Appel de Bien Vivre en Vallespir: consultation des habitants sur une nouvelle desserte routière

Les 29 et 30 janvier le conseil départemental veut organiser une consultation des habitants de tout le Vallespir sur une nouvelle desserte routière.
L’association Bien Vivre en Vallespir soutenue par la coordination Viure qui réunit de nombreuses associations, s’oppose fermement à ce projet.

NON à ce projet irresponsable, inutile et coûteux, conçu sans la participation des habitants. Venez vous informer et débattre démocratiquement :

  • Le 24 janvier 19h à Céret au mas Nogarède
  • Le 26 janvier 19h au Boulou (lieu à préciser)

D’autres possibilités de réunion ont été demandées pour Saint-Laurent-de-Cerdans, Reynes, pour l’instant sans réponse ou refusées.
Ces réunions se dérouleront dans le respect des règles sanitaires.
Contact : bienvivreenvallespir@gmail.com
www.bienvivreenvallespir.com

NON à une consultation précipitée et biaisée
NON au viaduc sur le Tech à Céret
NON à la destruction de lieux habités, de terres nourricières, de paysages et du vivant
NON au village touristique, au golf, à un tourisme pour privilégiés au détriment de la majorité des habitants
NON à l’étalement urbain
NON à l’augmentation de la pollution, des gaz à effet de serre,du trafic automobile
NON à la mise en péril de l’approvisionnement en eau.  POUR

  • un véritable référendum
  • un développement raisonné de TOUT le Vallespir répondant au défi majeur de l’urgence climatique
  • des transports économes en CO2, efficaces, connectés et économiques en rouvrant par exemple la ligne de train voyageur
  • Céret/Perpignan et en adaptant les fréquences de passage des transports collectifs aux besoins réels des habitants du Vallespir
  • une vraie prise en charge des nuisances subies par les riverains de l’avenue des Aspres à Céret et celles déjà présentes sur la route de Maureillas
  • une croissance de la qualité de vie des habitants du territoire
  • la préservation des espaces naturels protégés, des terres agricoles et de la ressource en eau
  • un tourisme de proximité respectueux des atouts naturels du Vallespir et de ses habitants
  • un aménagement du territoire répondant à l’intérêt général et non à des intérêts particuliers

Et vous, que feriez-vous pour le Vallespir avec à minima
30 millions d’argent public ?

www.bienvivreenvallespir.com

Au Soudan l’armée tente de briser l’élan de la révolution démocratique

La LDH soutient tous les mouvements sociaux qui défendent les libertés et la démocratie. Le processus révolutionnaire au Soudan actuel en fait partie. La LDH condamne la répression de l’armée contre le mouvement populaire démocratique du Soudan.

france24.com  le  03/06/2019

A Khartoum, l’armée tente de briser le mouvement de contestation

Les militaires qui dirigent le Soudan tentaient, lundi, de « disperser par la force le sit-in » de manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum. Une intervention qui a fait au moins 30 morts, selon le Comité central des médecins soudanais.

Les activistes ont qualifié l’intervention des militaires soudanais, lundi 3 juin, de tentative de dispersion des manifestations devant le ministère de la Défense, à Khartoum. En conséquence, le mouvement de contestation (ALC) a ensuite annoncé couper tout contact politique avec le Conseil militaire de transition au pouvoir.

Selon le Comité central des médecins soudanais, proche de la contestation, cette dispersion a fait « au moins 30 morts » et des « centaines de blessés ». Le bilan devrait s’alourdir car beaucoup de victimes n’ont pas encore été dénombrées, a-t-elle ajouté, évoquant des « difficultés à comptabiliser le nombre réel de morts à cause de l’encerclement des hôpitaux » par les forces de sécurité. Le précédent bilan faisait état d’au moins 13 morts.
« Nous annonçons l’arrêt de tout contact politique et des négociations avec le Conseil putschiste », a indiqué l’ALC dans un communiqué, appelant à « la grève et la désobéissance civile totale et indéfinie à compter d’aujourd’hui ». L’ALC a également fait porter « la responsabilité totale de ce crime » aux militaires, appelant à la « chute du régime »a responsabilité totale de ce crime » aux militaires, appelant à la « chute du régime ».
« Nous n’avons pas dispersé le sit-in par la force », a déclaré, pour sa part, le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbashi, à la chaîne de télévision Sky News Arabia, basée aux Émirats arabes unis. « Les tentes sont là et les jeunes peuvent y circuler librement », a-t-il assuré.
Depuis le 6 avril, des milliers de manifestants campent devant le siège de l’armée à Khartoum. Après avoir demandé le soutien des militaires contre le président Omar el-Béchir, ils réclament désormais le départ du pouvoir des généraux qui avaient évincé le chef de l’État le 11 avril. Karim Yahiaoui, journaliste de France 24, de retour de Khartoum, explique : « Les négociations avaient patiné depuis un moment, mais il restait des contacts, il y avait, du côté des deux camps, un petit bureau pour tenter de négocier la reprise des négociations. Mais cette fois-ci, même ces contacts qui continuaient d’exister ces derniers jours sont définitivement rompus. »
« Menace pour la sécurité publique »
 
Des négociations entre les deux camps visant à former un Conseil souverain, censé assurer la transition politique pour trois ans, ont échoué le 20 mai et le Conseil militaire a multiplié depuis les mises en garde à l’encontre du mouvement de contestation. Il a notamment dénoncé des débordements autour du sit-in, les qualifiant de « menace pour la sécurité et la paix publiques » et promettant d’agir « avec détermination » face à cette situation.
Plusieurs personnes ont été tuées ces derniers jours dans des circonstances peu claires à proximité du lieu du sit-in. Une personne est morte et 10 autres ont été blessées, samedi, après des « tirs des forces régulières » près du siège de l’armée à Khartoum, selon des médecins proches de la contestation.
À Khartoum, selon Karim Yahiaoui, les manifestants tentent de recréer des barricades ou des barrages en dehors des limites du sit-in dont un très grand nombre ont été chassés. « C’était l’objectif de l’armée, même si elle s’en défend » assure-t-il.
Des soldats et des agents des forces de sécurité ont été déployés autour de la rue du Nil, une artère centrale à Khartoum et lieu de rassemblement des manifestants, empêchant l’accès à cette zone.
Pour Karim Yahiaoui, « la fin du sit-in, s’il a lieu, ne signifiera certainement pas la fin de la mobilisation. » Le journaliste de France 24 qui a suivi le mouvement de contestation sur place, à Khartoum, a constaté la détermination des manifestants, expliquant avoir rencontré les familles des « martyrs », des familles qui lui ont fait part de leur « extrême volonté de continuer le combat quoi qu’il arrive, malgré les victimes, malgré les blessés et malgré les morts », relate-t-il. « Malheureusement, cette posture risque de conduire, si l’armée s’entête, dans les prochains jours ou les prochaines heures, à des violences plus importantes. »
 
Condamnation de l’ONU
Après avoir appelé les forces de sécurité à l’arrêt « immédiat » des attaques, l’ONU a condamné la dispersion violente du sit-in.
Dans un communiqué, Michelle Bachelet, Haut commissaire aux droits de l’Homme, a déploré « l’usage excessif de la force », notamment de tirs à « balles réelles » sur les manifestants.
« J’exhorte les forces de sécurité à mettre fin immédiatement à ces attaques et à garantir à tous un accès sûr et sans entrave aux soins médicaux », a-t-elle poursuivi.
Washington a également réagi, condamnant une répression « brutale » et exhortant le pays à former un gouvernement civil.
De son côté, la France a quant à elle condamné « les violences commises ces derniers jours au Soudan dans la répression des manifestations », selon un communiqué de la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
Avec AFP et Reuters
A lire aussi dans  liberation.fr – 3 juin 2019

Au Soudan, les militaires sonnent la charge contre la révolution charge contre la révolution

Mettons fin aux inégalités ! – Appel D’OXFAM – Pétition

Davos 2019 : services publics ou fortunes privées ?

En 2018, la fortune des milliardaires de la planète a augmenté de 12 % représentant un gain quotidien cumulé de 2,2 milliards d’euros, tandis que la richesse de la moitié la plus pauvre de la population mondiale – soit 3,8 milliards de personnes – a chuté de 11 %.
Aujourd’hui, un fort sentiment de colère contre les inégalités se fait entendre partout en France. L’aggravation de ces inégalités est devenue insupportable car elles enferment les plus pauvres dans la précarité sans perspective d’en sortir.

Alors que les chefs d’Etat et grandes fortunes se réunissent à Davos pour le Forum Economique Mondial, Oxfam révèle qu’en 2018, la fortune des milliardaires de la planète a augmenté de 12 % représentant un gain quotidien cumulé de 2,2 milliards d’euros, tandis que la richesse de la moitié la plus pauvre de la population mondiale – soit 3,8 milliards de personnes – a chuté de 11 %.

La France n’est pas à l’abri des inégalités extrêmes : en effet, 8 milliardaires français détiennent à eux seuls autant que les 30% les plus pauvres.

Nous demandons aux élu-e-s une grande loi contre les inégalités, basée sur un impôt plus juste, la lutte contre l’évasion fiscale et un partage réellement équitable des richesses créées dans les entreprises.

Les inégalités ne sont pas une fatalité.

Oxfam dénonce un système économique biaisé qui creuse non seulement les inégalités, mais empêche également des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Dans le monde, aujourd’hui, près de 850 millions d’individus survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 $ par jour, sans accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, et sans opportunité d’un avenir meilleur.

A l’extrême opposé, depuis une dizaine d’années, une élite d’ultra-riches a émergé. L’année 2017 a battu un record alarmant : le nombre de milliardaires dans le monde a connu sa plus forte hausse de l’histoire.

En France, les inégalités se creusent aussi : les 10 % les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se partagent seulement 5 % du gâteau. La France est championne du monde du versement des dividendes à ses actionnaires et laisse les patrons du CAC 40 se rémunérer en moyenne 280 fois le Smic tandis que 14,3% de sa population vit sous le seuil de pauvreté avec un million de femmes travailleuses pauvres qui élèvent seules leurs enfants avec moins de 850 euros par mois.

Des scandales d’évasion fiscale tels que les Paradise Papers, les écarts de rémunérations au sein de grandes entreprises ou la réforme fiscale d’Emmanuel Macron, montrent que les responsables économiques et politiques ne sont pour l’instant pas décidé-e-s à s’attaquer sérieusement à cette injustice.

Contre les inégalités : pesons de tout notre poids !

Pour lutter contre les inégalités, des solutions existent pourtant et demandent une forte volonté, certes de la part des entreprises, mais surtout, des responsables politiques. Sans mesures fortes, la France verra ses citoyen-ne-s et petites entreprises payer la facture des pratiques irresponsables de grandes entreprises, dans un climat d’injustice et de stigmatisation des plus pauvres. Sans mesures fortes, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE, cet accroissement continu des inégalités, in fine, portera atteinte à la croissance et à la prospérité économique de tou-te-s.

Face à l’indignation contre les inégalités, il est temps d’agir de tout notre poids pour peser et ré-équilibrer les choses. Pour cela, Oxfam s’adresse aux grandes entreprises pour leur demander de tourner le dos à des pratiques nocives : évasion fiscale, grands écarts salariaux, versement record de dividendes, et d’emprunter la voie d’une économie plus humaine et inclusive. Mais des mesures volontaristes ne suffiront pas à gagner le combat contre les inégalités. Des mesures publiques ambitieuses doivent être adoptées et s’imposer aux entreprises et aux contribuables.

C’est pourquoi, Oxfam mobilise des milliers de citoyens autour d’une demande prioritaire à Emmanuel Macron, au Gouvernement et aux parlementaires : adopter une loi contre les inégalités, au service de l’intérêt général (pour en savoir plus, rendez-vous ici). Cette loi reposerait sur trois piliers :

  1. Un partage réellement équitable des richesses créées au sein des entreprises, entre dirigeant-e-s, salarié-e-s et actionnaires,  notamment par un encadrement des écarts de salaires.
  2. La lutte contre l’évasion fiscale pour financer les services publics – comme l’éducation, la santé ou les transports – qui réduisent les inégalités
  3. La défense d’un impôt juste et progressif pour une redistribution équitable des richesses  qui demande aux plus aisés de contribuer à leur juste part

Monsieur le Président de la République,

Alors que le nombre de milliardaires dans le monde a connu en 2019 sa plus forte hausse de l’Histoire, partout les écarts de richesses se creusent. Et la France n’échappe pas au fléau des inégalités. Les 10 % des Français-es les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se partagent seulement 5 % du gâteau.

L’explosion des inégalités constitue un des défis majeurs de ce début de 21ème siècle. Cette injustice menace les sociétés et les économies, et doit être combattue de toute urgence par les gouvernements.

Engagez-vous contre les inégalités et initiez en 2019 une loi contre les inégalités.

Une telle loi fera de la France un pays pionnier dans la défense d’une économie plus humaine, solidaire et responsable.