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Contacter la Ligue des droits de l’Homme de Paris 20°   ldhparis20@gmail.com

Défendons le Tarmac – Communiqué –

La Ligue des droits de l’Homme de Paris 20° a appris avec étonnement la fermeture possible du Théâtre du Tarmac appelé à quitter les lieux qu’il occupe dans notre arrondissement depuis plusieurs années.

Le Théâtre Ouvert est appelé par le Ministère de la Culture à occuper les lieux qu’occupe aujourd’hui le Tarmac. Mettre deux troupes de théâtre en concurrence sur un lieu, remplacer une équipe par une autre revient à la sacrifier sur l’autel des petits calculs budgétaires, sans aucune considération pour son projet professionnel et ses compétences. La Ligue des droits de l’Homme dénonce la politique néo-libérale du gouvernement appliquée ici au domaine de la culture.

La politique mise en œuvre par le Ministère de la Culture ignore délibérément une réalité : le rôle du Tarmac dans l’arrondissement et dans le panorama culturel français et international. Le Tarmac draine à la fois un public de jeunes et d’habitants de l’arrondissement et de multiples artistes de la francophonie venus du monde entier. Le Tarmac est un théâtre de la diversité : les créateurs et acteurs sont de toutes origines géographiques, réunis par la langue et par la culture.

Le Tarmac est aussi un théâtre intégré dans notre arrondissement : les scolaires et les habitants du 20° non seulement assistent en nombre à des spectacles qui leur parlent mais peuvent en être directement les acteurs : plusieurs associations de quartier ou d’établissements scolaires ont des troupes de théâtre qui ont accès à la scène du Tarmac.

La Ligue des droits de l’Homme est attachée à la promotion de la culture et du théâtre comme lieu de développement de la personne et de rencontre entre cultures différentes, comme creuset où l’on retrouve ses racines dans le respect de la diversité et dans l’écoute de l’autre. A son niveau, le Tarmac participe de ce rôle.

La Ligue des droits de l’Homme de Paris 20° appelle ses adhérentes et adhérents, ses amis et ses proches, les artistes et les amateurs de théâtre, toutes celles et tous ceux qui savent combien il est important de protéger les lieux de création et de rencontre multiculturelle, à soutenir le Tarmac, son projet et son équipe, à prendre connaissance du communiqué de presse de l’équipe du Tarmac www.letarmac.fr/rtefiles/File/cp-letarmac-02-02-2018.pdf et à signer l’appel « Défendons le Tarmac » sur www.change.org/p/défendons-le-tarmac.

 

La LDH de Paris 20°

Paris, le 28 février 2018

Tarmac – Communiqué LDH Paris 20°

 

#stopdublin – Vidéo –

Une vidéo de quelques minutes pour savoir qui sont les dublinés ?
Non pas les dubli-nois, mais les dubli-nés ?

Le règlement Dublin est la règle européenne prévoyant qu’un réfugié potentiel doit demander l’asile dans le premier pays européen où il pose le pied, sauf quelques exceptions (membre de famille déjà présent dans un Etat membre, par exemple, ou risque de mauvais traitements dans le premier pays d’accueil…). La preuve de son passage dans un pays européen est généralement constituée par l’enregistrement de ses empreintes digitales dans le fichier Eurodac. Cette prise d’empreinte est très souvent obtenue par la contrainte ou la force. Cette procédure permet à la France de faire obstruction à une grande partie des demandes d’asile déposées sur son territoire.

Un grand moment de bonheur et de solidarité avec les jeunes migrants : la Soiré Contes du 10 décembre – les photos –

La LDH Paris 20° a organisé une Soirée Contes, le dimanche 10 décembre au soir, à la Maison du Bas Belleville avec le concours de la LDH Paris 19° et de RESF. Ce fut un succès. Le public était  nombreux et varié, une dizaine d’enfants et une soixantaine d’adultes, des membres de la LDH 20° et 19° et de RESF et une majorité de gens venus du quartier, des femmes et des hommes, des jeunes et des moins jeunes. Le spectacle de contes a duré environ une heure et a été suivi par un buffet préparé par l’équipe de cuisinières de la Maison du bas Belleville.

Vous trouverez ici quelques photos https://photos.app.goo.gl/eamXJMBxO7JM37Hw2

La soirée était organisée au profit des jeunes migrants contraints à l’errance dans Paris et qui se regroupent en fin de semaine en bas du Parc de Belleville pour des distributions de nourriture et de vêtements organisées par des bénévoles. Les conteuses ont fait passer deux chapeaux dans l’assistance et ont récolté plus de 600 euros. Les artistes étaient bénévoles, la salle était gratuitement mise à disposition et le buffet a été financé par la Fédération de Paris de la LDH, la totalité de la somme recueillie ira donc aux jeunes migrants.
Une belle marque de solidarité avec des jeunes que la France et Paris devrait accueillir à bras ouverts, parce que la loi internationale l’exige, parce que c’est un devoir d’humanité et parce que ces jeunes sont une richesse pour notre pays.

Le 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Chaque année, le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

La violence à l’égard des femmes découle d’une longue tradition de rapports de force inégaux entre hommes et femmes, situation qui a conduit à la domination des femmes par les hommes et à la discrimination à leur encontre, les empêchant de s’émanciper pleinement, et que la violence est l’un des principaux mécanismes sociaux par lesquels les femmes sont maintenues en situation d’infériorité par rapport aux hommes.

La violence physique, sexuelle et psychologique exerce  au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme.

Le harcèlement sexuel et l’intimidation, la violence exercée au sein de la collectivité, au travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, le viol, le proxénétisme et la prostitution forcée.

Après l’OMS, une femme sur trois indique avoir été exposée à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre à un moment de leur vie. Dans le monde, près d’une femme assassinée sur deux a été tuée par son partenaire ou ex-partenaire en 2012. Ce ratio est de 1 sur 20 pour les hommes. . En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex.

Pensons aussi à la situation des femmes appartenant à des groupes minoritaires, les femmes autochtones, les femmes réfugiées, les femmes migrantes, les femmes vivant dans des communautés rurales ou isolées, les femmes indigentes, les femmes internées ou incarcérées, les fillettes, les femmes handicapées, les femmes âgées et les femmes se trouvant dans des situations de conflit armé où le viol et les violences sexuelles  sont utilisés comme arme de guerre, toutes ces femmes sont particulièrement exposées à la violence et très fragilisées.

cVFF

Journée internationales contre les violences faites aux femmes : Pourquoi le 25 novembre ?

Journée contre les violences faites aux femmes : pourquoi le 25 novembre ?

C’est la date de l’assassinat, en 1960, des trois sœurs Mirabal en République dominicaine. La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été instaurée par l’ONU en 1999. 

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54-134, l’Assemblée générale des Nations unies proclamait le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La date avait été choisie en Colombie, en 1981, par des militant-e-s des droits des femmes en hommage aux trois sœurs Mirabal, combattantes contre la dictature de Rafael Trujillo en Ré Patria, Minerva et María Teresa Mirabal étaient issues d’une famille de la bonne société dominicaine, dont les biens avaient été confisqués par le dictateur Trujillo, au pouvoir entre 1930 et 1961. Mariées à des opposants, Minerva et María Teresa furent à plusieurs reprises emprisonnées, battues et violées.

En mai 1960, elles sont condamnées à trois ans de prison pour atteinte à la sécurité de l’Etat, mais sont libérées trois mois plus tard par une grâce présidentielle. Le 25 novembre, après avoir rendu visite à leurs époux détenus, elles sont arrêtées sur une route de campagne et massacrées à coups de machette, en compagnie de leur sœur aînée Patria (sans engagement politique) et de leur chauffeur. L’ordre est venu du dictateur en personne, et a été exécuté par des militaires.

L’émotion provoquée par le quadruple assassinat est énorme et précipite la chute de celui qui se fait appeler El Benefactor («le bienfaiteur»). Lâché par les Etats-Unis qui l’avaient soutenu jusque-là, il est abattu le 30 mai 1961 par un groupe de militaires dissidents, avec le soutien de la CIA.

Dans la clandestinité, les sœurs Mirabal étaient surnommées las Mariposas («les papillons»). A la fin de la dictature, elles étaient reconnues comme des symboles du combat pour la liberté du pays. A Ojo de Agua, le village où elles ont été tuées, un musée et un mausolée rappellent leur martyre. Une station du métro de Santo Domingo, la capitale, porte leur nom. La romancière Julia Alvarez leur a consacré un roman, Au temps des papillons (Métailié, 1997), adapté au cinéma en 2001 (Salma Hayek interprétant Minerva Mirabal).

François-Xavier Gomez     Libération  25 novembre 2016

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Législatives : nos convictions, leurs engagements

Abstention record, majorité absolue à l’Assemblée, effondrement des partis traditionnels… Les élections législatives confirment que la question de la représentativité démocratique est à l’ordre du jour. Malgré les discours sur le renouveau, les premières communications de nos gouvernants montrent que les grandes questions touchant les droits et les libertés restent elles aussi d’actualité.

La section LDH de Paris 20° a interpellé les candidats locaux sur sept questions clés : l’état d’urgence, la police, la démocratie représentative, les inégalités territoriales, les discriminations à l’école, les migrants, les Roms. 

Comme nous savons que ces combats continueront, nous avons mis en ligne les questions et les réponses sur un site casedefend.fr soutenu par une campagne de six vidéos sur YouTube et des articles sur Facebook et Twitter

Nous vous invitons à consulter le site, à regarder les vidéos, à nous rejoindre sur Facebook et Twitter, à nous donner votre avis.

Les droits et les libertés ça se défend ! Restons actifs et vigilants !

Paris, le 16 juin 2017

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Vous pouvez aussi consulter les documents sur la page dédiée de ce site

Législatives 2017 : les réponses des candidats à nos questions 

Envoyez-nous vos réactions  à ldhparis20@gmail.com

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Ménilmontant – Graves violences policières le soir du 7 mai

Communiqué de la Fédération LDH de Paris.

Graves violences policières dans le quartier de Ménilmontant à Paris 20°, le soir du deuxième tour des élections présidentielles.

Le 7 mai au soir, dans le quartier de Ménilmontant, environ trois cents manifestants d’extrême gauche étaient rassemblés pour protester contre l’élection présidentielle. Les manifestants ont occupé la chaussée et ont scandé des slogans.

Les manifestants ont été confrontés rapidement à de nombreux policiers qui les ont encerclés après avoir fait usage de gaz lacrymogènes. Ils ont tenté de quitter le quartier populaire de Ménilmontant peu avant 21 heures mais la plupart d’entre eux ont rapidement été bloqués par les forces de l’ordre.

Une partie des manifestants ont été pris comme dans une nasse à l’extérieur et à l’intérieur du bar Saint Sauveur une grande partie de la nuit. Sans aucune raison apparente, la police a procédé à des matraquages violents, les policiers se regroupant parfois à plusieurs pour battre une personne à terre. Les témoignages font état d’une grande violence et d’une population du quartier effrayée par ce déploiement de forces et de matériel quasiment militaire.

Cette opération de police s’est soldée par 141 interpellations, 9 gardes à vue et l’arrestation d’une personne finalement libérée mais qui comparaitra devant le tribunal correctionnel le 12 juin prochain.

Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles, notamment pour vérifier si certains manifestants faisaient ou non partie des 69 personnes visées par un arrêté préalable d’interdiction de séjour dans l’Est parisien pris par le préfet de police.

Nous ne pouvons que dénoncer cette violence qui de plus s’est déroulée à l’intérieur d’un lieu  privé en l’occurrence le bar Saint Sauveur et contre ses clients.

Quelle peut-être la justification d’un tel déploiement de policiers et de matériel et d’un véritable piège conduisant à encercler et à commettre des violences sur la population en quadrillant tout un quartier ?

On peut également s’interroger sur le bien-fondé de ces interdictions de séjour dans une partie de la capitale. Découleraient-ils d’ une interprétation très large des règles de l’état d’urgence toujours en cours, officiellement destiné à lutter contre le terrorisme et contre lequel la Ligue des droits de l’Homme a protesté à chacune de ses prolongations ?

Nous resterons vigilants et contribuerons à ce que les victimes de ces violences fassent valoir leurs droits.

Comme la Ligue des  droits de l’Homme, l’a déjà souligné: « La violence policière charrie son lot  de toxines et empoisonne lentement mais sûrement les valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté qui fondent la démocratie et la citoyenneté ».

Paris, le 15 mai 2017

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Outre les envois à la presse, ce communiqué a été envoyé à deux députées du 20° arrondissement de Paris, George Pau-Langevin et Cécile Duflot, et à la maire du 20° arrondissement, Frédérique Calandra. Seule Cécile Duflot a accusé réception de notre envoi.

Stop Dublin !

Notre section de la LDH Paris 20° fait partie d’un Inter Collectif Parisien de Soutien aux Migrants. Ce Collectif  a mené un travail de réflexion et de publication sur les accords de Dublin. On y trouve

  • Une présentation argumentée et chiffrée de ce que sont les accords et de leur nuisance. Le règlement Dublin est quasi systématiquement utilisé par l’administration française pour refouler les demandeurs d’asile. Les demandeurs déboutés sont renvoyés dans le pays d’Europe où ils ont débarqués, ils sont parqués et renvoyés dans leur pays qu’ils ont fui au péril de leur vie.
  • Un appel à ne pas appliquer es accords de Dublin et l’insistance sur le fait qu’il existe – dans les accords mêmes – des dispositions dérogatoires et de souveraineté qui font qu’un gouvernement peut ne pas appliquer les accords. Extrait :

« Une autre voie est pourtant possible, plus conforme aux valeurs de notre pays dont le futur Président de la République sera le garant. L’article 17 du Règlement de Dublin III précise :
(17) Il importe que tout État membre puisse déroger aux critères de responsabilité, notamment  pour des motifs humanitaires et de compassion, afin de permettre le rapprochement de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent et examiner une demande de protection internationale introduite sur son territoire ou sur le territoire d’un autre État membre, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères obligatoires fixés dans le présent règlement.
Cet article a été repris dans la Constitution française, dont l’article 53-1 précise :
[…] Toutefois, même si la demande n’entre pas dans leur compétence en vertu de ces accords, les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif.
Développer une politique effective d’asile et d’accueil est donc une question de choix politique. »

Le texte est ici : http://stopdublin.fr/

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Camp de réfugiés syriens à la frontière turque

Paris – Accueil des migrants : là où le bât blesse

Communiqué de presse de la Ligue des droits de l’Homme de Paris.

Paris – Accueil des migrants : là où le bât blesse.

En novembre 2016, la Mairie de Paris a ouvert un centre d’accueil humanitaire ou CPA dans le 18° arrondissement, à la porte de La Chapelle, boulevard Ney, pour accueillir les migrants primo-arrivants. 400 personnes y sont hébergées, initialement pour une durée de 10 jours maximum, une bonne gestion du flux migratoire devant permettre un « turn over ». Ce dispositif est complété par un second centre humanitaire sur Ivry réservé aux femmes et aux familles. Les mineurs étrangers isolés sont quant à eux dirigés vers le Dispositif d’évaluation des mineurs isolés étrangers (DEMIE).

Selon Emmaüs Solidarité et la Ville de Paris, plus de 90% des personnes accueillies sont des demandeurs d’asile dits « dublinés », c’est-à-dire dont la situation relève des accords de Dublin. Concrètement, le Centre d’examen de situation administrative ou CESA, service de l’Etat au sein du CPA et créé pour ce centre, est chargé d’évaluer l’ensemble des situations des personnes passant par le centre d’accueil. Le CESA prend les empreintes des personnes et vérifie, à l’aide du fichier Eurodac, si elles ont été enregistrées dans un autre pays de l’Union Européenne à leur arrivée en Europe. Si tel est le cas, l’Etat peut renvoyer la personne « dublinée » dans le pays d’arrivée et ne pas lui accorder l’asile en France. C’est ce qui est fait jusqu’à ce jour de manière quasi systématique.

  • La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme rappelle que l’État n’est pas obligé, dans le cadre des accords de Dublin, de renvoyer les personnes « dublinées » dans le pays d’origine et peut leur accorder le droit d’asile en France. Nous considérons que notre pays se doit d‘accueillir en tant que réfugiés les demandeurs d’asile qui présentent les conditions minimales leur permettant d’accéder à ce statut.
  • La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme juge qu’il est inadmissible qu’aucune assistance juridique n’ait été instaurée dans le CPA qui n’est pas uniquement un centre humanitaire mais sert aussi à orienter les migrants vers les filières administratives. De ce fait, il convient logiquement de le doter d’un système d’assistance juridique simple d’accès, permettant aux migrants de connaître leurs droits, de remplir les papiers administratifs de façon rigoureuse et de faire les recours éventuels.

Les 21 et 22 février, aux abords du CPA, a eu lieu une interpellation massive de migrants. Le 22 février, 42 personnes ont été déférées devant le Juge des libertés et de la détention (JLD) ou le Tribunal administratif (TA) de Paris. Des décisions de transfert au titre de Dublin, ou d’Ordre de quitter le territoire français (OQTF), ou de mise en centre de rétention ont été ordonnées, soit directement au commissariat, soit lors du passage devant la Justice.

Dans le courant du même mois de février, la police est intervenue à plusieurs reprises pour empêcher des associations citoyennes de quartier d’apporter une aide humanitaire aux migrants non pris en charge dans le CPA et dormant à la rue. C’est ainsi que le Collectif Wilson, collectif de quartier constitué spontanément de volontaires, s’est vu refuser le droit de distribuer une aide alimentaire aux migrants aux abords du CPA et que leur véhicule a été sanctionné de plusieurs amendes de 135 euros pour stationnement. Dans le même temps, la Ville de Paris faisait poser des pierres sur les lieux où dorment les migrants à la rue pour les en dissuader.

  • La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme demande à nouveau avec insistance que cesse la chasse aux migrants et les menaces d’OQTF, que cesse l’intimidation des associations et collectifs de citoyens qui viennent en aide aux migrants, y compris aux abords immédiats du CPA. Ces méthodes sont antagoniques avec les intentions humanitaires annoncées et engagées par ailleurs par les autorités.

La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme a pris bonne note des déclarations de Madame Dominique Versini, adjointe à Madame Anne Hidalgo, affirmant lors de la Réunion « Plateforme de mobilisation pour l’accueil des réfugiés à Paris », le 10 mars, que le CESA n’avait pas été une volonté de la Ville de Paris mais de la Préfecture, qu’elle connait les problèmes posés par l’absence de permanence juridique dans le cadre du CPA et qu’elle est prête à envisager une plate-forme juridique avec les associations compétentes. Lors de la même réunion, la Ville de Paris et la Préfecture ont salué à de nombreuses reprises les initiatives citoyennes spontanées d’aide aux migrants. La fédération de Paris de la Ligue des droits de l’Homme espère que ces déclarations seront suivies d’effets positifs et se déclare prête à examiner avec intérêt toute proposition en ce sens.

Paris, le 20 mars 2017

Hôtels Réunis : tous les résidents relogés

Juillet 2016 : Hôtels Réunis : une bonne nouvelle : tous les résidents des Hôtels Réunis ont été relogés dans des conditions acceptables.

Enfin, plus aucune famille ne va moisir aux  Hôtels Réunis , la  dernière est partie en fin juin … Une grande majorité est relogée dans de vrais appartements dignes, ils sont enchantés .
Cinq familles sont hébergées en résidence dans l’attente d’obtenir les critères ( régularisation ou revenus suffisants ) . En résidence il y a souvent (mais pas toujours ) une aide sociale efficace pour résoudre les problèmes administratifs ou autres ( une des mamans a  obtenu grâce à cet accompagnement son titre de séjour, la maîtrise de la langue et un travail occasionnel ) .
On peut se réjouir même si on reste présents malgré tout, car deux familles doivent encore être régularisées, et trois familles ont d’autres soucis administratifs ou de revenus à résoudre …

Pour en savoir plus sur Les Hôtels Réunis et la longue lutte menée par les résidents, RESF, La Fondation Abbé Pierre et la LDH de Paris 20° — cliquez ici

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