droit à l’avortement / violences faites aux femmes ou aux enfants

C’est la loi !
Le droit d’avorter continue pendant le confinement.

-Numéro vert national: 0800 08 11 11

-Centre Planning Hôpital Tenon: 01 56 01 68 52


-La pilule du lendemain est disponible dans toutes les pharmacies sans ordonnance.  

Contre les violences faites aux femmes et aux enfants :

✔ Le 114 – par SMS.

✔ Le 17 – Police secours. 

✔ Le 3919 (de 9H à 18H).

 ✔ Le 119 – Service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger.  

COVID-19 : Les avortements ne peuvent attendre !

Dans ce temps de confinement où le temps est arrêté, les délais pour avorter n’attendent pas. Le personnel soignant est particulièrement mobilisé par la pandémie. Sur Paris et en Ile de France des nombreux centres d’IVG commencent à être en difficulté. Certaines méthodes ne peuvent plus être appliquées par manque de personnel . Il faut prendre des décisions et des mesures rapides pour que les femmes puissent avorter si elles le désirent.

Le collectif CIVG Tenon dont la section LDH Paris 20 est membre vient d’envoyer une lettre à Martin Hirsch ,le directeur de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris demandant :

  • de mettre en place le plan dit « plan » d’été » avec le téléphone correspondant
  • de faire une large communication sur ce plan ainsi que sur l’accès à la contraception.
  • de fournir en conséquence gants et masques aux centres.

Lettre à Martin Hirsch, Directeur général de l’APHP : Lettre Hirsch 22_03_2020

Une pétition du collectif « Avortement en Europe, les femmes décident ! » demande que des mesures d’urgence soient prises car les IVG ne peuvent pas attendre plusieurs semaines.  Merci de signer et partager !

https://www.change.org/p/les-avortements-ne-peuvent-attendre

 

Pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles… marchons toutes et tous, samedi 24 place de l’Opéra

Les violences et injustices faites aux femmes ne sont pas anecdotiques dans l’évolution de nos sociétés, au contraire elles restent le terreau d’un patriarcat mondial encore bien vivant et cruel… en France aussi !

Les multiples affaires de viols sur mineures de 11 à 13 ans cette année, suivies de l’acquittement des violeurs en est un signe plutôt inquiétant. Le développement exponentiel de la pornographie (y compris dans le « porno chic » encore utilisé par la publicité qui joue beaucoup avec nos pulsions sexuelles pour les transformer en actes de consommation) auprès des plus jeunes contribue à forger une image des femmes considérées comme des objets sexuels à disposition et à soumettre si nécessaire. Le viol est un outil de domination des femmes très ancien mais ce n’est pas une raison pour le minimiser… et aussi  d’humiliation aussi des hommes qui s’en considèrent « propriétaires », ce qui conduit encore à leur assassinat dans beaucoup de pays… (Lire L’aurore, le très beau livre de Selahattin Demirtas paru récemment en français alors que son auteur, politicien turc d’origine kurde, est dans les geôles d’Erdogan)

Faute d’une réelle éducation à l’égalité f/g et d’une éducation sexuelle sérieuse, la sexualité reste pour nombre de jeunes un espace tabou nourri de fantasmes souvent virilistes et violents et dépourvu des savoirs scientifiques de base sur le corps et le psychisme (éventuellement abordé en terminale par celles et ceux verront la psychanalyse en philo) – masculin ou féminin.

 Si les violeurs sont « des malades » alors ils faut les soigner, et si on considère qu’ils ont fait preuve de discernement et de maîtrise de leurs pulsions, alors il faut les condamner… (à des peines alternatives si possible, ce n’est pas la prison qui pourrait les « améliorer »)

Tant que les femmes ne sont/seront pas davantage en sécurité dans l’espace public (et privé pour les plus jeunes), elles peuvent/pourront difficilement exercer pleinement leur citoyenneté et accéder à certains emplois !

Pour réfléchir et débattre de ces questions, 2 films à voir et à soutenir rapidement :

« Les chatouilles », qui aborde très justement la question de la pédophilie (viol des enfants..),

et « Les filles du Soleil » d’Eva Husson (qui sort demain) qui nous raconte comment des femmes kurdes enlevées, battues et violées par l’AI se lèvent pour cesser d’être des victimes et devenir des combattantes afin de reprendre le contrôle de leurs vies. Une leçon de courage et de résilience…

Marie hélène Le Ny

la section ldh du 20eme invite toutes celles et ceux qui veulent comme nous, mettre fin aux violences sexistes et sexuelles à marcher avec nous. 

Rendez-vous le 24 novembre !

Le site https://www.noustoutes.org/

En vidéo : https://youtu.be/mYVDmQL9P1E  

Le rendez-vous parisien sera à 14h30 place de l’Opéra  samedi 24 novembre 2018

Le 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Chaque année, le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

La violence à l’égard des femmes découle d’une longue tradition de rapports de force inégaux entre hommes et femmes, situation qui a conduit à la domination des femmes par les hommes et à la discrimination à leur encontre, les empêchant de s’émanciper pleinement, et que la violence est l’un des principaux mécanismes sociaux par lesquels les femmes sont maintenues en situation d’infériorité par rapport aux hommes.

La violence physique, sexuelle et psychologique exerce  au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme.

Le harcèlement sexuel et l’intimidation, la violence exercée au sein de la collectivité, au travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, le viol, le proxénétisme et la prostitution forcée.

Après l’OMS, une femme sur trois indique avoir été exposée à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre à un moment de leur vie. Dans le monde, près d’une femme assassinée sur deux a été tuée par son partenaire ou ex-partenaire en 2012. Ce ratio est de 1 sur 20 pour les hommes. . En France, les chiffres n’évoluent quasiment pas d’une année sur l’autre. En 2016, au moins 123 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou ex.

Pensons aussi à la situation des femmes appartenant à des groupes minoritaires, les femmes autochtones, les femmes réfugiées, les femmes migrantes, les femmes vivant dans des communautés rurales ou isolées, les femmes indigentes, les femmes internées ou incarcérées, les fillettes, les femmes handicapées, les femmes âgées et les femmes se trouvant dans des situations de conflit armé où le viol et les violences sexuelles  sont utilisés comme arme de guerre, toutes ces femmes sont particulièrement exposées à la violence et très fragilisées.

cVFF

Journée internationales contre les violences faites aux femmes : Pourquoi le 25 novembre ?

Journée contre les violences faites aux femmes : pourquoi le 25 novembre ?

C’est la date de l’assassinat, en 1960, des trois sœurs Mirabal en République dominicaine. La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été instaurée par l’ONU en 1999. 

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54-134, l’Assemblée générale des Nations unies proclamait le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La date avait été choisie en Colombie, en 1981, par des militant-e-s des droits des femmes en hommage aux trois sœurs Mirabal, combattantes contre la dictature de Rafael Trujillo en Ré Patria, Minerva et María Teresa Mirabal étaient issues d’une famille de la bonne société dominicaine, dont les biens avaient été confisqués par le dictateur Trujillo, au pouvoir entre 1930 et 1961. Mariées à des opposants, Minerva et María Teresa furent à plusieurs reprises emprisonnées, battues et violées.

En mai 1960, elles sont condamnées à trois ans de prison pour atteinte à la sécurité de l’Etat, mais sont libérées trois mois plus tard par une grâce présidentielle. Le 25 novembre, après avoir rendu visite à leurs époux détenus, elles sont arrêtées sur une route de campagne et massacrées à coups de machette, en compagnie de leur sœur aînée Patria (sans engagement politique) et de leur chauffeur. L’ordre est venu du dictateur en personne, et a été exécuté par des militaires.

L’émotion provoquée par le quadruple assassinat est énorme et précipite la chute de celui qui se fait appeler El Benefactor («le bienfaiteur»). Lâché par les Etats-Unis qui l’avaient soutenu jusque-là, il est abattu le 30 mai 1961 par un groupe de militaires dissidents, avec le soutien de la CIA.

Dans la clandestinité, les sœurs Mirabal étaient surnommées las Mariposas («les papillons»). A la fin de la dictature, elles étaient reconnues comme des symboles du combat pour la liberté du pays. A Ojo de Agua, le village où elles ont été tuées, un musée et un mausolée rappellent leur martyre. Une station du métro de Santo Domingo, la capitale, porte leur nom. La romancière Julia Alvarez leur a consacré un roman, Au temps des papillons (Métailié, 1997), adapté au cinéma en 2001 (Salma Hayek interprétant Minerva Mirabal).

François-Xavier Gomez     Libération  25 novembre 2016

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