Affaire Lyannah : derrière la communication du gouvernement, ce que révèle (vraiment) le rapport d’inspection



Un pré-rapport d’inspection, publié ce lundi, a révélé les coulisses des dysfonctionnements judiciaires ayant accompagné l’assassinat de la jeune Lyannah, le 29 mai dernier. Depuis, le gouvernement macroniste s’empresse de pointer du doigt les supposés responsables, avec promesse de sanctions. Et ce quitte à instrumentaliser le contenu même du rapport, en refusant de se confronter aux conséquences de leurs propres politiques publiques.


Mais Darmanin a trouvé la solution.

Lyhanna : Gérald Darmanin annonce « un choc numérique au ministère de la Justice » et « promet le zéro papier d’ici six mois ».

Le garde des Sceaux affirme que le ministère va « tout scanner » avec l’aide de « l’intelligence artificielle dans toutes les juridictions. C’est une réponse structurelle à des difficultés qui existent partout ».



Quand on voit un élu promettre l’attribution d’un logement social et d’un emploi en tant que maire ou encore la révision d’une condamnation, grâce à sa copine Alliot-Marie, en échange de faveurs sexuelles, on sait très vite à qui on a affaire. Jamais mis en examen malgré la réalité avérée d’un « viol par surprise » et d’un rapport sexuel « extorqué »« ni libre, ni consenti », il n’a jamais été jugé, bénéficiant d’un non-lieu en juillet 2022, confirmé par la cour d’appel de Paris en janvier 2023 et par la Cour de cassation en février 2024.


Analyse

Il ne faut pas espérer que le personnage devienne un parangon de vertu et qu’il se soucie du problème des abus et violences sexuels. C’est un personnage malsain à la base, qui ne fait de politique depuis l’âge de 16 ans que pour satisfaire sa soif de reconnaissance et ses besoins personnels.

Un DEUG d’histoire et un diplôme de Sciences-Po Lille ne confèrent pas nécessairement un haut niveau de moralité. 

Il est tellement plus facile de s’en prendre aux sous-fifres et de faire des annonces « chocs », en l’occurrence plus aucun papier au ministère de la Justice. On efface plus facilement un fichier informatique qu’un lourd dossier papier. Plus de traces. Hormis sur les murs des chiottes, s’il parvenait à appliquer à la lettre sa promesse… intenable par ailleurs, puisqu’ il n’y aura pas un centime supplémentaire pour équiper les tribunaux du matériel nécessaire.

Darmanin ment comme il respire. Pris le doigt dans le pot de confiture, il dit encore que c’est l’autre.

Pour ne citer qu’un autre exemple, alors ministre de l’Intérieur, Il affirmait, en mars 2023 en conférence de presse, que  les gendarmes n’avaient « pas lancé de LBD » à Sainte-Soline, pour revenir le lendemain sur sa déclaration, après la diffusion de vidéos probantes ; que les forces de l’ordre n’avaient « pas empêché les secours d’intervenir« , mais plutôt les « casseurs », alors que les observateurs de la LDH avaient constaté qu’il n’y en avait pas alors sur place depuis au moins 30 mn, un pompier et un opérateur de SAMU ayant observé que les secours étaient bloqués par les gendarmes alors qu’un manifestant était en danger de mort ; qu’ »aucune arme de guerre » n’avait été utilisée, des journalistes présents sur place ayant toutefois repéré des « GM2L », armes classées en catégorie A2, celle-ci définissant des « armes de guerre » ; que « des gaz lacrymogènes n’ont pas été utilisés contre les blessés« , ce qui fut démenti par de nombreux témoignages et vidéos ; et concernant les 7 policiers de la BRAV-M ayant intimidé et menacé 7 manifestants, qu’ils n’avaient « pas été identifiés formellement » et qu’ils n’étaient d’ailleurs « pas engagés » ce jour-là, alors que des membres de la 21ème compagnie d’interventions de la BRAV-M étaient effectivement présents et avaient été clairement identifiés, tenant par ailleurs des propos racistes et terroristes…



Il est aujourd’hui garde des Sceaux, ministre de la Justice. Et il ne veut pas démissionner.



RD

NB: le 2ème partie, volontairement polémique de cet article (analyse) n’engage que son auteur.

Violences sexuelles faites aux enfants : plus de deux tiers des recommandations formulées en 2023 par la Ciivise ne sont toujours pas pleinement effectives



Un rapport de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, remis lundi au gouvernement, appelle l’exécutif à aller plus loin dans la mise en œuvre des mesures préconisées fin 2023.




La démission d’un ministre ne doit plus être un tabou.

Depuis dix jours, Gérald Darmanin balaie les appels à la démission, pour mieux évacuer la question de sa responsabilité politique. Un principe bien français, qu’Emmanuel Macron a poussé à son paroxysme ces dernières années en organisant méthodiquement l’irresponsabilité du pouvoir.

Si elle ne fait pas l’unanimité, la démission de Gérald Darmanin est demandée chaque jour par un nombre croissant d’acteurs de la vie publique et de Françaises et Français. Les nombreux dysfonctionnements dans la gestion judiciaire des enquêtes sur la pédocriminalité et dans leur traitement pénal sont imputables à son administration et la responsabilité politique du ministre est clairement engagée. Ce qu’il refuse.

Les lacunes dans les enquêtes et ses directives successives, parfois contradictoires, adressées à la magistrature débordée, malmenée, sous équipée, quand elle n’est pas accusées de tous les maux du pays, sont également à l’origine des défaillances majeures dont souffre l’institution judiciaire.

Il s’en justifie en en faisant porter la responsabilité sur la loi Taubira qui lui interdirait d’intervenir directement (loi du 15 août 2014 visant à lutter contre la récidive, en sortant la personne du milieu carcéral pour l’exécution de sa peine).

Les ministres français ne peuvent être individuellement tenus responsables, la responsabilité politique au sein du gouvernement étant collégiale, ce qui limite leur devoir de rendre des comptes.

Ce qui n’est pas le cas des autres démocraties européennes, où l’on voit plus fréquemment des ministres être appelés à la démission. En France seules les « affaires » les touchant personnellement peuvent les y contraindre.

La communication de Darmanin, comme celle du gouvernement, confine davantage à l’évitement, minimisant les critiques, remettant en cause l’indépendance de la justice et tentant de rassurer l’opinion et les manifestant.e.s sans pour autant engager ouvertement sa responsabilité.

Rappelons que Darmanin a été nommé ministre en dépit d’une plainte pour viol, confirmée par les examens médicaux et par le psychiatre qui a confirmé la fiabilité du témoignage, mais classée sans suite. Cette nomination montre le mépris du pouvoir actuel pour l’éthique, au profit de la politique politicienne, ce qui ne peut qu’alimenter la méfiance citoyenne et questionner la légitimité démocratique des choix gouvernementaux.



RD

Un brin de muguet pour les syndicats



Travail le 1er-Mai : le gouvernement plie sous la pression des syndicats


Le gouvernement renonce à légiférer sur le travail le 1er Mai. Il n’y aura finalement pas de loi permettant d’élargir le travail ce jour-là. L’exécutif souhaite tout de même engager un dialogue avec certains commerces de proximité.



Piégé par la proposition de loi Renaissance sur le 1er Mai, le gouvernement a renoncé. Les Républicains dénoncent un « recul » face aux syndicats et à la gauche. La droite est dépitée.



Les vestiges de la Macronie se sentent trahis et dans l’ « incompréhension ». Le centre est furieux.



Marlène Schiappa appelle à « ne pas bloquer » la « France qui veut travailler ».


Si certains artisans boulangers pestent contre cet empêchement de travailler qui les met « dans le pétrin », les fleuristes peuvent toujours, tout comme eux, ouvrir leur commerce, puisque faisant partie des activités qui le peuvent sans faire travailler leurs salariés ce jour-là.



Pour tous, le gouvernement s’est débrouillé « comme un manche ». Pendant ce temps, le RN affirme que lui seul défend les intérêts des artisans et des petits commerçants, tout en continuant de rencontrer les grands patrons pour « exposer » son programme,




Le gouvernement ne s’est pas vraiment laissé tordre la main par « le PS et une poignée de syndicats ». Ce sont les 8 grandes centrales syndicales françaises qui l’ont interpelé en ces termes: « Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d’histoire sociale et de conquêtes collectives ».



Si le gouvernement fait marche arrière sur l’extension du travail le 1er-Mai face à la pression exercée par les syndicats, pour l’historienne Danielle Tartakowsky, cette crispation s’inscrit dans un contexte plus large de remise en cause du « temps de travail » et du « progrès social ».



Le 1er Mai 2026 sera chaud, quel que soit le temps. Nous vous donnons RV Place Jean-Jaurès à Troyes pour une journée de rassemblement familiale, populaire et engagée.



RD

Le gouvernement lâche du lest, les patrons ne lâchent rien


Prix de l’électricité, bonus auto, taxe foncière  : Lecornu lâche du lest pour sauver le budget.

Le Premier ministre démine le terrain des sujets polémiques avant la dernière ligne droite sur le budget. Si le PS souhaite trouver un compromis, les LR, par la voix de Bruno Retailleau, haussent le ton.



Taxe foncière : le gouvernement cède à la pression et suspend la fiabilisation des valeurs locatives.

Face au tollé des élus nationaux, locaux et des propriétaires, le gouvernement a décidé de suspendre la fiabilisation des valeurs locatives des logements prévue en 2026. Une reculade qui laisse craindre le pire pour la poursuite de la grande réforme des valeurs locatives, pourtant réclamée par tout le monde local.



Critique contre les grands patrons : Sophie Binet annonce sa mise en examen pour injure publique.

La leader de la CGT, Sophie Binet, a annoncé mardi sur France Inter sa mise en examen pour « injure publique » après avoir qualifié en janvier à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif, est l’appât du gain ».



Qui est Sophie de Menthon, à l’origine de la plainte contre Sophie Binet ?

Sophie Binet vient d’annoncer être mise en examen pour injure publique. La secrétaire générale de la CGT avait qualifié les patrons qui menaçaient de délocaliser leur entreprise en cas de surtaxe du gouvernement « de rats qui quittent le navire » . A l’origine de la plainte, Sophie de Menthon, une présidente du lobby patronal Ethic, qui a l’habitude de tisser des liens entre les patrons et l’extrême droite.

La France a perdu le cap

Par Rémy Dufaut



La droite de Retaillau, qui tient à faire savoir qu’ il ne se sent « pas du tout responsable », fait tout pour semer la confusion en vue de s’allier au RN en barrant la route à la gauche, qui ne sait plus trop elle-même d’où vient le vent.

Il y a près d’un mois, Louis G. Durand écrivait dans le Club de Mediapart :

« La reprise de la France dépend de mesures décisives sur trois fronts : la stabilisation politique, la revitalisation économique et la discipline budgétaire. » 


Aujourd’hui, c’est la presse étrangère qui analyse la situation avec le plus d’objectivité, selon la couleur politique. L’unanimité semble se faire jour pour que le président prenne enfin ses responsabilités.


C’est dans le tabloïd suisse Blick que la situation de la France semble présentée avec la plus pénétrante cruauté :

« La France politique radicalisée sort victorieuse de cette séquence. Emmanuel Macron sort pulvérisé. Les institutions sont ébranlées pour la première fois depuis la promulgation de la Constitution de 1958. Le pays du Général de Gaulle, réputé pour sa stabilité, ressemble à un navire politique en pleine tempête, qui se rue sur les icebergs.  » Richard Werly



L’Europe est dans l’attente d’une réaction du responsable de ce naufrage. Le « dos au mur », Emmanuel Macron va-t-il enfin cesser de tergiverser ?

Droit du sol : Bayrou prêt à entrer dans un « plus large » débat sur l’identité française, la droite exulte et la gauche se déchire



Le Premier ministre a ouvert la porte ce vendredi à une discussion sur le droit du sol, notamment proposée par son ministre de la Justice Gérald Darmanin.

Après Mayotte, la France entière ? Au lendemain d’un vote pour restreindre le droit du sol dans l’archipel, François Bayrou souhaite rouvrir ce dossier explosif dans le cadre d’un débat « plus large » sur l’identité française, réclamé par la droite mais déjà dénoncé dans son propre gouvernement.

Enfance : les engagements d’Emmanuel Macron « ne se traduisent pas en actes concrets », regrette Unicef France



L’association dénonce notamment l’absence d’un ministère dédié à l’Enfance dans le nouveau gouvernement.

« On a eu différents engagements pris par le président de la République sur la place centrale de la politique de l’enfance. Mais ça ne traduit pas en actes concrets« , déplore vendredi 27 décembre sur franceinfo, Corentin Bailleul, responsable du pôle plaidoyer et des programmes pour Unicef France. L’absence de ministère à l’Enfance dans le nouveau gouvernement Bayrou en est la preuve selon lui.

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Ça sent le sapin



La nomination de Gérald Darmanin comme garde des Sceaux, conjuguée à la reconduction de Bruno Retailleau comme ministre de l’Intérieur, est le signe d’un alignement à venir des feuilles de route de ces deux ministères régaliens, sur le fond comme sur la forme. Elle fait craindre un nouveau recul du respect de l’État de droit comme de l’indépendance de la Justice.

Macron rate son couronnement à Notre-Dame



Deux cent vingt ans après l’événement immortalisé par le peintre David, Macron qui n’est pas Bonaparte n’a pas eu le privilège de kidnapper un pape pour son sacre. Pourquoi Notre-Dame a pu résister à l’assaut d’un président qui voulait couronner sa présidence alors qu’elle est en train de chanceler ? (Gilles Fumey)

La réouverture cérémonieuse de Notre-Dame de Paris tombe à pic pour rappeler qu’en 2024, les monarques ne sont plus ce qu’ils étaient. Internet diffusera, certes, plus vite que l’immense toile de David les éléments de langage sur ce faux couronnement mais, situation cocasse, le principal acteur papal s’est fait la malle pour… Ajaccio, la ville natale de l’empereur


Vous avez dit irresponsable ?



Le gouvernement Barnier est menacé par la censure, après le déclenchement du 49.3. Rejetant toute proposition budgétaire alternative venue de la gauche, le bloc central a défendu son programme en négociant avec l’extrême-droite. Une grave étape vers la légitimation de l’offre politique du RN.



Motion de censure : Pourquoi faut-il attendre 48 heures avant le vote ?


Les motions de censure déposées par La France Insoumise et le Rassemblement national, à la suite du recours par Michel Barnier le 2 décembre à l’article 49, alinéa 3, pour faire adopter le projet de loi de financement de la sécurité sociale, seront votées mercredi 4 décembre. Pourquoi un tel délai entre le dépôt des motions et leur vote par les députés ?

« J’ai hâte de partager des bonnes pratiques » : le ministre Guillaume Kasbarian félicite Elon Musk, chargé par Donald Trump de « démanteler la bureaucratie » américaine



Le ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique dit vouloir échanger avec le milliardaire pour « repenser les organisations publiques ».

Le gouvernement français va-t-il s’inspirer de Donald Trump ? Le ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique, Guillaume Kasbarian, a adressé ses « félicitations » à Elon Musk, mercredi 13 novembre, après l’annonce de la nomination du milliardaire à la tête d’un nouveau ministère de l’Efficacité gouvernementale aux Etats-Unis. 



Kasbarian félicite Musk. Et les services publics payent la facture


En appelant à un « partage de bonnes pratiques » avec E. Musk contre la « bureaucratie », le ministre de la fonction publique G. Kasbarian sait que sa provocation conduira à une levée de boucliers. Cela a au moins le mérité d’être clair : notre ministre se bat contre ceux qui mettent en œuvre l’intérêt général. Et peut-être qu’il nous faut en tirer les conséquences politiques.

Chants homophobes : pourquoi les matchs continuent malgré les consignes du ministre ?



Malgré les appels du gouvernement pour l’arrêt des matchs en cas de propos homophobes, aucune rencontre de Ligue 1 n’a encore été suspendue, soulevant des questions sur l’application des règlements. Alors, pourquoi l’État peine-t-il à imposer des sanctions face à ces comportements persistants dans les stades ?

Projet de loi sur la fin de vie : les participants à la convention citoyenne veulent accentuer la pression



Alors que Michel Barnier veut relancer le débat, les 184 citoyens préparent une lettre ouverte pour tenter d’accélérer les choses et appuyer la demande de plusieurs parlementaires.

Imaginez avoir mis toute votre énergie à devenir un spécialiste de la fin de vie, à lire, à apprendre, à écouter des experts pendant des mois, en parallèle de votre travail, avec l’espoir d’aider à la fin des gens confrontés à la maladie ou à la souffrance d’un proche, pour que le texte de loi – nourri par ce travail – soit d’un coup balayé par la dissolution puis laissé dans un carton. C’est ce que vivent les 184 participants à la convention citoyenne sur la fin de vie qui ont décidé, selon les informations de franceinfo, d’écrire une lettre ouverte au gouvernement Barnier. Elle sera publiée dans les prochains jours.

Aide médicale d’État : pas de financements supplémentaires en 2025, mais un système « préservé »



Le gouvernement fait volte face : alors qu’une hausse du financement de l’Aide médicale d’État avait été annoncée la semaine dernière, ses crédits seront finalement gelés en 2025. Pas question, en revanche, d’en réformer le cadre, ont martelé de concert ministres du Budget et de la Santé. Des positions à contre-courant de celle défendue depuis des semaines par leur collègue de l’Intérieur Bruno Retailleau.



AME, petit débat et grandes oreilles


L’Aide médicale d’Etat, inépuisable point de fixation chez ceux, politiques et media, qui font de l’étranger le bouc-émissaire et la source de tous nos maux.

Sûrement soucieux d’élever le débat, le président du RN Jordan Bardella a dénoncé lundi sur RMC ces migrants qui -je cite- « peuvent venir en France, pour se faire recoller les oreilles aux frais de la princesse ».

Avis à Jordan Bardella: il semblerait qu’il soit désormais envisageable de se faire greffer un cerveau

Refus de visas : quand la France prive ses citoyens de la visite de leurs familles



Le gouvernement dit vouloir restreindre davantage la délivrance des visas. Or, chaque jour, des milliers de Français sont confrontés aux refus de l’administration empêchant les visites de leurs proches dans les moments importants de leurs vies.

La conférence du ministre Patrick Hetzel chez le syndicat UNI, proche de l’extrême-droite, indigne jusqu’aux macronistes



Le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a participé samedi à un événement organisé par le syndicat étudiant UNI. Une visite de courtoisie qui ne passe pas.

Budget 2025 : les tops et les flops pour l’écologie



Budget un froid. Obsédé par la maîtrise du déficit public, le gouvernement Barnier a jeté la transition écologique aux oubliettes. Même si sa quête d’argent nouveau l’a opportunément conduit à frapper quelques activités polluantes au portefeuille.

Le mot de la présidente de la LDH

Le virus de l’autocratie



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Bruno Retailleau veut un référendum sur l’immigration, plaide pour la double peine et doute de la «société multiculturelle»



Un festival de rhétorique d’extrême droite. Le nouveau ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a donné, dimanche 29 septembre, une interview sur LCI exprimant pêle-mêle son «regret» qu’on ne puisse pas faire de référendum sur l’immigration en France, son souhait de voir rétablie entièrement la double peine ou encore ses réserves concernant une «société multiculturelle», susceptible selon lui de basculer vers une «société multiraciste».

Le virus de l’autocratie

Notre boussole reste la défense de l’universalité des droits pour toutes et tous et, en conséquence, la lutte contre l’extrême-droite.

Nous avons vécu une séquence d’exercice solitaire du pouvoir faute de gouvernement, sous prétexte des Jeux olympiques, en dépit des urgences à apporter des réponses politiques dans de nombreux dossiers, dont la Nouvelle-Calédonie. Emmanuel Macron a ainsi étendu à son avantage les pouvoirs propres du président de la République sur plusieurs sujets : la nomination du commissaire européen (avec une fausse « urgence » également invoquée), ou la modification de la position de la France en matière de droit international sur le Sahara occidental, en contradiction avec les positions de l’ONU. L’équilibre institutionnel doit être interrogé puisque cette extension continue des pouvoirs du président n’a pas rencontré de contre-pouvoir.