L’Écran Des Droits, L’Affaire Abdallah de Pierre Carles, le 12 avril, au Reflet Medicis

L’AFFAIRE ABDALLAH – documentaire de Pierre Carles (2026, 1h41), suivi d’une discussion avec le réalisateur et Jean-Louis Chalanset, avocat et protagoniste du film

Dimanche 12 avril 2026 à 11 h, au REFLET MEDICIS – 3 rue Champollion – 75005 Paris

    Le militant libanais Georges Abdallah a été incarcéré près de 41 ans en France. Ce résistant communiste pro-palestinien s’est vu affubler de l’étiquette ”terroriste”. À tort. Une incroyable fake news et de fortes pressions exercées par les États-Unis sur la France sont à l’origine de cette durée de détention hors-norme. À 74 ans, il a réussi à sortir de prison, debout, ses convictions politiques

    La Séance sera suivie d’un débat avec Pierre Carles, réalisateur et Jean-Louis Chalanset, avocat et protagoniste du film

    L’AFFAIRE ABDALLAH, le dimanche 12 avril 2026 à 11h, au Reflet Médicis, 3 rue Champollion – 75005 – Réservations : ici

    Informations complémentaires : ici ou 

    L’Ecran Des Droits, « Una Concion Para Mi Tierra » le 15 mars


    En AVANT-PREMIÈRE : UNA CANCIÓN PARA MI TIERRA de Mauricio Albornoz Iniesta
    , suivie d’une discussion avec Giovanni Prete, sociologue (USPN-Iris), Emmanuelle Porcher, écologue, professeure au Muséum national d’Histoire naturelle, et Colin Fontaine, écologue, chargé de recherche CNRS 

    Production : Cactus ciné – Argentine, Allemagne, Colombie • 2024 • 93 minutes

    Ramiro Lezcano, professeur de musique dans une région rurale d’Argentine, découvre avec effroi que des avions pulvérisent des pesticides près des écoles, mettant en danger la santé de ses élèves. En réponse, lui et les enfants composent des chansons pour dénoncer ce problème, mais leur initiative rencontre  une vive résistance de la communauté locale. Pour faire entendre leur protestation, Ramiro décide d’organiser un concert en plein champ : un « Woodstock environnemental ».

    Le film est né de sa rencontre avec le réalisateur Mauricio Albornoz Iniesta qui voulait faire un film sur les questions environnementales, sans pour autant « plomber » les spectateurs.  Documentaire d’une grande qualité artistique, esthétique et humaine, avec parfois des allures de fiction. Avec délicatesse et humour, nous partageons la vie de ce musicien poète filmé pendant plusieurs années, sans occulter ses doutes, sa fatigue mais aussi les tensions politiques voire les menaces qu’il soulève 

    UNA CANCIÓN PARA MI TIERRA, le dimanche 15 mars 2026 à 11h00 au cinéma Majestic Bastille, 4 Bd Richard Lenoir 75011 Paris
    Réservations (cartes CIP acceptées) : ici

    Municipales 2026 : La LDH interroge les candidats du 20ᵉ sur quatre enjeux des élections


    La Ligue des Droits de l’Homme de Paris 20 a intérrogé tous les candidats aux municipales sur quatre grands enjeux : la démocratie locale, l’inclusion sociale, la santé publique et le logement. Ce travail a été fait collectivement.

    Dés le dépôt complet des listes, ces quatre thèmes ont été présentés sous forme de questions ouvertes auxquelles nous demandons aux candidats de répondre. Les réponses sont publiées ici sans être
    commentées ni mises en parallèle.

    Vous pouvez consulter ou télécharger le questionnaire et nous dire ce que vous en pensez. Et consulter les trois réponses que nous avons obtenues.

    Mise à jour (13 mars 2026) — Réponses au questionnaire :
    La liste Lutte Ouvrière a répondu. Lire la réponse ici
    La liste NPA-Révolutionnaires a répondu. Lire la réponse ici
    La liste La France Insoumise (LFI). Lire la réponse ici

    Questionnaire :

    L’Ecran des Droits, Utopie zéro chômeur, le 8 février à 11h, au Majestic Bastille

    Utopie zéro chômeur Un film de Claude Baqué, La projection sera suivie d’une discussion avec le réalisateur Claude Baqué, le producteur Antoine Glémain (Les Films de l’Ymagier), l’assistante réalisation Sophie Bester ainsi que de Patrick Valentin, fondateur de l’association TZCLD, et de Benoit Reboul-Salze, Délégué national d’ATD Quart Monde.Offrir un CDI à temps choisi à toutes les personnes durablement privées d’emploi sur un territoire donné, tel est l’objet de l’expérimentation sociale Territoire zéro chômeur longue durée (TZCLD) menée depuis 2023 sur le  quartier Saint-Nicolas à Laval. Utopie zéro chômeur revient sur les premiers pas de cette utopie en acte, dans ses avancées comme dans ses difficultés, et invite à une réflexion sur les conditions de sa généralisation à l’ensemble de la société. Au fil des portraits des nouveaux et nouvelles salarié·es, croisés avec ceux des personnes à l’initiative du projet Territoire zéro chômeur de longue durée et de toutes celles et ceux qui l’ont rendu possible sur Laval, une question se pose : comment rendre effectif ce droit au travail pour tou·tes, tel qu’il figure en préambule de notre constitution  ?

    Le dimanche 8 février à 11h00 au cinéma Majestic Bastille, 4 Bd Richard Lenoir 75011 Paris, Réservation ici

    Participez au débat !


    Le 3 février 2026. Tribune de Thomas, membre de la LDH Paris 20, suite à la mort de El Hacen Diarra, dans le commissariat du 20éme arrondissement de Paris.

    VÉRITÉ ET JUSTICE POUR EL HACEN DIARRA

    En ce début d’année 2026, les habitantes et habitants du 20ème arrondissement de Paris sont endeuillés par le décès de l’un des leurs. El Hacen Diarra est mort entre les mains de la police le mercredi 14 janvier.

    El Hacen vivait au foyer de travailleurs immigrés des Mûriers, près du Père Lachaise. Comme souvent, il prenait un café et fumait une cigarette au pied du bâtiment. Ce soir-là, il ne regagnera jamais sa chambre. Il est mort lors d’une interpellation dont le motif demeure, à ce jour, flou et contesté.

    Les circonstances de ce drame soulèvent de graves questions sur les pratiques du commissariat du 20ème arrondissement, qui appellent des réponses publiques.

    Sa mort s’inscrit dans un contexte marqué par de nombreux scandales au sein de la police, sur fond de racisme, de chasses aux migrants et de dérives liées à la politique du chiffre. Elle s’ajoute à une longue liste de décès survenus lors d’interventions policières à travers la France, soulignant l’urgence de revoir la politique et les pratiques du maintien de l’ordre.

    À cela s’ajoute une accumulation de mesures ayant déjà causé trop de dégâts. Parmi elles :

    • l’article L435-1 de 2017, qui a assoupli les règles d’usage des armes
    • une instruction de Bruno Retailleau, qui encourage les courses-poursuites en cas de refus d’obtempérer
    • le recours dangereux au plaquage ventral ou au taser
    • et, désormais, la pratique des amendes abusives que subissent de nombreux jeunes de notre arrondissement.

    Tout cela dessine une politique nationale de plus en plus répressive et harcelante, menée parallèlement à une véritable bataille législative et morale visant à légitimer les violences policières.

    Le 20ème en a malheureusement subi les conséquences récemment.

    Ce n’est pas le type de police que nous voulons pour notre arrondissement !

    La LDH Paris 20ème revendique une police véritablement au service de la population et de sa sécurité, protectrice de toutes et tous, et rompant avec toute politique discriminatoire ainsi qu’avec tout comportement raciste.

    Les violences policières constituent une atteinte grave aux principes fondamentaux de notre République. Les missions confiées aux forces de l’ordre requièrent un sérieux et à une exemplarité absolue.

    Nous n’oublierons pas El Hacen. Nous exigeons vérité et justice pour lui, sa famille et tous les habitantes et habitants du 20ème arrondissement de Paris.

    Mort d’un homme au commissariat du 20eme

    Le 17 janvier 2026. Nous avons appris la mort de El Hacen Diarra dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 janvier, au commissariat du 20eme arrondissement.

    Communiqué

    El Hacen DIARRA, un homme de 35 ans, a été arrêté devant le foyer « Muriers », 16 rue Fernand Léger, le mercredi 14 janvier au soir, il est décédé en garde à vue au commissariat de police du 20eme, dans la nuit.

    La LDH Paris 20 tient à témoigner de sa compassion à sa famille et demande que tous les moyens soient mis en œuvre pour que la lumière soit faite sur ce drame afin de déterminer les éventuelles responsabilités policières.

    Les circonstances et les causes exactes de sa mort ne sont pas encore élucidées, mais le fait est queEl Hacen Diarra est décédé en garde à vue. Or, entre 2005 et 2025, au moins 560 personnes sont décédées en France au cours d’une mission des forces de l’ordre. La France a été épinglée trois fois par l’ONU comme le pays européen « ayant le grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique ».

    La LDH défend les droits de tous, et en tout état de cause appelle à une grande vigilance et à une profonde révision des méthodes d’intervention de maintien de l’ordre ainsi qu’à une réforme des services de contrôle interne des forces de l’ordre (IGPN et IGGN) afin de mettre fin à l’impunité des violences policières.

    Nous appelons au rassemblement  » justice pour El Hacen Diarra » organisé dimanche 18 janvier à 14h, 16 rue Fernand léger.

    LDH Paris 20, Paris, le 17 janvier 2026

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    Le rassemblement du 18 janvier a rassemblé plusieurs centaines de personnes. Une manifestation le dimanche suivant (25 janvier) a rassemblé plusieurs milliers de participants. La famille porte plainte. une assemblée publique aura lieu à la Bourse du Travail (Salle Ambroise Croizat) mardi 10 février et une grande manifestation ira en direction du ministère de l’Intérieur au mois de février (date à préciser).

    Manifestation du 25 janvier 2026 – Photo Facebook « Info immigration »

    La LDH Paris 20 comme toutes les sections parisiennes de la LDH à tour de rôle tient une émission sur Radio Libertaire sous la rubrique « Des gens et des droits ». Le 30 janvier 2026, la première partie de l’émission était consacrée à El Hacen Diara. A écouter ici : https://www.radio-libertaire.org/podcast/z_commun/emission_aff.php?id_e=51&id_c=42&bout=alpha

    Appel à rejeter le projet de loi PPL n° 575 « Visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme »

    Le 14 janvier 2026. Courrier envoyé par la LDH Paris 20 aux trois députées couvrant le 20e arrondissement : Sophia Chikirou, Eva Sas, Danielle Simonnet. Nous vous invitons à prendre connaissance de ce courrier et de cette action initiée par la Plateforme des ONG pour la Palestine dont la LDH est membre. Pour un argumentaire complet, reportez vous au document de la plate-forme : ici.

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    Madame la députée,

    La section de la LDH de Paris 20 (Ligue des droits de l’Homme) souhaite vous alerter sur la PPL N° 575 déposée par la députée Caroline Yadan visant à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » que vous allez examiner très prochainement.

    La lutte contre l’antisémitisme est une préoccupation constante de notre association. Le titre de cette proposition correspond à un objectif essentiel face à l’augmentation des actes antisémites en France. Cependant, son contenu est dangereux tant pour la liberté d’expression que pour l’efficacité même de la lutte contre l’antisémitisme.

    S’appuyant sur la définition inadéquate de l’antisémitisme de l’IHRA, le préambule du projet de loi indique : « Aujourd’hui, la haine antijuive dans notre pays se nourrit de la haine obsessionnelle à l’égard d’Israël, régulièrement délégitimé dans son existence et criminalisé. Ce phénomène est exacerbé par des esprits extrêmes qui, sous prétexte d’exprimer leur haine à l’égard d’un État, sont les instigateurs d’un antisémitisme réinventé, que l’on pourrait qualifier de « géopolitique ».

    Par les critères contestables et imprécis qu’elle introduit sur des délits existants et par l’introduction de nouveaux délits relatifs à l’expression d’opinions, ce projet de loi s’avère incompatible avec le droit à la liberté d’expression, protégée tant au niveau conventionnel que constitutionnel. Par l’assignation identitaire des Français juifs dont elle est porteuse, cette PPL les expose alors qu’elle prétend les protéger, et présente des risques majeurs pour la cohésion de la société française.

    Dans notre démocratie, les opinions doivent pouvoir s’exprimer dans toute leur diversité, dans le respect des lois existantes, en particulier sans assignation identitaire et raciste d’où qu’elle vienne.

    Madame la députée, nous en appelons à votre vigilance. Nous vous demandons de voter contre ce projet de loi et de faire connaître à vos collègues le danger qu’il représente.

    Vous trouverez ici une note de la Plateforme des ONG pour la Palestine, regroupant de nombreuses associations dont la LDH, analysant les dangers de ce projet de loi : https://plateforme-palestine.org/IMG/pdf/_num_ppl_no575_note_plaidoyer.pdf?8657/b99913d7db85fddf9e0c7a24efdb54cf2e8f77f644eb118cb6e3d0eba0207826

    Nous sommes à votre disposition pour échanger sur ce sujet si vous le souhaitez.

    Veuillez agréer, madame la députée, l’expression de nos salutations.

    Mise à l’abri des 409 personnes à la rue qui vivotaient devant la mairie de Paris 20 depuis 5 nuits, nous demandons à l’état un « vrai hébergement »

    Le campement devant la mairie du 20eme a disparu. La solidarité des habitants, des associations, des soignants et des élus du 20eme a été massive durant 4 jours et 5 nuits pour aider ces personnes en détresse .Le 17 novembre, 409 personnes dont 160 enfants ont obtenu une mise à l’abri par la mairie , elle a été refusée à ce jour par les services de l’État dont s’est la compétence.

    .Et maintenant, nous devons convaincre l’état d’attribuer un vrai hébergement digne, durable et adapté à chacun chacune.

    Ci dessous le communiqué commun :

    La LDH (Ligue des droits de l’Homme) de Paris 20, Jamais Sans Toit Ile De France, Zéro Bébé à la Rue, la FCPE Paris, RESF, Paris d’Exil, Association La Casa Paris, SUD Education Paris, la FSU-SNUipp Paris ont signé un communiqué commun de soutien et d’interpellation des pouvoirs publics.

    Campement de familles sans hébergement devant la Mairie de Paris 20, le 13/11/2025

    Communiqué

    La LDH (Ligue des droits de l’Homme) de Paris 20, Jamais Sans Toit Ile De France, Zero Bébé à la Rue, la FCPE Paris, RESF, Paris d’Exil, Association La Casa Paris, SUD Education Paris,  la FSU-SNUipp Paris expriment leur solidarité active et concrète avec le campement installé devant la mairie du 20e, les habitants s’indignent et témoignent de leur soutien avec constance. Nous appelons les pouvoirs publics à réagir. 

    L’hébergement est un droit inconditionnel. 
    L’article 3452-2 du Code de l’Action sociale et des familles stipule : «Toute personne en situation de détresse a accès, sans aucune condition de régularité de situation, à tout moment à un hébergement d’urgence.» De plus, l’Etat français étant signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la responsabilité de mettre à l’abri ces personnes incombe aux pouvoirs publics.

    Par bien des aspects, la réalité de l’hébergement et du logement à Paris n’est pas conforme au droit et aux principes humanitaires. Des centaines de familles sont à la rue. Le 115 ne répond plus aux besoins, trop saturé de demandes, il ne permet l’hébergement que des familles avec des enfants de moins de 3 mois. Le nombre de places d’hébergement  diminue alors que le nombre de personnes à la rue flambe. Les associations locales, qui agissent sans relâche depuis des années pour pallier les manquements de l’État et des collectivités, sont aujourd’hui à bout de souffle, les citoyens n’ont jamais été aussi mobilisés 

    Les pouvoirs publics doivent réagir. Les familles à la rue sont dans la précarité la plus extrême et une solution d’hébergement digne, adaptée et sécurisée est indispensable au plus tôt. Nous demandons à l’État, à la région, à la mairie de prendre des mesures immédiates pour protéger ces personnes vulnérables en danger durant cette période hivernale. Sur le long terme, la politique des services publics, qu’ils soient nationaux, régionaux ou municipaux doit permettre la création de solutions d’hébergement et de logement durables et adaptées. L’Etat doit permettre la régularisation des étrangers en facilitant leurs démarches administratives afin qu’ils puissent travailler et accéder au logement . Nous demandons un engagement financier et politique fort pour sortir de la crise de l’hébergement et du logement qui touche Paris.

    La LDH de Paris 20, Jamais Sans Toit Ile de France, Zéro Bébé à la Rue, la FCPE Paris, RESF, Paris d’Exil, Association La Casa Paris, SUD Education Paris, la FSU-SNUipp Paris demandent vivement aux pouvoirs publics de prendre en compte dans tous ses aspects la réalité de ces familles et de trouver des solutions adéquates à court et long terme.

    Paris le 16/11/2025

    L’Ecran des Droits propose « HORS-SERVICE » le dimanche 16 novembre au Majestic Bastille

    l’Ecran des Droits, propose le film « Hors Service » de Jean Boiron-Lajous et Margot Smirdec, le 16 novembre à 11h, au cinema Majestic Bastille, 2 boulevard Richard Lenoir

    Le film

    Hors service
    Six démissionnaires de la fonction publique sont réunis dans un hôpital abandonné. En investissant les lieux, ex-juge, policier, urgentiste, enseignante et facteur échangent sur la souffrance au travail et le conflit éthique qu’ils ont vécu suite au démantèlement du service public.

    « Tous ceux et celles qui ont accepté de parler dans ce film racontent la même histoire : celle de leur vaine lutte pour continuer d’accomplir leur fonction dans un environnement qui ne leur en donne plus les moyens ; celle du sacrifice qui leur en coûte – sacrifice qui semble intégré aux calculs des technocrates qui les dirigent ; celle, enfin, de l’épuisement physique et mental, puis de l’abandon qui en résulte. Il se voit et il se dit, ici, des choses poignantes… Il s’ensuit, pour ceux et celles qui ont choisi d’embrasser cette vocation par goût du bien public et de la fierté du travail utile et bien fait, une impossible équation personnelle« .  – Jacques Mandelbaum, Le Monde – 8 octobre 2025

    La projection sera suivie d’une discussion avec le réalisateur Jean Boiron-Lajous et Margot Smirdec, protagoniste du film et médecin.

    Les doléances parlent, parlons-en ensemble !

    Il y a six ans, durant le vaste mouvement de colère des gilets jaunes, a commencé sur les ronds-points la rédaction de ce qui a été appelé « les doléances ».

    Un mouvement inédit en France

    Le 15 janvier 2019, Emmanuel Macron lance un « Grand débat national » : 1 million de citoyens et citoyennes y participent, 160 000 contributions, 16 000 cahiers de doléances sont déposés dans les mairies. Mais la restitution annoncée n’a jamais eu lieu, les textes écrits par les citoyens sont restées dans les tiroirs.
    Heureusement, plusieurs mairies dont celle de Paris 20 ont numérisé et versé aux Archives départementales ces doléances qui constituent un véritable patrimoine national.
    Cette année ; les doléances sont revenues dans l’actualité médiatique grâce à la ténacité d’associations, de chercheurs, d’élus, grâce au film documentaire « Les doléances ». La résolution de leur publicisation adoptée par l’Assemblée Nationale le 11 mars est un succès mais tout reste à faire.

    Restituer les doléances à la population, un enjeu démocratique

    La section de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) de Paris 20e a décidé il y a plusieurs mois de s’emparer des doléances. Nous avons travaillé sur les 440 pages, 499 doléances et les 1520 idées rédigées par des habitants et habitantes de notre arrondissement.

    Ces contributions sont l’expression de gens qui ont pensé, écrit, proposé. Ils ont demandé à être écoutés et respectés. Ils expriment un large éventail de sujets et d’idées, ils font des propositions et émettent des critiques : La fiscalité, le pouvoir d’achat, globalement l’égalité et la justice sociale, la démocratie, sont les grandes préoccupations.

    Que faire aujourd’hui avec les doléances de 2019 ?

    Le 27 mars une réunion très ouverte a eu lieu avec une quarantaine de personnes, militants associatifs, politiques, citoyens et élus de l’arrondissement, au Centre Social des Rigoles.
    Nous avons discuté une première fois autour des doléances. La soirée fut intéressante et de nombreux participants souhaitent poursuivre cette dynamique d’échanges.
    Nous vous invitons, habitantes et habitants de Paris 20e, à nous réunir et à échanger sur les doléances de 2019, pour voir en quoi elles sont encore d’actualité et ce que nous pouvons faire pour mettre en commun les besoins, les attentes des habitants et habitantes du 20e sur des sujets qui restent d’une actualité brulante.