réunion ouverte à tous sur l’observatoire des libertés publiques le 17 novembre

Observer les pratiques policières : un contre-pouvoir citoyen

Réunion d’information sur l’Observatoire parisien des libertés publiques en compagnie d’Arié ALIMI

A l’image des observatoires de Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, la Ligue des droits de l’Homme en partenariat avec le Syndicat des Avocats de France a créé sur Paris un observatoire des libertés publiques se donnant pour mission de rendre compte des stratégies actuelles de maintien de l’ordre par une présence concrète sur le terrain des manifestations.

Si comme nous, vous constatez que le bilan des manifestations n’est plus dressé en termes de revendications mais se chiffre en nombre de blessés, de bombonnes de gaz tirées et d’interpellations effectués,

Si comme nous, les perspectives du droit de manifester institutionnalisées dernièrement par la loi du 5 février 2019 ou des arrêtés préfectoraux d’interdictions de manifester vous inquiète,

Si, tant la judiciarisation du droit de manifester que l’évolution du maintien de l’ordre vous interpelle,

Nous vous proposons d’échanger avec :

  • Arié Alimi, avocat, membre du Bureau national de la LDH

  • Des membres de l’Observatoire parisien des libertés publiques

lors de notre réunion d’information le dimanche 17 novembre 2019 à 17 h 30 au LIEU-DIT, 6 rue Sorbier 75020, lelieudit.com

Contact : contact@obs-paris.org

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Comité de soutien à Camille Halut, poursuivie dans le cadre de ses missions d’observatrice LDH. Ce comité, à l’initiative de la LDH et sous la présidence de Me Henri Leclerc, avocat et président d’honneur de la LDH, réunit plus d’une cinquantaine d’organisations. Vous aussi soutenez la en signant la pétition dédiée ci-dessous !
Les observatoires des libertés publiques participent depuis plusieurs années au respect des droits fondamentaux. La Ligue des droits de l’Homme (LDH), depuis sa fondation en 1898, comme d’autres organisations, agit dans ce sens.Camille Halut, membre d’un Observatoire des libertés publiques – la Legal Team de la LDH Montpellier – est aujourd’hui poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux.Camille Halut a participé à l’observation des pratiques des forces de police et de gendarmerie en matière de maintien de l’ordre public, lors du mouvement des « gilets jaunes ». Ses observations ont ainsi permis la rédaction de plusieurs rapports, dont l’un a été produit devant le Conseil d’Etat dans le cadre du référé liberté tendant à l’interdiction de l’usage des LBD 40. Ses observations ont également servi de support à des saisines de l’IGPN et ont, notamment, participé à l’identification de l’auteur d’un tir de LBD 40 sur un manifestant pacifique, au cours d’une manifestation à Montpellier.Dans le cadre de sa mission d’observatrice, elle a été victime d’insultes et de violences policières, comme d’autres observateurs.Convoquée au commissariat pour une audition libre, Camille Halut a été immédiatement mise en garde à vue et renvoyée ensuite à l’audience du tribunal correctionnel de Montpellier du 1er octobre 2019 pour « entrave à la circulation », alors qu’elle accomplissait sa mission d’observatrice en suivant une manifestation de trois mille personnes qui s’était déplacée sur l’autoroute le 6 avril.En poursuivant Camille Halut, parmi trois mille manifestants pour une violation du Code de la route, le parquet, qui n’ignorait rien du rôle de celle-ci, a-t-il l’intention d’interdire l’observation des actions de la police et de la gendarmerie en détournant la loi de son objet ?Dans un Etat de droit, à l’instar des médias, les observateurs et défenseurs des droits (dont la protection est rappelée, notamment, par les « Lignes directrices » adoptées par la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe et par la Déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’Homme), doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission d’observation de l’exercice de la liberté de réunion et de manifestation. Et cette activité ne peut légitimement constituer un délit.Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d’assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Communiqué complet, avec appel à signer la pétition :

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Venez au forum des associations ce samedi , le 14 septembre

Nous serons heureux de vous rencontrer pour discuter de 11h à 17h place Guignier  …
Sur le stand, à disposition: des communiqués que notre section a publiés cette année + le rapport de notre réunion publique lors du Grand débat sur Urgence écologique et Droits  + des bulletins d’adhésion + le prochain ciné-droit + des documents sur l’Observatoire des pratiques policières et des libertés publiques, les documents de référence dont : la carte de visite de la section + les textes de la déclaration des droits de l’Homme, les conventions des droits de l’Enfant et de la discrimination à l’égard des femmes. Ainsi qu’une photo de notre Fête de l’été des droits et des libertés et du bal du 13 juillet.

Pour le droit de manifester, allocation de la LDH Paris, lors de la commémoration du 14 juillet 1953

Le 14 juillet 1953, un drame terrible s’est déroulé en plein Paris. Au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes (6 algériens et un français) ont été tuées et plus de quarante blessés par balles. Révélée par un film de Daniel Kupferstein https://daniel-kupferstein.com/, cette histoire est quasiment inconnue en France comme en Algérie.

Pour la seconde année consécutive le LDH et d’autres partenaires a organisé avec le concours de la mairie du 12° une commémoration de cet événement, suivie d’un bal populaire. Vous trouverez ici l’allocation faite au nom e la Fédération de Paris de la LDH, sur le droit de manifester hier et aujourd’hui : Allocution 13 juillet 2019

Bal POPULAIRE à Nation le 13 juillet 2019

Pourquoi ce bal à Nation  le 13  juillet ?

Le  14  juillet  1953,  à  l’arrivée  du défilé  traditionnel  de  la  gauche politique  et  syndicale  place  de  la Nation,  la  police  charge  le  cortège de nationalistes algériens pour leur arracher  banderoles,  drapeaux,  et portraits  de  leur  leader. Affrontements,  les  policiers  tirent. On relèvera 7 morts: 6 Algériens et un  syndicaliste  français,  de nombreux  blessés.  Une  répression qui a disparu de notre mémoire.
Ce jour-là, Jean Laurans, 18 ans, voulait  aller  danser  après  la manifestation  mais  une  balle l’en a empêché. C’est  pour  cette  raison  que,  pour la  deuxième  année  consécutive, nous  voulons  commémorer  de manière  festive  et  fraternelle  ce drame inconnu de l’histoire et que la  mairie  de  Paris  a  célébré  en apposant  une  plaque  le  6  juillet 2017.
L’actualité en France et en Algérie place  profondément  cette  édition 2019 sous le signe des libertés.
Ça commence place de l’ile de la Réunion Paris 12° à 18h30 :  Dépôt de gerbes, hommages : Catherine Barrati-Elbaz , maire du 12e, Gilles Manceron, historien, Jean-Luc Deryckx, président de la Fédération de Paris de la LDH, Nicolas Bonnet , président du groupe communiste au Conseil de Paris, Daniel Kupferstein, cinéaste, …)
Ça continue place de la Nation autour du kiosque face au lycée Arago à 19h30 :  Repas citoyen Rencontre avec des historiens et des témoins : Gilles Manceron, Nadjid  Sidi  Moussa,  Sadek  Hadjeres,  ancien  militant  du PPA/MTLD puis du PC Algérien,  Rosa Moussaoui des Amis de l’Huma et d’autres invités  Projection  d’un  extrait  du  film  «  Les  balles  du  14  juillet  »  de Daniel Kupferstein
Ça se termine de 22 heures à minuit  autour du kiosque face au lycée Arago   : BAL (toutes les musiques et toutes les danses…)

communiqué de l’observatoire parisien des libertés publiques juillet 2019

Sous le nom d’ Observatoire Parisien des Libertés Publiques, un observatoire des pratiques policières et de défense des libertés publiques est en cours de constitution à Paris. Depuis le 1° mai, l’ Observatoire était présent sur plusieurs manifestations parisiennes. Les faits constatés, les films enregistrés, les témoignages recueillis ont été analysés collectivement au sein de l’Observatoire.
Trois membres de l’Observatoire étaient présents lors de la manifestation de vendredi dernier au pont Sully et ont été témoins des faits qui ont suscité l’indignation de beaucoup de personnes, en France et à l’étranger. Sollicités par des organes de presse pour témoigner « à chaud », les membres de l’Observatoire ont préféré décliner l’invitation au profit d’un travail collectif d’analyse qui a produit le Communiqué que vous trouverez ici en pièce jointe.
Ce communiqué est l’acte de naissance public de l’Observatoire Parisien des Libertés Publiques, animé à ce jour par la LDH Paris et le Syndicat des Avocats de France (SAF) et qui est appelé à se développer.

BESOIN DE DONS EN NATURE et d’hébergements pour les exilés et réfugiés

la situation s’aggrave sur les campements parisiens abritant les exilé-e-s et les réfugié-e-s et ne va pas s’arranger avec l’été.

 ci-dessous un appel aux dons  mais aussi au bénévolat et  à l’hébergement d’ Utopia Paris IDF. Utopia est une association qui  a pour mission l’accueil,l’ information et l’ orientation, l’accompagnement, la distribution et l’ hébergement des citoyens des plus vulnérables.
Le nombre des primos, notamment Afghans, augmente considérablement ces derniers jours. De même que le nombre de familles et de femmes seules à la rue. Nous sommes passés de 10/15 ménages présents à Rosa Parks et désirant être hébergés le mois dernier à 20/25 ménages la semaine dernière, soit autour de 70 personnes. Sans compter quelques couples et familles qui n’essaient même plus d’être hébergés et qui restent dans les campements. En parallèle, les places d’urgence pour familles et femmes seules dans les LIMA semblent se faire de plus en plus rares.
Les évacuations ont un effet plus que limité avec plus de la moitié des exilés qui partent avant l’évacuation et reviennent le soir même. De nombreux couples ou femmes envoyés à Bastille pour être hébergés en sont à leur énième évacuation et qui reviennent à chaque fois le soir même, sans solution long terme et à ré équiper. La question de la transmission par le 115 des listes des personnes hébergées et leurs situations à l’OFII dessine la fin de l’hébergement inconditionnel et donc, bientôt, la fin des alternatives aux campements pour ceux qui ne rentrent pas parfaitement dans des cases de plus en plus restrictives.
Nous n’avons plus de matériel de mise à l’abri, notamment de tentes, donc familles, enfants et femmes dormiront bientôt à la belle étoile, dans RatPark… La seule alternative était jusque là les urgences des hôpitaux tels que Debré ou Trousseau mais les couples et les familles reviennent quasiment à chaque fois sans solution.
– Voilà ce qui nous attend pour l’été : plus de distributions de nourriture par les Restos du Cour tout le mois de juillet, fermeture de plusieurs permanences juridiques, cliniques mobiles en arrêt (?), sans compter le départ en vacances des bénévoles, collectifs et hébergeurs. Donc plus de nourriture ni d’hébergement ni de tentes, situation qui entraîne de nombreuses tensions et de rixes dans les campements. Ça a été le cas dans la nuit, rue Tchaikowski, 3 personnes ont été amené à l’hôpital.
La situation est alarmante, une fois de plus, et nous devons agir.
Les circonstances actuelles nous poussent à solliciter votre aide. 
Nous sommes encore et toujours à la recherche d’hébergeurs
Également, si vous avez des surplus de stocks en sous-vêtements, t-shirt hommes, bidons d’eau et tentes évidemment, nous sommes fortement intéressés. Nous pourrions ainsi répondre un peu mieux aux besoins du moment et de ce fait limiter, à notre échelle, la frustration dans les campements… 
 
TEL UTOPIA56 Bénévoles : + 33 (0) 7 84 09 00 89
À contacter si vous souhaitez devenir bénévole ou en cas d’urgence

 

Violences policières, stratégie de maintien de l’ordre et Gilets Jaunes [Vidéo]

Le 27 mars, Arie Alimi, avocat et membre du Bureau National de la LDH était au Lieu-Dit (Paris 20°) pour un café-débat à l’invitation des Amis du Monde Diplomatique de Paris sur « Violences policières, stratégie de maintien de l’ordre et Gilets Jaunes ». Voici l’enregistrement intégral de ce débat https://youtu.be/B6cvQbyFfBM

Urgence écologique, sociale, démocratique

L’écologie est aujourd’hui un enjeu majeur, c’est l’avenir de la planète et de l’humanité qui est menacé. La LDH est partie prenante de l’importante mobilisation citoyenne face au danger, réfléchit sur la façon de poser cette question du point de vue des droits de l’Homme, considère que les droits écologiques ne peuvent être dissociés des droits sociaux et démocratiques.

Les sections du 10/11e et du 20e arrondissements de Paris ont organisé un débat à la Maison de la vie associative et citoyenne du 20e, le 9 mars 2019. Plus de 40 personnes ont participé à cette rencontre, ont été appelées à réfléchir sur trois problématiques posées par le dérèglement climatique : Comment mieux vivre ? Quelle justice écologique ? Quels droits du citoyen et quelle exigence démocratique ?

Les participants se sont répartis en plusieurs groupes de travail pour réfléchir, partager, proposer, chaque groupe a ensuite restitué en séance plénière le résultat de ses réflexions. Nous vous soumettons ici la synthèse des réflexions et propositions partagées : LDH – Urgence Ecologique Sociale Democratique [9 mars]

 

Rencontre citoyenne : Urgence ecologique

Urgence écologique, urgence sociale, urgence démocratique

Le manifeste de la jeunesse et la grève scolaire hebdomadaire pour le climat, la pétition « L’affaire du siècle » pour assigner l’Etat en justice pour infraction climatique, le mouvement des Gilets Jaunes qui souligne le lien entre justice fiscale et écologie, les marches pour le climat, le rapport très alarmant du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), autant d’évènements, pour ne citer qu’eux, qui heureusement témoignent de la prise de conscience des citoyens et citoyennes et de la mobilisation face au désastre.

Ça se passe en France mais aussi en Europe et dans le monde.

Les changements climatiques affectent nos vies et n’épargnent personne surtout les plus démunis mais les gouvernants et les possédants restent sourds à ce cri d’alarme préférant les profits à court terme, refusant d’interroger notre modèle de société, de tenir les objectifs de la COP21 et de saisir les opportunités économiques qu’offre la transition écologique.

La Ligue des droits de l’Homme vous invite à réfléchir ensemble aux questions posées par le dérèglement climatique et à partager les propositions et initiatives pour y faire face.

Comment vivre mieux ? Quelle justice écologique ? Quels droits du citoyen ? Quelle exigence démocratique ?

Venez échanger et débattre à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne 18 rue Ramus Paris 20° (Métro Gambetta) le samedi 9 mars de 15 à 18 heures.

Entrée libre et gratuite, sans réservation

Organisé par la LDH Paris 20° et la Paris 10/11°

 

Quoi de neuf sur le mouvement des Gilets Jaunes…

Initialement, les membres de la ldh du 20eme ont regardé le mouvement des gilets jaunes avec curiosité et une certaine inquiétude . Nous nous sommes questionnés sur la récupération possible du mouvement par l’extrême droite . La mobilisation des gilets jaunes perdure , beaucoup de personnes  qui n’étaient pas habituées à manifester, partout en France se révoltent contre les inégalités, se réunissent autour de revendications ,échangent de manière horizontale pour s’opposer aux institutions ,se confrontent, ouvrent des cahiers de doléances, s’organisent, inventent des propositions et de nouvelles solidarités.A Belleville aussi des gilets jaunes  se réunissent, ensemble ils font le choix des sujets,des décisions, des actions…A Commercy , le 26 et 27 janvier, s’est tenue la première assemblée des assemblées des gilets jaunes des ronds points et des parking,des places, des assemblées, des manifs, réunissant une centaine de délégations. L’assemblée des assemblé a décrété: » Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable. Nous ne nous laisserons plus faire ! Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère ».

https://reporterre.net/IMG/pdf/appel_de_l_assemble_e_des_assemble_es_des_gilets_jaunes_a_commercy_27_janvier.pdf

      A ce jour , nous déplorons les conséquences désastreuses de ce mouvement: escalade de la violence et usage de  la violence policière en particulier avec les blessés graves de deux armes de catégorie A2 (classées comme armes de guerre): la grenade de désencerclement (GMD) et le LBD40  .

la CGT et la LDH ont saisi le juge des référés le 21 janvier 2019 afin de demander l’interdiction de l’usage de flah ball durant les prochaines manifestations.  Le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête tout en reconnaissant le caractère dangereux du LBD40   : https://t.co/6cv1y0uRUB


la commissaire Mijatovic du conseil de l’Europe, suite à son déplacement à Paris le 28 janvier, livre ses observations sur les questions des droits de l’homme liées au mouvement des »gilets jaunes »  . Elle résume ses observations : »le niveau élevé de tension qui prévaut actuellement en France suscite mon inquiétude et je considère qu’il est urgent d’apaiser la situation… » lien ci dessous:

https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/suite-a-sa-mission-a-paris-la-commissaire-mijatovic-livre-ses-premieres-observations-sur-les-questions-de-droits-de-l-homme-liees-au-mouvement-des-gil

2 pétitions:

https://www.mvtpaix.org/wordpress

https://www.mvtpaix.org/utils/petitionparlementaires-flashball.php

Actuellement, la ligue des droits de l’homme du 20eme réfléchit à la manière de s’investir dans le « grand débat » proposé par le gouvernement sans  participer à une opération de diversion ou de Communication du gouvernement 

La LDH Paris 20° animera deux heures d’émission sur Radio Libertaire, ce vendredi 1° février de 19 à 21 heures. 
On parlera de la LDH face au mouvement des Gilets Jaunes, de la répression policière et judiciaire et du Grand Débat.
Nous avons interviewé deux ligueurs dont Dominique Noguéres sur la stratégie de maintien de l’ordre du gouvernement.
A écouter sur 89.4 FM ou sur https://www.radio-libertaire.net/ (cliquer « Ecouter en direct » puis sur le fichier « radiolib » téléchargé)

ciné-droits

      Les « Ciné-Droits de l’Homme » ont été initiés par la section du 10 -11ème de la LDH en 2012,  des membres du 17eme et du 20eme se sont joints à l’aventure depuis 2016. C’est aujourd’hui la Fédération de Paris de la LDH qui soutient ce projet. 
« Ciné-Droits de l’Homme » proposent, en partenariat avec l’association « Autour du 1er mai » et avec les Ecrans de Paris des projections bimensuelles le dimanche matin à 11 h au Cinéma Majestic Bastille (2 Bd Richard Lenoir 75011 Paris – métro Bastille)

Les séances sont suivies d’un débat animé par la LDH, en présence du réalisateur ou d’invités.
 
Programmations antérieures (depuis l’automne 2016)
en septembre 2016 : « La sociale » de Gilles Perret   ici
en novembre 2016 : « Afectados » de Silvia Munt 
en janvier 2017 : « Democracy » de David Bernet  ici
en mars 2017 : « Un paese di Calbria » de Shu Aeillo et Catherine Catella 
en mai 2017 : « I am not your negro » de Raoul Peck  ici
en juillet 2017 : « Retour à Forbach » de Regis Saunder  ici
en octobre 2017 : « Des lois et des hommes » de Loïc Jourdain 
en décembre 2017 : « Sans adieu » de Christophe Agou  ici
en février 2018 : « Mémoires d’un condamné » de Sylvestre Meinzer 
en avril 2018 : « Un jour ça ira » de Stan et Edouard Zambeaux ici
en juin 2018 : « Après l’ombre » de Stéphane Mercurio 
en octobre 2018 : « Libre » de Michel Toesca  ici
en novembre 2018 (séance exceptionnelle) : « L’homme qui répare les femmes » de Thierry Michel
 9 décembre 2018 « Le procès contre Mandela et les autres » de Nicolas Champeaux et Gilles Porte ici
 

Pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles… marchons toutes et tous, samedi 24 place de l’Opéra

Les violences et injustices faites aux femmes ne sont pas anecdotiques dans l’évolution de nos sociétés, au contraire elles restent le terreau d’un patriarcat mondial encore bien vivant et cruel… en France aussi !

Les multiples affaires de viols sur mineures de 11 à 13 ans cette année, suivies de l’acquittement des violeurs en est un signe plutôt inquiétant. Le développement exponentiel de la pornographie (y compris dans le « porno chic » encore utilisé par la publicité qui joue beaucoup avec nos pulsions sexuelles pour les transformer en actes de consommation) auprès des plus jeunes contribue à forger une image des femmes considérées comme des objets sexuels à disposition et à soumettre si nécessaire. Le viol est un outil de domination des femmes très ancien mais ce n’est pas une raison pour le minimiser… et aussi  d’humiliation aussi des hommes qui s’en considèrent « propriétaires », ce qui conduit encore à leur assassinat dans beaucoup de pays… (Lire L’aurore, le très beau livre de Selahattin Demirtas paru récemment en français alors que son auteur, politicien turc d’origine kurde, est dans les geôles d’Erdogan)

Faute d’une réelle éducation à l’égalité f/g et d’une éducation sexuelle sérieuse, la sexualité reste pour nombre de jeunes un espace tabou nourri de fantasmes souvent virilistes et violents et dépourvu des savoirs scientifiques de base sur le corps et le psychisme (éventuellement abordé en terminale par celles et ceux verront la psychanalyse en philo) – masculin ou féminin.

 Si les violeurs sont « des malades » alors ils faut les soigner, et si on considère qu’ils ont fait preuve de discernement et de maîtrise de leurs pulsions, alors il faut les condamner… (à des peines alternatives si possible, ce n’est pas la prison qui pourrait les « améliorer »)

Tant que les femmes ne sont/seront pas davantage en sécurité dans l’espace public (et privé pour les plus jeunes), elles peuvent/pourront difficilement exercer pleinement leur citoyenneté et accéder à certains emplois !

Pour réfléchir et débattre de ces questions, 2 films à voir et à soutenir rapidement :

« Les chatouilles », qui aborde très justement la question de la pédophilie (viol des enfants..),

et « Les filles du Soleil » d’Eva Husson (qui sort demain) qui nous raconte comment des femmes kurdes enlevées, battues et violées par l’AI se lèvent pour cesser d’être des victimes et devenir des combattantes afin de reprendre le contrôle de leurs vies. Une leçon de courage et de résilience…

Marie hélène Le Ny

la section ldh du 20eme invite toutes celles et ceux qui veulent comme nous, mettre fin aux violences sexistes et sexuelles à marcher avec nous. 

Rendez-vous le 24 novembre !

Le site https://www.noustoutes.org/

En vidéo : https://youtu.be/mYVDmQL9P1E  

Le rendez-vous parisien sera à 14h30 place de l’Opéra  samedi 24 novembre 2018

« Apprendre, solidaire, aux cotés des élèves migrants »

Jean Pierre Fournier nous propose un compte-rendu de ce qu’est le Réseau Éducation Sans Frontières depuis le début  , initialement un mouvement de solidarité parents enseignants envers des familles qui voulaient obtenir leur droit de séjour   .  Dans la seconde partie, il relate les échos vécus et les interrogations d’une activité solidaire au côté des jeunes isolés étrangers

|1| |2| |3| |8|