communiqué LDH du 8 juillet

Un espoir s’est levé

Communiqué LDH suite aux résultats des élections législatives 2024

 Les électrices et électeurs ont tranché : le Rassemblement national (RN) est battu. Ce résultat s’explique par un front républicain mis en œuvre grâce à la mobilisation des actrices et acteurs politiques, associatifs, syndicaux, et de millions de citoyennes et citoyens. La participation électorale massive acte de façon indiscutable le rejet de la société d’exclusion que prône le RN. Le Nouveau Front Populaire (NFP) est en tête, suscitant un immense espoir pour les forces progressistes.

La séquence ouverte par la dissolution n’est cependant pas close. La réponse électorale écarte le péril imminent, mais elle ne résout pas les défis économique, écologique, social et démocratique.

Il faut que cessent immédiatement toutes les formes de violences et d’intimidation commises par les extrêmes droites. Il faut que cessent immédiatement les attaques visant les contre-pouvoirs institutionnels, sociaux et citoyens, et les atteintes à l’Etat de droit.

Après des décennies d’une société fondée sur la mise en concurrence de tous dans tous les domaines, des décennies d’augmentation des vulnérabilités et des inégalités, il faut apporter des réponses de fond aux urgences démocratiques, écologiques et sociales.

Les mobilisations massives portées ces dernières années par les syndicats, associations, mouvements, traduisent les aspirations collectives qui doivent être entendues. Il faut bâtir une société dont l’objectif soit d’assurer à toutes et tous, partout sur le territoire, l’accès effectif aux droits fondamentaux, une société qui mette une juste part de la richesse créée au service de cette ambition, une société où les politiques publiques assurent davantage d’égalité, de justice et de solidarités, sans détruire les écosystèmes, une société qui tourne radicalement le dos au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme, aux LGBTphobies et à toutes les discriminations. Sans cela le répit ne sera que de courte durée et de nouveau la colère, les peurs, le rejet de l’autre et le ressentiment feront vaciller le vivre ensemble et la démocratie.

Pour la défense de la République, nous avons dit NON au RN.

Pour renouveler et faire vivre la démocratie, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) en appelle aujourd’hui à une réforme en profondeur des institutions et à des mesures d’urgence traçant le chemin d’un projet solidaire garant de l’effectivité des droits pour toutes et tous.

Paris, le 8 juillet 2024

A la rue….

On voit tous régulièrement des personnes à la rue sans logis, des Mineurs non accompagnés,et des familles avec enfants sont aussi touchées, c’est pourquoi via « Jamais sans toit », des associations, la fcpe, la ldh, des syndicats et des collectifs se mobilisent . « Jamais Sans Toit », cherchent à sensibiliser les pouvoirs publics pour permettre l’ hébergement des élèves à la rue . Jamais Sans Toit île de France , met en place des initiatives pour remédier à ces situations . La première action auquel nous sommes conviés c’est un rassemblement le 24 janvier .

Pas d’élève à la rue !
rassemblement mercredi 24 janvier 2024
12h30 devant le rectorat de Paris

Depuis de trop longs mois, à Paris comme dans toute la France, de nombreuses écoles
font face à des situations d’élèves dormant à la rue avec leur famille ou vivant dans
une extrême précarité.
L’approche des jeux olympiques nous fait craindre une forte augmentation du nombre
d’expulsions d’hôtels ou de logements.
Par ailleurs, la loi Darmanin prévoit de mettre fin à l’inconditionnalité de
l’hébergement d’urgence. Or de nombreuses situations de familles à la rue concernent
des personnes sans papier.
L’École ne peut fermer les yeux sur ces situations indignes de la capitale d’un des
pays les plus riches du monde, dans laquelle on compte environ 20 000 logements
vacants.
Tous les élèves, tous les enfants ont les mêmes droits, garantis par la Convention
Internationale des Droits de l’Enfant signée par la France. Les collectivités locales,
l’État et l’Éducation Nationale doivent en être les garants et offrir à ces enfants et
leurs familles un logement pérenne.
Pour faire entendre notre voix et celle des enfants sans toit, et pour rappeler que cette
question dramatique concerne directement l’Éducation Nationale, nous appelons à un
rassemblement à l’occasion de la journée internationale de l’Éducation devant le
rectorat de Paris :
mercredi 24 janvier à 12h30

12 boulevard d’Indochine-Paris 19ᵉ
(Une demande d’audience a été envoyée)
Le collectif « Jamais Sans Toit – Île de France »
Avec le soutien de :
FCPE 75 et 91, collectifs de parents indépendants,
CNT-STE 75, CGT éduc’action 75, SNES-FSU 75, SNUDI-FO 75, SNUEP-
FSU 75, SNUIPP-FSU 75, SUD éducation 75,
RESF 75, LDH 75, MRAP 75, Fédération des Acteurs de la Solidarité IDF
Contact : jamaissanstoit.idf@gmail.com

mobilisations contre la loi Darmanin, le 14 et le 21 janvier

Contre la loi de la honte, mobilisons-nous les 14 et 21 janvier 2024

La ldh dans ce communiqué du 9 janvier,appelle à manifester contre cette loi que le conseil constitutionnel

doit examiner avant qu’elle ne soit promulguée:
Le vote de la loi asile et immigration le 19 décembre dernier marque un
tournant inacceptable.
Si cette loi est promulguée, toutes les personnes étrangères vivant dans
notre pays verront leurs droits fragilisés, quel que soit leur statut et un
grand nombre d’entre elles seront précarisées.
La LDH (Ligue des droits de l’Homme), dès l’annonce de ce énième projet
de loi contre l’immigration, s’est engagée pour dénoncer son inhumanité.
Le gouvernement, pour faire passer cette loi, a capitulé non seulement
devant la droite mais aussi devant l’extrême droite dont de nombreuses
propositions ont été reprises au mépris des conventions internationales,
de la Convention européenne des droits de l’Homme et même des Traités
européens. Le président de la République et la Première ministre ont
clairement acté que de nombreuses mesures étaient contraires à la
Constitution. Ils ont eux même saisi le Conseil constitutionnel, dont le
Président vient de rappeler quelques principes fondamentaux de l’Etat de
droit lors de la cérémonie des vœux.
Comme la LDH a déjà eu l’occasion de le dire aux côtés de nombreuses
autres organisations, c’est l’ensemble des droits des étrangers qui sont
mis en cause comme jamais auparavant
.
Rappelons quelques exemples :

  • l’accès au droit d’asile comme aux titres de séjour et à leur
    renouvellement sera rendu plus difficile y compris pour les étudiants, au
    mépris du rayonnement de la France dans le monde ;
  • le regroupement familial va devenir quasi impossible pour de
    nombreuses personnes ;
  • une priorité nationale est instaurée en matière de prestations sociales
    pour les familles ne résidant pas depuis assez longtemps en France de
    façon régulière, comme si un enfant étranger avait moins besoin de
    manger ou de se loger qu’un enfant français ;
  • l’inconditionnalité du droit à l’hébergement d’urgence, pilier de la lutte
    contre le sans-abrisme, est mise en cause comme s’il fallait avoir les bons
    papiers pour ne pas dormir à la rue ;
    1/2- les expulsions par simple décision préfectorale, sans aucune décision de
    justice préalable, pour des personnes qui ne respecteraient pas les
    valeurs de la République ou représentant une « menace » à l’ordre public
    renforce le pouvoir discrétionnaire des préfets.
    Alors que celles et ceux (syndicalistes, employeurs, économistes…) qui
    constatent les apports de l’immigration à notre société sont de plus en
    plus nombreux, cette loi est une machine à créer des clandestins et de
    l’exclusion.
    La LDH appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens à se mobiliser
    contre la promulgation de cette loi et notamment :
  • le 14 janvier à l’appel de nombreux collectifs de sans-papiers
    notamment ;
  • le 21 janvier pour une marche citoyenne pour la liberté, l’égalité et la
    fraternité à l’appel de nombreuses personnalités très diverses du
    mouvement syndical, associatif, du monde de la culture…
    Elle appelle toutes ses sections à s’engager pour la réussite de ces
    mobilisations et actions diverses sur l’ensemble du territoire.
    Plus que jamais, les militantes et militants de la LDH poursuivront leur
    action quotidienne auprès des étrangers comme auprès de toute
    personne victime d’un déni de ses droits fondamentaux, à développer
    dans les cadres les plus larges possibles l’indispensable travail
    d’information et de conviction face aux marchands de haine et de division.

changement de lieu: 18 décembre pour la journée internationale des migrante.s et contre la loi Darmanin

La LDH appelle à manifester le 18 décembre à 17 h à REPUBLIQUE (attention le lieu a changé ) , pour la journée internationale des migrante.s et contre la loi Darmanin , un projet dramatique pour les droits de tous les étrangers en France.

 L’Assemblée Nationale a refusé le texte de loi proposé par les sénateurs , mais une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée se réunira le lundi 18 décembre, le même que la Journée internationale des migrante.s. Le RN et les LR veulent une version durcie du texte, ce qui  représente un danger important pour les droits des étrangers en France.

L’ucij, dont la ldh fait partie a fait un communiqué , le 13 décembre sur le projet de la loi Darmanin:

« …Le cœur du projet du ministre de l’Intérieur était de faire de cette la loi « la plus ferme avec les moyens les plus durs de ces trente dernières années».  Il s’agissait de renforcer considérablement les dispositifs destinés à précariser,  réprimer et expulser les étranger·es, comme de s’attaquer au droit d’asile et au droit du sol. Sans qu’ aucune solution de régularisation ne soit apportée à la situation des centaines de milliers de personnes sans-papiers, qui vivent, travaillent et payent des impôts en France.

Pour autant, ne nous y trompons pas. Le rejet de ce texte pousse Les Républicains et le Rassemblement National à de nouvelles surenchères afin d’adopter les mesures votées au Sénat, encore plus xénophobes que celles du projet Darmanin. Si ce dernier a perdu, nous n’avons pas encore gagné, et nous devons amplifier nos mobilisations. 

L’UCIJ a mobilisé sans relâche depuis des mois contre cette loi, nous continuerons à le faire et nous appelons à rejoindre les actions organisées autour du  18 décembre à l’occasion de la journée internationale des migrant·es pour obtenir le retrait de ce projet de loi.

Aujourd’hui, le gouvernement doit renoncer à cette loi. Fort·es de ce premier recul, plus que jamais, nous disons que d’autres politiques sont possibles basées sur l’accueil, le respect et l’égalité des droits et nous poursuivrons le combat en ce sens.

A Paris, la manifestation pour la journée internationale des migrante.s et contre la loi Darmanin, partira le 18 décembre de REPUBLIQUE à 17h ( interdiction de la préfecture à Opéra) , départ collectif à 16h possible du métro Père Lachaise

école, logement, famille… Quels droits pour les enfants étrangers ? + concert La Flèche d’Or , le 29 novembre

Le mercredi 29 novembre 2023, de 19h00 à 22h00 à la Flèche d’Or : un évènement débat -concert initié par la Cimade

Dans le cadre de l’anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Flèche d’Or vous invite à débattre des multiples atteintes aux droits des enfants à partir des constats de terrain de trois associations : RESF, les Midis du MIE et La Cimade.

19h00 – DEBAT : École, logement, famille… quels droits pour les enfants étrangers ?

Le débat, modéré par David Eloy, journaliste et directeur de l’EMI, permettra d’en apprendre plus sur la réalité du droit d’aller à l’école, du droit d’avoir des conditions de vie décentes et du droit de vivre en famille lorsqu’on est mineur.e et étranger.ère en France.

21h00 – CONCERT Avec Hareth Mhedi et Antonin Fresson,

Oud, guitare et chant seront au rendez-vous pour animer la soirée.

Hareth Mhedi est un maître syrien du Oud, chanteur et compositeur. C’est un artiste qui combine la musique classique traditionnelle avec la musique moderne, pop et jazz.

Antonin Fresson commence la guitare classique à l’âge de 6 ans et fait aujourd’hui parti du collectif et label Jazztronics.

La Flèche d’Or 102b rue de Bagnolet 75020 Paris -Entrée libre-

Contre le projet de réforme des retraites, manifestations

Retraites : non à une nouvelle régression des droits sociaux

La LDH s’oppose au projet de réforme des retraite et appelle à la mobilisation et aux manifestations . La manifestation du 11 février partira de République à 13h et se dirigera vers Nation via le boulevard Voltaire . Le rendez vous de la LDH est toujours devant le magasin Habitat.

Ci dessous le communiqué de la LDH qui pointe le recul des droits que précipite cet réforme et la procédure d’adoption de la loi qui escamote le débat parlementaire

Communiqué LDH

Alors qu’inégalités et précarisation s’aggravent sans cesse, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) ne peut que s’inquiéter de voir le gouvernement s’entêter à faire passer en force une réforme des retraites que l’ensemble des organisations syndicales et l’immense majorité des Françaises et Français rejettent.

Après les réformes du Code du travail, de l’assurance chômage, dans un contexte de détérioration continue des services publics, cette réforme du système général des retraites constitue une nouvelle étape vers la remise en cause de l’Etat social, avec l’obsession de réduire à la portion congrue le système de répartition afin que les compléments soient assurés par les mécanismes privés de capitalisation pour celles et ceux qui le peuvent.

Cette réforme, dont la nécessité économique est loin d’être avérée, aggravera les injustices sociales au détriment de celles et ceux ayant des carrières longues, pénibles et précaires, et notamment des femmes qui constituent l’immense majorité des précaires. Elle réduira également la possibilité d’arriver à la retraite et de la vivre en bonne santé.

Inacceptable dans son contenu, cette réforme interroge également en termes de méthode, la procédure annoncée constituant un véritable déni de démocratie si le gouvernement va jusqu’au bout de ce qu’il a annoncé.

En effet, après une réforme du Code du travail par ordonnances, celle des retraites esquive tout débat public en utilisant une procédure législative accélérée (article 47-1 de la Constitution1) et en s’appuyant non sur un projet de loi ordinaire mais sur un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif.

Ce choix n’a rien d’anodin car il permet au gouvernement de s’affranchir d’un véritable débat et de passer outre les droits du Parlement. Moins connu que l’article 49-3, dont le gouvernement a fait un usage abusif à l’automne, l’article 47-1 alinéa 2 de la Constitution permet de dessaisir l’Assemblée nationale au bout de 20 jours à compter du dépôt du projet de loi. Ensuite, le Sénat doit statuer dans un délai de quinze jours. Et, à défaut d’un vote dans un délai de cinquante jours, le projet peut être mis en œuvre par ordonnance.

Conjuguer de telles méthodes avec des mesures d’injustice sociale ne peut qu’accentuer la crise de confiance actuelle, qui met en péril notre démocratie et favorise les dérives vers l’extrême droite.

La mobilisation qui se dessine pour jeudi prochain à l’appel d’un front syndical uni est seule de nature à faire obstacle à une régression sociale inacceptable.

C’est pourquoi la LDH appelle les citoyennes et citoyens à se mobiliser et à manifester aux côtés des organisations syndicales.

1 « Si l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée en première lecture dans le délai de vingt jours après le dépôt d’un projet, le gouvernement saisit le Sénat qui doit statuer dans un délai de quinze jours. Il est ensuite procédé dans les conditions prévues à l’article 45. Si le Parlement ne s’est pas prononcé dans un délai de cinquante jours, les dispositions du projet peuvent être mises en œuvre par ordonnance. »

Paris, le 17 janvier 2022

Mobilisons nous pour les Droits !

Se loger n’est pas un crime ! C’est un droit ! rdv le 25 janvier devant le sénat et le 28 janvier à Bastille pour une manifestation…

Communiqué du Collectif des associations unies (CAU), dont la LDH est membre

Le 31 janvier, la proposition de loi « Kasbarian-Bergé » de la majorité visant à criminaliser les victimes de la crise du logement sera examinée en séance au Sénat. Durci le 2 décembre lors de son adoption à l’Assemblée nationale en première lecture, le texte prévoit une accélération considérable de l’expulsion des locataires en impayés de loyers, empêchant tout travail sérieux d’accompagnement et retirant à la justice son pouvoir d’appréciation. Surtout, il prévoit d’envoyer en prison celles et ceux qui n’auraient pas trouvé de solution de relogement, tout en renforçant les peines encourues par les personnes qui se mettraient à l’abri par nécessité dans des locaux parfaitement vacants.

Cette proposition de loi condamne ainsi à 3 ans de prison et à 45 000 € d’amende :

les personnes sans bail : hébergées, victimes de marchands de sommeil, conjoint.e.s, bail verbal… ;

les personnes sans-abri, qui occupent un bâtiment vide, des logements vacants, des friches industrielles ou des bureaux vides pour se protéger de la violence de la rue, alors que jamais notre pays n’a compté autant de logements et de locaux vacants ;

les accédant-e-s à la propriété surendettés, qui perdent leur titre de propriété, ainsi que les petits commerçant-e-s et artisan-e-s dont le bail est résilié ;

– et même les grévistes occupant leur lieu de travail, ou établissant un piquet de grève…

Sous couvert de protection des petits propriétaires face au squat de leur domicile,  pourtant déjà puni par la loi d’un an de prison, de 30 000 € d’amende et d’une expulsion sans jugement en 48h, la proposition de loi s’attaque en réalité potentiellement à toutes les personnes en situation de pauvreté ou de mal-logement, ou confrontées à un accident de la vie.

Elle condamne ainsi à 6 mois de prison et 7 500 € d’amende les locataires du parc privé qui ne quittent pas d’eux-mêmes leur logement après un commandement de quitter les lieux prononcé par la Justice.

En plus d’être incohérente avec les intentions affichées par le gouvernement en matière de prévention des expulsions, de Logement d’abord et de lutte contre les marchands de sommeil, l’adoption de cette loi socialement brutale est la promesse d’un accroissement considérable du nombre de personnes sans domicile. 

Elle intervient de plus dans un contexte d’inflation du coût de la vie, des loyers et de l’énergie, qui contraint déjà les plus fragiles d’entre nous à devoir choisir entre manger, se chauffer, se soigner, ou payer son loyer.

Rappelons que la France compte plus de 300 000 personnes sans domicile dont 50 000 enfants ; 2,3 millions de ménages en attente d’un logement social ; 130 000 jugements d’expulsion par an ; 15 millions de personnes fragilisées par la crise du logement dont 4 millions de personnes mal logées.

Face au risque d’un recul sans précédent du droit au logement, les associations, mouvements sociaux et syndicats se mobilisent pour demander aux sénateur-ices de mettre un coup d’arrêt à cette proposition de loi.

Un rassemblement se tiendra le 25 janvier à 11h devant le Sénat, ainsi qu’une manifestation à Paris le 28 janvier, à 14h à Bastille.

Témoignage de Giovanni : Je suis à l’hôtel mais à la rue parfois aussi. On oublie que le squat c’est le dernier recours avant la rue. Beaucoup ont pu tenir le coup parce qu’ils avaient un squat donc ils ont pu garder leur travail, leur famille. En France, c’est qu’une fois tous les 5 jours qu’on peut être logé par le 115. Toutes les personnes qui passent par la rue mettent énormément de temps à s’en remettre voir ne s’en remettent jamais. Quand on a pas d’assistant-e social-e, comment savoir à quels droits on peut avoir accès et les démarches administratives à faire ? Il faut 3 mois pour pouvoir faire une demande de logement social. Le seul moyen de s’en sortir ou d’encaisser le coup, c’est le squat. Beaucoup de personnes qui travaillent sont à la rue et vivent dans des squats. Il y a énormément de personnes invisibles à la rue qui sont dans des squats…

Les 39 associations du collectif des Associations Unies (CAU)

Paris, le 17 janvier 2023

Un écran Des Droits : « Un Peuple » le 13 février à 11h au Majestic Bastille

Un Peuple, d’Emmanuel Gras (France, 2021, 104 mn)qui suit un groupe de Gilets jaunes en Eure-et-Loir

Dimanche 13 février 2022 à 11 h au cinéma Majestic Bastille

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En octobre 2018, le gouvernement Macron décrète l’augmentation d’une taxe sur le prix du carburant. Cette mesure soulève une vague de protestation dans toute la France.Des citoyens se mobilisent partout, c’est le début du mouvement des gilets jaunes. A Chartres, un groupe d’hommes et de femmes se rassemble chaque jour.Parmi eux, Agnès, Benoît, Nathalie et Allan s’engagent dans la lutte collective. Comme tout un peuple, ils découvrent qu’ils ont une voix à faire entendre…
Ce film est soutenu par la LDH : https://www.ldh-france.org/la-ldh-soutient-le-film-un-peuple/
Pour réserver : http://www.dulaccinemas.com/cinema/2736/majestic-bastille/article/118434/un-ecran-des-droits-un-peuple-de-emmanuel-gras

Cette projection est proposée dans le cadre du collectif  « Un Écran Des Droits », RDV cinéma mensuel pour la défense des droits humains (tous les deuxième dimanche du mois), fruit d’un partenariat entre le cinéma Majestic Bastille et les associations : Amnesty, la Ligue des Droits de l’Homme, Autour du 1er Mai et l’Observatoire International des Prisons.

le 4 février une émission de radio pour le rapatriement des enfants français détenus en Syrie

Vendredi 4 février, de 19 à 21 heures, l’émission de Radio Libertaire (FM 89.4)
« Des gens et des droits » sera animée par la section LDH de Paris 20. 

Pour le rapatriement des enfants français et de leurs mères détenus dans les camps de prisonniers du nord-est syrien Avec la participation de- Un responsable du collectif famillesunies.fr– Marie Dosé, avocate- Françoise Dumont, présidente d’honneur de la LDH
Aujourd’hui, plus de deux cents enfants français sont détenus avec leurs mères dans les camps de prisonniers du Nord Est syrien. Beaucoup souffrent de maladies chroniques, de malnutrition, d’infections pulmonaires, de dysenterie, de maladies de peau, mais dans ces camps, ils n’ont pas accès aux soins les plus basiques. Ils sont également privés d’école et vivent sans protection, dans la peur et le danger.
Depuis 2019, plusieurs pays d’Europe ont les uns après les autres rapatrié des centaines d’enfants. Les autorités françaises qui s’obstinent à agir au cas par cas se sont, elles, limitées à en rapatrier 35. En maintenant prisonniers ces enfants qui ne sont pas responsables des agissements de leurs parents, la France viole délibérément ses engagements internationaux, le droit international humanitaire, la Convention internationale des droits de l’enfant.
Lire le communiqué de la LDH et de la FIDH :https://www.ldh-france.org/journee-internationale-des-droits-de-lenfant-quattend-le-gouvernement-francais/
Des personnalités, des artistes,  se mobilisent pour être le porte-voix de ces enfants :https://www.youtube.com/watch?v=FJjtI3wW2V8

5 et 6 mars: tous au théâtre « tu viens d’où toi… »

La LDH soutient la pièce:
“Tu viens d’où toi ? Histoires de racisme structurel”
de la compagnie Naje
Spectacle de théâtre de l’opprimé (théâtre forum)
A la Maison des métallos, 94, rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Tarifs Normal : 10€ ; RSA : 2€ ; SMIC : 5€ ; Soutien : 20€
Samedi 5 mars 20h
Cliquez pour réserver
Dimanche 6 mars 15h
Cliquez pour réserver
« Tu viens d’où toi ? » a été pensé par la compagnie de théâtre Naje et la LDH Paris 10/11. Notre troupe est 50% blanche et 50% racisée. Nous venons de différents milieux sociaux ; nous sommes jeunes, nous sommes retraités.
Notre question c’est : comment agir face au racisme structurel et comment s’allier, entre blancs et racisés, dans la lutte décoloniale et antiraciste.



Scénario écrit par Fabienne Brugel, Farida Aouissi et Jean Paul Ramat de la compagnie Naje
Nous sommes partis de nos propres histoires pour nous questionner, et questionner notre public. Le spectacle relate notre atelier, les questions qui l’ont traversé, les écueils sur la route, les situations difficiles dans lesquelles se sont parfois retrouvés certaines et certains d’entre nous. 
Nos scènes disent des réalités qui ne nous conviennent pas et en dévoilent les enjeux. Elles posent la question : comment faire pour changer cela ? Le forum engagera le public à trouver des stratégies et comportements alternatifs avec nous.