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Il y a 150 ans : la Commune de Paris, expérience nouvelle de démocratie directe.

La Commune de Paris, barricade à Ménilmontant, Paris 20

« L’assemblée parisienne élue le 26 mars 1871 a promu l’autonomie municipale, la séparation de l’Église et de l’État, la gratuité et la laïcité de l’enseignement, pour les filles comme pour les garçons. Elle a conforté l’idée de l’égalité femme-homme, ouvert l’accès aux responsabilités pour les étrangers au nom de la « République universelle ». Elle a affirmé le droit des catégories populaires à la culture et au « luxe communal ». Elle a poussé plus loin qu’en 1848 l’idée du droit au travail et d’un droit social. En bref, bien avant d’autres, au cœur d’une guerre civile atroce qui a fini par décimer ses partisans, la Commune de Paris a laissé entrevoir ce que pouvait être une politique publique de l’égalité, de la citoyenneté active et de l’émancipation individuelle et collective. » [Extrait du Communiqué des Amis de la Commune – https://www.commune1871.org/nos-actualites/actualites/1135-communique]

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1° mai : un membre de l’OPLP délibérément agressé par la police

Communiqué de l’Observatoire parisien des libertés publiques

Le 1er mai, trois équipes d’observation (9 personnes) couvraient la manifestation parisienne. Un observateur filmant une compagnie de la BRAV-M a été délibérément agressé par un de ses membres : voir notre communiqué en pièce jointe

La vidéo est visible sur Twitter : Observatoire parisien des libertés publiques (@ObsParisien) / Twitter
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Des violences et de nombreux manquements au respect des libertés publiques ont par ailleurs été observés dans les pratiques de maintien de l’ordre lors de l’événement.

L’Observatoire parisien des libertés publiques

Hommage à Gérard Chaouat

Gérard Chaouat est décédé.

Comme beaucoup de militantes et de militants, de démocrates attachés aux droits et libertés, notre section LDH Paris 20 a connu Gérard Chaouat dans tous les combats pour un monde de justice et d’égalité. Ce 5 mars nous avions organisé avec lui, une conférence sur la recherche et le Covid où son discours était une parole d’expertise, d’engagement, de révolte et d’espoir. Aujourd’hui nous rendons hommage à Gérard brutalement décédé, à l’homme, au chercheur et au militant.

Salut à toi, Gérard. Nos amitiés à tes amis, à tes camarades et à tes proches.

LDH Paris 20

Vous trouverez ici :

l’enregistrement vidéo du débat organisé par notre section avec Gérard et d’autres intervenants sur la recherche en France et le Covid :https://youtu.be/9E_Fo5cjgY8 (l’enregistre est tronqué par erreur, il commence un peu après le début d’intervention de Gérard)

un article d’hommage de Ensemble dont Gérard était membre : https://www.ensemble-fdg.org/content/gerard-chaouat

un article de Gérard dans Droits et liberté, la revue de la Ligue des droits de l’Homme :https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2020/07/HL190-Actualit%C3%A9-2.-La-recherche-face-%C3%A0-la-Covid-19-trop-peu-trop-tard.pdf

Apportons notre soutien au peuple Ouïghour

Depuis environ deux ans, la communauté internationale et l’opinion publique commence à se mobiliser au sujet du sort des Ouïghours. Mais, qui sont les Ouighours ? Quelles sont les raisons de s’intéresser à eux aujourd’hui, et de les soutenir ?

Il s’agit d’ un peuple turcophone à majorité musulmane sunnite, habitant la région autonome ouïghour du Xinjiang (aussi appelé Turkestan oriental ). Ils sont l’une des 56 nationalités officiellement reconnues par la République Populaire de Chine et, selon des chiffres issus d’un recensement datant de 1990, ils seraient près de 7.500.000 – Leur langue, le ouighour est de la famille des langues Turciques, ils vivent dans la région du Xinjiang (au nord du Tibet), qui, comme le Tibet, fait partie des cinq régions autonomes de la Chine.

En Europe on ne s’intéresse à eux que depuis 2019 environ, pourquoi cela ? C’est qu’en 2019 ont eu lieu de graves révélations sur la politique chinoise d’internement de ce peuple. Révélations qu’on a appelées les « Xinjiang Papers » : plus de 400 pages de documents internes chinois sont dévoilés dans le « New York Times » déclenchant la colère du Président Chinois, Xi Jinping, qui les déclara aussitôt manipulés et hors contexte. Si des témoignages, des accusations et même des rapports existaient déjà, ces documents apportent la preuve qu’ils étaient parfaitement fondés.

Depuis ces révélations, les faits dénoncés ont été très largement confirmés et documentés. De multiples preuves existent de camps de rééducation, de camps de travail forcé que les autorités appellent pour leur communication, écoles ou centres de formation. Mais on sait aussi que même hors de ces camps qui sont une menace permanente, la population Ouïghour est sous une extrême contrainte et un contrôle auquel il est impossible d’échapper. Tout cela suffit à dire l’insupportable de cette situation. Sans même parler des femmes qui, sous prétexte de soins de santé, doivent accepter des injections de produits supposés médicamenteux dont elles s’aperçoivent plus tard, qu’ils les ont rendues stériles.

Lire l’article de la revue LDH Droits et Libertés : https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2021/04/DL193-Monde-2.-La-repression-chinoise-en-zone-autonome-ouighoure.pdf

Le dossier Israël-Palestine devant la Cour Pénale Internationale

Nous vous invitons à être les plus nombreux possible à écrire au Président de la République et au Ministre des Affaires Étrangères sur la base du texte ci-dessous :

SOUTIEN DE LA DEMANDE DE L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE par la COUR PÉNALE INTERNATIONALE sur le dossier Israélo-Palestinien pour que la justice conduise à la paix.

Après l’annonce de l’ouverture d’une enquête, le 3 mars 2021, par la Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Madame Fatou Bensouda, au sujet des crimes présumés dans les territoires palestiniens occupés, nous saluons cette initiative avec satisfaction et souhaitons appeler le gouvernement français à apporter son soutien explicite à cette enquête.La France a plusieurs fois, au cours des années passées, manifesté son soutien diplomatique et politique pour un fonctionnement efficace de la CPI en la qualifiant de « seule juridiction pénale internationale permanente, à vocation universelle », selon les termes de son chef de la diplomatie, Jean-Yves Le Drian en juin 2020. A un moment où la CPI est cible d’attaques intolérables de la part de l’Etat israélien soutenu par les Etats-Unis, il nous semble urgent que la France, à l’exemple de la Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas, envoie un signal fort afin de faire savoir à cet Etat que l’impunité dont il bénéficie à ce jour, malgré de graves violations du droit international, pourrait bien prendre fin. Contrairement à ce qu’il tente de faire croire avec un cynisme éhonté, les sanctions qui pourraient résulter de cette enquête menée à son terme, ne relèveraient en rien d’un quelconque antisémitisme, mais exclusivement de l’application stricte et indispensable de ce droit international. La France serait également pleinement dans son rôle en appelant la communauté internationale à soutenir la CPI sur ce dossier, seul espoir de justice pour toutes les victimes des violations identifiées du droit international dans ce conflit. En soutenant la CPI les Etats feraient preuve d’un courage politique fort et essentiel pour recréer les conditions d’une Paix juste et durable dans la région .Dans l’attente des suites que vous donnerez à notre préoccupation, veuillez recevoir nos respectueuses salutations…Pour aller sur le site de l’Elysée – rubrique « Ecrire au président » : https://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/Pour aller sur le site du ministère des Affaires étrangères – rubrique « Nous écrire » :https://www.diplomatie.gouv.fr/…/mentions…/nous-ecrire/

Maâti Monjib, intellectuel franco-marocain en détention arbitraire et en danger

Maâti Monjib, intellectuel franco-marocain est en détention depuis plus d’ un mois et en grève de la faim depuis le 4 mars pour protester contre sa détention arbitraire et demander sa liberté.Il est urgent d’obtenir sa libération

Informations du Collectif-cedetim:

Maâti MONJIB, historien, universitaire, journaliste, défenseur des droits humains, est en grève de la faim depuis 11 jours maintenant. Une journée de grève de la faim est une journée de trop.

On rappelle qu’il a déjà mené une grève de la faim de 24 jours en octobre 2015 qui lui avait permis de reconquérir ses droits mais qui a eu des conséquences sérieuses sur sa santé.

Maâti a publié un communiqué (ci-joint) dans lequel il annonce entamer une grève de la faim à compter du jeudi 4 mars 2021 à 16 heures pour protester contre sa détention arbitraire et demander sa liberté.

Cependant, cette grève de la faim fait peser de graves dangers sur sa santé et sa vie, alors qu’il souffre de maladies chroniques (diabète et troubles cardiaques) pouvant être ravivées par sa détention arbitraire et sa condamnation inique. Il est urgent d’agir pour exiger sa libération.

Assuré de votre soutien qui s’est déjà traduit par vos actions urgentes et/ou vos communiqués dès le début de cette nouvelle affaire, le comité de soutien à Maâti Monjib a besoin de votre appui et vous sollicite pour demander aux autorités françaises (président + ministre de l’Europe et des Affaires étrangères) d’intervenir sans délai et d’assurer sa protection en tant que citoyen français.

Le comité de soutien vous sollicite également pour exhorter les autorités françaises à exiger des autorités marocaines la libération immédiate de Maâti MONJIB, citoyen français (bi-national).

Maâti a entamé cette grève de la faim pour dénoncer l’arbitraire et dire à l’opinion nationale et internationale qu’il est innocent, que la vérité et la justice sont plus importantes que sa propre vie.

Communiqué : Maâti Monjib en grève de la faim

  
J’entame une grève de la faim à compter du jeudi 4 mars 2021 à 16h00 pour exprimer un appel de détresse lancé à l’opinion publique suite à la persécution  et l’injustice qui me sont infligées par le régime politique marocain.

J’observe cette grève de la faim pour protester contre :

 1) Mon arrestation arbitraire le 29 décembre 2020, soit 24 heures avant la tenue dans le plus grand secret de l’audience dans le cadre du procès qui m’est intenté depuis 2015 pour « atteinte à la sécurité de l’État ». Audience à laquelle je n’étais pas convoqué. Ma défense, non plus, n’était pas informée. Ce procès a été reporté  systématiquement  jusqu’à mon arrestation et finit par me condamner par contumace. Cette arrestation arbitraire visait à me condamner en mon absence pour que je ne puisse pas me défendre.  

 2) L’intervention illégale du  Conseil supérieur du pouvoir judiciaire en déclarant son approbation du verdict prononcé contre moi par contumace et en influençant les juges sachant que mon dossier est toujours en cours devant la justice. Ceci constitue un précédent dans l’histoire de la justice marocaine.

3) La  diffamation qui me frappe ainsi que ma famille de la part des médias officiels et ceux dépendant des services sécuritaires en violation flagrante de ma dignité et de la présomption d’innocence.

Je déclare à l’opinion publique nationale et internationale que je suis totalement innocent des accusations fallacieuses qui visent à saper ma crédibilité en tant que journaliste et écrivain d’opinion. La raison de toute cette persécution est à chercher dans mes écrits critiques à l’égard du régime et sa police politique et dans mes activités de défense des droits humains comme mon soutien aux détenus du mouvement Hirak du Rif et aux journalistes détenus injustement sous couvert de crimes de droit commun.


Prison Al Arjat 2, Salé le 04 mars 2021

Maâti Monjib

Signez et partagez la pétition « Jeunes majeurs étrangers, sortir de l’impasse

Une soixantaine d’organisations ont lancé un appel en faveur des jeunes majeurs étrangers qui reçoivent une obligation de quitter le territoire français (OQTF) quand ils atteignent la majorité (affaire du boulanger de Besançon et bien d’autres). Cette campagne intitulée “Jeunes étrangers, sortir de l’impasse” part de plusieurs constats :– la contestation systématique de l’identité des jeunes arrivés mineurs non accompagnés et même de leur âge, y compris quand ils ont été placés par un juge des enfants ;– la quasi disparition des possibilités de régularisation des familles avec enfants mineurs ;– les difficultés croissante d’accès aux préfectures via la dématérialisation ;– face à ces embûches, nous constatons, à l’inverse, les manifestations de solidarité de plus en plus nombreuses autour de ces jeunes.Un communiqué de presse a été publié le lundi 8 février. Il est désormais signé par plus d’une soixantaine d’organisations nationales.Nous voulons poursuivre et amplifier ce mouvement de solidarité. Aujourd’hui avec plus de 220 personnalités de tous horizons, nous faisons appel à toutes celles et tous ceux qui ne supporte plus ce gâchis humain et nous vous appelons à signer notre pétition.
Cliquez ici pour signer la pétition
Pétition “Jeunes majeurs, sortir de l’impasse”L’actualité a mis au grand jour la situation de jeunes étrangers présents depuis des années en France, arrivés soit mineurs isolés, soit avec leur famille, en cours d’études, d’apprentissage, accédant à l’emploi souvent dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre et soudain victimes de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) dès lors qu’ils arrivent à leur majorité.Nous nous réjouissons évidemment que plusieurs de ces jeunes aient trouvé une solution heureuse avec l’obtention d’un titre de séjour grâce à la solidarité que leur situation a suscitée.Au-delà de ces cas emblématiques, les jeunes en détresse sont nombreux. Depuis des années, associations, enseignants, éducateurs, chefs d’entreprise, maîtres d’apprentissage, élus sonnent l’alarme et ne sont pas entendus. Nous sommes quotidiennement témoins d’un terrible gâchis humain et social : voir des jeunes être menacés d’expulsion, réduits à vivre dans la peur, l’errance et la clandestinité, alors que la France est devenue leur pays, celui de leurs liens, de leurs amitiés, de leurs amours, et qu’ils sont prêts à rendre à la société ce qu’elle a investi dans leur formation.Pourtant, dès aujourd’hui, il y a des possibilités d’amélioration réelle et immédiate pour au moins réduire l’arbitraire des préfectures :– il faut faire cesser la suspicion généralisée qui pèse sur de nombreux jeunes dont les actes d’état-civil sont régulièrement contestés, alors que leur identité a été confirmée par un juge ou par les services consulaires de leurs pays ;– il faut cesser d’exiger des documents impossibles à présenter pour obtenir un titre de séjour (comme des passeports guinéens, par exemple), à plus forte raison lorsque la réglementation prévoit que leur présentation n’est pas obligatoire ;– il faut en finir avec le blocage absurde des demandes de rendez-vous en préfecture, qui, sous prétexte de dématérialisation, revient à fermer des voies de régularisation. Ainsi, des jeunes, que la loi oblige à demander un titre de séjour avant 19 ans, sont mis dans l’impossibilité de le faire ;– il faut que ces jeunes puissent avoir accès à des formations ou contrats d’apprentissage, en fonction de leurs niveaux de compétences, qu’ils puissent poursuivre les parcours engagés, et plus largement poursuivre la vie qu’ils ont entamée en obtenant aisément un titre de séjour protecteur et stable ;– il faut régulariser de façon large et durable les personnes étrangères présentes depuis plusieurs années sur notre territoire notamment en appliquant la circulaire du 28 novembre 2012 plutôt que de mettre fin à celle-ci sans le dire et de restreindre l’accès aux droits et ainsi multiplier les situations dramatiques.Ce sont là des mesures de bon sens, qui seraient la preuve que le message de ces jeunes, de leurs éducateurs et enseignants, de leurs employeurs, de leurs formateurs, a été entendu. Mais elles ne nous dispensent pas de réfléchir ensemble à la mise en œuvre de politiques d’accueil et de respect des droits fondées sur l’ouverture des frontières et des cœurs et non plus sur la peur et la fermeture. 
Cliquez ici pour signer la pétition

Dématérialisation des demandes de titre de séjour : pour la première fois, un tribunal administratif juge l’organisation d’une préfecture illégale

« La dématérialisation, c’est-à-dire l’accès aux services de la Préfecture par internet est un obstacle à l’exercice effectif de leurs droits pour des dizaines de milliers de personnes. Qu’en dire lorsque le site de la préfecture « bug » et donc empêche de prendre RV par internet pour une demande ou un renouvellement de titre de séjour, pendant des semaines…un refus d’accès aux droits par l’Etat. L’Etat enfreint la loi de manière beaucoup trop systématique, notamment en matière de droits des étrangers, n’ayant comme seul limite, des recours engagés par des avocats devant les tribunaux, bien souvent engorgés, saturés, en raison des nombreuses violations de la loi par l’Etat.Cette décision en est encore un exemple flagrant« .

Dématérialisation des demandes de titre de séjour : pour la première fois, un tribunal administratif juge l’organisation d’une préfecture illégale

Communiqué commun dont la LDH est signataire

C’est un jugement qui fera date : le 18 février 2021, le tribunal administratif de Rouen a donné raison aux associations en annulant pour illégalité un arrêté de la préfecture de Seine-Maritime, qui imposait aux personnes étrangères de déposer en ligne leurs demandes de titre de séjour. La motivation retenue par le tribunal s’applique en fait à toute préfecture imposant la dématérialisation.

La dématérialisation ne peut être imposée aux usagers et usagères du service public : le Conseil d’Etat l’avait affirmé sans ambiguïté dans une décision du 27 novembre 2019. Mais un grand nombre de préfectures, à l’instar de la Seine-Maritime, ont choisi de tout simplement ignorer cette jurisprudence.

En Seine-Maritime comme ailleurs, les personnes étrangères qui demandent un titre de séjour sont confrontées à une profonde maltraitance institutionnelle : refus d’instruction des dossiers, conditions de régularisation ubuesques et, depuis le mois de mars 2020, dématérialisation de la plupart de leurs démarches administratives. En pratique, cette dématérialisation imposée a avant tout pour effet de priver les personnes de leurs droits en les gardant à distance de l’administration.

Le jugement rendu par le tribunal administratif de Rouen est, en France, le premier coup d’arrêt directement porté à une préfecture en matière de dématérialisation des demandes de titre de séjour.

Le tribunal retient en effet que la réglementation n’autorise aucune dématérialisation des démarches menées en vue de l’obtention d’un titre de séjour :

Les dispositions du Ceseda « font obstacle à ce que le préfet (…) prescrive que le dépôt des demandes de titre de séjour concernés soit effectué par tout autre procédé et notamment numérique » et de manière plus générale, « les démarches en matière de demandes de titre de séjour ont été exclues du champ d’application de la mise en oeuvre des téléservices ».

Par cette décision, le tribunal administratif de Rouen sanctionne la préfecture de Seine-Maritime. Et bien au-delà, il affirme qu’aucune démarche dématérialisée ne peut aujourd’hui être imposée, ni même proposée, en matière de droit au séjour. Aux termes de cette décision, c’est bien l’ensemble des modules de prise de rendez-vous par Internet pour demander un titre de séjour et l’ensemble des modules de dépôt en ligne des demandes, qui sont entachés d’illégalité.

Nos organisations se félicitent de cette décision essentielle et appellent les pouvoirs publics à cesser, partout en France, d’imposer la dématérialisation des démarches administratives, notamment pour les personnes étrangères. Un accueil physique doit toujours être maintenu et les préfectures doivent être dotées de moyens suffisants pour répondre aux besoins des usagers et usagères.

Organisations signataires :

La Cimade, le Gisti, la Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Collectif antiraciste de la région d’Elbeuf – ASTI d’Elbeuf, la Pastorale des Migrants – Diocèse de Rouen, l’assemblée locale des Etats Généraux des Migrations de Rouen, l’Union Départementale CGT Seine-Maritime, Welcome Rouen Métropole, l’ASTI de Petit-Quevilly, le Réseau Education sans Frontières de Rouen, le Réseau rouennais de solidarité avec les Migrants, réfugiés, exilés, étrangers.

Paris, le 25 février 2021

La recherche face au Covid19 – Débat

Pandémie : comment en est-on arrivé là ? Ce que le Covid19 révèle de la situation de la recherche en France  

La Ligue des droits de l’Homme de Paris 20 vous invite à un visio-débat avec Gérard Chaouat, immunologiste, directeur de recherche émérite CNRS et Inserm, Jacques Haiech, professeur honoraire de biotechnologie à l’université de Strasbourg et Mariannick Dagois, enseignante honoraire à Paris 8 et membre de « Sauvons l’Université »  

Le vendredi 5 mars à 19 heures 30 Rejoignez nous sur Zoom https://us02web.zoom.us/j/86291872836

Le Covid19 a surpris tous les experts. les autorités ont lancé dans la précipitation la recherche de remèdes et de vaccins. Pourtant, au début des années 2000, des recherches avaient été menées sur des virus proches et d’origine animale comme Ebola mais aussi comme Sars-Cov1 et Mers-Cov, tous deux de la famille des Coronavirus. Mais ces recherches furent abandonnées. Aujourd’hui des laboratoires internationaux ont annoncé des vaccins et les ont mis sur le marché, mais dans un mode d’urgence qui contribue à mettre les Etats en dépendance vis-à-vis des capacités de production et en négociation âpre avec les laboratoires.  

Qui décide des projets de recherche ou de leur abandon ? Qui affecte les ressources ? Sur quels critères ? Quels effets ont ces choix en période de crise sanitaire ?

Quelles sont les options fondamentales qui permettraient de mieux affronter les périodes de crise : travail collaboratif et interdisciplinaire, intégrité scientifique, coopération internationale, science ouverte…

Pour le respect du droit à un rendez-vous en préfecture !

Non à la fermeture invisible des voies de régularisation
Droit à un rendez-vous en préfecture
pour toutes et tous !
RENDEZ-VOUS, JEUDI 28 /01 A 14h
DEVANT LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS
7 rue de Jouy Paris 4 (M° Pont Marie ou Saint Paul).

Plus d’une centaine de personnes ont saisi les tribunaux administratifs franciliens le 10 décembre dernier, pour tenter d‘imposer aux préfectures la délivrance de rendez-vous. Parmi celles-ci, la préfecture des Hauts de Seine a été condamnée à convoquer les personnes concernées et à rembourser les frais de justice des requérant.e.s, à hauteur de 11 400 euros, ce qui marque une première victoire. Ce premier succès nous encourage à accentuer la pression.

visio-débat vendredi 27 novembre à 19h POURQUOI UNE LOI …  » SUR LE SÉPARATISME » ?

Visio-débat  
POURQUOI UNE LOI « SUR LE SÉPARATISME » ?Vendredi 27 novembre à 19 heures
Avec la participation de – Françoise DUMONT présidente d’honneur de la LDH– Joëlle BORDET et Daniel BOITIER  membres du Groupe de travail Laïcité de la LDH
Le débat est largement ouvert à toutes et à tous, dans le respect mutuel.
Pour accéder, cliquer sur le lien et attendre quelques secondes que l’animateur vous admettehttps://us02web.zoom.us/j/85441443040
Pour accéder par téléphone : :+33170372246,,85441443040# France
+33170379729,,85441443040# FranceID de réunion : 854 4144 3040

Début octobre, le Président de la République a dévoilé les contours de son plan pour lutter contre le séparatisme. A charge pour les ministres concernés d’en préciser les modalités avant le 9 décembre. Ce projet de loi a changé de noms à plusieurs reprises mais plusieurs orientations restent constantes depuis le discours du Président.ENJEUX ET DANGERS DU PROJET DE LOI « SUR LE SÉPARATISME »
Parmi les mesures déjà annoncées figurent d’ores et déjà la limitation de l’instruction scolaire à domicile, l’obligation de neutralité étendue aux salariés des entreprises délégataires de service public, l’extension des motifs de dissolution des associations, l’obligation pour les associations qui reçoivent des subventions de l’Etat de signer une charte de la laïcité…Le texte devrait aussi s’attaquer à la formation des imams en confiant au CFCM le soin de la prendre en charge.
Même si le Président de la République a pris soin d’évoquer la ghettoïsation subie par bon nombre de nos concitoyen-ne-s vivant dans des territoires marqués par toutes sortes de discriminations, les intentions qui sous-tendent de projet de loi désignent clairement la population de culture ou de confession musulmane (ou supposée telle) comme les potentiels porteurs des pires dérives  allant jusqu’aux plus mortifères d’entre elles.
Outre qu’il est porteur de graves divisions à un moment où notre société est confrontée à une grave crise sanitaire et sociale qui frappe particulièrement les plus fragiles d’entre nous, ce projet met à mal les équilibres de trois grandes lois de la République qui fondent nos libertés fondamentales et qui seraient modifiées : la loi de 1882 sur l’instruction obligatoire, la loi de 1901 sur les associations et la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

Le scandale de l’évacuation ratée du campement de Saint-Denis, mardi 17 nov.

Retour en vidéo sur l’évacuation ratée de mardi 17 novembre 2020.

Si des milliers de personnes exilées ont été prises en charge, un autre millier n’a pas eu cette chance et reste dehors depuis. Aucune préparation en amont des institutions, une coordination des acteurs insuffisants : cela a forcément amené une mise à l’abri chaotique et violente pendant toute une journée. Encore, les droits à un hébergement inconditionnel, à une sécurité pour toutes et tous, à un accompagnement adéquat, à pouvoir être en sûreté avec les forces de l’ordre, n’ont pas été respecté. Merci à l’énorme mobilisation Utopia 56Solidarité migrants WilsonGistiLE CEDRE-Secours Catholique Caritas France et toutes / tous les autres : nous allons maintenant étudier toutes les actions policières durant cette évacuation, analyser les manquements au principe d’inconditionnalité de l’hébergement. On continuera à dénoncer.

(Montage Rach Rmdr ; merci ! avec vidéo de toutes les associations présentes!)

marche des solidarités, le 17 octobre

Marche des solidarités

Régularisation des sans-papiers, fermeture des Cra, logement pour toutes et tous.A l’appel de 19 collectifs de sans-papiers, de la Marche des solidarités, des Etats généraux des migrations (dont la LDH est membre) et de plus de 200 organisations, des sans-papiers marcheront à partir du 19 septembre des quatre coins du pays pour atteindre Paris en une grande manifestation le samedi 17 octobre.
 L’arrivée à Paris
est prévue le samedi 17 octobre 2020, à 14h place de la République, à Paris. Venez nombreux et nombreuses accueillir les marches et les accompagner dans Paris – Trois entrées des marcheurs et marcheuses dans Paris en cortèges qui iront jusqu’à République :
à 10h- Porte d’Italie,
à 10h- Porte de Montreuil,
à 10h- Porte de Paris, à 10h pour entrer porte de La Chapelle à 11h avec les campements de migrants

Ciné-droits (« Un écran-des droits ») le 27 septembre 2020 à 11 h au Majestic Bastille avec la projection du film de David Dufresne  » Un pays qui se tient sage »

Un campement alerte sur le sort des mineurs isolés étrangers à la rue

Depuis le 30 juin, un campement d’environ 75 adolescents mineurs étrangers s’est installé dans le 11e arrondissement de Paris, square Jules Ferry. Dans la loi, les départements ont la responsabilité de protéger tous les mineurs isolés sur le territoire français. Mais dans les faits nombreux sont celles et ceux qui dorment dans la rue et n’ont droit à aucune prise en charge. Ces jeunes ont besoin de notre soutien! Alors soyons nombreux à agir!
Sur cette page vous trouverez les adresses mail de toutes les personnes responsables à contacter ainsi qu’un mail type : https://www.msf.fr/mineursalarue

Nos questions aux candidats aux municipales

Jeunes mineurs étrangers à la rue – Parc de Belleville, Paris 20
Travailleurs hospitaliers – Hôpital Tenon, Paris 20

La LDH Paris 20 a envoyé un questionnaire : LDH Paris 20 – Municipales – Second tour – Questionnaire aux candidatsà toutes les candidates et candidats du second tour des municipales dans le 20e arrondissement :

  • Éric Pliez, liste Paris en Commun avec Anne Hidalgo fusionnée avec la liste d’Antoinette Guhl, liste L’écologie pour Paris avec David Belliard;  
  • François-Marie Didier, liste Dati pour Paris avec Rachida Dati;
  • Frédérique Calandra, liste Ensemble pour Paris avec Agnès Buzyn; 
  • Danielle Simonnet de la France insoumise, liste Décidons Paris.

Le questionnaire, délibérément court, portait sur cinq sujets : la santé, la démocratie et la citoyenneté, l’accueil des migrants, le logement et la police. – Nous n’avons reçu qu’une seule réponse, celle de Danielle Simonnet que nous remercions :

Gazer, mutiler, soumettre

Débat avec Paul Rocher

Manifestations interdites, rassemblements nassés, manifestantes et manifestants brutalisés, police dotée d’un armement de plus en plus dangereux…
L’Observatoire parisien des libertés publiques vous invite à un débat en visio-conférence avec

Paul Rocher, économiste, diplômé en science politique de Sciences-Po Paris
Auteur du livre « Gazer, mutiler, soumettre » (Juin 2020 – La Fabrique Editions)

Mardi 23 juin à 20 heures


Nuages lacrymogènes, grenades de désencerclement, LBD 40… Des ZADs aux campus, des quartiers populaires aux cortèges syndicaux, manifester en France expose aujourd’hui à la violence des armes non létales.
Les forces de l’ordre dégainent à la moindre occasion et la liste des blessés et mutilés s’allonge de mois en mois. Que signale cette escalade ?
Face à ce qu’il perçoit comme une crise du maintien de l’ordre, l’État attise la brutalité de sa police en la dotant d’un arsenal militaire toujours plus puissant et fourni – au grand bonheur des marchands d’armes.
Le recours massif aux armes non létales est la marque d’un étatisme autoritaire de plus en plus intolérant à toute contestation dans une période de recul social majeur.
Conçues comme des armes « défensives », elles forment dans la pratique l’artillerie de l’offensive néolibérale en cours, rappelant, à quiconque entreprend d’y résister, la nécessité de l’autodéfense populaire.


Pour participer au débat, le mardi 23 à 20 heures cliquer sur le lien :
https://us02web.zoom.us/j/81194644907
Un petit guide d’accès à Zoom est en pièce jointe.
Pour en savoir plus sur le livre de Paul Rocher :
https://lafabrique.fr/gazer-mutiler-soumettre/
sur l’Observatoire parisien des libertés publiques :
https://www.ldh-france.org/observatoires-des-pratiques-policieres-agir-pour-la-defense-des-libertes-publiques/
Contact : contact@obs-paris.org

Un homme immobilisé par un genou sur le cou à Paris 20

Cette vidéo reprise de Twitter, montre une interpellation qui a eu lieu jeudi 28 mai vers 21h, dans le quartier Fougères à Paris 20°, à l’angle des rues Léon Frapié et Fougères.

Un homme allongé sur le dos, menotté, entouré de plusieurs policiers qui l’immobilisent au sol. L’un des policiers maintient son genou sur le cou de l’homme pendant plusieurs secondes, puis sur son visage alors qu’il se débat et enfin de nouveau sur son cou, avant de relâcher sa pression et de le saisir par les jambes.

C’est précisément des gestes de ce type, maintenus pendant de longues minutes qui ont provoqué la mort de George Floyd, à Minneapolis. Cette méthode d’immobilisation est extrêmement dangereuse et devrait d’urgence être interdite.

La vidéo montre également la présence d’agents de la sécurité de la Mairie de Paris. A l’heure des élections municipales est ainsi posée dans les faits la question de la coopération entre la police nationale et la police municipale que puiseurs listes prévoient de créer sur Paris.

Autre vidéo de la même scène prise sous un autre angle :

Drones de surveillance : une pratique attentatoire aux droits [video]

Drones de surveillance : aucune base légale pour leur utilisation par la police. Le Conseil d’Etat statue. Sur RT France, interview de Nassim Harket de la Ligue des droits de l’Homme et de l’Observatoire parisien des libertés publiques

débat Démocratie Citoyenneté et État de Droit jeudi 21 mai de 17 à 19 h

Nous vous invitons à un débat en ligne
Démocratie, Citoyenneté et État de droit
Le jeudi 21 mai de 17 à 19 heures
Le débat sera lancé par une intervention de
Jan-Robert Suesser
Vice-président du Forum civique européen
 (Ancien membre du bureau national de la LDH)
_____________
Cette réunion-débat organisée par la section LDH de Paris 20
est largement ouverte à toutes et tous : invitez vos ami.e.s et vos proches.

Pour participer : jeudi à 17 heures, cliquez sur le lien Zoom ci-dessous
https://us02web.zoom.us/j/83073050812  

 

Réunion-débat avec Michel Miné /// Etat d’urgence sanitaire et droit du travail /// Vendredi 8 à 17 heures

 

Chômage partiel, travail à domicile, protection sanitaire, durée du travail, 
congés payés, droit de retrait… sont parmi les questions qui se posent quotidiennement
en cette période de pandémie et se poseront avec une acuité nouvelle dans les jours qui viennent. 
La Ligue des droits de l’Homme Paris 20 vous invite à un débat en vidéo
Etat d’urgence sanitaire et droit du travail
Le vendredi 8 mai à 17 heures 
Avec Michel Miné, membre du Comité central de la LDH
et professeur du Cnam, titulaire de la chaire « Droit du travail et droits de la personne ».
– Quelles sont les grandes dispositions du volet droit du travail de la loi d’état d’urgence ?
– Comportent-elles des risques ou des opportunités en regard du droit français et international ?
– Quelle est la réalité du terrain ? Quels sont les leviers sur lesquels nous pouvons agir ?
Pour participer à la réunion-débat, le vendredi 8 mai à 17 heures cliquez sur le lien
Vous trouverez un petit guide de connexion ici : PETIT GUIDE

1er MAI 2020 : UN MONDE À RECONSTRUIRE

Communiqué LDH

Plus que jamais le 1er Mai 2020 est le moment de réaffirmer l’universalité et l’indivisibilité des droits et des libertés pour toute l’humanité.

La pandémie qui frappe révèle un peu plus l’absurdité et la dangerosité d’un système qui piétine le sens de la vie, les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, démunit les services publics, accentue des inégalités sociales déjà meurtrières, ignore le droit à la santé et aux besoins vitaux.

Destruction de la planète, rivalités entre les peuples, haine de l’Autre, inégalité des sexes, mépris des besoins de tous au profit d’intérêts égoïstes et minoritaires : l’organisation du monde d’aujourd’hui ne fait qu’ajouter à la tragédie sanitaire sans y apporter la réponse solidaire à laquelle nous aspirons.

Parce qu’elles sont inséparables des droits économiques, sociaux culturels et environnementaux, les libertés sont l’objet des mêmes attaques.

Les régimes autoritaires exacerbent leur domination et les lois d’exception rognent nos libertés. Partout les peuples voient s’accroître une surveillance généralisée au profit d’Etats et d’entreprises multinationales aux pouvoirs de plus en plus insidieux et omniprésents.

Notre démocratie en est réduite à sa plus simple expression au prétexte d’exigences sanitaires laissées à la seule appréciation des gouvernants et d’experts qu’ils désignent.

Le 1er Mai 2020 doit être l’occasion de réaffirmer l’universalité et l’indivisibilité des droits, de tous les droits, de chacune et de chacun, d’une humanité en charge de conduire son devenir et celui de la planète.

C’est pourquoi, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle à se mobiliser le 1er Mai 2020 aux côtés des organisations syndicales et du mouvement social, pour faire de cette date une manifestation de solidarité et d’engagement en faveur d’un autre monde.

Paris, le 29 avril 2020

invitation dimanche 3mai 17h débat audio état d’urgence sanitaire et droits de l’Homme

La Ligue des droits de l’Homme Paris 20 vous invite à un débat en vidéo
Etat d’urgence sanitaire et droits de l’Homme
Le dimanche 3 mai à 17 heures
Depuis le 23 mars nous sommes en Etat d’urgence sanitaire, reconductible.
Combattre la pandémie nécessite la mobilisation de toutes les intelligences,
de toutes les énergies, de toutes les solidarités.
Tout indique pourtant que la situation est mise à profit par le Président et le Gouvernement pour mettre entre parenthèses notre démocratie et nos institutions.
– Quelles sont les grandes lignes de l’Etat d’urgence sanitaire ?
– Quelles sont les menaces qui pèsent sur les libertés et la démocratie ?
– Comment réagir en tant que citoyennes et citoyens attachés à la démocratie et aux droits de l’Homme ?
Voici le lien sur lequel cliquer dimanche 3 mai à 17 heures pour participer à la réunion :
(vous trouverez un petit guide de connexion ci-dessous)
Restons vigilants et solidaires !
_________________________________
Quelques indications pour vous connecter à une visioconférence sur Zoom :
Il suffit d’avoir un ordinateur ou une tablette avec un microphone et une caméra intégrés.
A défaut, vous pouvez utiliser votre smartphone, mais c’est moins pratique.
POUR VOUS CONNECTER A UNE RÉUNION ZOOM
A l’heure dite, vous cliquez simplement sur le lien que l’organisateur de la réunion vous a communiqué.
Vous suivez les instructions : en général on demande de cliquer par étape sur
– « Ouvrir Zoom »
– « Rejoindre une réunion »
– « Rejoindre avec vidéo »
– » Rejoindre avec audio »
ou des formulations équivalentes
LORS DE VOTRE PREMIÈRE CONNEXION A UNE RÉUNION ZOOM
Zoom vous demandera : « téléchargez et lancez Zoom ».
Cliquez sur cette mention. Le téléchargement commence.
Quand le programme est totalement chargé : cliquez dessus.
Un peu de patience… Vous y êtes.
A noter qu’il n’est pas nécessaire de créer un compte Zoom.
Pour participer à une réunion, il n’est pas nécessaire de payer un abonnement.
Pour Apple, iPad, iPhone, iPod Touch… on trouvera les indications de démarrage ici :
 
Pour tablettes ou téléphone sur Android… on trouvera les indications de démarrage ici :

pétition urgence sanitaire dans un foyer

Signer la pétition ici

VIVRE ET MOURIR AU FOYER ROMAIN ROLLAND

93 avenue Romain Rolland à Saint-Denis

Cinq résidents morts, un autre tué par la police, des résidents confinés dans 7,50 m²,

des ascenseurs en panne ou à l’arrêt, des habitants qui deviennent fous et dangereux…

Le foyer Romain Rolland, c’est un FTM, un Foyer de Travailleurs Migrants, foyer-tour de 13 étages construit en 1971 par la Sonacotra pour y encaserner un peu plus de 300 travailleurs immigrés, dans des chambrettes de 7,50 m² avec cuisine, WC et douches à chaque étage pour 24 résidents.

Après une période de luttes (grande grève de 74 à 80), de résistances, de vie conviviale et solidaire, les résidents ont vieilli, sont morts ou partis, découragés par le non-droit (fermeture des espaces collectifs du RCH, pas le droit à la vie privée…), le mauvais entretien des chambrettes et des espaces communs et les pannes d’ascenseurs incessantes.

La Sonacotra-Adoma a abandonné le foyer (tout en encaissant les loyers, augmentés en 2020 au maximum !) et a traîne des pieds pour réhabiliter ce foyer (le plan de « traitement »des FTM date de 1997 !). Aujourd’hui, une partie des résidents a été relogée dans une « résidence sociale » rue Bailly, l’autre partie attend son relogement dans le quartier Saint-Rémy. Les chambres libérées sont attribuées aux demandeurs d’asile (après rafraîchissement) et aux grands précaires (avec un bail temporaire).

Quand on rentre aujourd’hui dans ce foyer, on est saisi par la dégradation des lieux, par une impression d’abandon, de tristesse, de solitude et quand on parle avec les résidents, par leur colère et leur désespoir.

Être confiné au foyer Romain Rolland

Le confinement leur est tombé dessus.

Les bus à Saint-Denis étaient bondés, les tramways aussi, la ligne 13 aussi, les marchés et supermarchés aussi. Les consignes « se laver les mains » et « garder une distance barrière » avaient quelque chose de surréaliste.

Les résidents doivent se croiser, sans aucune protection, dans les cuisines, les WC, les douches, les escaliers… Les vieux se retrouvent complètement isolés et, sans ascenseurs (arrêtés pour éviter la trop grande proximité), complètement démunis. Les réfugiés, les précaires déjà sous pression, se désespèrent un peu plus. Le mélange des publics dans des chambrettes de 7,5 m² sonores et non isolées, la « mixité » des modes de vie, des histoires et habitudes différentes, la grande précarité et le stress permanent de beaucoup, l’alcoolisme, les résidents qui multiplient les problèmes psychologiques… tout cela rend la vie difficile et, depuis le confinement, encore plus difficile avec, par exemple, des résidents bruyants la nuit qui empêchent les autres de dormir.

AUCUNE PRÉPARATION, AUCUNE ANTICIPATION des difficultés que vont rencontrer les résidents, juste des affiches : « Lavez-vous les mains …… »

Un résident tué par la police

« C’était un réfugié afghan, il était gentil au début. Puis, il s’est mis à parler tout seul, puis peu à peu il est devenu violent. Il sortait le couteau tout le temps. Nous les délégués, nous l’avons signalé, il y a déjà au moins 8 mois. Nous l’avons signalé et re-signalé à plusieurs reprises à l’association qui s’occupe des réfugiés, aux vigiles, à l’Adoma, à la Directrice territoriale… Rien, personne n’a rien fait.

Le gars est allé au parc, c’est pas loin du foyer, la police lui a demandé le papier de sortie, alors il a sorti le couteau. Les policiers lui ont tiré dessus et l’ont tué. C’était le mercredi 15 avril. Les policiers ont dit qu’ils ont cru à un terroriste, pourtant ils étaient plus nombreux et lui était seul.»

Nous les délégués, on n’est pas écoutés

« Si Adoma nous avait écoutés, le gars aurait pu être soigné ou hospitalisé et aujourd’hui, il ne serait pas mort. » « Si Adoma nous avait écoutés, le foyer serait plus habitable, moins dégradé et ses habitants moins fragiles ; la protection des vieux résidents aurait été organisée.»

Un autre exemple : la femme folle qui dort en ce moment dans les toilettes du 12e étage.

Elle aussi, on l’a signalée et re-signalée aux vigiles, à l’Adoma, à la Directrice territoriale… la femme de ménage et les résidents ne peuvent plus entrer dans les toilettes. Elle a déjà mis le feu au 2ème étage, il y a plus d’un an, ça a fait une grande panique. Elle n’est pas agressive mais elle ne se lave pas, elle aurait besoin d’un suivi psychiatrique. Si jamais ça lui reprend de mettre le feu au 12ème étage, ça sera une grande catastrophe, on n’a pas d’ascenseurs, les résidents qui paniquent vont prendre les escaliers…Adoma n’a rien fait pour cette dame ».

Cinq morts du covid-19

« Je [c’est le président du comité de résidents qui parle] connais trois vieux Algériens qui sont morts. Il y en a deux qui sont morts à l’hôpital mais Kader, lui, au 7ème étage, est mort tout seul dans sa chambre. Une semaine plus tôt, j’ai entendu qu’il était malade. C’est quand les médecins sont venus le 14 avril, qu’il a été découvert, mort, dans sa chambre, mort, tout seul. »

« je connais [dit un autre délégué] deux résidents qui sont morts ; l’un c’était le monsieur qui nourrissait les chats qui errent en bas du bâtiment, l’autre, il adorait jouer avec les enfants dans la rue. »

Les vieux résidents sont des personnes à risque mais est-ce que ces vieux résidents auraient pu être soutenus, mieux informés et mieux pris en charge ?

Qui est responsable de l’insécurité dans le foyer ?

Les délégués doivent se confiner dans un foyer où tout le monde se croise. Ils ne connaissent pas les nouveaux résidents, des réfugiés et des précaires. Le foyer est complètement pourri, c’est compliqué pour eux, sans protection, d’aller voir les gens, et puis, Adoma ne les écoute pas, ni pour les dangers et l’insécurité qu’ils signalent, ni pour les pannes et l’arrêt des ascenseurs qui pénalisent gravement les plus vieux, les fragiles, les malades et les empêchent de descendre, ni pour les sanitaires et les cuisines complètement dégradés.
Adoma sans cesse critique les résidents et les délégués et dit que notre façon de vivre collective est source d’insécurité et qu’elle dépense beaucoup d’argent pour le foyer.

Faux, Adoma fait du bénéfice sur le foyer et c’est l’inaction d’Adoma face aux dangers bien réels qui a mis et met en danger les résidents anciens et nouveaux. Adoma doit se soucier des résidents, de tous les résidents du foyer.

Nous attendons des explications d’Adoma : pourquoi rien n’a été fait pour le réfugié afghan fou et pour la femme folle qui a déjà mis le feu ?

Nous demandons à Adoma que soient organisés un système de portage des courses et une aide à descendre et monter les escaliers pour tous ceux qui sont bloqués dans les étages et particulièrement dans les étages élevés ; nous demandons que les vigiles montent dans les étages la nuit pour faire cesser les tapages nocturnes et que les délégués aient leur numéro de téléphone.

Adoma doit nous écouter, nous sommes les représentants élus des résidents. Nous demandons à Adoma un vrai travail en partenariat (au téléphone pendant le confinement) :

-sur la protection des résidents (masques, gants, gel en grand nombre, nettoyage (très peu et très mal fait aujourd’hui) 7j / 7 et désinfections régulières des parties communes, numéros d’appel pour ceux qui n’ont pas de médecin traitant, solutions de confinement et d’isolement accompagné pour les malades …) ; sur la présence des équipes Adoma et réfugiés ; que chaque résident puisse avoir un double de sa clé ;

-sur les réparations indispensables à programmer AVANT le déménagement ;

-sur notre future résidence.

Nous demandons à Adoma de différer le paiement des redevances, revues à la baisse pour tous et particulièrement pour ceux qui sont privés de revenus.

 

Comité des résidents du foyer Romain Rolland ; Bakary Bathily : 06 52 53 24 47

Coordination des foyers de Plaine Commune, Boubou Soumaré : soumare76@hotmail.fr

Copaf, 06 48 51 87 37 ; EVTC 06 09 02 48 84

Signer la pétition ici

 

mercredi 29 avril à 20h05 visio-rencontre COVID-19: éviter une catastrophe sociale ?

En cette période insolite où nous sommes confinées et isolés, la section
LDH Paris 10/11  propose une visio-rencontre
avec Florent Gueguen, directeur de la Fédération nationale des acteurs de la solidarité

COVID-19: Comment éviter une catastrophe sociale

le mercredi 29 avril 2020 à 20h05

A partir de sa connaissance du terrain, Florent Gueguen nous parlera de l’impact du COVID-19 sur les personnes les plus fragiles et des propositions des associations contre l’exclusion dans le cadre du plan de relance.

Son intervention sera suivie d’une session questions/réponses et permettra à chacun.e de partir avec quelques nouvelles idées ou actions à soutenir dès maintenant et dans l’après 11 mai.

Venez nombreux nous rejoindre pour cette rencontre inédite qui, nous l’espérons, nous rapprochera les un.e.s des autres et continuera de renforcer notre solidarité.

Pour accéder à la visio-rencontre, le 29 avril à 20h05, voici le lien :
https://zoom.us/j/99363651971?pwd=RzBrdW9tSkkrNlRMeHhrSjhFNkg0QT09

Florent dirige la FNARS qui regroupe 870 associations et organismes de solidarité. Il est co-porte-parole du Collectif des Associations Unies dont la LDH est membre.

Il a été pendant 5 ans conseiller social auprès de la mairie de Paris sur les questions de lutte contre l’exclusion et protection de l’enfance.

 

Nous serons ravis de vous rencontrer virtuellement lors de cette réunion ,d’autre part, la ldh 20 aura  l’occasion d’organiser très prochainement une visio-rencontre  sur le droit du travail , alors n’oubliez pas de guetter l’information si vous êtes intéressés…

L’État d’urgence sanitaire : quelles menaces sur les libertés et la situation des plus démunis ?

Enregistrement audio du débat en visio conférence organisé le 12 avril par ATTAC Paris 12 et la LDH Paris 12, avec la participation de la fédération de Paris de la LDH et de l’Observatoire parisien des libertés publiques (version sécurisée, vérifiée avant mise en ligne)  

https://drive.google.com/open?id=1Qi-3KRucvAmgYEv5K_BJ_MvJ3syD5Vmi

——

Les 10 domaines couverts par l’Etat d’urgence sanitaire. Extrait de l’article de la LDH  :https://www.ldh-france.org/loi-durgence-pour-faire-face-a-lepidemie-de-covid-19-le-volet-urgence-sanitaire/

Au titre de l’État d’urgence sanitaire (EUS), le Premier ministre peut prendre des mesures par décret sur le rapport du ministre chargé de la santé.

1° Restreindre ou interdire la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par décret ;

2° interdire aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux ou de santé ;

3° ordonner des mesures ayant pour objet la mise en quarantaine, au sens de l’article 1er du règlement sanitaire international de 2005, des personnes susceptibles d’être affectées ;

4° ordonner des mesures de placement et de maintien en isolement, …, à leur domicile ou tout autre lieu d’hébergement adapté, des personnes affectées ;

5° ordonner la fermeture provisoire d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l’exception des établissements fournissant des biens ou des services de première nécessité ;

6° limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature ;

7° ordonner la réquisition de tous biens et services nécessaires à la lutte contre la catastrophe sanitaire ainsi que de toute personne nécessaire au fonctionnement de ces services ou à l’usage de ces biens. L’indemnisation de ces réquisitions est régie par le code de la défense ;

8° prendre des mesures temporaires de contrôle des prix de certains produits rendues nécessaires pour prévenir ou corriger les tensions constatées sur le marché de certains produits ; le Conseil national de la consommation est informé des mesures prises en ce sens ;

9° en tant que de besoin, prendre toute mesure permettant la mise à disposition des patients de médicaments appropriés pour l’éradication de la catastrophe sanitaire ;

10° en tant que de besoin, prendre par décret toute autre mesure réglementaire limitant la liberté d’entreprendre, dans la seule finalité de mettre fin à la catastrophe sanitaire mentionnée à l’article L. 3131‑12. »

Signons la pétition pour la libération des personnes en CRA…

Aujourd’hui, dans les Centres de Rétention Administratives, la promiscuité et le manque de mesures d’hygiène de base entrainent  un risque énorme pour la santé et la vie des personnes qui y sont retenues, alors que les mesures de refoulement vers les pays d’origines ne sont plus applicables. La Contrôleure générale des lieux de privation de liberté et le Défenseur des droits, les  associations de défense des droits, et les différents professionnels qui y interviennent réclament tous la libération des personnes retenues
 PÉTiTION à signer et liens vers les autres infos et pétitions :
https://leparia.fr/nouveaux-temoignages-des-cra-la-lutte-avance-petition-fermez-les-centres-de-retention/

Solidarité avec les Palestiniens pour des risques sanitaires sans précédent…

Ci dessous :3 moyens de participer à une évolution positive de la situation sanitaire et politique catastrophique en Palestine
_l’appel-pétition pour les enfants palestiniens.
_et une deuxième :
_En cette période de crise sanitaire, l’accès à l’eau est essentiel  . Or l’eau manque en Cisjordanie, elle est pillée par les Israéliens qui la détourne et se l’accapare, et l’eau qu’il y a à Gaza est polluée, car les réseaux d’assainissement et de distribution ont été complètements anéantis par les bombardement successifs. Il y a des dossiers tout à fait documentés sur le sujet.

  Appel  (transmis par le CVPRPO (Comité de Vigilance pour une Paix réelle en Palestine) )   :
La pandémie COVID-19 en Palestine est très préoccupante pour les communautés agricoles les plus vulnérables, qui n’ont même pas l’eau potable alors que l’hygiène joue un rôle capital dans la maîtrise du virus.

Le président de l’Union des Comités des travailleurs agricoles (UAWC), Mohammad Bakri vient donc de lancer un appel à aide, avec l’objectif de réduire les risques de propagation du COVID 19, en fournissant des kits d’hygiène à 2000 agriculteurs et pêcheurs des communautés rurales marginalisées de Cisjordanie et de la Bande de Gaza.

L’UAWC collabore étroitement avec le ministère palestinien de l’Agriculture et le Cluster Palestine WASH, et entend cibler 78 communautés (2000 familles) des zones d’accès restreint des zones rurales et des communautés de pêcheurs de la bande de Gaza, ainsi que des communautés agricoles vulnérables de Cisjordanie (50).

Le budget prévu pour les opérations envisagées est de 49400 dollars (un peu plus de 45000 €). Tous les dons sont les bienvenus même les plus modestes.
Adressez vos dons par chèque à l’ordre du CVPR PO (Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient), à :
Maurice Buttin, 54 rue des Entrepreneurs 75015 Paris.            <—- Attention au problème de distribution de courrier en ce moment !
Pour info on retrouve cet appel sur le site de l’UJFP :
http://ujfp.org/spip.php?article7777

Situation politique et sanitaire en Algérie

En Algérie, l’épidémie du coronavirus survient dans un climat de tensions extrêmes sur fond de graves crises politique, sociale et économique. Malgré cela, les hirakistes, pourtant confinés, n’abdiquent pas. Ils créent de nouvelles formes d’organisation afin de lutter contre la propagation de l’épidémie tout en maintenant la pression sur le pouvoir.

En prenant des « mesures » pour lutter contre le virus, les autorités profitent de l’opportunité pour durcir la répression envers certains leaders politiques, militants associatifs et journalistes. Des peines de 1 à 2 ans de prison sont prononcées. Des sites  électroniques, comme Maghreb Émergeant et Radio M sont bloqués et nul n’a le droit de donner des statistiques sur les cas avérés du Covid-19 en dehors du comité scientifique. Dans un climat de peur et de confusion, le nouveau premier ministre autorise les préfets à prononcer par simple décision administrative des peines de prison pour les personnes irrespectueuses des règles de confinement et pour les commerçants qui  refusent d’ouvrir leurs établissements, le tout dans un contexte de peur, de stress et de grande méfiance envers les autorités.

Lire l’article en entier ici : Situation politique et sanitaire en Algérie 2020 04 14

CNCDH – Lettre sur l’état d’urgence sanitaire, le confinement et le respect des droits et libertés

CNCDH –  OBSERVATOIRE DE L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE ET DU CONFINEMENT
La lettre de l’0bservatoire N°1 – 6 avril 2020
La mise en place de l’état d’urgence sanitaire et de mesures de confinement pour lutter contre le Covid-19 peut soulever, dans son application, un certain nombre de difficultés en termes de respect des droits et libertés. Il relève des missions de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) de contrôler la mise en œuvre de ces mesures et d’évaluer les éventuelles violations des droits et libertés qui pourraient en résulter.C’est la raison pour laquelle la CNCDH a décidé de mettre en place un Observatoire de l’état d’urgence sanitaire pour  recenser  les  atteintes  aux  droits  et  libertés,  s’assurer  de  leur  effectivité  sur  le  terrain,  et  produire  des  recommandations à destination des pouvoirs publics pour remédier aux problèmes et en tirer des enseignements pour le futur. »

Solidarité :quelques pistes concrètes pour venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin

Ci dessous 4  informations relayées par de la mairie de Paris concernant l’appel à l’aide, le benevolat, et les violences conjugales :

_Vous avez besoin d’aide ou connaissez quelqu’un qui a besoin d’aide à Paris pendant le confinement ? Pour une aide à domicile, une livraison de repas, de courses ou de médicaments ou tout accompagnement social, appelez le 3975

_La Ville de Paris, via la Fabrique de la Solidarité, a lancé un appel à volontaires pour prêter main forte aux associations. Le formulaire est accessible via ce lien :

https://framaforms.org/covid-19-vous-souhaitez-vous-mobiliser-aupres-des-personnes-vulnerables-1584613217

_Les principales associations de bénévolat en France lancent benevolat.fr pour celles et ceux qui veulent s’engager à distance.

_les violences conjugales ont connu une augmentation de 36% en une semaine. Face à cette urgence, une plateforme numérique, créée par l’association Droits d’urgence, a été lancée en partenariat avec les Mairies du 20e et du 18e arrondissement dans ces deux arrondissements pilotes. Son objectif : permettre aux victimes en situation de danger immédiat de pouvoir accéder, près de chez elles, à tous les services ouverts durant la période de confinement. Ce service est gratuit, confidentiel et anonyme.

Et parce que les besoins essentiels de trop de gens sont remis en cause par la situation sanitaire actuelle voici deux liens qui recensent des ressources utiles à Paris et un guide d’infos utiles aux précaires, et enfin le contact avec la Maison Des Femmes de Paris:

_ ci dessous le lien pour un guide de l’association WATIZAT qui recense des adresses pour manger, se laver, se soigner, des conseils pratiques et des permanences téléphoniques pour les personnes en précarité:

fr-avr-covid9avril-numerique

 _ et là les points repas des restaurants du cœur
_ les structures ouvertes à Paris (75) Soliguide centralise toutes les informations utiles aux personnes en situation de précarité. Compte tenu de l’évolution de la situation concernant le coronavirus (COVID-19), restez informé.e sur le fonctionnement des structures venant en aide aux plus démunis près de chez vous http:// http://www.solinum.org/
_et les brigades de la solidarité

_La Maison Des Femmes : solidarité,  infos, écoute :

Permanence
téléphonique de la Maison des femmes de Paris : 01 43 43 41 13

Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h 

Samedi
et dimanche de 13h à 18h

 

Contacts
par mail

Pour le public : maisondesfemmesdeparis@orange.fr

Pour les
institutions, presse, associations et propositions d’engagement bénévole : 
mdfdeparis@gmail.com

Action contre les
violences masculines faites aux femmes et aux mineures : 
mdfparis.actionviolences@gmail.com et 06 73 72 43 84 
Notre site internet : https://mdfparis.fr/

Appel à dons « Solidarité féministe COVID-19 » : 

  https://mdfparis.fr/don-solidarite-feministe-covid-19/

En ces temps difficiles, la solidarité et l’action féministe continuent ! Nous nous organisons en télétravail et par des outils de communication à distance, nous soutenons et orientons les femmes victimes de violences, nous veillons au respect des droits dans tous les domaines, nous apportons une aide matérielle à des femmes précaires (nourriture, produits pour bébés, recharges téléphoniques), nous offrons une écoute confidentielle, des permanences juridiques et des moments de convivialité via les réseaux sociaux.

 

 site internet : https://mdfparis.fr/
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Le coronavirus dans les foyers de travailleurs migrants ….

Dans le 20e, il y a six foyers de travailleurs migrants dont des résidents et des délégués ont participé à la campagne pour l’extension du droit de aux élections municipales à tous les résidents étrangers non-membres de l’Union européenne en France. Une votation citoyenne  le 6 mars a été organisé au Foyer Bisson et des résidents des foyers du 20e ont pris la parole en présence d’élu-e-s et de canditat-e-s.L’épidémie de coronavirus qui se répand n’épargne personne. 

A notre connaissance, un cas de coronavirus a été détecté au foyer de 23 rue de Retrait, Paris 20ème (selon les délégués, correctement suivi par la suite avec tests des proches, passages d’infirmières, repas assurés pour certaines personnes âgées)La situation dans les foyers de travailleurs migrants est critique ! La sur-occupation est une réalité qui rend les mesures de confinement difficiles, voire impossibles à mettre en œuvre. Elle expose les habitants de ces foyers à des risques élevés de contamination.

De plus, il s’agit souvent de personnes à la santé fragile, parfois âgées, qui rend ces personnes susceptibles d’être victimes des formes les plus graves de complications. Les emplois des résidents travailleurs (manutention, éboueurs, agents de sureté…) les amènent à parcourir la ville et multiplier les échanges. Ils sont ensuite en contact avec les résidents âgés et autres personnes fragiles et peuvent être source de transmission du Covid-19.

Parallèlement, leurs sources de revenus se tarissent du fait de la cessation d’activité d’un grand nombre d’entreprises. A la précarité sanitaire, s’ajoute une aggravation de la précarité économique. L’accès aux secours alimentaires et aux soins se raréfie avec la fermeture d’un grand nombre de services de proximité.Les associations et les habitants font ce qu’ils peuvent pour les aider. Mais ils ne peuvent pas tout faire tout seul et s’exposent eux aussi au risque sanitaire. 

Des coordinations de foyer, des comités de résidents, la Coordination Pour l’Avenir des Foyers ont écrit à leurs gestionnaire une lettre ouverte   demandant aux résidents et aux associations de la signer. La fédération de Paris de la LDH a joint sa signature.Cette lettre ouverte demande:

1°)que les foyers et résidences sociales soient considérés comme des établissements à risque, à l’instar des Ehpad ;que les résidents soient testés massivement, en toute priorité, que des masques et des bouteilles de gel hydroalcoolique leur soient distribués en nombre dès à présent et surtout lorsqu’un résident contracte le Covid 19, que le nettoyage des établissements soit renforcé et surtout pas diminué avec des mesures de désinfection dès la détection d’un cas suspect ; de vérifier dans chaque établissement que tous les résidents aient bien à leur disposition les numéros de téléphone à appeler en cas de doute ou de maladie avérée ; de vérifier que les consignes de protection aient bien été diffusées dans les foyers, en particulier via les comités de résidents, notamment le lavage des mains mais aussi les consignes en cas de symptômes de ne prendre aucun médicament autre que le Doliprane: aucun anti-inflammatoire, aucun traitement par voie nasale ou inhalations.

2°)que le paiement des redevances soit différé et que la redevance soit diminuée partout d’au moins 50 € (absence de nombreuses prestations facturées au titre des Charges ou des Prestations).

Confinement : achats de première nécessité, fouille des sacs… ce que dit la loi

Confinement : un déplacement pour faire ses achats de première nécessité est possible. Les forces de l’ordre peuvent-elles inspecter vos sacs ou fouiller vos sacs pour le vérifier et décider ensuite de vous verbaliser en cas de non respect des règles de confinement ?
Voici l’analyse de l’Observatoire parisien des libertés publiques (OPLP) dans un « point droit ». Ce « point droit » été repris sur France Inter et les journalistes ont interrogé en direct le tchat de la Police Nationale qui a confirmé.
L’adresse de l’Observatoire sur le site de la LDH. Vous trouverez les « points droit » sur cette page, dont celui sur la fouille des sacs :
 Le « point droit » sous ferme PDF téléchargeablePOINT DROIT – Fouille des sacs – produits de 1ère nécessité
Et l’article de France-Inter avec la confirmation de la Police Nationale :
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Partagez vos témoignages avec l’Observatoire : contact@obs-paris.org

Suivez l’actualité de l’Observatoire : facebook.com/Obsp et twitter.com/ObsParisien

COVID-19 : Les avortements ne peuvent attendre !

Dans ce temps de confinement où le temps est arrêté, les délais pour avorter n’attendent pas. Le personnel soignant est particulièrement mobilisé par la pandémie. Sur Paris et en Ile de France des nombreux centres d’IVG commencent à être en difficulté. Certaines méthodes ne peuvent plus être appliquées par manque de personnel . Il faut prendre des décisions et des mesures rapides pour que les femmes puissent avorter si elles le désirent.

Le collectif CIVG Tenon dont la section LDH Paris 20 est membre vient d’envoyer une lettre à Martin Hirsch ,le directeur de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris demandant :

  • de mettre en place le plan dit « plan » d’été » avec le téléphone correspondant
  • de faire une large communication sur ce plan ainsi que sur l’accès à la contraception.
  • de fournir en conséquence gants et masques aux centres.

Lettre à Martin Hirsch, Directeur général de l’APHP : Lettre Hirsch 22_03_2020

Une pétition du collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! » demande que des mesures d’urgence soient prises car les IVG ne peuvent pas attendre plusieurs semaines.  Merci de signer et partager !

https://www.change.org/p/les-avortements-ne-peuvent-attendre

 

Pas de confinement pour les libertés publiques !

[Communiqué de l’Observatoire parisien des libertés publiques]

Dans le cadre de la pandémie de Covid-19 qui sévit actuellement dans de très nombreux pays, les autorités françaises ont décidé de mettre en œuvre, à compter du 17 mars 2020, des mesures de confinement strictes afin de limiter les déplacements jugés non-essentiels. Face à la propagation rapide du virus, nul ne saurait contester la nécessité d’adopter des mesures à la hauteur de l’enjeu sanitaire.

L’exceptionnelle gravité de la situation sanitaire ne saurait cependant justifier des restrictions arbitraires et disproportionnées aux libertés publiques. L’Observatoire parisien des libertés publiques s’inquiète à ce titre de l’imprécision entourant les missions confiées aux forces de l’ordre dans le cadre du contrôle des déplacements quotidiens. Afin de lutter contre la pandémie de manière juste et sereine, il appartient aux autorités publiques de définir clairement le cadre légal entourant les interventions des forces de l’ordre. La mise en œuvre de sanctions à l’encontre des personnes qui ne respecteraient pas les règles en vigueur ne saurait en effet contrevenir à l’exigence de justice, de discernement, de proportionnalité. Il en va tant de la légitimité de mesures adoptées dans l’urgence que de leur compréhension et de leur respect par tout citoyen.

L’Observatoire fera preuve de vigilance, durant toute la période de confinement, vis-à-vis des méthodes employées par les forces de l’ordre lors du contrôle des interdictions de circuler. La gravité de la situation ne saurait justifier des interventions illégitimes, discriminatoires ou disproportionnées de la police ou de la gendarmerie, dans le cadre des missions spécifiques qui leur sont actuellement dévolues.

Il convient de rappeler à cet égard que le droit de filmer les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions, conformément aux prescriptions de la commission de Venise et à celles de la circulaire du 23 décembre  2008,  demeure pleinement  d’actualité  et  ne  saurait  être  remis  en  cause  par  le  caractère exceptionnel  de  la  situation  sanitaire  en  cours.  Ce  droit  participe  au  contrôle  citoyen  des  pratiques policières et à la transparence de toute intervention dans le champ des libertés publiques.

L’Observatoire s’étonne enfin qu’au premier jour de confinement, le Préfet de police de Paris ait tenu des  propos  relevant  davantage  d’une  logique  de  répression  que  d’une  volonté  d’apaisement  et  de résilience. De telles déclarations publiques, tenues par un haut fonctionnaire, sont susceptibles d’attiser inutilement les tensions et d’installer des logiques conflictuelles contre-productives entre les autorités et la population.

Dès lors, citoyens, citoyennes ; voisins, voisines, restons vigilants et solidaires face aux événements qui nous entourent et aux risques qu’ils comportent !

Si vous avez connaissance de pratiques abusives de la part des forces de l’ordre dans le cadre de la crise sanitaire, vous pouvez nous envoyer vos photos, vidéos ou témoignages à l’adresse suivante :

Pour nous suivre :
Twitter : @ObsParisien

Salubrité publique en période d’épidémie : une urgence humaine et sanitaire !

  • Plus de 3500 personnes sont aujourd’hui à la rue, en demande d’asile ou non, en région Île-de-France, sans accès à l’hébergement ni à un accompagnement médico-social.
  • 500 personnes, sur la commune d’Aubervilliers, sont dans un campement de tentes dans un état d’insalubrité contraire à la simple dignité humaine, sans accès à l’eau et sans prise en charge des déchets. Des dizaines d’autres camps existent en Île-de-France sans aucune aide publique et des dizaines de familles avec enfants n’ont pas de solutions et dorment aux portes de Paris.
  • Nous rappelons que les personnes sans-abri sont d’autant plus fragiles qu’elles font face à une absence de prise en charge médicale, renforcée par les mesures récentes gouvernementales concernant l’aide médicale d’État et le délai de carence pour les demandeurs d’asile.

Depuis plusieurs années, associations et collectifs alertent les institutions sur la situation des personnes à la rue à Paris et dans sa proche périphérie qui ne fait que s’aggraver. Rien n’a bougé depuis, pire la situation n’a cessé de se dégrader.

Aujourd’hui, cette population doit faire face non seulement àune présence policière accrue, des dispersions, des contrôles, des évacuations, une absence de prise en charge juridique et sociale, mais aussi désormais à l’épidémie de Covid-19. Des personnes, étrangères ou françaises, sans domicile, sont ainsi contraintes de rester dehors, dans des campements insalubres, malgré les mesures de confinement décidées !

Aujourd’hui, nous constatons qu’aucune mesure n’a été prise depuis une semaine pour mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables.

Face à la crise sanitaire, les institutions ont la responsabilité de protéger toutes ces personnes. C’est pourquoi, associations et collectifs, nous demandons :

  • La réquisition des centres culturels, des bâtiments scolaires vides et de tout autre lieu permettant un hébergement et la mise en place des mesures de précaution, afin de mettre à l’abri toutes les personnes qui dorment dehors en Île-de-France et de permettre la mise en place des mesures sanitaires et d’hygiène nécessaires pour faire face au virus
  • La mise en place de distributions alimentaires organisées par les pouvoirs publics pour pallier le fait que les associations ne peuvent plus poursuivre leur action dans ce domaine.
  • L’installation ou la réouverture de points d’eau les plus nombreux et les plus accessibles possibles, et la mise à disposition de savon et de gel hydro-alcoolique, de manière à ce que les personnes à la rue puissent appliquer les recommandations faites par les autorités de santé publique.
  • L’accès pour tout demandeur d’asile aux conditions matérielles d’accueil par l’OFII afin de permettre à toutes et tous de disposer d’un minimum de ressources financières pour pouvoir faire face aux mesures de confinement demandé.
  • L’interdiction des expulsions visant les personnes hébergées dans les structures d’urgence

Paris, le 17 mars 2020

Associations signataires : Acat ; Actions traitements ; ADSF ; Amnesty International France – Région Paris ; Antanak ; Cèdre ; Comède ; Dom’Asile ;Emmaüs France ; Gisti ; La Gamelle de Jaurès ; L’Assiette migrante ; La Cimade Ile-de-France ; LDH ; Mrap Paris ; Paris d’exil ; P’tits dej’s solidaires ; Première urgence internationale ;RESF ; Secours Catholique – Délégation de Paris ; Serve the city ; Solidarité migrants Wilson ; Utopia 56 ; Watizat

Questions aux candidats aux municipales 2020

la ldh 20 a élaboré 3 questionnaires adressés aux candidats aux élections municipales du 20eme , nous publierons sur le site, les réponses, au fur et à mesures de leurs arrivées . Nous avons choisi des thèmes  essentiels  pour lesquels la municipalité peut agir ….

LDH Paris 20 – Municipales – Questionnaire 2 – LogementParis 20

– Municipales – Questionnaire 1- Démocratie et solidarité

LDH Paris 20 – Municipales – Questionnaire 3 – Police municipaleLDH

je vis ici, je vote ici : pour le droit de vote pour tous les habitants du 20°

Dans notre arrondissement des milliers de personnes ne pourront pas voter les 15 et 22 mars prochain. Ces femmes et ces hommes, nous les connaissons, nous les côtoyons tous les jours.

Ce sont des nounous, des médecins « étrangers » qui font fonctionner l’hôpital public avec leurs collègues français et européens, des ouvriers, des cuisiniers, des informaticiens, des commerçants, des artisans, des chercheurs, des artistes, des sans emploi en provenance de tous les pays et les continents du monde, qui ont choisi la France comme patrie de destin et  le 20èmecomme lieu d’habitation.

Ce sont nos voisines et nos voisins qui payent comme nous taxes et impôts, avec qui nous travaillons et votons dans les élections professionnelles et syndicales, que nous croisons quotidiennement aux portes des écoles et dans les transports en commun, dans les associations sportives et culturelles.

En mars prochain, ces personnes seront écartées de ce temps démocratique que sont les élections municipales alors qu’elles participent pleinement à la vie sociale,  économique, culturelle et sportive de notre arrondissement et vivent ici depuis 5, 20, 30 ans et parfois plus.

Elles ne pourront pas voter au seul motif qu’elles sont nées quelque part, mais pas ici ni dans l’Union européenne.

Vous trouvez ça normal ?

Face à une situation injuste et dangereuse pour la démocratie, nous sommes pour le droit de vote et d’éligibilité de l’ensemble des habitant.e.s aux élections locales.

Venez participer à la votation citoyenne

  • le samedi 29 février de 14h à 18h devant le M° Ménilmontant
  • le vendredi 6 marsde 17h à 20h au foyer du 15 rue Bisson

Liste des signataires du 20ème : Autremonde, Collectif 20è solidaire avec tou.te.s les migrant.e.s, Collectif pour l’avenir des foyers, Europe Ecologie Les Verts, Ensemble!, Generations.s, La France Insoumise, Ligue des droits de l’Homme, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti Socialiste, Réseau Education Sans Frontières

Nous ne laisserons pas la Palestine disparaitre de la carte


Un projet proposé par le président des États Unis qui valide l’occupation de la Palestine par Israël rend complice la communauté internationale qui ne réagit pas . N’acceptons pas l’occupation d’un peuple par un autre !

La LDH, membre de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine,
soutient cette pétition de l’AFPS

Trump vient de rendre public son « plan » qui soutient l’annexion par Israël de Jérusalem-Est, du Golan, de la vallée du Jourdain et de toutes les colonies israéliennes en Palestine occupée. Tout ceci est absolument contraire aux résolutions de l’ONU !

En saluant cette initiative, le gouvernement français se déshonore.

La France doit se rappeler qu’elle est la patrie des droits de l’Homme et cesser immédiatement de se rendre complice des violations du droit par Trump et Netanyahou.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit prendre des initiatives pour la mise en œuvre des droits du peuple palestinien et non être complice du plan qui entend les enterrer.

Cliquez-ici signer la pétition

observatoire des libertés et des pratiques policières: agir pour la défense des libertés publiques

Cet article est encore et toujours d’actualité . l’observatoire parisien des libertés et pratiques policières qui regroupe des volontaires réunis avec le soutien de la LDH et le Syndicat des Avocats de France s’est donné pour mission de recueillir des informations sur le « maintien de l’ordre » dans les manifestations en se limitant à un rôle d’observation
24.04.2019

Observatoire des libertés et des pratiques policières : agir pour la défense des libertés publiques

L’actualité met régulièrement en avant les usages disproportionnés de la violence et des armes dites non-létales par les forces de l’ordre, notamment dans le cadre de la répression des mouvements sociaux. Nous l’avons vu très récemment à l’encontre des lycéens (Arago, Mantes-la-Jolie), des « gilets jaunes » et des manifestantes et manifestants.Ces répressions violentes peuvent prendre différentes formes – à la fois physiques, entraînant des blessures et traumatismes, et administratives et juridiques, avec la multiplication des arrestations, parfois à titre préventif – et ont des conséquences dramatiques sur celles et ceux qu’elles touchent. Chacune et chacun est susceptible de les subir.Camille Halut, membre d’un Observatoire des libertés publiques – la Legal Team de la LDH Montpellier – a été poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux. Lire l’appel de son Comité de soutien pour en savoir plus. Elle a été complètement relaxée des charges portées contre elle. Une décision qui marque l’échec d’une stratégie d’intimidation et de dissuasion organisée par le ministère de l’Intérieur contre ces missions citoyennes qui détaillent les pratiques des forces de l’ordre.Dans ce contexte, et chaque fois que des personnes seront violentées par les forces de l’ordre, chaque fois que les revendications sociales seront réprimées, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a un rôle essentiel à jouer. Seule, ou plus généralement avec des partenaires, elle s’est donc engagée dans des démarches d’observation citoyenne dans le cadre d’observatoires locaux.

Prenez connaissance de vos droits

Télécharger et diffuser largement la fiche « Nos droits en manifestation » et la fiche « Nos droits en garde à vue ».

Télécharger le « Point droit » sur la pratique policière consistant à conditionner la sortie d’une manifestation au retrait définitif de tout signe exprimant une adhésion associative, syndicale ou pensée politique, réalisé par l’Observatoire parisien des libertés publiques.

 

Consultez des derniers rapports publiés :

  • Suite à son observation de la journée du 16 novembre 2019 place d’Italie à Paris, lors de l’anniversaire du mouvement des « gilets jaunes », l’Observatoire parisien des libertés publiques rend public un rapport « La stratégie de la nasse contre le droit de manifester » sur la stratégie du maintien de l’ordre lors de cette journée de mobilisation à Paris. Alors que de nombreuses personnes, manifestantes ou journalistes, ont été blessées au cours de cette manifestation, plusieurs éléments conduisent l’Observatoire à s’interroger quant aux objectifs poursuivis par les autorités et salles de commandement à travers la mise en place d’un encadrement dont la capacité à accroître considérablement les tensions et à augmenter les risques de blessures graves ne pouvait raisonnablement être ignorée. Lire l’intégralité de ce rapport et ses conclusions.
  • Le comité de liaison contre les violences policières de Lyon, dont la fédération LDH du Rhône est à l’origine, publie son rapport « Étouffer, intimider, criminaliser : une politique intentionnelle de maintien du désordre » sur la répression des manifestions en 2019 à Lyon. Lire l’intégralité de ce rapport et ses conclusions.

Coordonnées de tous les observatoires citoyens des libertés publiques

Voir en plein écran

Prendre connaissance de l’ensemble des rapports de ces observatoires :

Rapport du 19 janvier au 9 mars 2019 de la Legal team de Montpellier

Rapport du 15 décembre 2018 au 15 janvier 2019 de la Legal team de Montpellier

Rapport relatif à la répression judiciaire du mouvement des Gilets jaunes (audiences du tribunal correctionnel du 29 décembre 2018 au 18 mars 2019)  de la Legal team de Montpellier

Rapport du 7 septembre 2019 de la Legal team de Montpellier

Rapport relatif à la répression judiciaire du mouvement des Gilets jaunes (audiences du tribunal correctionnel du 23 mars 2019 au 29 octobre 2019)  de la Legal team de Montpellier

Rapport du 1er mai 2017 au 23 mars 2019 de l’Observatoire des pratiques policières de Toulouse

Rapport du 17 novembre 2018 au 16 février 2019 de l’Observatoire girondins des libertés publiques

Rapport de l’Observatoire Nantais des Libertés (ONL), mai 2019

Rapport de l’Observatoire parisien des libertés publiques à destination du Défenseur des droits (manifestation du mouvement Extinction rébellion sur le pont de Sully, 28 juin 2019)

Rapport du Comité de liaison contre les violences policières du Rhône, novembre 2019 « Un an de répression judiciaire du mouvement des Gilets jaunes »

Rapport du Comité de liaison contre les violences policières du Rhône, janvier 2020 « Un an de manifestations lyonnaises – Étouffer, intimider, criminaliser : une politique intentionnelle de maintien du désordre »

Participez aux observations citoyennes et partagez nos combats

Non aux violences policières devant le lycée Hélène Boucher (Paris 20)

COMMUNIQUE COMMUN  

Depuis quelques semaines et le début des mouvements sociaux actuels, les lycéens du lycée-collège Hélène BOUCHER à Paris 20 ème organisent des « barrages filtrants » à l’entrée de leur établissement.

La direction du lycée organise une forte répression contre les élèves bloqueurs : prise en photo, sanctions disciplinaires, appel systématique aux forces de police….

De ce fait, une escalade de la violence lors de ces interventions policières a été  constatée par les enseignants et les parents d’élèves.

Le vendredi 17 janvier 2020, de 8 h à 8 h30, une intervention policière particulièrement musclée s’est déroulée devant la porte d’entrée du lycée. Les policiers ont voulu déloger de force les lycéens assis sur les poubelles et ils ont fait usage de violences et de jets de gaz lacrymogène à courte distance.

Ces faits, attestés par les lycéens présents, sont en effet visibles sur les nombreuses vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux. Selon des témoignages recueillis, une jeune fille a reçu un jet de gaz lacrymogène quasiment à bout portant et un jeune homme a reçu des coups.

Il est révoltant qu’un tel climat de violence soit entretenu devant un lycée, ce qui ne conduit qu’à exacerber les tensions et n’a aucun effet pédagogique sur les élèves.

La législation en vigueur dans notre pays impose que l’intervention des forces de l’ordre soit proportionnée et maîtrisée. Alors que les témoignages  de violences policières se multiplient désormais après chaque manifestation sur la voie publique, le maximum de retenue de la part des forces de police se trouvant face à de jeunes lycéens, qu’ils soient mineurs ou majeurs, est impératif.

Nous attirons l’attention du rectorat de Paris, de la direction du lycée, du corps enseignant, des parents d’élèves, et des élèves sur les risques encourus par l’appel systématique à la police dans le contexte actuel d’escalade de la répression policière.

Les associations, collectifs et citoyens signataires de ce communiqué resteront vigilants pour qu’aucune violence policière ne soit commise à l’encontre des jeunes lycéens.

Paris, le 18 janvier 2020

Signataires :

LDH Paris 20e,  ATTAC 19-20, LDH Paris 12e, ATTAC 12e, UL20 FCPE, FASTI, UL CGT 12e

 

Galette des droits dimanche 19 janvier

La section vous attend
DIMANCHE 19 JANVIER à 16h30
pour partager un moment convivial autour d’un verre et de notre rituelle
GALETTE DES DROITS 

au Restaurant LE RIGOLETTO
337 rue de Belleville
M° Porte des Lilas – Tram 3b – Bus 48, 61, 96.‌

En espérant que nous serons nombreux, dépêchez-vous de nous confirmer votre présence !

Le gouvernement joue avec le feu – Communiqué LDH

Où le gouvernement entend-il conduire le pays et dans quel état compte-t-il l’y amener ?La France connaît un mouvement revendicatif d’une puissance exceptionnelle. Grèves et journées d’actions se succèdent pour refuser un projet de réforme des retraites qui n’a pas l’assentiment d’une écrasante majorité de la population. Fait rare et remarquable, malgré leurs différences d’approches et de propositions, toutes les organisations syndicales se rejoignent dans leur rejet et dans leur détermination à ne pas laisser faire. Pour autant, le gouvernement campe sur ses positions tandis que le président se réfugie derrière une « écoute attentive ».

En presque trois ans de mandat ce gouvernement a détruit des pans entiers des droits sociaux, avec des ordonnances réformant le Code du travail au détriment des salariés, en réduisant drastiquement les droits des chômeurs et maintenant en portant un projet de réforme des retraites que les syndicats et une très large partie de la population analysent comme une régression.

A chaque fois, les pouvoirs publics ont refusé et continuent de rejeter tout compromis social au travers d’un refus revendiqué de réelles négociations au profit de rencontres, discussions, points d’étapes, dialogue, concertation, toutes expressions qui ne peuvent cacher qu’il entend imposer et non négocier.

Cette politique a été d’autant plus ressentie comme du mépris social qu’elle s’est accompagnée de décisions fiscales ne bénéficiant qu’aux plus aisés sans que les mesures ponctuelles de rattrapage du pouvoir d’achat ne changent cette logique.

C’est dans ce mépris des attentes majeures d’égalité et de justice sociale qu’il faut trouver la source de la longue séquence dite des Gilets jaunes ou la très forte mobilisation des personnels hospitaliers auxquelles ni les postures ni les politiques gouvernementales ne répondent.

En s’abstenant de débattre publiquement de toutes les conséquences de la réforme envisagée, voire en en dissimulant les conséquences, le gouvernement accrédite l’idée qu’il demande un blanc-seing pour mieux porter atteinte, une nouvelle fois, à des droits sociaux fondamentaux.

Ce sentiment d’injustice est renforcé par les atteintes apportées au droit de manifester qui fait qu’on ne compte plus les yeux crevés, les mains arrachées, les manifestants, les journalistes, les observateurs et défenseurs des droits gazés, battus, humiliés ou sanctionnés.

La crise de confiance est totale et met en péril notre démocratie.

Face à l’urgence sociale et à l’urgence démocratique, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) rappelle que toute évolution des droits sociaux doit amener plus de justice et être conduite en respectant réellement le dialogue social, dont l’Organisation internationale du travail rappelle qu’il a « l’objectif d’encourager la formulation d’un consensus entre les principaux acteurs du monde du travail ainsi que leur participation démocratique ».

La LDH appelle instamment l’exécutif à agir en conséquence. Elle met en garde contre toutes tentations malsaines d’opposer une partie du pays à une autre, des catégories professionnelles et des générations entre elles, des citoyens à d’autres citoyens. Elle invite les élus, nationaux et locaux, à se saisir avec gravité de ces enjeux. Elle réaffirme enfin que face aux périls qui la menacent, la démocratie a tout à gagner à une mise en débats exigeante des voies et moyens de la justice et de l’égalité.

Communiqué LDH, Paris, le 16 décembre 2019

 

Mettez fin au harcélement de Camille Halut et des observateurs

Peut-être avez-vous vu à Paris, aux abords des manifestations, des membres de l’Observatoire parisien des libertés publiques reconnaissables à leur chasuble LDH. Il existe de tels Observatoires dans plusieurs villes de France. Observer les pratiques policières et en rendre compte est un droit.
 
Or les observatrices et observateurs sont régulièrement pris à partie par la police et victimes d’intimidation. Camille Halut, membre de a LDH et de l’Observatoire de Montpellier, est l’une d’entre eux.  une pétition de soutien a circulé. 
Manifester est un droit. Observer est un droit. Restons actifs et vigilants.

Liberté pour Daniele, étudiant italien enfermé et menacé d’expulsion

Le samedi 16 novembre au soir, à la suite d’un contrôle d’identité dans le 20e arrondissement de Paris, où il réside depuis des années, Daniele, étudiant et travailleur italien, a été arrêté pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ».
Placé en garde à vue, il s’est vu notifier une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il est actuellement enfermé en Centre de rétention administrative (CRA) à Vincennes, où il est retenu jusqu’à l’audience administrative qui devra statuer sur son OQTF et son renvoi éventuel en Italie.
La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme s’associe à toutes celles et ceux qui demandent la libération de Daniele et invite toutes les citoyennes et citoyens attachés aux libertés à faire de même.
Ce contrôle d’identité d’un groupe de personnes aux abords d’un café, le maintien en CRA de Daniele et l’OQTF qui pèse sur lui, surviennent dans un contexte général de renforcement des mesures de répression et d’intimidation policières et judiciaires.
Les manifestations des Gilets Jaunes, les rassemblements du mouvement Extinction Rebellion et même la manifestation syndicale du 1er mai ont été le lieu d’une violence policière dont le caractère strictement nécessaire et proportionné aux nécessités de maintien de l’ordre reste à démontrer.
Dans le même esprit, on a vu se multiplier les détentions préventives, les assignations à résidence, les interdictions préalables de se rendre sur les lieux ou aux abords des manifestations. Et maintenant les internements en CRA et l’obligation de quitter le territoire.
Comment ne pas voir là une menace inquiétante pour la liberté de manifester, de se rassembler, de circuler.
Nous resterons actifs et vigilants et nous contribuerons à ce que les victimes de ces violences et de ces sanctions fassent valoir leurs droits.
Nous demandons la libération immédiate de Daniele, le respect de son droit à résider et à se déplacer en France, à retrouver ses amis, son travail et ses études.
Paris, le 25 novembre 2019
Le vendredi 9 décembre, après plus de trois semaines passées au centre de rétention de Vincennes, il a été libéré. Le tribunal administratif a annulé les arrêtés pris par le préfet de police de Paris, qui l’obligeaient notamment à quitter le territoire, fait savoir son avocate.
Ligue des droits de l’Homme
Fédération de Paris
40 rue de Malte
75011 Paris
 

Des clés pour comprendre la lutte du peuple algérien

Réunion publique organisée par la LDH de Paris 10, 11, 12 et 20e : comprendre la lutte des millions d’algériennes et d’algériens qui revendiquent un Etat de droit et exigent le changement radical du système politique actuel 

Avec :
François Gèze, éditeur et membre d’Algéria-Watch
Omar Benderra, ancien président de banque publique (chargé de la négociation de la dette extérieure de l’Algérie durant le gouvernement réformateur 89-91), membre d’Algeria-Watch
Houria Benaziza, militante féministe, cadre supérieur à la retraite de l’enseignement national
— Animation par Alain Esmery de la Ligue des droits de l’Homme

Mardi 3 décembre à 19h à l’Ageca, 177 rue de Charonne, 75011
Organisée par la Ligue des droits de l’Homme de Paris 10, 11, 12 et 20e

Si certains militants sont sortis le 18 février pour exprimer leur ras-le- bol en brandissant des pancartes contre le cinquième mandat consécutif du président Abdelaziz Bouteflika, aucun observateur averti ne s’attendait à voir, quelques jours après, une marée humaine braver la peur et investir les rues à travers tout le territoire algérien. Très vite ce soulèvement populaire s’est transformé en un rejet radical d’un système politique fortement corrompu.
En Algérie, depuis le 22 février, chaque vendredi est un rendez-vous pour des millions de manifestantes et de manifestants qui revendiquent inlassablement un Etat de droit et exigent le changement radical du système politique actuel.
Face à une crise politique inédite dans l’histoire récente de l’Algérie, dans un climat de tension extrême et dans un fort rejet populaire de l’élection présidentielle dans l’état actuel du système, le chef des armées persiste à vouloir l’imposer en date du 12 décembre prochain. Malgré le climat festif et pacifique qui caractérise les manifestations, depuis quelques mois des arrestations massives font ressurgir des pratiques anciennes très éloignées de l’Etat de droit revendiqué par les manifestantes et les manifestants.
Le changement démocratique tant espéré par les Algériennes et les Algériens en octobre 1988 s’est terminé dans un terrible bain de sang qui a duré dix ans. Trois décennies plus tard, la mobilisation exemplaire et durable du peuple algérien peut-elle être entendue ?
Parce que l’Algérie est un pays ami et voisin,
Parce que de nombreuses personnes ont en France un lien direct avec ce pays
Parce que le combat des Algériennes et des Algériens nous concerne tous
La Ligue des droits de l’Homme de Paris 10, 11, 12 et 20e vous invite à un débat sur la situation politique et l’Etat de droit en Algérie.

réunion ouverte à tous sur l’observatoire des libertés publiques le 17 novembre

Observer les pratiques policières : un contre-pouvoir citoyen

Réunion d’information sur l’Observatoire parisien des libertés publiques en compagnie d’Arié ALIMI

A l’image des observatoires de Toulouse, Montpellier ou Bordeaux, la Ligue des droits de l’Homme en partenariat avec le Syndicat des Avocats de France a créé sur Paris un observatoire des libertés publiques se donnant pour mission de rendre compte des stratégies actuelles de maintien de l’ordre par une présence concrète sur le terrain des manifestations.

Si comme nous, vous constatez que le bilan des manifestations n’est plus dressé en termes de revendications mais se chiffre en nombre de blessés, de bombonnes de gaz tirées et d’interpellations effectués,

Si comme nous, les perspectives du droit de manifester institutionnalisées dernièrement par la loi du 5 février 2019 ou des arrêtés préfectoraux d’interdictions de manifester vous inquiète,

Si, tant la judiciarisation du droit de manifester que l’évolution du maintien de l’ordre vous interpelle,

Nous vous proposons d’échanger avec :

  • Arié Alimi, avocat, membre du Bureau national de la LDH

  • Des membres de l’Observatoire parisien des libertés publiques

lors de notre réunion d’information le dimanche 17 novembre 2019 à 17 h 30 au LIEU-DIT, 6 rue Sorbier 75020, lelieudit.com

Contact : contact@obs-paris.org

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Comité de soutien à Camille Halut, poursuivie dans le cadre de ses missions d’observatrice LDH. Ce comité, à l’initiative de la LDH et sous la présidence de Me Henri Leclerc, avocat et président d’honneur de la LDH, réunit plus d’une cinquantaine d’organisations. Vous aussi soutenez la en signant la pétition dédiée ci-dessous !
Les observatoires des libertés publiques participent depuis plusieurs années au respect des droits fondamentaux. La Ligue des droits de l’Homme (LDH), depuis sa fondation en 1898, comme d’autres organisations, agit dans ce sens.Camille Halut, membre d’un Observatoire des libertés publiques – la Legal Team de la LDH Montpellier – est aujourd’hui poursuivie pénalement pour son activité en matière de défense des droits fondamentaux.Camille Halut a participé à l’observation des pratiques des forces de police et de gendarmerie en matière de maintien de l’ordre public, lors du mouvement des « gilets jaunes ». Ses observations ont ainsi permis la rédaction de plusieurs rapports, dont l’un a été produit devant le Conseil d’Etat dans le cadre du référé liberté tendant à l’interdiction de l’usage des LBD 40. Ses observations ont également servi de support à des saisines de l’IGPN et ont, notamment, participé à l’identification de l’auteur d’un tir de LBD 40 sur un manifestant pacifique, au cours d’une manifestation à Montpellier.Dans le cadre de sa mission d’observatrice, elle a été victime d’insultes et de violences policières, comme d’autres observateurs.Convoquée au commissariat pour une audition libre, Camille Halut a été immédiatement mise en garde à vue et renvoyée ensuite à l’audience du tribunal correctionnel de Montpellier du 1er octobre 2019 pour « entrave à la circulation », alors qu’elle accomplissait sa mission d’observatrice en suivant une manifestation de trois mille personnes qui s’était déplacée sur l’autoroute le 6 avril.En poursuivant Camille Halut, parmi trois mille manifestants pour une violation du Code de la route, le parquet, qui n’ignorait rien du rôle de celle-ci, a-t-il l’intention d’interdire l’observation des actions de la police et de la gendarmerie en détournant la loi de son objet ?Dans un Etat de droit, à l’instar des médias, les observateurs et défenseurs des droits (dont la protection est rappelée, notamment, par les « Lignes directrices » adoptées par la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe et par la Déclaration de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’Homme), doivent être autorisés à opérer librement dans le cadre de leur mission d’observation de l’exercice de la liberté de réunion et de manifestation. Et cette activité ne peut légitimement constituer un délit.Les membres du Comité soutiennent Camille Halut et demandent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles de respecter les normes internationales, européennes et internes (rappelées par le Défenseur des droits), en matière de liberté de réunion et de manifestation, et d’assurer la protection effective des observateurs et défenseurs des droits fondamentaux.

Communiqué complet, avec appel à signer la pétition :

Observer l’action de la police et de la gendarmerie est un droit ! Soutien à Camille Halut

Venez au forum des associations ce samedi , le 14 septembre

Nous serons heureux de vous rencontrer pour discuter de 11h à 17h place Guignier  …
Sur le stand, à disposition: des communiqués que notre section a publiés cette année + le rapport de notre réunion publique lors du Grand débat sur Urgence écologique et Droits  + des bulletins d’adhésion + le prochain ciné-droit + des documents sur l’Observatoire des pratiques policières et des libertés publiques, les documents de référence dont : la carte de visite de la section + les textes de la déclaration des droits de l’Homme, les conventions des droits de l’Enfant et de la discrimination à l’égard des femmes. Ainsi qu’une photo de notre Fête de l’été des droits et des libertés et du bal du 13 juillet.

Pour le droit de manifester, allocation de la LDH Paris, lors de la commémoration du 14 juillet 1953

Le 14 juillet 1953, un drame terrible s’est déroulé en plein Paris. Au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne a chargé un cortège de manifestants algériens. Sept personnes (6 algériens et un français) ont été tuées et plus de quarante blessés par balles. Révélée par un film de Daniel Kupferstein https://daniel-kupferstein.com/, cette histoire est quasiment inconnue en France comme en Algérie.

Pour la seconde année consécutive le LDH et d’autres partenaires a organisé avec le concours de la mairie du 12° une commémoration de cet événement, suivie d’un bal populaire. Vous trouverez ici l’allocation faite au nom e la Fédération de Paris de la LDH, sur le droit de manifester hier et aujourd’hui : Allocution 13 juillet 2019

Bal POPULAIRE à Nation le 13 juillet 2019

Pourquoi ce bal à Nation  le 13  juillet ?

Le  14  juillet  1953,  à  l’arrivée  du défilé  traditionnel  de  la  gauche politique  et  syndicale  place  de  la Nation,  la  police  charge  le  cortège de nationalistes algériens pour leur arracher  banderoles,  drapeaux,  et portraits  de  leur  leader. Affrontements,  les  policiers  tirent. On relèvera 7 morts: 6 Algériens et un  syndicaliste  français,  de nombreux  blessés.  Une  répression qui a disparu de notre mémoire.
Ce jour-là, Jean Laurans, 18 ans, voulait  aller  danser  après  la manifestation  mais  une  balle l’en a empêché. C’est  pour  cette  raison  que,  pour la  deuxième  année  consécutive, nous  voulons  commémorer  de manière  festive  et  fraternelle  ce drame inconnu de l’histoire et que la  mairie  de  Paris  a  célébré  en apposant  une  plaque  le  6  juillet 2017.
L’actualité en France et en Algérie place  profondément  cette  édition 2019 sous le signe des libertés.
Ça commence place de l’ile de la Réunion Paris 12° à 18h30 :  Dépôt de gerbes, hommages : Catherine Barrati-Elbaz , maire du 12e, Gilles Manceron, historien, Jean-Luc Deryckx, président de la Fédération de Paris de la LDH, Nicolas Bonnet , président du groupe communiste au Conseil de Paris, Daniel Kupferstein, cinéaste, …)
Ça continue place de la Nation autour du kiosque face au lycée Arago à 19h30 :  Repas citoyen Rencontre avec des historiens et des témoins : Gilles Manceron, Nadjid  Sidi  Moussa,  Sadek  Hadjeres,  ancien  militant  du PPA/MTLD puis du PC Algérien,  Rosa Moussaoui des Amis de l’Huma et d’autres invités  Projection  d’un  extrait  du  film  «  Les  balles  du  14  juillet  »  de Daniel Kupferstein
Ça se termine de 22 heures à minuit  autour du kiosque face au lycée Arago   : BAL (toutes les musiques et toutes les danses…)

communiqué de l’observatoire parisien des libertés publiques juillet 2019

Sous le nom d’ Observatoire Parisien des Libertés Publiques, un observatoire des pratiques policières et de défense des libertés publiques est en cours de constitution à Paris. Depuis le 1° mai, l’ Observatoire était présent sur plusieurs manifestations parisiennes. Les faits constatés, les films enregistrés, les témoignages recueillis ont été analysés collectivement au sein de l’Observatoire.
Trois membres de l’Observatoire étaient présents lors de la manifestation de vendredi dernier au pont Sully et ont été témoins des faits qui ont suscité l’indignation de beaucoup de personnes, en France et à l’étranger. Sollicités par des organes de presse pour témoigner « à chaud », les membres de l’Observatoire ont préféré décliner l’invitation au profit d’un travail collectif d’analyse qui a produit le Communiqué que vous trouverez ici en pièce jointe.
Ce communiqué est l’acte de naissance public de l’Observatoire Parisien des Libertés Publiques, animé à ce jour par la LDH Paris et le Syndicat des Avocats de France (SAF) et qui est appelé à se développer.

BESOIN DE DONS EN NATURE et d’hébergements pour les exilés et réfugiés

la situation s’aggrave sur les campements parisiens abritant les exilé-e-s et les réfugié-e-s et ne va pas s’arranger avec l’été.

 ci-dessous un appel aux dons  mais aussi au bénévolat et  à l’hébergement d’ Utopia Paris IDF. Utopia est une association qui  a pour mission l’accueil,l’ information et l’ orientation, l’accompagnement, la distribution et l’ hébergement des citoyens des plus vulnérables.
Le nombre des primos, notamment Afghans, augmente considérablement ces derniers jours. De même que le nombre de familles et de femmes seules à la rue. Nous sommes passés de 10/15 ménages présents à Rosa Parks et désirant être hébergés le mois dernier à 20/25 ménages la semaine dernière, soit autour de 70 personnes. Sans compter quelques couples et familles qui n’essaient même plus d’être hébergés et qui restent dans les campements. En parallèle, les places d’urgence pour familles et femmes seules dans les LIMA semblent se faire de plus en plus rares.
Les évacuations ont un effet plus que limité avec plus de la moitié des exilés qui partent avant l’évacuation et reviennent le soir même. De nombreux couples ou femmes envoyés à Bastille pour être hébergés en sont à leur énième évacuation et qui reviennent à chaque fois le soir même, sans solution long terme et à ré équiper. La question de la transmission par le 115 des listes des personnes hébergées et leurs situations à l’OFII dessine la fin de l’hébergement inconditionnel et donc, bientôt, la fin des alternatives aux campements pour ceux qui ne rentrent pas parfaitement dans des cases de plus en plus restrictives.
Nous n’avons plus de matériel de mise à l’abri, notamment de tentes, donc familles, enfants et femmes dormiront bientôt à la belle étoile, dans RatPark… La seule alternative était jusque là les urgences des hôpitaux tels que Debré ou Trousseau mais les couples et les familles reviennent quasiment à chaque fois sans solution.
– Voilà ce qui nous attend pour l’été : plus de distributions de nourriture par les Restos du Cour tout le mois de juillet, fermeture de plusieurs permanences juridiques, cliniques mobiles en arrêt (?), sans compter le départ en vacances des bénévoles, collectifs et hébergeurs. Donc plus de nourriture ni d’hébergement ni de tentes, situation qui entraîne de nombreuses tensions et de rixes dans les campements. Ça a été le cas dans la nuit, rue Tchaikowski, 3 personnes ont été amené à l’hôpital.
La situation est alarmante, une fois de plus, et nous devons agir.
Les circonstances actuelles nous poussent à solliciter votre aide. 
Nous sommes encore et toujours à la recherche d’hébergeurs
Également, si vous avez des surplus de stocks en sous-vêtements, t-shirt hommes, bidons d’eau et tentes évidemment, nous sommes fortement intéressés. Nous pourrions ainsi répondre un peu mieux aux besoins du moment et de ce fait limiter, à notre échelle, la frustration dans les campements… 
 
TEL UTOPIA56 Bénévoles : + 33 (0) 7 84 09 00 89
À contacter si vous souhaitez devenir bénévole ou en cas d’urgence

 

Violences policières, stratégie de maintien de l’ordre et Gilets Jaunes [Vidéo]

Le 27 mars, Arie Alimi, avocat et membre du Bureau National de la LDH était au Lieu-Dit (Paris 20°) pour un café-débat à l’invitation des Amis du Monde Diplomatique de Paris sur « Violences policières, stratégie de maintien de l’ordre et Gilets Jaunes ». Voici l’enregistrement intégral de ce débat https://youtu.be/B6cvQbyFfBM

Urgence écologique, sociale, démocratique

L’écologie est aujourd’hui un enjeu majeur, c’est l’avenir de la planète et de l’humanité qui est menacé. La LDH est partie prenante de l’importante mobilisation citoyenne face au danger, réfléchit sur la façon de poser cette question du point de vue des droits de l’Homme, considère que les droits écologiques ne peuvent être dissociés des droits sociaux et démocratiques.

Les sections du 10/11e et du 20e arrondissements de Paris ont organisé un débat à la Maison de la vie associative et citoyenne du 20e, le 9 mars 2019. Plus de 40 personnes ont participé à cette rencontre, ont été appelées à réfléchir sur trois problématiques posées par le dérèglement climatique : Comment mieux vivre ? Quelle justice écologique ? Quels droits du citoyen et quelle exigence démocratique ?

Les participants se sont répartis en plusieurs groupes de travail pour réfléchir, partager, proposer, chaque groupe a ensuite restitué en séance plénière le résultat de ses réflexions. Nous vous soumettons ici la synthèse des réflexions et propositions partagées : LDH – Urgence Ecologique Sociale Democratique [9 mars]

 

Rencontre citoyenne : Urgence ecologique

Urgence écologique, urgence sociale, urgence démocratique

Le manifeste de la jeunesse et la grève scolaire hebdomadaire pour le climat, la pétition « L’affaire du siècle » pour assigner l’Etat en justice pour infraction climatique, le mouvement des Gilets Jaunes qui souligne le lien entre justice fiscale et écologie, les marches pour le climat, le rapport très alarmant du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), autant d’évènements, pour ne citer qu’eux, qui heureusement témoignent de la prise de conscience des citoyens et citoyennes et de la mobilisation face au désastre.

Ça se passe en France mais aussi en Europe et dans le monde.

Les changements climatiques affectent nos vies et n’épargnent personne surtout les plus démunis mais les gouvernants et les possédants restent sourds à ce cri d’alarme préférant les profits à court terme, refusant d’interroger notre modèle de société, de tenir les objectifs de la COP21 et de saisir les opportunités économiques qu’offre la transition écologique.

La Ligue des droits de l’Homme vous invite à réfléchir ensemble aux questions posées par le dérèglement climatique et à partager les propositions et initiatives pour y faire face.

Comment vivre mieux ? Quelle justice écologique ? Quels droits du citoyen ? Quelle exigence démocratique ?

Venez échanger et débattre à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne 18 rue Ramus Paris 20° (Métro Gambetta) le samedi 9 mars de 15 à 18 heures.

Entrée libre et gratuite, sans réservation

Organisé par la LDH Paris 20° et la Paris 10/11°

 

Quoi de neuf sur le mouvement des Gilets Jaunes…

Initialement, les membres de la ldh du 20eme ont regardé le mouvement des gilets jaunes avec curiosité et une certaine inquiétude . Nous nous sommes questionnés sur la récupération possible du mouvement par l’extrême droite . La mobilisation des gilets jaunes perdure , beaucoup de personnes  qui n’étaient pas habituées à manifester, partout en France se révoltent contre les inégalités, se réunissent autour de revendications ,échangent de manière horizontale pour s’opposer aux institutions ,se confrontent, ouvrent des cahiers de doléances, s’organisent, inventent des propositions et de nouvelles solidarités.A Belleville aussi des gilets jaunes  se réunissent, ensemble ils font le choix des sujets,des décisions, des actions…A Commercy , le 26 et 27 janvier, s’est tenue la première assemblée des assemblées des gilets jaunes des ronds points et des parking,des places, des assemblées, des manifs, réunissant une centaine de délégations. L’assemblée des assemblé a décrété: » Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable. Nous ne nous laisserons plus faire ! Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère ».

https://reporterre.net/IMG/pdf/appel_de_l_assemble_e_des_assemble_es_des_gilets_jaunes_a_commercy_27_janvier.pdf

      A ce jour , nous déplorons les conséquences désastreuses de ce mouvement: escalade de la violence et usage de  la violence policière en particulier avec les blessés graves de deux armes de catégorie A2 (classées comme armes de guerre): la grenade de désencerclement (GMD) et le LBD40  .

la CGT et la LDH ont saisi le juge des référés le 21 janvier 2019 afin de demander l’interdiction de l’usage de flah ball durant les prochaines manifestations.  Le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête tout en reconnaissant le caractère dangereux du LBD40   : https://t.co/6cv1y0uRUB


la commissaire Mijatovic du conseil de l’Europe, suite à son déplacement à Paris le 28 janvier, livre ses observations sur les questions des droits de l’homme liées au mouvement des »gilets jaunes »  . Elle résume ses observations : »le niveau élevé de tension qui prévaut actuellement en France suscite mon inquiétude et je considère qu’il est urgent d’apaiser la situation… » lien ci dessous:

https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/suite-a-sa-mission-a-paris-la-commissaire-mijatovic-livre-ses-premieres-observations-sur-les-questions-de-droits-de-l-homme-liees-au-mouvement-des-gil

2 pétitions:

https://www.mvtpaix.org/wordpress

https://www.mvtpaix.org/utils/petitionparlementaires-flashball.php

Actuellement, la ligue des droits de l’homme du 20eme réfléchit à la manière de s’investir dans le « grand débat » proposé par le gouvernement sans  participer à une opération de diversion ou de Communication du gouvernement 

La LDH Paris 20° animera deux heures d’émission sur Radio Libertaire, ce vendredi 1° février de 19 à 21 heures. 
On parlera de la LDH face au mouvement des Gilets Jaunes, de la répression policière et judiciaire et du Grand Débat.
Nous avons interviewé deux ligueurs dont Dominique Noguéres sur la stratégie de maintien de l’ordre du gouvernement.
A écouter sur 89.4 FM ou sur https://www.radio-libertaire.net/ (cliquer « Ecouter en direct » puis sur le fichier « radiolib » téléchargé)

ciné-droits

      Les « Ciné-Droits de l’Homme » ont été initiés par la section du 10 -11ème de la LDH en 2012,  des membres du 17eme et du 20eme se sont joints à l’aventure depuis 2016. C’est aujourd’hui la Fédération de Paris de la LDH qui soutient ce projet. 
« Ciné-Droits de l’Homme » proposent, en partenariat avec l’association « Autour du 1er mai » et avec les Ecrans de Paris des projections bimensuelles le dimanche matin à 11 h au Cinéma Majestic Bastille (2 Bd Richard Lenoir 75011 Paris – métro Bastille)

Les séances sont suivies d’un débat animé par la LDH, en présence du réalisateur ou d’invités.
 
Programmations antérieures (depuis l’automne 2016)
en septembre 2016 : « La sociale » de Gilles Perret   ici
en novembre 2016 : « Afectados » de Silvia Munt 
en janvier 2017 : « Democracy » de David Bernet  ici
en mars 2017 : « Un paese di Calbria » de Shu Aeillo et Catherine Catella 
en mai 2017 : « I am not your negro » de Raoul Peck  ici
en juillet 2017 : « Retour à Forbach » de Regis Saunder  ici
en octobre 2017 : « Des lois et des hommes » de Loïc Jourdain 
en décembre 2017 : « Sans adieu » de Christophe Agou  ici
en février 2018 : « Mémoires d’un condamné » de Sylvestre Meinzer 
en avril 2018 : « Un jour ça ira » de Stan et Edouard Zambeaux ici
en juin 2018 : « Après l’ombre » de Stéphane Mercurio 
en octobre 2018 : « Libre » de Michel Toesca  ici
en novembre 2018 (séance exceptionnelle) : « L’homme qui répare les femmes » de Thierry Michel
 9 décembre 2018 « Le procès contre Mandela et les autres » de Nicolas Champeaux et Gilles Porte ici
 

Pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles… marchons toutes et tous, samedi 24 place de l’Opéra

Les violences et injustices faites aux femmes ne sont pas anecdotiques dans l’évolution de nos sociétés, au contraire elles restent le terreau d’un patriarcat mondial encore bien vivant et cruel… en France aussi !

Les multiples affaires de viols sur mineures de 11 à 13 ans cette année, suivies de l’acquittement des violeurs en est un signe plutôt inquiétant. Le développement exponentiel de la pornographie (y compris dans le « porno chic » encore utilisé par la publicité qui joue beaucoup avec nos pulsions sexuelles pour les transformer en actes de consommation) auprès des plus jeunes contribue à forger une image des femmes considérées comme des objets sexuels à disposition et à soumettre si nécessaire. Le viol est un outil de domination des femmes très ancien mais ce n’est pas une raison pour le minimiser… et aussi  d’humiliation aussi des hommes qui s’en considèrent « propriétaires », ce qui conduit encore à leur assassinat dans beaucoup de pays… (Lire L’aurore, le très beau livre de Selahattin Demirtas paru récemment en français alors que son auteur, politicien turc d’origine kurde, est dans les geôles d’Erdogan)

Faute d’une réelle éducation à l’égalité f/g et d’une éducation sexuelle sérieuse, la sexualité reste pour nombre de jeunes un espace tabou nourri de fantasmes souvent virilistes et violents et dépourvu des savoirs scientifiques de base sur le corps et le psychisme (éventuellement abordé en terminale par celles et ceux verront la psychanalyse en philo) – masculin ou féminin.

 Si les violeurs sont « des malades » alors ils faut les soigner, et si on considère qu’ils ont fait preuve de discernement et de maîtrise de leurs pulsions, alors il faut les condamner… (à des peines alternatives si possible, ce n’est pas la prison qui pourrait les « améliorer »)

Tant que les femmes ne sont/seront pas davantage en sécurité dans l’espace public (et privé pour les plus jeunes), elles peuvent/pourront difficilement exercer pleinement leur citoyenneté et accéder à certains emplois !

Pour réfléchir et débattre de ces questions, 2 films à voir et à soutenir rapidement :

« Les chatouilles », qui aborde très justement la question de la pédophilie (viol des enfants..),

et « Les filles du Soleil » d’Eva Husson (qui sort demain) qui nous raconte comment des femmes kurdes enlevées, battues et violées par l’AI se lèvent pour cesser d’être des victimes et devenir des combattantes afin de reprendre le contrôle de leurs vies. Une leçon de courage et de résilience…

Marie hélène Le Ny

la section ldh du 20eme invite toutes celles et ceux qui veulent comme nous, mettre fin aux violences sexistes et sexuelles à marcher avec nous. 

Rendez-vous le 24 novembre !

Le site https://www.noustoutes.org/

En vidéo : https://youtu.be/mYVDmQL9P1E  

Le rendez-vous parisien sera à 14h30 place de l’Opéra  samedi 24 novembre 2018

disons non à l’expulsion d’un père prévue le 14 janvier

5 enfants sont menacés d’être privé de leur papa qui est en rétention depuis déjà un mois, le JLD a décidé ce matin de prolonger la rétention de M. APKKAZHISVILI. Son avocate a interjeté appel de l’ordonnance du JLD mais celui-ci n’est pas suspensif. Un vol serait programmé pour le 14 janvier. On continue donc à adresser sans relâche des courriels aux décideurs et responsables de cette ignominie. Cf modèle plus bas. 


Modèle de lettre à adresser par mail/fax :

Monsieur le Préfet,

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation de Monsieur Diviti APKHAZISHVILI, ressortissant géorgien et père de 5 enfants scolarisés en France. Arrêté le 12 décembre 2020 sur son lieu de travail, M. Diviti APKHAZISHVILI a été placé en rétention au Centre de Rétention Administrative du Mesnil Amelot sur la base d’une Obligation de Quitter le Territoire Français que vous avez prise à son encontre.

Arrivée en France en 2018, la famille a sollicité l’asile et s’est vue déboutée de cette demande. Parfaitement intégré, le couple APKHAZISHVILI vit à Persan avec leurs 5 enfants tous scolarisés :

.Salomé, 15 ans et scolarisée en classe de 3ème au collège Victor Hugo à Sarcelles

  • Lizi, 12 ans et scolarisée en classe de 6ème au collège Victor Hugo à Sarcelles
  • Anastasia, 8 ans et scolarisée en classe de CE1 à l’école Paul Eluard de Persan
  • Nicolas, 9 ans et scolarisé en classe de CE2 à l’école Paul Eluard de Persan
  • Giorgi, 6 ans et scolarisé en classe de CP à l’école Paul Eluard de Persan

En France, cette famille très appréciée comme l’attestent les différents témoignages (communautés scolaires, gérant de l’hôtel, …), ne craignait plus pour sa sécurité et pouvait envisager un avenir meilleur, surtout pour les enfants. Cette stabilité retrouvée et le travail engagé auprès des enfants par les équipes éducatives sont fragilisés par votre décision d’expulser le père qui représente le principal soutien financier et affectif pour sa famille plongée dans l’angoisse depuis le 12 décembre 2020.

La reconduite de M. Diviti APKHAZISHVILI porterait gravement atteinte au droit de ses enfants à ne pas être séparés arbitrairement d’un de leurs parents.

De plus, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dont la France est signataire, stipule que pour toutes les décisions administratives ou autres, c’est “l’intérêt supérieur de l’enfant qui doit être une considération primordiale”.

Monsieur le Préfet, parce que M.Diviti APKHAZISHVILI est un père de famille sans histoires, parce que ses enfants et son épouse ont indéniablement besoin de lui ici en France, parce que la place d’un père n’est pas dans un centre de rétention mais auprès des siens, je vous demande avec confiance et détermination de renoncer à cette expulsion, d’annuler l’obligation de quitter le territoire français et de mettre tout en œuvre pour qu’il retrouve sa famille

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus respectueux.

 Prénom NOM

georges-francois.leclerc@seine-saint-denis.gouv.fr
frederic.poisot@seine-saint-denis.gouv.fr
claire.chauffour-rouillard@seine-saint-denis.gouv.fr
pref-eloignement@seine-saint-denis.gouv.fr
Patrick.strzoda@elysee.fr
sec.jean.castex@pm.gouv.fr
pierre.de-bousquet-de-florian@interieur.gouv.fr
francois-xavier.lauch@interieur.gouv.fr
sebastien.jallet@interieur.gouv.fr
emmanuelle.dubee@interieur.gouv.fr
mathieu.lefevre@interieur.gouv.fr
louis-xavier.thirode@interieur.gouv.fr

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