à Troyes et Romilly-sur-Seine,

toutes et tous aux urnes !

Pas d’élu(e) RN !




En France: 31 maires d’extrême droite, et ce n’est qu’un début

Ce n’est pas une vague brune. Mais ne nous y trompons pas, l’extrême droite monte. Le Rassemblement national va très probablement conserver sans difficultés ses treize communes. C’est même déjà gagné dans sept d’entre elles : Perpignan, Hénin-Beaumont, Hayange, Bruay-la-Buissière, Beaucaire, Moissac et même Fréjus. David Rachline, pourtant mis en examen pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, réunit 51,3 % des scrutins dès le premier tour. 
Dans leurs sillages, onze communes, qui jusque-là n’étaient pas aux mains du RN, sont tombées dans l’escarcelle du parti dès le premier tour. Nous avons donc d’ores et déjà 18 villes RN. Il faut ajouter trois néo-maires UDR, le parti d’Éric Ciotti et six autres, comme Robert Ménard à Béziers, étiquetés divers-extrême droite qui, là aussi, passent au premier tour. Cela fait donc 27 maires d’extrême droite d’ores et déjà élus. Sans compter ceux qui, comme Nicolas Dupont-Aignan, élu dès dimanche soir, ont pu être étiquetés souverainiste ou divers droite malgré un soutien affiché à Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Et ce n’est qu’un début ! L’extrême droite bascule en tête dans plus de 50 autres villes. Plusieurs d’entre elles vont probablement tomber. À Nice, Éric Ciotti est en ballotage favorable (43 %). Mais ce n’est cependant pas définitivement plié : si Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste arrivée en troisième position, se désiste au profit de Christian Estrosi (ou accepte une fusion), ce dernier peut l’emporter. À Marseille, autre commune sous les feux des projecteurs, là non plus rien n’est joué. Le RN avec Franck Allisio est arrivé deuxième (35 %), un point derrière le maire sortant écolo Benoît Payan. Ce dernier a déjà refusé la main tendue de Sébastien Delogu (LFI), qui devrait donc rester en lice. La candidate de la droite Martine Vassal devrait elle aussi se maintenir. Ça s’annonce serré… 
✍️ Mat.Mo & C.M.

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