Présidentielle 2027 : le RN sans solution de prêt, le gouvernement et les banques planchent sur le financement de la campagne.
Soucieux d’éviter tout recours à des solutions de financement venues de l’étranger, Matignon veut encourager un secteur bancaire frileux face aux risques représentés par des prêts de plusieurs millions d’euros.
Outre une pétition adressée à Roland Lescure (Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique), à Monsieur le Gouverneur de la Banque de France , Les dirigeants des principaux établissements bancaires français (BNP Paribas, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel, Crédit Agricole et La Banque Postale), les messages de soutien se multiplient, y compris de la part de banquiers qui n’ont vraiment peur de rien…
Financement de la présidentielle : le patron du Crédit Mutuel juge problématiques les refus de prêts au RN
Le débat sur le financement de la prochaine élection présidentielle s’est invité au cœur de la campagne, après la prise de position du président du Crédit Mutuel, Daniel Baal, sur les difficultés rencontrées par le Rassemblement national pour obtenir un prêt bancaire.
Un pré-rapport d’inspection, publié ce lundi, a révélé les coulisses des dysfonctionnements judiciaires ayant accompagné l’assassinat de la jeune Lyannah, le 29 mai dernier. Depuis, le gouvernement macroniste s’empresse de pointer du doigt les supposés responsables, avec promesse de sanctions. Et ce quitte à instrumentaliser le contenu même du rapport, en refusant de se confronter aux conséquences de leurs propres politiques publiques.
Lyhanna : Gérald Darmanin annonce « un choc numérique au ministère de la Justice » et « promet le zéro papier d’ici six mois ».
Le garde des Sceaux affirme que le ministère va « tout scanner » avec l’aide de « l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions. C’est une réponse structurelle à des difficultés qui existent partout ».
Quand on voit un élu promettre l’attribution d’un logement social et d’un emploi en tant que maire ou encore la révision d’une condamnation, grâce à sa copine Alliot-Marie, en échange de faveurs sexuelles, on sait très vite à qui on a affaire. Jamais mis en examen malgré la réalité avérée d’un « viol par surprise » et d’un rapport sexuel « extorqué », « ni libre, ni consenti », il n’a jamais été jugé, bénéficiant d’un non-lieu en juillet 2022, confirmé par la cour d’appel de Paris en janvier 2023 et par la Cour de cassation en février 2024.
Il ne faut pas espérer que le personnage devienne un parangon de vertu et qu’il se soucie du problème des abus et violences sexuels. C’est un personnage malsain à la base, qui ne fait de politique depuis l’âge de 16 ans que pour satisfaire sa soif de reconnaissance et ses besoins personnels.
Un DEUG d’histoire et un diplôme de Sciences-Po Lille ne confèrent pas nécessairement un haut niveau de moralité.
Il est tellement plus facile de s’en prendre aux sous-fifres et de faire des annonces « chocs », en l’occurrence plus aucun papier au ministère de la Justice. On efface plus facilement un fichier informatique qu’un lourd dossier papier. Plus de traces. Hormis sur les murs des chiottes, s’il parvenait à appliquer à la lettre sa promesse… intenable par ailleurs, puisqu’ il n’y aura pas un centime supplémentaire pour équiper les tribunaux du matériel nécessaire.
Darmanin ment comme il respire. Pris le doigt dans le pot de confiture, il dit encore que c’est l’autre.
Pour ne citer qu’un autre exemple, alors ministre de l’Intérieur, Il affirmait, en mars 2023 en conférence de presse, que les gendarmes n’avaient « pas lancé de LBD » à Sainte-Soline, pour revenir le lendemain sur sa déclaration, après la diffusion de vidéos probantes ; que les forces de l’ordre n’avaient « pas empêché les secours d’intervenir« , mais plutôt les « casseurs », alors que les observateurs de la LDH avaient constaté qu’il n’y en avait pas alors sur place depuis au moins 30 mn, un pompier et un opérateur de SAMU ayant observé que les secours étaient bloqués par les gendarmes alors qu’un manifestant était en danger de mort ; qu’ »aucune arme de guerre » n’avait été utilisée, des journalistes présents sur place ayant toutefois repéré des « GM2L », armes classées en catégorie A2, celle-ci définissant des « armes de guerre » ; que « des gaz lacrymogènes n’ont pas été utilisés contre les blessés« , ce qui fut démenti par de nombreux témoignages et vidéos ; et concernant les 7 policiers de la BRAV-M ayant intimidé et menacé 7 manifestants, qu’ils n’avaient « pas été identifiés formellement » et qu’ils n’étaient d’ailleurs « pas engagés » ce jour-là, alors que des membres de la 21ème compagnie d’interventions de la BRAV-M étaient effectivement présents et avaient été clairement identifiés, tenant par ailleurs des propos racistes et terroristes…
Un rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, remis lundi au gouvernement, appelle l’exécutif à aller plus loin dans la mise en œuvre des mesures préconisées fin 2023.
La démission d’un ministre ne doit plus être un tabou.
Depuis dix jours, Gérald Darmanin balaie les appels à la démission, pour mieux évacuer la question de sa responsabilité politique. Un principe bien français, qu’Emmanuel Macron a poussé à son paroxysme ces dernières années en organisant méthodiquement l’irresponsabilité du pouvoir.
Si elle ne fait pas l’unanimité, la démission de Gérald Darmanin est demandée chaque jour par un nombre croissant d’acteurs de la vie publique et de Françaises et Français. Les nombreux dysfonctionnements dans la gestion judiciaire des enquêtes sur la pédocriminalité et dans leur traitement pénal sont imputables à son administration et la responsabilité politique du ministre est clairement engagée. Ce qu’il refuse.
Les lacunes dans les enquêtes et ses directives successives, parfois contradictoires, adressées à la magistrature débordée, malmenée, sous équipée, quand elle n’est pas accusées de tous les maux du pays, sont également à l’origine des défaillances majeures dont souffre l’institution judiciaire.
Il s’en justifie en en faisant porter la responsabilité sur la loi Taubira qui lui interdirait d’intervenir directement (loi du 15 août 2014 visant à lutter contre la récidive, en sortant la personne du milieu carcéral pour l’exécution de sa peine).
Les ministres français ne peuvent être individuellement tenus responsables, la responsabilité politique au sein du gouvernement étant collégiale, ce qui limite leur devoir de rendre des comptes.
Ce qui n’est pas le cas des autres démocraties européennes, où l’on voit plus fréquemment des ministres être appelés à la démission. En France seules les « affaires » les touchant personnellement peuvent les y contraindre.
La communication de Darmanin, comme celle du gouvernement, confine davantage à l’évitement, minimisant les critiques, remettant en cause l’indépendance de la justice et tentant de rassurer l’opinion et les manifestant.e.s sans pour autant engager ouvertement sa responsabilité.
Rappelons que Darmanin a été nommé ministre en dépit d’une plainte pour viol, confirmée par les examens médicaux et par le psychiatre qui a confirmé la fiabilité du témoignage, mais classée sans suite. Cette nomination montre le mépris du pouvoir actuel pour l’éthique, au profit de la politique politicienne, ce qui ne peut qu’alimenter la méfiance citoyenne et questionner la légitimité démocratique des choix gouvernementaux.
Partager la publication "Violences sexuelles faites aux enfants : plus de deux tiers des recommandations formulées en 2023 par la Ciivise ne sont toujours pas pleinement effectives"
Travail le 1er-Mai : le gouvernement plie sous la pression des syndicats
Le gouvernement renonce à légiférer sur le travail le 1er Mai. Il n’y aura finalement pas de loi permettant d’élargir le travail ce jour-là. L’exécutif souhaite tout de même engager un dialogue avec certains commerces de proximité.
Piégé par la proposition de loi Renaissance sur le 1er Mai, le gouvernement a renoncé. Les Républicains dénoncent un « recul » face aux syndicats et à la gauche. La droite est dépitée.
Si certains artisans boulangers pestent contre cet empêchement de travailler qui les met « dans le pétrin », les fleuristes peuvent toujours, tout comme eux, ouvrir leur commerce, puisque faisant partie des activités qui le peuvent sans faire travailler leurs salariés ce jour-là.
Pour tous, le gouvernement s’est débrouillé « comme un manche ».Pendant ce temps, le RN affirme que lui seul défend les intérêts des artisans et des petits commerçants, tout en continuant de rencontrer les grands patrons pour « exposer » son programme,
Le gouvernement ne s’est pas vraiment laissé tordre la main par « le PS et une poignée de syndicats ». Ce sont les 8 grandes centrales syndicales françaises qui l’ont interpelé en ces termes: « Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives ».
Si le gouvernement fait marche arrière sur l’extension du travail le 1er-Mai face à la pression exercée par les syndicats, pour l’historienne Danielle Tartakowsky, cette crispation s’inscrit dans un contexte plus large de remise en cause du « temps de travail » et du « progrès social ».
Le 1er Mai 2026 sera chaud, quel que soit le temps. Nous vous donnons RV Place Jean-Jaurès à Troyes pour une journée de rassemblement familiale, populaire et engagée.
RD
Partager la publication "Un brin de muguet pour les syndicats"
Prix de l’électricité, bonus auto, taxe foncière : Lecornu lâche du lest pour sauver le budget.
Le Premier ministre démine le terrain des sujets polémiques avant la dernière ligne droite sur le budget. Si le PS souhaite trouver un compromis, les LR, par la voix de Bruno Retailleau, haussent le ton.
Taxe foncière : le gouvernement cède à la pression et suspend la fiabilisation des valeurs locatives.
Face au tollé des élus nationaux, locaux et des propriétaires, le gouvernement a décidé de suspendre la fiabilisation des valeurs locatives des logements prévue en 2026. Une reculade qui laisse craindre le pire pour la poursuite de la grande réforme des valeurs locatives, pourtant réclamée par tout le monde local.
Critique contre les grands patrons : Sophie Binet annonce sa mise en examen pour injure publique.
La leader de la CGT, Sophie Binet, a annoncé mardi sur France Inter sa mise en examen pour « injure publique » après avoir qualifié en janvier à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif, est l’appât du gain ».
Qui est Sophie de Menthon, à l’origine de la plainte contre Sophie Binet ?
Sophie Binet vient d’annoncer être mise en examen pour injure publique. La secrétaire générale de la CGT avait qualifié les patrons qui menaçaient de délocaliser leur entreprise en cas de surtaxe du gouvernement « de rats qui quittent le navire » . A l’origine de la plainte, Sophie de Menthon, une présidente du lobby patronal Ethic, qui a l’habitude de tisser des liens entre les patrons et l’extrême droite.
La droite de Retaillau, qui tient à faire savoir qu’ il ne se sent « pas du tout responsable », fait tout pour semer la confusion en vue de s’allier au RN en barrant la route à la gauche, qui ne sait plus trop elle-même d’où vient le vent.
Il y a près d’un mois, Louis G. Durand écrivait dans le Club de Mediapart :
« La reprise de la France dépend de mesures décisives sur trois fronts : la stabilisation politique, la revitalisation économique et la discipline budgétaire. »
Aujourd’hui, c’est la presse étrangère qui analyse la situation avec le plus d’objectivité, selon la couleur politique. L’unanimité semble se faire jour pour que le président prenne enfin ses responsabilités.
C’est dans le tabloïd suisse Blick que la situation de la France semble présentée avec la plus pénétrante cruauté :
« La France politique radicalisée sort victorieuse de cette séquence. Emmanuel Macron sort pulvérisé. Les institutions sont ébranlées pour la première fois depuis la promulgation de la Constitution de 1958. Le pays du Général de Gaulle, réputé pour sa stabilité, ressemble à un navire politique en pleine tempête, qui se rue sur les icebergs. » Richard Werly
Le Premier ministre a ouvert la porte ce vendredi à une discussion sur le droit du sol, notamment proposée par son ministre de la Justice Gérald Darmanin.
Partager la publication "Droit du sol : Bayrou prêt à entrer dans un « plus large » débat sur l’identité française, la droite exulte et la gauche se déchire"
L’association dénonce notamment l’absence d’un ministère dédié à l’Enfance dans le nouveau gouvernement.
« On a eu différents engagements pris par le président de la République sur la place centrale de la politique de l’enfance. Mais ça ne traduit pas en actes concrets« , déplore vendredi 27 décembre sur franceinfo, Corentin Bailleul, responsable du pôle plaidoyer et des programmes pour Unicef France. L’absence de ministère à l’Enfance dans le nouveau gouvernement Bayrou en est la preuve selon lui.
Deux cent vingt ans après l’événement immortalisé par le peintre David, Macron qui n’est pas Bonaparte n’a pas eu le privilège de kidnapper un pape pour son sacre. Pourquoi Notre-Dame a pu résister à l’assaut d’un président qui voulait couronner sa présidence alors qu’elle est en train de chanceler ? (Gilles Fumey)
Le gouvernement Barnier est menacé par la censure, après le déclenchement du 49.3. Rejetant toute proposition budgétaire alternative venue de la gauche, le bloc central a défendu son programme en négociant avec l’extrême-droite. Une grave étape vers la légitimation de l’offre politique du RN.
Motion de censure : Pourquoi faut-il attendre 48 heures avant le vote ?
Les motions de censure déposées par La France Insoumise et le Rassemblement national, à la suite du recours par Michel Barnier le 2 décembre à l’article 49, alinéa 3, pour faire adopter le projet de loi de financement de la sécurité sociale, seront votées mercredi 4 décembre. Pourquoi un tel délai entre le dépôt des motions et leur vote par les députés ?
Partager la publication "Vous avez dit irresponsable ?"
Le ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique dit vouloir échanger avec le milliardaire pour « repenser les organisations publiques ».
Partager la publication "« J’ai hâte de partager des bonnes pratiques » : le ministre Guillaume Kasbarian félicite Elon Musk, chargé par Donald Trump de « démanteler la bureaucratie » américaine"
Alors que Michel Barnier veut relancer le débat, les 184 citoyens préparent une lettre ouverte pour tenter d’accélérer les choses et appuyer la demande de plusieurs parlementaires.
L’Aide médicale d’Etat, inépuisable point de fixation chez ceux, politiques et media, qui font de l’étranger le bouc-émissaire et la source de tous nos maux.
Le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a participé samedi à un événement organisé par le syndicat étudiant UNI. Une visite de courtoisie qui ne passe pas.
Partager la publication "La conférence du ministre Patrick Hetzel chez le syndicat UNI, proche de l’extrême-droite, indigne jusqu’aux macronistes"