
Travail le 1er-Mai : le gouvernement plie sous la pression des syndicats
Le gouvernement renonce à légiférer sur le travail le 1er Mai. Il n’y aura finalement pas de loi permettant d’élargir le travail ce jour-là. L’exécutif souhaite tout de même engager un dialogue avec certains commerces de proximité.
Piégé par la proposition de loi Renaissance sur le 1er Mai, le gouvernement a renoncé. Les Républicains dénoncent un « recul » face aux syndicats et à la gauche. La droite est dépitée.
Les vestiges de la Macronie se sentent trahis et dans l’ « incompréhension ». Le centre est furieux.
Marlène Schiappa appelle à « ne pas bloquer » la « France qui veut travailler ».
Si certains artisans boulangers pestent contre cet empêchement de travailler qui les met « dans le pétrin », les fleuristes peuvent toujours, tout comme eux, ouvrir leur commerce, puisque faisant partie des activités qui le peuvent sans faire travailler leurs salariés ce jour-là.
Pour tous, le gouvernement s’est débrouillé « comme un manche ». Pendant ce temps, le RN affirme que lui seul défend les intérêts des artisans et des petits commerçants, tout en continuant de rencontrer les grands patrons pour « exposer » son programme,
Le gouvernement ne s’est pas vraiment laissé tordre la main par « le PS et une poignée de syndicats ». Ce sont les 8 grandes centrales syndicales françaises qui l’ont interpelé en ces termes: « Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives ».
Si le gouvernement fait marche arrière sur l’extension du travail le 1er-Mai face à la pression exercée par les syndicats, pour l’historienne Danielle Tartakowsky, cette crispation s’inscrit dans un contexte plus large de remise en cause du « temps de travail » et du « progrès social ».
Le 1er Mai 2026 sera chaud, quel que soit le temps. Nous vous donnons RV Place Jean-Jaurès à Troyes pour une journée de rassemblement familiale, populaire et engagée.

RD
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